Publié le 20 Février 2012

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MARSEILLE : SARKOZY REND COMPTE DE SON  MANDAT DE DELEGUE DU PERSONNEL DES RICHES

Quel dimanche !

A part Mélenchon, sur Canal Plus le midi, nous avons vu défiler les images du Meeting de Marseille où Sarkozy venait nous vendre sa salade et tous les valets du système de papillonner sur ses dires.

Ah si ! J’oubliais les réponses tarabiscotées de Hollande :  celui qui ne voit plus à l’horizon un seul communiste sur le territoire national.

Et les perroquets de l’audio-visuel de s’époumoner devant le prestidigitateur « de la France qui travaille » et nous dire que le président entrait en scène et tenait son premier meeting de candidat ( ils oubliaient le meeting raté de Savoie le lendemain de sa candidature).

Un discours d’extrême droite nous dit ce matin mon journal préféré l’Humanité. Oui, d’extrême droite comme l’a toujours été cet individu et il n’y a qu’à relire ces discours de 2007, d’avant aussi, et l’on peut remonter jusqu’à sa période où il défilait contre les grévistes de 1968.

Que pouvait bien annoncer de nouveau ce candidat des riches ?

Simplement cacher la terrible réalité de son bilan vis-à-vis du peuple travailleur et qui se résume à la réussite d’un mandat uniquement réservé à la classe dominante de ce pays.

Il l’a bien servi cette classe dominante quand on lit dans les journaux spécialisés la hauteur de leur compte en banque qui n’a cessé de s’élever depuis 2007.

Il dit s’attaquer aux élites mais lesquelles ?

Les élites, pour cet individu né à Neuilly dans les langes de la bourgeoisie, c’est le syndicaliste qui défend ses camarades, c’est le fonctionnaire qui prend soin des routes, c’est le professeur qui veut donner à tous l’envie d’apprendre et de se former, c’est l’infirmière qui soigne et qui demande des moyens pour mieux le faire etc.

Les élites, les vraies, ce sont celles qui ont volé le peuple travailleur bien plus encore que d’habitude depuis son arrivée au pouvoir et qui vienne de se servir dans les caisses de leur entreprises de formidables rémunérations en 2011 comme l’indique le journal spécialisé « Challenges » .

Sarkozy, au début de son mandat, s’était habillé de pied en cap comme le sont les ouvriers en toile bleu pour les visiter :  un habillage pour les leurrer.

Si des ouvriers ont pu croire à ces promesses au début de son quinquenat, ils ont vite déchanté et partout ensuite où il passa dans les usines, les directions d’entreprises étaient obligé d’embaucher des faux ouvriers et de les rhabiller des pieds à la tête pour honorer de leur présence le prince du Fouquet’s.

Aujourd’hui, cela lui revient comme un boomerang en Lorraine où il avait fait croire qu’il allait vaincre le dragon Mittal en faisant des moulinets dans le vide de l’aciérie de Gandrange.

Hier soir, il faisait vraiment pitié à voir : son bling- bling apparaissait démodé, sa fée langoureuse semblait sortie de l’écrin d’une vieille huitre décharnée, les petits drapeau bleu-blanc-rouge s’agitaient comme des espèces de fanaux alertant d’un imminent naufrage.

Marseille, la ville cosmopolite, celle qui se libéra du joug de la collaboration en 1945, n’avait jamais revu  une telle droite depuis sa défaite à la libération :  elle l’a vu revenir comme un cauchemar hier après midi où retentissait les vieux discours pétainiste du travail, famille, patrie et les appels du pied vers ce Front National vers Lille où il se réunissait à l’autre bout de la France avec le discours de Le Pen père reprenant les éructations de l'écrivain collaborationniste, fusillé à la Libération, Robert Brasillach. 

Enfin, il nous parla de son bilan : il aurait sauvé la France comme Jeanne d’Arc avait sauvé la France : hélas, pour lui, le bilan est négatif : 500 milliards de dettes accumulées en cinq ans et 1 million de chômeurs en plus.

S’il peut pavoisé pour tout le bonheur qu’il a rendu aux riches ( voir le tableau des plus grandes fortunes paru dans le journal challenge », le drapeau tricolore est en berne concernant les braves gens, comme on dit : chômage, baisse des salaires et des retraites, forte augmentation des prix, taxes pour les plus pauvres, TVA etc.

Oui, un bilan flatteur pour service rendu aux riches et un désastre pour les travailleurs.

Oui, Sarkozy aura été un excellent délégué du personnel pour les riches de ce pays.

Sarkozy dégage…

 

Bernard LAMIRAND

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Publié le 19 Février 2012

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Publié le 19 Février 2012

 

Vous trouverez ci-jointe la lettre de Patrock Le Hyaric nous demandant d'intervenir auprès des députés de gauche et je rajoute plus particulièrement els socialistes  pour qu'ils votent contre le projet européen des voyous qui viendra le 21 février à l'Assembléee nationale.

