Publié le 17 Décembre 2009

800px-Standard_oil_octopus_loc_color.jpgAMF ILS SONT BLANCS COMME NEIGE !

Depuis ce matin la neige tombe à grand flocons et les paysages de la France éternelle que nous offre cette offensive du "Général Hiver" sont d'une grande beauté.

Autre chose la boue qui coule à flot dans le ruisseau des identitaires.

Ce jour était jour de fête à l'Elysée; Nicoléon, son épouse la douce Carla, sa belle mère, s'affairaient à la distribution des jouets à des enfants du personnel de l'Elysée.

Les plus beaux cadeaux allaient aux plus méritants. Des parents grognaient ; ils n'avaient point eu les 14% d'augmentation de salaires réservés à l'élite.

Un sourire par ici, une tape dans le dos par là, un clin d'œil, un salut de la main à un ami, tout allait dans le meilleur des mondes ce jour à l'Elysée pour Nicoléon.

Dehors, la nuit arrivait et dissimulait cette blanche hermine neigeuse que l'on trouve souvent sur la robe de nos magistrats talentueux et incorruptibles.

Les hommages aux gens de fortunes pleuvaient ce soir: un comble le jour où la neige s'installe doucement, floconnant de beaux cristaux argentés. La pluie des palais de l'argent se transformait elle aussi en neige;  et l'autorité des marchés financiers profitait de cette blancheur pour blanchir ces braves gens d'EADS qui n'avaient rien fait de mal et qui avaient été accusé de tous les maux.

Ils n'avaient pas fauté et l'ami Lagardère, l'ami Forgeard et les autres, n'avaient pas mis la main dans le seau à glace où le champagne d'Airbus était devenu subitement aigrelet au moment ou les actions tourneboulées.

Des médisants pendant des mois les ont ainsi calomnié, ces hommes "de bien" du directoire d'EADS, et il est juste que la réhabilitation arrive dans la hotte du père Noel Forgeard avec des petits flocons pour donner un air de fête.

Les huiles de l'autorité des marchés financiers (AMF) ont jugé en toute conscience que ces innocents industriels et financiers de l'aéronautique n'avaient point pêché; même pas une petite remontrance à faire.

En cette fin d'année, le traineau du père Noël, va devoir faire de nombreuses navettes pour distribuer les dividendes, les stocks options, les retraites chapeaux, les primes et bonus. La hotte déborde et nous avons tous peur qu'elle balle dans le fossé.

arton2032-18c13.jpgPère Noël, dans ce monde de gentils requins, aurait tu une petite boite toute enrubannée pour ce millions de chômeurs qui vont perdre dés janvier leur indemnité de chômage, aurait-tu quelques bouchées salariales pour tous ces gens qui triment pour Forgeard et compagnie, et le soir, dans tes veillées, chez le président, pourrais tu lui glisser à l'oreille qu'en ce moment plein de vieux fouillent les poubelles des riches et qu'il fait froid; n'y aurait t'il pas moyen de les accueillir au coin du feu à l'Elysée avec une petite chanson de Carla et de Nicolas chantant en duo " nous allons changer le monde"…. des riches bien évidemment.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 16 Décembre 2009

 

 

Intervention de Maryse Dumas

CNNC du 15 décembre 2009 sur le SMIC

 

MD/MD

 

 

Depuis notre dernière réunion du 22 juin sur le Smic, les enjeux fondamentaux n’ont pas changé.

 

La crise est toujours là, d’une dureté très inégale entre d’une part ceux qui en sont responsables et continuent à s’enrichir et, d’autre part, ceux et celles qui n’ont que leur travail pour vivre. Ces derniers souffrent d’autant plus de la crise qu’on la leur fait payer deux fois.

 

Les injustices sociales sont criantes ; à part de beaux et tonitruants discours du président de la république les salariés ne voient toujours pas la couleur du « nouveau partage des richesses » annoncé. La part des salaires dans la valeur ajoutée reste à un niveau historiquement très bas, mais la spéculation financière repart à la hausse, tandis que l’emploi se dégrade à une vitesse bien plus rapide que ce qu’avouent les statistiques.

 

 Les salaires et le pouvoir d’achat des salaires ne progressent plus depuis plusieurs années. La précarité et l’instabilité de l’emploi en rajoutent aux difficultés du plus grand nombre : des emplois partiels c’est d’abord et avant tout des salaires partiels. Pour les très hautes rémunérations, tout va bien, tout va même de mieux en mieux,  merci. A quand un rapport et des mécanismes pour examiner les effets de ces injustices sociales criantes dur l’aggravation des crises et la situation de l’emploi ?

 

Le gouvernement s’apprête donc à ne pas donner de coup de pouce au SMIC, ce sera la troisième année consécutive. 3 à 4 euros nets par mois, pour un salarié à temps plein, soit 2 centimes de l’heure. Changer les logiciels de paye va coûter plus cher que ce que les salariés vont percevoir. Voilà la considération de ce gouvernement pour la « France qui se lève tôt ». Cela prêterait à rire si ce n’était si grave !

 

Je n’ai pas l’intention de me prêter au jeu du commentaire sur le rapport des experts demandés par le gouvernement. Celui-ci n’a en effet d’autre objet que de permettre au gouvernement d’abriter sa responsabilité derrière la prétendue parole infaillible des experts.

