Publié le 13 Février 2012

daumier-copie-1Ce n'est vraiment pas la crise pour tout le monde, l'Oréal, la boite à  LilianeBettencourt vient de réaliser une hausse de ses profits de 8,9% en 2011.

Bravo Sarkozy, tu as bien travaillé pour les riches.

Ton titre de président des riches n'est donc pas usurpé.

On devrait organiser un festival des riches et des oscars pourraient être remis à celui qui a permis au capital de piquer le plus de pognon aux pauvres.

Sarkozy mériterait alors l'oscar d'honneur pour 5 ans de bienfaits au capital.

Bernard LAMIRAND

L’Oréal. Bénéfice net en hausse de près de 9 %
Économie lundi 13 février 2012

Le numéro un mondial des cosmétiques L’Oréal a annoncé lundi une nouvelle progression en 2011 de son chiffre d’affaires (+4,3%) qui a franchi la barre des 20 milliards d’euros, à 20,34 milliards, et une hausse de son bénéfice net de 8,9 % à 2,44 milliards d’euros.

« Ces résultats de qualité nous rendent plus que jamais confiants dans la capacité du groupe à réaliser une croissance pérenne et rentable », a déclaré le PDG de L’Oréal, Jean-Paul Agon, cité dans le communiqué.

« Nous sommes bien armés pour […] réaliser en 2012 une nouvelle année de croissance du chiffre d’affaires et des résultats », a-t-il poursuivi.

Le marché mondial des cosmétiques était en hausse d’environ 4 % en 2011, et devrait continuer sur cette croissance de 4 % en 2012, selon L’Oréal.

L’Oréal proposera à l’assemblée générale le versement d’un dividende en hausse de 11 % à 2 €.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 13 Février 2012

 

Le projet de l'UMP prévoit de voler

13.5 milliards par an aux retraités

en désindexant les pensions de plus

de 1000 euros sur l'inflation!

 

 

Charles Beigbeder, secrétaire national de l'UMP, est vice-président de la Fondapol dans une tribune (Les Echos 13/12) s'interroge sur l'automaticité de l'augmentation des retraites sur l'inflation.

 

Selon lui, "Il ne s'agit pas de toucher au coeur de la pension qui reste inchangée mais bien de ne pas l'augmenter automatiquement d'un coup de baguette magique chaque 1er avril. Les économies possibles sont très importantes. Des simulations montrent que désindexer les retraites au-delà de 1.000 euros par mois rapporterait environ 68 milliards sur la période 2012-2017, soit plus de 13,5 milliards par an."

 

Il faut dire que l'enjeu est de taille, la France ayant consacré pas moins de 279 milliards d'euros pour verser les pensions de retraite en 2010.

 

Or les finances publiques ne peuvent pas continuer à verser aux riches et aux entreprises des sommes faramineuses sans contrôle et sans auncun retour et à verser en même temps les pensions des retraités.

 

L'UMP choisit les riches et les retraités et se déclare prête à remettre en cause l'indéxation des pensions au prétexte que l'Etat est obligé d'emprunter pour financer le niveau de vie actuel des retraités en transférant l'obligation de rembourser aux générations futures.

 

Charles Beigbeder n'y va de main morte quand il affirme "Ne rien faire, c'est condamner à moyen terme, le système - qu'il faut préserver -à l'implosion, privant du même coup des millions de retraités de leur pension ou les réduisant drastiquement. A titre d'exemple, lors de l'élaboration de la loi de Finances 2012, le gouvernement portugais a même proposé au Parlement une réduction des retraites supérieures à 1.000 euros." "D'ailleurs, un chiffre peu avantageux rassemble France et Italie, ce sont les deux pays de l'OCDE qui consacrent le plus d'argent aux retraites, respectivement 14,4 % et 14 % du PIB en 2010 contre seulement 10 % en Suède ou en Allemagne. Il y a donc des marges de manoeuvre importantes pour mieux gérer nos retraites sans pénaliser les plus démunis."

 

L'UMP avoue ainsi que les retraites sont une dépense peu glorieuse! Il faut en déduire que l'UMP préfèrerait voir les retraités mourrir plus tôt pour ne pas à avoir à financer les pensions ou qu'ils restent le plus longtemps possible au travail réduisant d'autant le temps de versement des pensions. Et pour celles et ceux qui ne se plieraient pas à cette volonté, ils seront punis avec une réduction de leur pension par la fin de l'indéxation sur l'inflation.


Un tel raisonnement est scandaleux! Il est contraire aux valeurs de notre République et aux valeurs de solidarité sur lesquelles a été construit tout notre système de retraite et l'ensemble de la protection sociale de notre pays enviés par les peuples entiers de la planète excepté les patrons, les riches, les groupes des assurance et les marchés financiers. Nous ne pouvons que regretter qu'à gauche, notamment au PS ou chez les écologistes aucune critique n'ait été faite des propos scandaleux de Mr  Beigbeder

 

Il faut résister à cette tentative de retour en arrière, c'est à dire avant 1945! Le PCF et le Front de Gauche sont décidés à engager cette bataille et ils la mèneront!