 

Bernard LAMIRAND

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Publié le 19 Février 2012

 

Le 21 février, ce coup d’État à venir
Posté le 16 février 2012 par Place au Peuple dans AU COEUR DE LA CAMPAGNE, S'INFORMER
 




Le 21 février, ce coup d’État à venir

Le 21 février prochain sera probablement ratifié le nouveau traité européen. L’occasion pour l’essayiste Raoul-Marc Jennar de revenir sur ce qui s’apparente à un véritable coup d’état financier dans la zone euro.

Pour rappel :

- TUE : traité sur l’Union européenne, première partie du traité de Lisbonne
- TFUE : traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, deuxième partie du traité de Lisbonne
- Conseil européen : réunion des Chefs d’Etat et de gouvernement
- Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire (TSCG) : le traité Merkel-Sarkozy encore appelé Pacte budgétaire adopté par 25 des 27 chefs d’État et de Gouvernement le 30 janvier 2012. Il doit être signé le 1 ou le 2 mars avant la ratification par les différents États signataires.

Le mardi 21 février, à la demande du gouvernement, l’Assemblée nationale examinera en procédure d’urgence deux projets de loi :
- le projet de loi ratifiant la décision du Conseil européen de modifier l’article 136 du TFUE
- le projet de loi ratifiant le traité instituant le Mécanisme européen de stabilité (MES)

Ce qui se prépare dans un silence scandaleux alors que ces projets devraient être au cœur des débats dans toute la presse, va au-delà de tout ce qu’on a connu jusqu’ici, au niveau européen, en matière d’abandon de souveraineté, de recul démocratique et d’opacité.

Pour s’en rendre compte, il faut savoir ce qu’est le MES et de quelle procédure on use pour le faire adopter.

Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) : un FMI européen
Le texte définitif du traité instituant le MES a été adopté par les représentants des Etats membres de la zone euro le 2 février 2012.

Ce MES est destiné à prendre, à partir de juin 2013, la suite des instruments créés en 2010 pour faire face à la crise de la dette. Ce MES et le Pacte budgétaire (TSCG) sont complémentaires : à partir du 1 mars 2013, pour avoir accès aux aides du MES un Etat devra avoir accepté toutes les dispositions sur l’austérité budgétaire contenues dans le TSCG.

Le MES, dont le siège est fixé à Luxembourg, est doté du statut d’une institution financière internationale bénéficiant des immunités dont jouissent les institutions internationales. Il n’a donc aucun compte à rendre ni au Parlement européen, ni aux parlements nationaux, ni aux citoyens des Etats membres et ne peut en aucun cas faire l’objet de poursuites. Par contre, doté de la personnalité juridique, le MES pourra ester en justice. Locaux et archives du MES sont inviolables. Il est exempté de toute obligation imposée par la législation d’un Etat Membre. Le MES, ses biens, fonds et avoirs jouissent de l’immunité de toute forme de procédure judiciaire.

En cas de litige entre le MES et un État Membre, c’est la Cour de Justice de l’UE qui est compétente.

Les membres du MES sont les États de la zone euro. L’institution est dirigée par un collège composé des ministres des finances des Etats membres appelés pour la circonstance « gouverneurs ». Ces gouverneurs désignent un conseil d’administration. Un Directeur général est nommé. Le Conseil des gouverneurs est compétent pour toutes les décisions relatives à l’intervention du MES. Le Conseil d’administration est compétent pour la gestion de l’institution. Le secret professionnel est imposé à toute personne travaillant ou ayant travaillé pour le MES. Toutes les personnes exerçant une activité au sein du MES bénéficient de l’inviolabilité de leurs papiers et documents officiels et ne peuvent faire l’objet de poursuites en raison des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions.

Le but du MES est de « mobiliser des ressources financières et de fournir, sous une stricte conditionnalité, » un soutien à la stabilité d’un de ses Etats membres qui connaît des graves difficultés financières susceptibles de menacer la stabilité financière de la zone euro. A cette fin, il est autorisé à lever des fonds. Son capital est fixé à 700 Milliards d’euros. La contribution de chaque Etat a été déterminée de la manière suivante :

Membres du MES Capital souscrit (EUR)
Allemagne 190 024 800 000
France 142 701 300 000
Italie 125 395 900 000
Espagne 83 325 900 000
Pays-Bas 40 019 000 000
Belgique 24.339.700.000
Grèce 19 716 900 000
Autriche 19 483 800 000
Portugal 17 564 400 000
Finlande 12 581 800 000
Irlande 11 145 400 000
République Slovaque 5 768 000 000
Slovénie 2 993 200 000
Luxembourg 1 752 800 000
Chypre 1 373 400 000
Estonie 1 302 000 000
Malte 511 700 000

Total 700 000 000 000

A voir ou revoir:

Les États Membres, par ce traité, s’engagent « de manière irrévocable et inconditionnelle » à fournir leur contribution au capital du MES. Ils s’engagent à verser les fonds demandés par le MES dans les 7 jours suivant la réception de la demande.

Le MES peut décider de revoir les contributions de chaque État membre. Cette décision s’imposera automatiquement.

Lorsqu’un État Membre sollicite une demande de soutien à la stabilité, c’est la Commission européenne en liaison avec la Banque centrale européenne (BCE) qui est chargée d’évaluer le risque pour la stabilité de la zone euro, d’évaluer, en collaboration avec le FMI, la soutenabilité de l’endettement public du pays demandeur et d’évaluer les besoins réels de financement de ce dernier.