 

Je voudrais rappeler que la commission a été nommée par le gouvernement à sa main. Le président Champsaur n’hésite pas à signer en tant que président de l’autorité de la statistique alors que dans cette commission, il ne représente en rien les personnels de cette institution publique connus pour leur rigueur au service de la réflexion publique.

 

Comme en juin, le rapport reprend les poncifs idéologiques libéraux, jamais démontrés, contredits par les faits et particulièrement par la crise profonde que nous traversons. Ce rapport est aussi marqué par une indifférence crasse, j’ose dire un mépris à l’égard des réalités humaines et sociales qu’aucun de ces dits expert n’a probablement jamais rencontrées mais qui sont la réalité de millions de gens dans notre pays.

 

Le rapport n’envisage les salaires que comme un coût, alors que des salaires élevés et en croissance sont un facteur de dynamisme de l’économie. A quand la même sévérité, ou même le dixième de celle-ci, quant au coût du capital ? De l’envolée des plus hauts salaires ?

 

Sans surprise le Smic serait responsable du sous emploi des salariés faiblement qualifiés et des jeunes : aucune réflexion sur la structure des emplois, sur les besoins de qualifications, mais aussi sur le partage de la valeur ajoutée et des richesses produites, sur les rapports entre donneurs d’ordre et sous traitants, sur les conséquences des restructurations, filialisations et externalisations.

 

Le Smic est ainsi paré de tous les maux, même celui du trop grand nombre de salaires situés dans la zone du Smic. Le rapport ignore délibérément l’effet de trappes à bas salaires généré par les allègements de cotisations sociales, et la stagnation des salaires au cours de la carrière. Est ce vraiment le niveau du Smic qui explique la dureté de la négociation dans les hôtels cafés restaurants ? Les tensions dans le transport routier ? Les très bas salaires dans la grande distribution où pourtant les profits sont fabuleux ?

 

Ce rapport est un rapport partisan qui n’honore pas ses auteurs. Il compile d’autres rapports mais ignore délibérément des aspects importants d’études de la Dares, ou de l’Insee, et surtout les réalités de la vie. Les rapporteurs s’acquittent donc de la tache que leur a fixée le gouvernement : lui permettre de s’abriter derrière une pseudo expertise pour tenter de justifier une décision inique et scandaleuse.

 

Cela ne suffira pas à protéger le gouvernement d’une réalité sociale montante. Il faudra d’ailleurs que dès le début de l’année il fasse la démonstration de l’effet de l’augmentation du Smic au 1er janvier sur la relance des négociations salariales. Toutes les études démontrent en effet qu’une trop faible augmentation du Smic a un très faible effet sur les négociations. Par contre, cela favorise l’effet statistique sur la mise en conformité des minima de branches sans que rien de nouveau ne change pour les salariés.

 

Il vous faudra faire la preuve que votre réforme sur les règles d’indexation du Smic a plus d’effet sur les négociations salariales de 2010 que n’en a eu l’ancien système en 2009.

 

Quant à la CGT, nous sommes bien décidés, avec les salariés, à obtenir une relance des salaires, l’augmentation du Smic pour aller vers les 16OO euros par mois nécessaires à la justice sociale et à la croissance, le conditionnement des allègements de cotisations sociales patronales à la conclusion d’accords salariaux incluant l’évolution de l’emploi et de l’égalité professionnelle, et l’engagement d’une réforme structurelles sur les cotisations patronales aux entreprises afin d’en élargir l’assiette aux revenus financiers et aux politiques d’emplois et de justice sociale.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 16 Décembre 2009

arton171-844f3.gifSMIC et FRIC

JEAN QUI RIT JEAN QUI PLEURE  C'EST LA FAUTE DE SA PETITE SŒUR (dit une vieille ritournelle).

Ce matin j'ai fait ma petite revue de presse économique  et j'ai pris quelques informations par ces temps de crise.

En ce moment certains ont par leurs banques de belles étrennes et d'autres fouillent dans les poubelles de quoi bouffer.

JEAN QUI RIT :

Bernard Tapie avait déclaré en juin avoir acquis un peu plus d'un pour cent du capital du Club Méd. Il vient de revendre ses titres et indique: "J'y ai trouvé mon compte puisque j'ai revendu mes titres 30% plus chers que mon prix d'achat", a-t-il indiqué à l'Express.

Il y a aussi l'hindou Mittal: vous savez cet individu qui a racheté la sidérurgie européenne et française:  il vient d'annoncer des mesures qui rembourreront sont portefeuille et feront payer le brave contribuable français, je cite : "la direction envisagerait de réduire ses effectifs d'environ 10.000 salariés à travers le monde, sur un total de 285.300 salariés actuellement, dont un quart en Europe et environ 25.000 en France".

Par ailleurs, Michel Wurth, responsable européen des aciers plats au carbone, a confirmé, au cours de la réunion du comité européen, que le site de Florange était retenu pour le projet Ulcos de captage de CO2 « Sur ce sujet, nous maintenons notre position originelle. Il s'agit d'un projet important, qui associe différents opérateurs industriels, et ne peut être conduit sans accompagnement public », note la direction.

Pourquoi se gêner, le tigre de papier de l'Elysée face au patron Mittal alignera le fric pour cet investissement et le retiendra dans la note à payer des contribuables français.

 

La vie est donc belle en cette fin d'année pour tous les gros actionnaires, la situation dramatique de l'an passé est un mauvais souvenir, les états ont fait le nécessaire pour que les cadeaux de fin d'année pleuvent à nouveau pour tous les actionnaires.