 

Le seul moyen, c'est le bulletin de vote au 1er tour en le refusant à Sarkozy et en votant Mélenchon le seul à refuser cette logique mortifaire et à proposer des solutions modernes attendues par notre peuple!

 

Le 11 février 2012

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 12 Février 2012

Osmo.jpgCOMBATTRE LE FRONT NATIONAL

Samedi 10 Février, j’ai assisté à une rencontre très intéressante concernant la pénétration des idées d’extrême droite sur les lieux de travail.

C’était au siège du PCF.

La commission qui travaille le lien avec les entreprises avait mis cette question à son ordre du jour par une introduction très poussée de Nicolas Marchand et une communication de Michel Simon, sociologue, communiste, avec qui j’ai milité quand j’étais membre du bureau fédéral dans le Nord et que j’ai retrouvé à cette occasion, toujours  aussi pédagogue pour faire comprendre les réalités de notre temps.

Cette intervention sur mon blog ne vise pas à faire un compte rendu, ce serait très prétentieux de ma part, vu les apports, la richesse des intervenants et ensuite des participants qui ont chacun et chacune apporté leur pierre à la construction d’une réponse de classe à cette montée des l’extrême droite.

Je livre donc à la volée mes propres sentiments en pleine évolution à partir de ce que j’ai cru entendre et comprendre.

Deux contributions auxquelles je rajoute celles de l’excellent colloque de l’institut d’histoire de la CGT ;  j’en retire qu’enfin le mouvement social passe à l’offensive pour barrer la route à ces idées de haines et de division qui ne sont que celles du capitalisme, qui y recourt dans ses moments de grandes crises comme le sont ceux actuellement en cours.

Nicolas Marchand a fait un excellent travail pour débusquer « la bête immonde » ( le front national) et tout ce qu’il charrie d’idées racistes, xénophobes, de démagogie, de faux radicalisme par rapport à la politique et au système qui le nourrit. ( Je publierai son intervention, avec son accord, dès que je l’aurais).

Nicolas a raison quand il nous dit qu’il faut prendre au sérieux le vote Front National quand il atteint maintenant une structuration durable.

Ce n’est plus un vote protestataire, nous dit-il ; ce vote prépare une réelle recomposition de la droite et les premiers liens se vérifie avec le Sarkozisme qui banalise les idées les plus réactionnaires et je dirai pour ma part qu’hormis le fait que Sarkozy est en concurrence de voix avec le FN, il y a derrière un échafaudage pour constituer une droite extrême et les provocations de Guéant en constituent les signes avant-coureurs. Et si on observe l’Europe politique, cette démarche se réalise ,et nous l’avons vu notamment en Italie, et je rajouterai pour ma part dans les pays de l’Est et le Nord de l’Europe où cela se précise.

Ce sont des réactions autoritaires et despotiques qui se développent et nous les voyons se déployer en Grèce ou le peuple est placée sous les fourches caudines d’un pouvoir qui va du parti socialiste grec, aux forces de la droite et d’extrême droite pour infliger la punition au peuple par une austérité jamais vu en Europe et qui préfigure ce que pourrait faire Sarkozy s’il est réélu.

Nicolas Marchand, dans son intervention, nous indique qu’il faut absolument se ressaisir et élever le niveau de notre bataille et particulièrement sur les lieux de travail. D’ailleurs dans le débat qui a suivi, tous les intervenants ont été unanimes sur cette question : en débattre avec les salariés et reprendre arguments par arguments les thèses du Front national  nécessite d’armer nos camarades et d’avoir un parti communiste actif, existant sur les lieux de travail.

D’ailleurs, à ce sujet, nous n’avons pas manqué de dire que l’effacement du PCF dans les entreprises est un handicap considérable pour mener cette bataille et qu’il faut vite accélérer un processus en cours pour lui redonner consistance et  pour retrouver nos marques à l’entreprise.

Pour y parvenir, il faut pouvoir argumenter et j’ai beaucoup apprécié quelques réflexions de Nicolas sur le contenu idéologique de ce « front national » qui veut se faire passer comme défenseur des travailleurs alors qu’elle est tout compte fait  qu’une soupape du capitalisme le plus forcené (c’est mon appréciation).

Ce Front national n’attaque jamais le capitalisme sur le fond, ne met pas en cause la règle d’or et le déficit zéro préconisé, par contre il est l’outil du capital à l’entreprise par une opposition acharné au syndicalisme et en particulier celui de la CGT ;  et l’on peut dire qu’il déresponsabilise le patronat concernant le chômage quand il montre du doigt que ce n’est qu’une affaire d’immigration.

Cette organisation n’est une officine du libéralisme, ce libéralisme née des années Thatcher et Reagan, et le FN ne met jamais en cause les fauteurs de la crise et les conséquences sociales engendrées  et ses propositions concernant les salaires, la retraite ne sont que des « copier coller » mis en évidence pour tromper les travailleurs au même titre que celles de Sarkozy sur « le travailler plus pour gagner plus » etc.