Lorsque le MES décide d’octroyer un soutien à la stabilité, c’est la Commission européenne, en liaison avec la BCE et le FMI, qui négocie avec l’État demandeur les conditions dont est assorti ce soutien. Cette négociation doit s’inscrire dans le respect du Pacte budgétaire (TSCG.) La Commission européenne, en liaison avec la BCE et le FMI, est chargée du respect des conditions imposées.

Le traité entrera en vigueur deux mois après le dépôt des instruments de ratification par les États signataires dont la souscription représente 90% du total.

On s’en rend compte, les gouvernements signataires de ce traité ont créé un monstre institutionnel contre lequel les États eux–mêmes et à fortiori les peuples seront désormais totalement impuissants. Ainsi se poursuit, sous la pression du monde de la finance et des affaires, le démembrement du siège de la souveraineté populaire, l’ État, au profit d’institutions échappant à tout contrôle.

Une procédure illégale
La création du MES exige une modification de l’article 136 du TFUE. Cette modification, qui est possible si on recourt à la procédure simplifiée pour modifier un traité européen, a été proposée par la Commission européenne et adoptée par le Conseil européen le 25 mars 2011. Elle est formulée comme suit :

« A l’article 136, paragraphe 1, du TFUE, le point suivant est ajouté :
Les États membres dont la monnaie est l’euro peuvent établir un mécanisme de stabilité pouvant, si nécessaire, être activé dans le but de préserver la stabilité de la zone euro dans son ensemble. L’octroi de toute aide financière en vertu du mécanisme sera soumis à de strictes « conditionnalités ». »

Il est précisé que la base légale de cette modification de l’article 136 du TFUE, via la procédure simplifiée, est fournie par l’article 48, paragraphe 6, du TUE.

Or, cet article stipule, en son paragraphe 6, alinéa 3, qu’une décision prise sous le régime de la procédure simplifiée « ne peut pas accroître les compétences attribuées à l’Union dans les traités. »

Les défenseurs du MES considèrent qu’ils n’y a pas accroissement des compétences de l’Union puisque, formellement, le MES ne serait pas une institution de l’Union. C’est jouer avec les mots, et manipuler dangereusement les textes, car le traité créant le MES indique clairement que le MES implique la participation directe de la Commission européenne, et, en cas de litige, celle de la Cour de Justice de l’UE, deux institutions de l’Union. En outre, le Commissaire européen en charge des affaires économiques et monétaires siègera dans l’instance dirigeante du MES en qualité d’observateur. C’est la Commission européenne qui sera mandatée pour imposer à l’État concerné les conditions d’une intervention du MES.

Il n’est pas contestable que le MES diminue les pouvoirs des Etats membres et augmente les compétences attribuées à l’Union, en particulier les pouvoirs de la Commission européenne.

Le projet de loi soumis le 21 février à l’Assemblée nationale pour ratifier la modification à l’article 136 du TFUE vise donc à permettre une extension des compétences de l’Union européenne en toute illégalité.

Un coup d’Etat
Qu’est-ce qu’un coup d’Etat ? C’est le remplacement d’un pouvoir légitime, issu du peuple, par un pouvoir qui ne l’est pas.

Le transfert, en toute illégalité, à des autorités européennes et internationales qui ne sont soumises à aucun contrôle démocratique de pouvoirs qui relèvent pas nature de la souveraineté populaire s’apparente à un véritable coup d’Etat.

Les gouvernants qui sont à la manoeuvre manifestent leur plus total mépris du respect des exigences démocratiques. Par des artifices de procédure, en interprétant abusivement des règles dont ils se moquent, ils se font les complices d’une entreprise de démantèlement de la démocratie et d’effacement d’un acquis fondamental dans l’histoire de l’humanité : la souveraineté du peuple.

Deux traités démocraticides
Avec le MES et le Pacte budgétaire (TSCG) , les peuples qui ont déjà été dépossédés des choix en matière monétaire du fait de la manière dont est géré l’euro (en particulier, le statut et les missions de la Banque Centrale Européenne), seront désormais dépossédés de tout pouvoir en matière budgétaire.

Rappelons que la démocratie est née progressivement du droit réclamé par les peuples de contrôler les dépenses des gouvernants. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, adoptée le 26 août 1789, en son article XIV, proclame que « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »

C’est ce droit fondamental qui leur est aujourd’hui enlevé. En violation d’une disposition inscrite dans la Constitution de la République :  « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946 (…). »

Ceux qui approuveront les deux projets de loi soumis le 21 février approuveront le Pacte budgétaire (TSCG) puisqu’ils sont étroitement liés. Les promesses de renégociation de ce dernier perdent leur peu de crédibilité si leurs auteurs approuvent le MES.

Ces deux traités MES et TSCG confirment que la construction européenne s’est définitivement éloignée de l’idéal démocratique.

Ces deux traités sont, contrairement à ce qu’affirme Hollande, étroitement liés. Ils alimentent l’un et l’autre transfert de pouvoir et perte de souveraineté rendant possible une totale mise sous tutelle financière et budgétaire des Etats et des peuples.