Il semblerait que le cru 2009 sera florissant et à l'Elysée les hauts collaborateurs de Sarkozy ont eu une augmentation de 14%.

 

JEAN QUI PLEURE

 

2,6 millions de salariés payés au minimum légal verront leur taux horaire augmenter de 4 centimes d'euro. Le salaire brut mensuel d'un smicard à temps plein augmentera de 6 euros environ, à 1.343,77 euros brut par mois si le mois est complet.

Les allocations familiales, la prestation d'accueil du jeune enfant ou le complément familial ne vont pas être revalorisées au 1er janvier.

La revalorisation des pensions interviendra le 1er avril 2010. Si l'inflation est inférieure à 0,4 % en moyenne annuelle en 2009 - la hausse des pensions sera alors inférieure à 1 %. Ce serait une progression historiquement faible pour la deuxième année consécutive - la progression ayant été limitée à 1 % le 1er avril 2009. Le RSA et l'allocation spécifique de solidarité seront revalorisés de 1,2 % au 1er janvier, conformément à la prévision d'inflation pour 2010.

 

C'EST LA FAUTE DE SA PETITE SŒUR (Les demeurés des acquis Voir Kessler)

 

Tout cela ne serait pas arrivé si au lieu de vous agripper à vos vieux acquis de 1945 et de tout ce qui n'est plus moderne comme la retraite à 60 ans, la solidarité et la répartition, les 35 heures, le NON travail du dimanche  et le fait que vous faites la gueule devant mon  " travailler plus pour gagner moins" auquel vous faites obstacle et puis pourquoi toujours nous demander des hausses de salaires, vous savez bien que dans le cadre de la concurrence internationale, si nous vous les accordons, nous serons moins compétitifs que nos concurrents.

Arrêtez de pleurer, acceptez la concurrence…concurrencez-vous entre vous pour réduire nos coûts. 

Allez chez les restaurateurs: regardez eux… eux au moins ils ont un grand esprit de sacrifices et de bonté pour leurs employés sans papiers et leurs clients.

 

Et tra-la-la et tra-la-lère !

 

Ma petite sœur te dit bien des choses en ce matin du 16 décembre et elle te dit m… avec les postiers, les gars de la RATP, les cheminots, les métallos, les retraités et tu vas voir de quel bois nous nous chauffons par ces temps d'hiver.

Thibault et la   CGT sont à la chaufferie du 49eme congrès et tu vas voir, la petite sœur salaire et son petit frère la retraite vont t'en faire voir de toute les couleurs.

 

La mijaurée du Medef au bûcher… Pas la bûche de Noël chocolatée mais les fagots pour lui mettre le feu au cul concernant la mobilisation sur salaires, emploi et retraites.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 13 Décembre 2009

arton335-7c5d3.gifCANAL PLUS QUE JAMAIS ANTICOMMUNISTE

"Dimanche plus", l'émission présentée par Anne Sophie Lapix nous avait habitué à ne pas inviter le parti communiste français à aucun de ses interviews ou débats en direct.

La plupart du temps ce sont ses abonnés habituels qui sont conviés : les Borloo, Rama Yade, Dati, Valls, Royal, Copé, Montebourg, Besson, Lang, Lefebvre; ils fournissent les contingents de batteurs d'estrade pour ses effluves bourgeoises endimanchées.

Quel n'a pas été mon étonnement de voir apparaitre un reportage sur le Parti communiste ce dimanche.

La bonne dame Lapix  parlait de Copenhague où elle était parvenue toute emmitouflée dans un manteau qui devait coûter la peau des fesses, et sous son air hypocrite, avec un sourire doucereux, elle a choisi ce déplacement de solder les comptes de fin d'année pour avoir la conscience tranquille auprès du CSA et de parler enfin du PCF qu'elle a oublié durant toute l'année.

Mais de quelle manière ?

Honteuse, scandaleuse comme dirait George Marchais.

Un reportage auquel s'est prêté idiotement Bessac en faisant visiter le siège vide du Colonel Fabien et avec une répartie comme quoi ce siège revoyait du monde depuis la libération d'un étage livré au privé et à des architectes. L' Hémicycle du conseil national étant lui aussi inoccupé ( vraiment on est pas futé à la direction, la visite aurait pu se faire lors d'une assemblée) et pour couronner le tout un déplacement de la secrétaire nationale Marie George Buffet, dans un banquet communiste à Marseille, où elle n'a pas pu s'empêcher, devant plein de têtes grises ou blanches, que le caméraman a filmé longuement, de dire qu'au moins là elle sentait en convivialité.

On s'est fait encore une fois abusé, bien sûr à notre corps défendant, mais quand même à ce niveau de responsabilité, acceptait ce genre de reportage qui puait dès le départ l'anticommuniste est désolant.

Et on a vu, pour couronner le tout, les zozos qui ont quitté le PCF pour aller brouter chez les socialistes comme Robert Hue ou  chez les verts avec Gatignon le maire de Sevran.

Encore une occasion pour nous taper dessus de la part de ces pensionnés alimentaires, chercheurs de sièges et demain peut-être de maroquins.

La palme revenant à Duflot des verts, qui, sous son air innocent, connaissant Gatignon auparavant, s'était dit que le PCF avait encore des jeunes pour conclure que maintenant il était un nouvel adhérent des verts.