La France est la première à engager la procédure de ratification du MES. Des mouvements d’opposition se lèvent dans plusieurs pays signataires qui interpellent les élus sur leur attitude future.

En France, à ce jour, seuls Jean-Luc Mélenchon au nom du Front de Gauche et Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière se sont prononcés clairement contre le MES et ont appelé les parlementaires à ne pas voter les textes soumis le 21 février.

Si ces deux textes soumis le 21 février sont adoptés, il est indispensable que soit saisi le Conseil constitutionnel. Y a-t-il, dans le Parlement du pays qui a donné au monde les progrès de 1789, 60 députés et sénateurs pour soumettre au respect de la Constitution des traités qui la violent ?

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 18 Février 2012

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HOMMAGE A CROIZAT

Ce vendredi, les communistes ont tenus à rendre hommage à Ambroise Croizat qui fut celui qui mit en place la Sécurité Sociale mais aussi toutes les lois sociales de la Libération.

Lois sociales qui, aujourd’hui, sont menacées dans leur existence par Sarkozy et le Medef qui veut un salariat captif selon ses besoins.

Sarkozy ne vient-il pas d’annoncer que désormais ce n’est plus la loi ni les conventions collectives qui régiront le temps de travail, les heures supplémentaires, les périodes de chômage, les licenciements mais des accords  fixés au niveau des entreprises et l’on sait que le chantage sera l’arme favorite du patronat « pour faire suer le burnous » comme on disait dans mon entreprise ou encore pour renvoyer à peu de frais les salariés y compris leur donner leur compte.

Hier donc, le PCF a pris des initiatives pour marquer l’hommage à Croizat et à ces hommes et ces femmes de la libération qui ont mis en place des droits que nous devons considérés comme inaliénable et notamment concernant la Sécurité Sociale, elle aussi menacée dans son existence même.

A Creil, la section PCF a organisé une action face à la caisse de Sécurité Sociale, nous avons débaptisé un instant la rue Ribot où siège la caisse, nous l’avons appelé rue Ambroise Croizat, j’ai rappelé avec les camarades de la section ce que fut cette épopée de la naissance de la « Sécu » avec un parti communiste représentant 29 % des électeurs lors de la constituante et une CGT avec 5 millions d’adhérents-es.

Nous étions que quelques-uns pour manifester et rendre hommage mais ce fut un plaisir de voir des salariés-es ouvrir les fenêtres de la caisse et nous encourager.

La section a décidé d’aller plus loin dans l’hommage et de demander au Maire de Creil et à son conseil municipal d’honorer Croizat en lui donnant une rue à Creil et l’on a aussi préconisé de demander à la Direction de la Caisse de Creil qu’elle ajoute à l’appellation « Assurance Maladie » qui est maintenant l’enseigne de la caisse, le nom de Croizat.

Enfin, hier en fin d’après midi, je me suis rendu à l’invitation de PCF comme animateur du Comité National d’honneur pour la reconnaissance de Croizat créateur de la Sécurité Sociale, sur la tombe de Croizat où Pierre Laurent fit un discours en l’hommage de cet homme et en rappelant ce que fut son œuvre : un moment poignant et tous nous avions dans le cœur l’idée de défendre cette Sécurité Sociale avec le Front de gauche pour les présidentielles et les législatives.

Vous trouverez quelques photos prises à Creil et au Père Lachaise en présence de Liliane Caillaux Croizat et de Pierre Caillaux Croizat.Bernard Lamirand PCFP1000963.JPG

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 17 Février 2012

 
 

La protection sociale est une des avancées majeures de la Libération.

C’est un ministre communiste qui a eu le courage et la volonté de les imposer, de les mettre en œuvre à un moment où tout le pays était à reconstruire.

À l’heure des graves remises en cause des garanties collectives, des financements de la protection sociale par Nicolas Sarkozy, le Parti communiste tient à honorer la mémoire d’Ambroise Croizat et son œuvre.

La solidarité, le financement par cotisations sont modernes et d’actualité dans un monde d’exclusion.

La protection sociale est un rempart à consolider et à promouvoir.

Ambroise Croizat l’a inventée nous lui rendrons hommage ce vendredi 17 février 17 heures au cimetière du Père Lachaise.

Métro Gambetta : prendre par l'entrée rue des  Rondeaux

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, prendra la parole à cette occasion.

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 17 Février 2012

arton335-7c5d3.gifPIERRE LAURENT SUR FRANCE INTER

Quel plaisir d’entendre ce matin sur les ondes de France-Inter, Pierre Laurent parlant et étant interrogé en tant que premier dirigeant du PCF.

J’ai apprécié.

Ceux qui avait enterré le PCF, considéré comme disparu corps et bien, doivent aujourd’hui tenir compte que celui-ci tient toute sa place dans cette alliance des forces du Front de gauche.

135000 adhérents, ce n’est pas rien, d’autant plus que des jeunes, en ce moment, rejoignent le PCF et c’est de bonne augure.

J’ai été très critique à un moment donné quand le parti semblait dériver pour ne pas aujourd’hui saluer ce retour du PCF sur la grande scène du débat politique.

Certes, les  yeux ouverts, comme disait un grand syndicaliste, mais quand ça va mieux, autant le dire.