Alors je me pose la question: est-ce-que mon parti va enfin réagir et réclamer un droit de réponse, d'autant plus que le seul défenseur fut Mélenchon interviewé lors d'une prise de parole chez "les sans papiers" qui se termine par une appréciation du journaliste disant que le front de gauche va vers la défaite aux élections régionales et que les communistes s'inquiètent pour leurs place dans les assemblées régionales. Le tout ponctué par Patrick Menucci, dirigeant socialiste de la région PACA, indiquant que des communistes feront partie au premier tour des listes socialistes.

Il est vrai, que cette stratégie à géométrie variable, adoptée lors d'un conseil national, me fait craindre le pire quand on voit certaines régions se présenter au premier tour avec les sociaux -libéraux qui n'hésitent plus à dire qu'au second tour l'union se fera plus largement que la gauche, en clair avec des éléments du Modem de chez Bayrou.

Le triste spectacle des communistes de la région des Pays de Loire nous montre qu'il faudra ramer sec pour dynamiser notre campagne électorale et mobiliser les communistes.

Pourtant, en étant nous-mêmes, en prenant nos responsabilités, en étant sur les problèmes que subit la population actuellement, nous avons de quoi faire pour valoriser notre projet et de concentrer notre bataille contre le droite et le patronat.

L'unité des communistes est la condition sine-qua-none pour y parvenir.

Malheureusement ce n'est pas le cas actuellement.

Notre projet doit être l'affaire de tous les communistes et l'opportunisme électoral est à proscrire.

Dernière chose, Gayssot a choisi la liste de Frêche, il fait honte à tous les communistes; j'attends de mon parti que l'engagement soit pris de ne pas, sous aucun prétexte, faire alliance au second tour avec cette liste de la honte.

Notre parti va-t-il ressembler de plus en plus à cette auberge espagnole ou l'on vient et ou l'on part selon ses besoins.

Je ne l'accepte pas.

Il n'est pas trop tard pour réagir et mettre de l'ordre dans cette maison qui est la mienne et celle de nombreux communistes attentifs au devenir communiste dans ce pays.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 12 Décembre 2009

09-12-11-burki-Johny-reformiste.jpg
(avec le concours du talent de Burki) 
Cela doit être une infection de l'hernie fiscale 
Par canaille le rouge - Publié dans : Rire et sourire

JOHNNY LE GLOBE-TROTTER

 

Depuis plusieurs jours les médias nous abondent d'informations sur la santé de notre rocker suisse et sur ses pérégrinations hospitalières.

On en fait pas tant pour le commun des mortels.

Bien sûr nous ne sommes pas des stars, des vedettes du show-biz, des supporters de Sarkozy et surtout des membres du clan du Fouquet.

Ce matin, j'ai appris que dare-dare,  un des pontes des hôpitaux de Paris, spécialiste de la chirurgie orthopédique se rendrait à son chevet et il a fait la déclaration suivante reprise par la presse:

« Le but de la mission est de voir l'état de gravité, discuter avec les Américains pour savoir les suites, comment on pourra envisager le rapatriement, c'est de savoir, au niveau des assureurs, quand il pourra remonter sur scène éventuellement », a souligné le spécialiste, précisant qu'il répondait à « une demande indirecte de la famille ». Le Pr Catoné a prévu de rentrer à Paris mardi soir.

Demande indirecte de la famille !!!

Qui va payer: la famille ou le contribuable français ?

Que l'on prenne soin d'un malade pour lui fournir toutes les conditions pour retrouver la santé, qui pourrait aller à l'encontre, mais que l'on va illico presto se rendre sur place, là-bas, à Los Angeles pour vérifier les conditions du retour de la vedette avec un des plus grands spécialistes me semble exagéré.

Nous savons  tous, pour le commun des mortels, le temps qu'il faut pour avoir un rendez-vous auprès de ces huiles médicales et parfois les sommes d'argent qu'il faut allonger pour avoir un examen plus tôt et voilà que pour Johnny et pour les assurances, qui ont besoin de s'entourer d'un grand spécialiste pour être dédommagé des pertes de recettes occasionnés par l'annulation de spectacles, tout est permis.

Je sera curieux de connaitre le statut de ce médecin de l'assistance publique et si ce déplacement de plusieurs jours sera imputé sur le compte de l'hôpital public ou des assureurs ou sur les comptes en Suisse de la vedette.

Par ailleurs, quel aveu pour ces gens là qui méprisent l'hôpital public, le sécurité sociale;  voilà un personnage qui ne paye plus d'impôt en France, qui s'est expatrié en Suisse pour cela, qui va dans des cliniques à friqués du coté du Parc Monceau, qui se barre à Los Angelès dans une de ses innombrables propriétés pour sa convalescence, qui se trouve une superbe clinique américaine et qui vient demander le secours de l'hôpital public Français.

Voilà des gens qui bénéficient de tout de par leur notoriété alors que pour d'autres actuellement on les somme de faire des économies sur leur santé, on leur ferme leur plateau de chirurgie, on dérembourse leurs médicaments, on créé toutes sortes de forfaits et de franchises au point que certaines personnes ne se soignent plus faute de moyens.

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. J'y rajouterai simplement l'histoire des deux poids deux mesures selon votre porte feuille rembourré
.

Bernard LAMIRAND

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 11 Décembre 2009

siteon0-copie-1.pngLE SECTARISME EST L'ARME DES FAIBLES

Le congrès de la CGT est entrain de se clore et une grande majorité des délégués ont approuvé par une forte majorité les projets à partir d'amendements fruit d'un grand travail démocratique à la base et qui a duré plusieurs mois.