Les occasions sont rares, ce n’est pas nouveau, de voir des communistes invités dans les médias nationaux, la récente prestation de Pierre Laurent à la télévision dans l’émission d’Yves Calvi et ce matin sur France -inter, donne à penser que le PCF relève la tête et se place dans une dynamique qu’il a su initier d’une vraie gauche dans le cadre du Front de Gauche.

Front de Gauche, qui n’est pas un parti, mais une constellation d’organisations progressistes qui veulent en finir avec la vieille forme de la Gauche Plurielle qui vient de se terminer lamentablement sa course par l’arrivée dans le conseil de campagne de Hollande de Robert Hue.

Triste fin…J’en dirai pas plus…

Un parti communiste, disait Pierre LAURENT, qui a toujours été une force de rassemblement et qui, en ce moment, la construit de façon différente que les accords de sommets qui ont été si néfastes au PCF.

Un nouvel espace s’ouvre et une inversion du rapport de force à gauche est désormais sur la rampe de lancement. Il peut retourner la vieille formule de Mitterrand, à Vienne, de ramener le PCF à moins de 10 %  et si c’est le cas, les cartes à gauche seront à redistribuer.

J’ai apprécié la façon dont Pierre LAURENT a ramené ce matin le débat, non sur une joute avec le parti socialiste et Hollande mais sur le contenu et notamment de savoir quelle politique choisir : est-ce celle de l’accompagnement des mesures d’austérité ou celle de se sortir de ce système mortifère comme on peut en mesurer les dégâts en Grèce et demain en France si c’est cette politique là qui l’emporte avec Sarkozy ou un Hollande qui perpétue les errements sociaux libéraux.

Là est le débat de fond avec les socialistes.

La marque du PCF, son identité, sa démarche de classe, sa visée marxiste apparaissent enfin dans le débat médiatique et sont gage d’un score à deux chiffres de Mélenchon qui apporte toute sa verve de tribunicien et ses idées de justice sociale et d’autres organisations qui apportent un air frais à ce que les idées de progrès se frayent enfin un chemin dans l’idéologie du renoncement, de la fatalité, du chacun pour soi.

Au fond les uns et les autres professent des idées communistes, eh bien, tant mieux !

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 15 Février 2012

book1NOUVEAU RÈGLEMENT INTÉRIEUR
FIXANT LES CONDITIONS DE TRAVAIL DE L’ENTREPRISE TARTEMPION

 

A PARTIR DU PROJET COMPETITIVITE DE SARKOZY 2012/2017

1. Bénévolat à l’entreprise, sacrifice et heures supplémentaires font la force de la nation et du marché libre et non faussé.

2. L’entreprise  ayant considérablement réduit les horaires de travail, les employés n'auront plus à être présents que de 5 h du matin à 22 h du soir et ce tous les jours de la semaine dimanche compris. Chaque employé devra, a ses frais, posséder un portable qui restera ouvert jour et nuit en cas de rappel immédiat à l’entreprise.

3. Des prières seront dites chaque matin dans le grand bureau pour encourager le Président  des riches qui fait tout son possible pour le bonheur de la finance. Tous les employés y seront obligatoirement présents, y compris les malades, et ils s’inclineront devant le portrait du président. Chaque jour sera renouvelée la corbeille florale déposée à tour de rôle par le personnel à son intention.

4. L'habillement doit être du type le plus sobre. On reviendra à la blouse et les employés- es ne se laisseront pas aller aux fantaisies des vêtements de couleurs vives ( rouges).


5. Dans les bureaux, on ne portera que des tee-shirts « made in china » à la gloire du président des riches.

6. L’hiver, notre firme met un convecteur dernier modèle  à la disposition des employés-es. Afin qu'ils puissent se chauffer, il ne sera retenu à chacun des membres du personnel sur leur feuille de paie que 1 euro par jour  pendant cette saison froide ( janvier -février).

7. Aucun employé ne sera autorisé à quitter son travail sans la permission de Monsieur le Directeur. Les appels de la nature seront cependant permis et se prendront chacun son tour, un compteur délivrera un seul ticket par jour fixant le moment de la déjection. Aussi, pour y céder, les membres du personnel pourront utiliser la latrine au bout du jardin, au-dessous de la seconde grille. Bien entendu, cet espace devra être tenu dans un ordre parfait en dehors de heures de travail et les enfants du personnel seront les bienvenues pour le nettoyage.

Les tags désagréables en direction de notre président seront sévèrement sanctionnés.

8. Il est strictement interdit de parler durant les heures de travail concernant des relations n’ayant trait à l’entreprise et les ordinateurs seront dotés de mouchards. Un employé sera chargé de rendre compte de toutes digressions étrangères à l’entreprise.

9. La soif de tabac, de vin ou d'alcool, de drogue est une faiblesse humaine et, comme telle, est interdite à tous les membres du personnel. Chaque prise de poste, il sera procédé à une vérification par éthylotest ou prise de sang par les gardes.

10. Maintenant que les heures de travail ont été énergiquement réduites, la prise de nourriture est encore autorisée entre 11 h 30 et midi mais, en aucun cas, le travail ne devra cesser durant ce temps.

11. Les employés fourniront leurs propres ordinateurs. Une souris de secours est disponible, sur demande en cas de panne, chez Monsieur le Directeur, elle devra être restituée dés réparation par l’intéressé.

12. Un senior de plus de 70 ans, désigné par Monsieur le Directeur, sera responsable du nettoyage et de la propreté de la grande salle ainsi que du bureau directorial. Les juniors et les jeunes se présenteront chez Monsieur le Directeur quarante minutes avant les prières et resteront après l'heure de fermeture pour procéder au nettoyage de la maison du directeur et des bureaux. Brosses, balais, serpillières et savon seront fournis par la direction dans un geste de magnanimité.

13. Augmentés dernièrement, les nouveaux salaires sont les suivants cadets (jusqu'à onze ans: 0,50 euro; juniors (jusqu'à quatorze ans 1,45 euro; employés : 7,50 euros seniors (après quinze ans de maison) 14,50 euros par jour.

Les propriétaires reconnaissent et acceptent la générosité des nouvelles lois du travail décidé par le président des riches, mais attendent du personnel un accroissement considérable du rendement en compensation de ces conditions presque utopiques
Trifouillis les deux oies , le 15 juin 2012

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 15 Février 2012

Mercredi 15 février 2012

 

Alors qu'ils refusent de revaloriser les salaires

dans leur groupe, eux se sont octoyé +34%

de rallonge en 2010!

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Dix grands patrons français ont touché une rémunération* représentant plus de 240 annuel, soit 4,6 millions d’euros, en 2010 ! C’est l’un des constats de l’étude annuelle de la société de conseil aux investisseurs Proxinvest, qui porte sur les des dirigeants de 250 entreprises (SBF 250).

 

 

Le du géant des cosmétiques L’Oréal, Jean-Paul Agon, a touché cette année-là 10,7 M€, Bernard Arnault (LVMH) et Carlos Ghosn (Renault) 9,7 M€, Bernard Charlès (Dassault Systèmes) 9,5 M€, Franck Riboud (Danone) 7,7 M€, Maurice Lévy (Publicis) 6,2 M€, Christophe Viehbacher (Sanofi-Aventis) 6,1 M€, Arnaud Lagardère (groupe Lagardère) et Henri de Castries (Axa) 4,9 M€ et Lars Olofsson (Carrefour) 4,8 M€.

 

Et, comme le fait remarquer Pierre-Henri Leroy, président de Proxinvest, dont l’étude repose sur les documents publiées par les entreprises pour l’année 2010, «ces chiffres sous-évaluent la rémunération totale puisqu’ils n’incluent pas le complément de retraite dont ils bénéficient presque tous sans informer sur leur coût pour l’entreprise».

 

Les présidents des quarante plus grosses sociétés cotées à Paris (CAC 40) avaient vu leurs rémunérations légèrement baisser ces dernières années car cela sonnait pas bien au moment où l'on demandait aux français de se serrer la ceinture.

 

Mais le rattrapage n’a pas tardé. Comme quoi chez ces gens là la crise on ne connait pas du tout, ce qui compte c'est le sonnant et tribuchant mais pour eux pas pour leurs salariés!

 

Ainsi, avec une rémunération moyenne de 4,11 millions d’euros, la hausse en 2010 a été de 34 %. Soit, là encore, beaucoup plus que la progression du salaire moyen des Français (+ 2,10 % cette même année avec primes et heures supplémentaires).

 

Une rémunération moyenne qui est par ailleurs supérieure à celle de leurs homologues européens (3,9 M€), selon une autre étude de la société de conseil ECGS.

 

Constatant certaines hausses de rémunérations fixes «non négligeables» et parfois sans rapport avec les performances des entreprises, Pierre-Henri Leroy déplore toujours le manque de transparence, notamment pour le calcul des bonus en fonction des performances.

 

Afin de rétablir la confiance entre actionnaires et dirigeants, le président de Proxinvest estime «plus que jamais indispensable, un vote annuel sur la rémunération, une information sur le coût individuel des retraites sur-complémentaires et des critères de performances vérifiables de plus long terme».

 

Le Front de Gauche avec son programme "l'Humain d'abord" propose de mieux faire, tout ce qu'il y a au dessus de 350 000 euros par mois, on prend tout!


 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 15 Février 2012

firebolt eclair de feu harry potterSarkozy parlera cesoir sur les écrans.

Il annoncera le secret de polichinelle, sa candidature pour un second mandat à l'Elysée.

J'ai trouvé ce texte sur google concernant Napoléon le Petit.

Comme selon la formule consacrée, ce texte n'a rien à voir avec la réalité.

Faites-en bon usage.

Confiez-le à vos amis-es et camarades.

C'est le meilleur tract que l'on puisse faire pour souhaiter la bienvenue au monarque de l'Elysée.

Distribuez-le, faites marcher vos messagerie.

Je propose aussi un logo pour renvoyer le monarque dans ses foyers, c'est un balai, vous pouvez le compléter et pourquoi pas m'envoyer les meilleures dessins: je les publierai et il pourrai servir de logos sur toutes nos expressions d'internautes.