Ce congrès marque un grand progrès par rapport à la démocratie syndicale.

Je retiens comme aspect important la prise de position prise par les délégués de mettre au premier rang de leurs préoccupations l'action revendicative et en particulier sur les salaires, les retraites et l'emploi et les conditions de travail.

J'apprécie ce qui vient enfin d'éclore et dont j'ai souvent (quand j'étais membre de la CE confédérale)intervenu concernant le syndicalisme de site.

Il y a longtemps que l'on aurait dû y aller.

Les sites sont des lieux où les travailleurs sont dispersés tout en étant exploités ensemble mais avec des statuts différents allant d'ailleurs jusqu'à leur absence totale. Dans certains de ces sites, c'est l'entreprise qui a dispersé les salariés en sous-traitant les activités et les travailleurs de ces entreprises sont toujours sous la férule de celle qui maitrise la production et exige un prix de la force de travail toujours plus bas.

Je me rappelle avoir parlé de convention collective de site.

Ce qui me marque aussi dans ce congrès, c'est l'assentiment des délégués à travailler toujours plus ce syndicalisme rassemblé qui a produit des effets importants lors des grands rassemblements au début 2009. L'analyse du ralentissement de la capacité mobilisatrice dans le second semestre mérite une réflexion approfondie sur les raisons de ces atermoiements et il n'est pas du seul fait du syndicalisme et du refus d'organiser une grève presse-bouton qualifiée de grève générale et dont on connait les chimères d'une telle aventure si le rapport de forces n'est pas conséquent et il n'est pas à la hauteur de l'enjeu, convenons-en.

Un syndicaliste de classe doit avoir de la lucidité et le sens de la mesure.

IL faut davantage de syndiqués et d'unité.

Un syndicalisme rassemblé n'est pas par nature qu'une simple addition de manifestants ou de grévistes: il est un rassemblement sur des bases revendicatives et la plate forme des huit organisations représentent cela;  et il faut , au vue de ce 49eme congrès, certainement influer pour un contenu revendicatif encore plus fort et en sachant que d'autres conceptions syndicales existent et qu'elle sont respectables. L'unité c'est bien un compromis et un compromis n'est pas de la collaboration de classe s'il est un pas en avant vers les objectifs que l'on s'assigne pour améliorer l'existence des travailleurs.

Certains congressistes, c'est leur droit, sont venus pour contester cette orientation de la CGT.

Contester c'est bien, mais il faut proposer quand on se dit ardent lutteur de classe. La lutte de classe comme le disait Marx se mène dans le réel et ce réel c'est le travail de terrain pour avancer ; il ne peut-être celui d'une avant-garde "dite éclairée" méprisant les combats de chaque jour que mènent des milliers de militants dans des conditions de crise systémique que le syndicalisme n'avait pas connu depuis longtemps.

Alors, je pense que nos anciens, si souvent invoqué par ceux qui font du surplace dans la lutte de classe d'aujourd'hui, auraient eu les mêmes raisonnements que le 49eme congrès; celui d'unir plutôt que de désunir et je me souviens d'une formule d'Ambroise Croizat : "Pas unis- pas d'acquis".

Et pour terminer je reprendrais une formulaire célèbre de Benoit Frachon présentée lors de la session à Berlin du Conseil Général de la F.S.M du 15 au 21 novembre 1951: "Ne pas être sectaire, c'est comprendre que la classe ouvrière n'est pas un bloc idéologique homogène. Qu'elle n'est pas séparée de la bourgeoisie par une muraille de Chine et que par conséquent, l'idéologie, les tares de la bourgeoisie pénètrent dans ses rangs par mille voies. Que la bourgeoisie au pouvoir dispose d'un appareil d'Etat puissant, des moyens d'expression et de propagande beaucoup plus importants que les nôtres, qu'elle parvient à corrompre certains hommes dont elle se fait ses agents, les porteurs de son idéologie et de sa corruption. Tout cela, qui n'a aucune influence sur la partie la plus avancée, la plus consciente de la classe ouvrière, touche plus ou moins les couches du prolétariat". Et il précise: "Ne pas être sectaire, c'est faire un effort constant pour que les travailleurs, divisés par des opinions politiques ou religieuses différentes, surmontent les manœuvres de leurs ennemis de classe qui tendent à faire de ces différences d'opinions des barrières infranchissables entre eux".

Plus loin encore il précise l'idée de travailler à créer une seule organisation syndicale regroupant les travailleurs quelques soient leurs affinités politiques, religieuses et il disait encore dans l'une de ses dernières interventions que j'ai reprises dans son ouvrage "Au rythme des jours" : "Mais il n'y a pas de route royale qui mène à l'unité. C'est un combat qu'il faut mener, une bataille à gagner, et qu'il faudra gagner plusieurs fois, aussi longtemps qu'existera le régime capitaliste. Il n'y a pas, il ne peut y avoir de solution de facilité, ce combat est partie intégrante de la lutte de classe".

Alors, une remarque: obliger le secrétaire général de la CGT à décommander un invité, en l'occurrence François Chérèque de la CFDT relève de ce sectarisme que Benoit Frachon a dénoncé tout au long de sa vie militante sans jamais céder sur le fond des choses, car la lutte de classe, la bataille d'idées n'est pas une affaire d'insultes et de sifflets mais bien de conviction.