A vos claviers, amitiés Bernard LAMIRAND

 

Voici le texte et le nom de celle qui a tiré les extraits :

Victor Hugo : « NAPOLÉON LE PETIT » (extraits)

Line AREZ DEMORA

Victor Hugo : « NAPOLÉON LE PETIT » (extraits). Réédité chez Actes Sud (2007) par Jean-Marc Hovasse. Aucun rapprochement possible avec la France d’aujourd’hui, avec Nicolas Sarkozy, ni.... Bernard Kouchner, Dominique Strauss-Kahn, Fadela Amara, Claude Allègre, Eric Besson, Jacques Attali, Vincent Bolloré, Olivier Dassault, Arnaud Lagardère, Martin Bouygues, Patrick Balkany, les médias…

 

Louis Bonaparte est un homme de moyenne taille, […] c’est un personnage vulgaire, puéril, théâtral et vain. Certes, ce cerveau est trouble, ce cerveau a des lacunes, mais on peut y déchiffrer par endroits plusieurs pensées de suite et suffisamment enchaînées. C’est un livre où il y a des pages arrachées. A tout moment quelque chose manque. Louis Bonaparte a une idée fixe, mais une idée fixe n’est pas l’idiotisme. Il sait ce qu’il veut, et il y va. A travers la justice, à travers la loi, à travers la raison, à travers l’honnêteté, à travers l’humanité, soit, mais il y va. Ce n’est pas un idiot. C’est tout simplement un homme d’un autre temps que le nôtre. Il semble absurde et fou parce qu’il est dépareillé.

Seulement il oublie ou il ignore qu’au temps où nous sommes, ses actions auront à traverser ces grands effluves de moralité humaine dégagés par nos trois siècles lettrés et par la révolution française, et que, dans ce milieu, ses actions prendront leur vraie figure et apparaîtront ce qu’elles sont, hideuses.

M. Louis Bonaparte se laisse volontiers entrevoir socialiste. Il sent qu’il y a là pour lui une sorte de champ vague, exploitable à l’ambition.

Alors il ne parle pas, il ment. Cet homme ment comme les autres hommes respirent. Il annonce une intention honnête, prenez garde ; il affirme, méfiez vous ; il fait un serment, tremblez. Machiavel a fait des petits.

Annoncer une énormité dont le monde se récrie, la désavouer avec indignation, jurer ses grands dieux, se déclarer honnête homme, puis au moment où l’on se rassure et où l’on rit de l’énormité en question, l’exécuter.

On est de son cercle intime ; il laisse entrevoir un projet qui semble, non immoral, on n’y regarde pas de si près, mais insensé et dangereux, et dangereux pour lui-même ; on élève des objections ; il écoute, ne répond pas, cède quelquefois pour deux ou trois jours, puis reprend son dessein, et fait sa volonté.

Grâce à cette façon de faire, il a toujours à son service l’inattendu, grande force ; et, ne rencontrant en lui-même aucun obstacle intérieur dans ce que les autres hommes appellent conscience, il pousse son dessein, n’importe à travers quoi, nous l’avons dit, n’importe sur quoi, et touche son but.

Il recule quelquefois, non devant l’effet moral de ses actes, mais devant l’effet matériel.

Dans ses entreprises il a besoin d’aides et de collaborateurs ; il lui faut ce qu’il appelle lui-même "des hommes". Diogène les cherchait tenant une lanterne, lui il les cherche un billet de banque à la main. Il les trouve. De certains côtés de la nature humaine produisent toute une espèce de personnages dont il est le centre naturel et qui se groupent nécessairement autour de lui selon cette mystérieuse loi de gravitation qui ne régit pas moins l’être moral que l’atome cosmique.

Aujourd’hui il en est environné, ces hommes lui font cour et cortège ; ils mêlent leur rayonnement au sien. A de certaines époques de l’histoire, il y a des pléiades de grands hommes ; à d’autres époques, il y a des pléiades de chenapans.

M. Louis Bonaparte a réussi. Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort, et tous ces hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que de la honte.

En attendant, depuis sept mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, pris des millions, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue ; il s’est épanoui dans sa laideur à une loge d’Opéra…

Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas….

Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît […] dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habileté, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clefs bien faites. Tout est là. … Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon.

Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier, […] on ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent. La ruse : nous avons caractérisé déjà ce grand côté de Louis Bonaparte, mais il est utile d’y insister.

Le 27 novembre 1848, il disait à ses concitoyens dans son manifeste : "Je me sens obligé de vous faire connaître mes sentiments et mes principes. Il ne faut pas qu’il y ait d’équivoque entre vous et moi. Je ne suis pas un ambitieux... Élevé dans les pays libres, à l’école du malheur, je resterai toujours fidèle aux devoirs que m’imposeront vos suffrages et les volontés de l’Assemblée. Je mettrai mon honneur à laisser, au bout de quatre ans, à mon successeur, le pouvoir affermi, la liberté intacte, un progrès réel accompli."

Depuis trente-six ans il y avait en France toutes sortes de choses pernicieuses : cette "sonorité", la tribune ; ce vacarme, la presse ; cette insolence, la pensée ; cet abus criant, la liberté ; il est venu, lui, et à la place de la tribune il a mis le sénat ; à la place de la presse, la censure ; à la place de la pensée, l’ineptie ; à la place de la liberté, le sabre ; et de par le sabre, la censure, l’ineptie et le sénat, la France est sauvée ! Sauvée, bravo ! et de qui, je le répète ? d’elle-même ; car, qu’était-ce que la France, s’il vous plaît ? c’était une peuplade de pillards, de voleurs, de jacques, d’assassins et de démagogues.

Il a fallu la lier, cette forcenée, cette France, et c’est M. Bonaparte Louis qui lui a mis les poucettes. Maintenant elle est au cachot, à la diète, au pain et à l’eau, punie, humiliée, garrottée, sous bonne garde ; soyez tranquilles, le sieur Bonaparte, gendarme à la résidence de l’Élysée, en répond à l’Europe ; il en fait son affaire ; cette misérable France a la camisole de force, et si elle bouge :... - Ah ! qu’est-ce que c’est que ce spectacle-là ? qu’est-ce que c’est que ce rêve-là ? qu’est-ce que c’est que ce cauchemar-là ? d’un côté une nation, la première des nations, et de l’autre un homme, le dernier des hommes, et voilà ce que cet homme fait à cette nation ! Quoi ! il la foule aux pieds, il lui rit au nez, il la raille, il la brave, il la nie, il l’insulte, il la bafoue ! Quoi ! il dit : il n’y a que moi ! Quoi ! dans ce pays de France où l’on ne pourrait pas souffleter un homme, on peut souffleter le peuple ! Ah ! quelle abominable honte !

Chaque fois que M. Bonaparte crache, il faut que tous les visages s’essuient ! Et cela pourrait durer ! et vous me dites que cela durera ! non ! non ! non ! par tout le sang que nous avons tous dans les veines, non ! cela ne durera pas ! Ah ! si cela durait, c’est qu’en effet il n’y aurait pas de Dieu dans le ciel, ou qu’il n’y aurait plus de France sur la terre ! [...]

il restera mesquin, […] il ne sera jamais que le tyran pygmée d’un grand peuple. […] un batteur de grosse caisse des Champs-Elysées…

L’acabit de l’individu se refuse de fond en comble à la grandeur, même dans l’infamie. Faire hausser les épaules au genre humain, ce sera sa destinée. […] Il sera hideux, et il restera ridicule. Voilà tout. L’histoire rit et foudroie. […] L’historien ne pourra que le mener à la postérité par l’oreille.

L’homme une fois déshabillé du succès, le piédestal ôté, la poussière tombée, le clinquant et l’oripeau et le grand sabre détachés, le pauvre petit squelette mis à nu et grelottant, peut-on s’imaginer rien de plus chétif et de plus piteux ?

L’histoire a ses tigres. […] Elle ne mêle pas avec eux les chacals.

Je ne sais quelle gangrène de prospérité matérielle menace de faire tomber l’honnêteté publique en pourriture.

Ma foi ! vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule de moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte, et si l’on peut avoir une concession de chemins en France ou de terrains en Afrique, on demande une place.

C’est à qui fera ce trafic de soi-même le plus cyniquement, et parmi ces êtres il y a des jeunes gens qui ont l’oeil pur et limpide et toute l’apparence de l’âge généreux, et il y a des vieillards qui n’ont qu’une peur, c’est que la place sollicitée ne leur arrive pas à temps et qu’ils ne parviennent pas à se déshonorer avant de mourir. L’un se donnerait pour une préfecture, l’autre pour une recette, l’autre pour un consulat, l’autre veut un bureau de tabac, l’autre veut une ambassade. Tous veulent de l’argent, ceux-ci moins, ceux-ci plus, car c’est au traitement qu’on songe, non à la fonction. Chacun tend la main. Tous s’offrent. Un de ces jours on établira un essayeur de consciences à la monnaie.

Les mots indépendance, affranchissement, progrès, orgueil populaire, fierté nationale, grandeur française, on ne peut plus les prononcer en France. Chut ! ces mots-là font trop de bruit ; marchons sur la pointe du pied et parlons bas. Nous sommes dans la chambre d’un malade.

Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

- Qu’est-ce que c’est que cet homme ?

- C’est le chef, c’est le maître. Tout le monde lui obéit.

- Ah ! tout le monde le respecte alors ?

- Non, tout le monde le méprise.

- O situation ! Cet homme de ruse, cet homme de force, cet homme de mensonge, cet homme de succès, cet homme de malheur !

Oui, quelquefois, aux paroles superbes qui lui échappent, à le voir adresser d’incroyables appels à la postérité, à cette postérité qui frémira d’horreur et de colère devant lui, à l’entendre parler avec aplomb de sa "légitimité"et de sa "mission", on serait presque tenté de croire qu’il en est venu à se prendre lui-même en haute considération et que la tête lui a tourné au point qu’il ne s’aperçoit plus de ce qu’il est ni de ce qu’il fait.

Il croit à l’adhésion des prolétaires, il croit à la bonne volonté des rois, il croit à la fête des aigles, il croit aux harangues du conseil d’état, il croit aux bénédictions des évêques, il croit au serment qu’il s’est fait jurer…

p/o Line Arez Demora

 

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