C'est aussi de la part de ces camarades, par leur comportement, d'empêcher la majorité du congrès à recevoir dignement ses invités. C'est petit. Je le dis d'autant plus que je suis loin de partager la démarche de la CFDT sur les retraites mais ce que je sais c'est que c'est par le débat et l'implication des salariés et des retraités que les choses avanceront ou n'avanceront pas et non par l'insulte.

Oui nous avons encore plus besoin, dans cette période de crise et de chômage où les travailleurs souffrent énormément, d'unité;  et celle-ci se gagnera sur le terrain des idées et non de la haine qui n'est pas l'apanage de la CGT.

Travailleurs du monde entier unissons -nous.

 

Bernard LAMIRAND

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Publié le 8 Décembre 2009

SALAIRES : ILS ONT LES CHOCOTTES

Bernard Thibault a tapé dans le mille en proposant au congrès une grande action revendicative sur l'emploi, les salaires et les retraites.

Et ce midi, en regardant la télévision (je suis bien obligé pour faire mes papiers)on relatait la grogne qui s'emparait du monde du travail.

On a vu défilé les taxis, puis les camionneurs, puis la SNCF avec les contrôleurs, la RATP et certainement d'autres que les médias n'ont pas encore eu le temps de visiter.

Le brave ministre des transports court depuis quelques jours pour éviter le blocage devant les entrées de super marché à la veille des fêtes. C'est vrai, le marché ne peut supporter une telle interdiction de circuler.

Et tous ces gens, sont, non pas des grognons, mais l'avant-garde d'un mouvement qui pourrait faire tâche d'huile en cette fin d'année.

Le fric distribué à la pelle aux actionnaires et à tous ces parasites de la société marchande et libérale révolte à un tel point les travailleurs qu'ils ne croient pas un instant que les caisses sont vides et que le traquenard de Sarkozy "travailler plus pour gagner plus" n'est que la mystification du siècle naissant.

Ces travailleurs interrogés par des sondages vont même jusqu'à fixer leur salaire et réclament 330 euros d'augmentation d'un seul coup. 50 % demandent des revalorisations de près de 30 %.Ils ne vont pas se contenter des recommandations patronales d'accorder rien du tout ou peu et même chose pour les retraités avec un misérable 1 % au 1er avril.

Et pendant ce temps là on nous annonce que les invalides accidents du travail seront désormais imposables pour leurs indemnités. Au nom de l'équité. Belle équité quand nous savons que les privilégiés de la roue de la fortune capitaliste reçoivent des remboursements d'impôts et que leur fortune ne sera pas imposable au dessus de 50 %  en guise de boucler fiscal.

Ils peuvent voler les salopards en chapeau haut de forme: rien ne leur arrivera: l'ange gardien du capital, Nicoléon les protège avec son  bouclier.

Et puis nous avons ces stars du football, joueurs et entraineurs compris qui s'en mettent plein les poches. Pourquoi ils se généraient, l'argent des banques coulent à flots pour les privilégiés , autant se servir aussi. Il faut être gonflé comme un mauvais ballon de foot pour dire comme Domenech "que l'argent ce n'est pas son moteur". C'est vrai, chez ces gens là qui brassent des fortunes, l'argent n'est pas le moteur, il n'ont pas à s'en inquiéter cela rentre tout le temps.

La journaliste de la télévision s'offusquait de cette rente qui tombe mais ne s'est pas posée la question de où provenait ce fric: tout simplement de la redevance télévision où la Fédération Française de Football touche 280 millions comme dime; certes elle en distribue aux petits clubs mais au lieu de verser des fortunes à des professionnels incapables de marquer un but elle ferait mieux de le rendre par exemple à l'hôpital ou bien à ceux qui souffrent de la misère et qui vont au restaurant du cœur.

Alors oui, le mécontentement règne devant ces sommes jetés dans l'arène à des fauves du fric.

Allons-nous assister à un déferlement revendicatif autour des salaires ?

Cela n'est plus du domaine aléatoire , la température du thermomètre social monte.

Ils ont les chocottes.

La CGT n'aura pas besoin de mettre de l'huile sur le feu et la proposition de Bernard d'une forte action revendicative est entrain de faire des petits.

N'oublions pas que les petits ruisseaux font les grandes rivières et que celles-ci sont sur le point de déborder.

C'est ça la lutte de classe

Il vaut mieux la faire que d'en parler le soir avec un petit Ricard en regardant Fripounet et Marysette à la télévision.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 8 Décembre 2009

DES SANS PAPIERS UNIS ET AVEC LA CGT

J'ai apprécié ce matin, au congrès de la CGT, la présence d'une forte délégation des sans papiers qui luttent actuellement pour être reconnu comme travailleurs et qui veulent une circulaire claire et précise à ce sujet.

"C'est une belle lutte, une lutte que l'on va gagner dira le représentant des sans papiers, avec des accents  de fraternité.

Un souffle de TOUS ENSEMBLE régnait au moment où dans notre pays, ces hommes et ces femmes sont chassés comme du gibier par le sinistre Besson.

Il nous a expliqué comment, avec la CGT, depuis plusieurs semaines, ce combat grandit pour atteindre maintenant 6000 sans papiers en lutte. Tous les jours des sans papiers se découvrent et apparaissent au grand jour pour disposer des mêmes droits que tous les autres salariés.

Ils payent des cotisations sociales, des impôts, ils sont chez nous et ils ont droit à être reconnus et protégés.

Et il nous dit que le seul langage que les autorités comprennent, c'est la lutte, et ne pas céder aux sirènes de la division que tentent de mettre en place le gouvernement et Besson en particulier.

Il faut, dit-il, s'engager dans toutes les entreprises et il fait appel à tous les militants de la CGT pour faire encore grandir cette action.

Il nous a alerté sur les tractations pour diviser les sans papiers en lutte au travers d'une circulaire floue qui renforcerait l'arbitraire.

J'apprécie cela et nous nous trouvons là dans ce que peut apporter l'organisation syndicale quand le combat reste syndical;  ce qui n'est plus le cas dans ma ville, à Nogent sur Oise, où le politique s'en est emparé pour remplacer le syndicalisme.

C'est regrettable à plus d'un titre quand des personnalités politiques, respectables, que l'on peut apprécier dans leurs responsabilités municipales ou nationales se transforment en entremetteur et s'accaparent de la conduite d'une lutte qui revient au syndicalisme.

D'autant plus que le tous ensemble ne permet pas la moindre brèche de division car l'enjeu est une circulaire pour tous et non pas quelques avancées. Les sans papiers en lutte sont clairs: c'est une circulaire pour tous, claire et nette, pour leur reconnaissance et la fin de leur clandestinité et non pas pour quelques uns triés sous le volet par le pouvoir.

Je ne suis pas certain que le travestissement en syndicalistes de personnalités politiques soit de nature à faire reculer le pouvoir, par contre, ce que je suis certain, c'est que ces méthodes relèvent d'une incroyable méconnaissance de l'indépendance du mouvement syndical.

Syndicaliste, je n'ai jamais accepté que mes camarades de mon parti puissent dicter ce que je devais faire dans le syndicat.

J'ose espérer que le bon sens l'emportera et que cette unité et fraternité que j'ai vu ce matin au 49eme congrès de la CGT l'emportera et que ce qui comptera c'est de laisser les travailleurs en lutte décider totalement avec leurs organisations (UD, UL,FEDERATION) de la conduite de leur lutte.

Oui il flottait à Nantes un air de fraternité qui contrastent de ces pugilats politiques inutiles.

Soyons hauts pour respecter ces travailleurs en lutte.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 6 Décembre 2009

VERS UN GRAND CONGRES DE LA CGT

Pendant prés d'une semaine, les délégués des syndicats de la Confédération Générale du travail vont débattre de l'orientation de leur organisation syndicale.

Dans ma fédération de la Métallurgie, depuis plusieurs mois, le congrès se prépare avec les syndiqués, le plus démocratiquement possible. Tout a été mis à la disposition de tous les syndicats pour aller vers plus de démocratie syndicale.

Les syndicats ont reçu les documents préparatoires et les journaux, adressés aux syndiqués pour débattre, ont donné tous les éléments nécessaires pour que les délégués puissent ensuite participer en connaissance de cause aux décisions qui vont engager toutes les organisations de la CGT pendant trois ans.

Chez les retraités nous avons 9 délégués et ceux-ci ont pu travaillé leur réflexion à partir du congrès de l'Union fédérale des retraités qui s'est déroulée à la Napoule en Octobre. Des rencontres se sont déroulées dans les départements et régions avec les délégués.

Le congrès va se poser des questions de fonds au regard de la crise et notamment de ce rapport de forces pour mettre un terme à ces remises en cause qui frappe le monde du travail.

Comment passer à l'offensive ?

Avec qui?  

Cela pose la question de la force syndicale. Peut-on lutter efficacement contre ce capital mondialisé avec des effectifs en adhérents aussi faible ?

Quel syndicalisme international à la hauteur de ces enjeux ?

J'aimerai que cette question de la force syndicale soit posée à tous les travailleurs à la sortie de ce congrès.

Il faut se sortir de ce syndicalisme de délégation de pouvoir et inciter les travailleurs à prendre toute leur part dans la vie syndicale.

Une question centrale me préoccupe: c'est celle des salaires. Elle est fondamentale dans le combat que tout syndicaliste doit engager car elle subordonne les autres questions telles l'emploi et la protection sociale.

J'aimerai un vaste débat national ponctué de luttes concernant le salaire, la reconnaissance de la qualification et le déroulement de carrière dans une sécurité sociale professionnelle.

Et que soit mis un terme à ces scandaleux dividendes et stocks options qui sont un vol manifeste de la plus value créée par les salariés.

Il va être question de rendre plus efficace notre organisation; je pense qu'elle le sera si elle est tournée vers le terrain, le plus près, les sites où la main d'œuvre est employée dans des conditions les plus précaires. Une mise à plat est nécessaire pour que nos organisations soient tournée en priorité vers cette reconquête en matière d'adhésions.

Et puis arrêtons les accusations bidons qui menaceraient notre identité de classe.

Un syndicalisme qui se gave de mots, qui psalmodie tous les matins que ce qui compte c'est la lutte de classe, qui se contente de cela,  est un piètre lutteur de classe.

Je suis aussi pour que notre syndicalisme soit plus en prise avec la société, il l'est, mais pas assez dans cette crise systémique où il va falloir convaincre que l'on ne peut se résoudre à l'accompagner comme d'autres organisations auraient tendance à s'y abandonner par exemple sur les retraites.

Je suis persuadé que le syndicalisme CGT a beaucoup de choses à dire aux jeunes et aussi aux anciens et qu'il est attendu non pas comme le messie mais parce que la CGT est certainement l'organisation qui peut mieux les comprendre et les unir pour gagner en ce moment.

Bon congrès et ramenez-nous du dynamisme et plein de luttes.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 6 Décembre 2009

Lettre ouverte fictive

 

Monsieur le Président de l'Afrique du Sud  

En cette année 2010, où va se dérouler dans votre beau pays le coupe du monde de football, permettez moi, en tant que président de la Franchouillarde, de vous proposer mes services.

Comme vous le savez, je suis expert en matière de traitement de la délinquance.

J'ai appris que vous avez d'énormes difficultés pour résoudre les problèmes de service d'ordre pour la coupe du monde.

Chez nous tout va bien depuis que nous nous en occupons.

Nous avons une pète-sec capable de juger à la minute et d'envoyer "au trou" tous les récalcitrants.

Depuis 2002 nous avons fait nos preuves à partir du Karcher de La Courneuve.

Certes on me dit que je suis un vantard, mais ne croyez pas ce que disent les gens de gauche. J'ai d'ailleurs embauché des indicateurs de chez eux  comme Fadela Amarra et Eric Besson qui font du boulot pour mes services.

J'ai aussi un autre indicateur sur le plan mondial, il se cache souvent derrière des sacs de riz dans les cales des navires pour repérer ceux qui cherchent à franchir nos frontières.

Un taux de criminalité comme le vôtre est impressionnant, et mes gens de Neuilly, mes amis du Fouquet et des villas de la cote, des paradis fiscaux  sont prêts à se rendre chez vous pour la coupe à condition que leur majesté financière soit protégée,  ils me pressent de vous solliciter pour que vous consentiez à accepter notre aide.

Nous avons tout ce qu'il faut.

Monsieur de Hortefeux  est prêt à vous instruire de tous les dangers auxquels; il se fait la main actuellement. Il est en capacité de faire de grosses rafles. Il est très compétitif et peut vous installer "en moins de deux", comme on dit chez nous, une milice avec ce qu'il faut de gourdins.

Monsieur Eric Besson est expérimenté en matière de jungle; chez vous, cela devrait être du billard,  il s'est fait la main avec "des coupes- coupes" du coté de Calais et il a l'art et la manière de faire passer de gentils immigrés pour d'affreux brigands de grands chemins. Vous pouvez lui faire confiance aussi pour tracer des traits délimitant les zones où l'interdit de séjour ne peut pénétrer. Il sait y faire le bougre, ne vous embêtez pas sur les dommages collatéraux, vous aurez, c'est sûr, le terrain déblayé du coté de nos hôtels particuliers et du stade.

Cependant vous aurez à le calmer;  il adore les présidents,  et moi-même,  je suis obligé de faire face à tous ses coups de lèche; il est capable de vous organiser, par excès de zèle, un ministère de l'identité et de l'immigration chez vous,  ce qui serait un comble dans votre pays où nous avons pas mal de blancs français immigrés depuis des générations; certes ils ont des papiers, mais vous savez, il n'a pas l'habitude de les lire.

Et puis nous avons une femme remarquable, elle vient de ces milieux là, elle a muté, c'est comme un virus qui a pris au fur et à mesure de ses virées dans les banlieues toutes les défenses nécessaires pour affronter la crapule banlieusarde. Elle sait y faire la môme pour endormir les"sauvageons" de Chevènement et elle serait utile pour vos cités, les ghettos, les camps de squatters et les tow-ships. Elle est capable de les endormir et de leur faire croire qu'ils ont du boulot et qu'ils sont riches.

Et puis, pour surveiller tous ce monde digne des romans de Victor Hugo, nous avons tout ce qu'il faut comme matériel : masque à gaz, grenades, taser, motopompe et camion lance-eaux; nos entreprises n'ont jamais autant travaillé pour produire tous ces armes de défense de nos privilèges.

Nous avons aussi des caméras capables de voir chez l'enfant naissant, dans le ventre de sa mère, s'il est déjà  conditionné pour attaquer les braves gens.

Et puis, il ne faut pas trainer en chemin et quand on les attrape, nous avons à disposition une cheftaine pion qui juge et met sur le carnet de colle,  au quart de tour, tous les morveux et je suppose que chez vous, pendant les compétitions, il serait utile de mettre ces hooligans rapidement au coin. Quelques camps de transition pourraient être installés pour les garder et je pense qu'elle pourrait converser avec votre ancien président Mandela qui s'y connait pour avoir casser des cailloux pendant des années dans ces camps.

Voilà, je voulais simplement vous offrir mes services.

Chez nous, vous savez, nous avons fait nos preuves, nous arrivons à débusquer tous les vauriens, les garnements;  d'ailleurs  ils sont de plus en plus nombreux. C'est comme des petits pains, ils se multiplient.

J'ai demandé à Madame Lagarde de voir si ces méthodes qui multiplient ne pourraient pas être utilisés pour mater le chômage.

J'attends votre avis, sachez que notre offre est désintéressée et qu'elle sera mis au compte du FMI pour emmerder Strauss-Kahn.

Bien à vous, cher président, et au plaisir de nous voir à la même tribune pour France-Afrique du Sud, soyez certains que vous ne risquerez rien à nos cotés si par mégarde une pluie de confettis s'abattait sur nos têtes.

Sincèrement Nicoléon 4

 

 

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Rédigé par aragon 43

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