Nicolas a ensuite avancé les propositions du Front de gauche et du PCF et je crois que c’est là que nous pouvons démonter le piège front national et de son égérie.

Mais, comme plusieurs camarades l’ont dit, notre grande difficulté c’est de partir de la réalité et du contexte dans lequel se trouve les travailleurs quand les repères ne sont plus les mêmes qu’hier, où nous avions un discours bien rodé sur l’extrême droite à partir de ses méfaits pendant la guerre et que les générations d’aujourd’hui n’ont pas connues.

IL faut donc travailler le vécu des travailleurs et ce vécu est porteur de doutes sur le politique et le manque d’alternatives à gauche.

Michel Simon, a apporté sa pierre à cette réflexion et je lui en suis gré.

Je ne reprendrai pas point par point son intervention : il va produire avec un autre sociologue une étude qui paraîtra dans la revue La Pensée, d’ici quelques jours et je vous invite à l’étudier dès qu’elle paraitra, elle est d’une rigueur sur l’analyse de cette montée de l’extrême droite, sur la façon dont elle s’incruste dans le social, sur le fait que le vote ouvrier n’a pas toujours été acquis à la gauche dans l’histoire et que le passage PCF à FN est une mystification etc…

Cette analyse est détaillée à partir d’enquêtes sur le terrain.

Simplement, je voudrais dans ce blog,  souligner quelques points qui ont retenu mon attention mais c’est simplement ma perception.

Michel nous dit d’emblée concernant l’enquête qu’il a menée depuis 1966 : « c’est la pratique de l’écoute » et il précise : « elle n’était pas dominante ni dans les secteurs de la sociologie ni dans le parti auparavant » et pour affirmer sa démarche de chercheur il indique : «  les gens d’en bas, il faut les voir avec les yeux de la population ».

C’est, je pense, une critique sérieuse que nous fait Michel, d’un travail que nous n’avons pas fait en tant que communiste, un travail de classe nous disait-il. Je le prends en compte et j’en ferai non pas mon mea-culpa mais comme un point à travailler au contact des gens et ne pas hésiter à ferrailler la dessus, y compris si cela doit contrarier et je pensais là à des camarades qui me disaient dernièrement que le problème FN, on évite d’en parler pour ne pas froisser des syndiqués qui reproduisent des relents racistes et xénophobes, des jugements entendus et semés pour démolir, plutôt que de s’attaquer à celui qui créait l’angoisse et la peur du lendemain : le patron.

Il nous faut descendre de notre piédestal pour voir ce qu’il y a comme détresse, pour y trouver non pas quelques onguents, mais une démarche qui soit proche de ce réel, de ce vécu, et là je faisais le rapprochement avec cet autre sociologue, qui, lors du colloque de la CGT, avait fait une enquête très poussée à Hénin-Beaumont ou la fille Le Pen sévit depuis quelques années et il nous montrait cette misère humaine où l’humain subit et se raccroche à n’importe quelle branche.

Et je faisais un rapprochement aussi avec une réunion de retraités où les camarades disaient les ravages de la crise chez des militants, dans les familles, où l’angoisse conduisait des gens de gauche et communistes à se rapprocher des thèses du Front National à travers le « tous pourris, les fraudeurs, les profiteurs, les immigrés qui prennent le travail, l’incivilité réservée qu’à cette catégorie etc…

Michel a remonté dans le temps et il nous a dit que le monde ouvrier n’est pas venu comme çà à la gauche et qu’il a fallu que celui-ci soit gagné par la conviction et les luttes qu’il a mené pour son émancipation à l’exemple des mineurs dans le Nord Pas de Calais.

Il nous a dit qu’il fallait se sortir des idées reçues : le mouvement ouvrier n’est pas obligatoirement d’essence de gauche et particulièrement communiste. Il fut gagné dans une lutte de classe. Il nous a cité l’exemple du Nord, dans le textile, dans ces villes où la droite paternaliste tenait tout et l’ouvrier était éduqué à l’école catholique, celle des patrons du textile, et s’en défaire ne fut pas aisé. Il en reste des séquelles dans des villes où la bataille d’idées du paternalisme a encore pignon sur rue et peut aussi favorisé des votes FN quand tout va mal.

En nous disant cela, il précisait donc que le passage du vote communiste au vote FN ne correspond pas à la réalité avec cette  partie du monde du travail qui a été réceptif tout au long de son histoire à la bourgeoisie et aux cultes qui les encadraient.

Il peut y avoir un vote de droite ouvrier qui bouge et aujourd’hui évolue vers un vote FN.

Ses travaux nous diront, éléments chiffrés à l’appui, ces évolutions et en même temps ne pas ignorer la place de l’abstention par dépit ( c’est moi qui le dit) dans le vote ouvrier, aujourd’hui, mais qui par le manque de repères pour ceux qui n’en ont plus, peut aussi basculer dans ce vide inhumain que propose tout compte ce FN.

Michel ensuite nous montre l’évolution de ce vote Front National, il est, dit-il, en corrélation avec l’évolution de la crise. Et il nous donne une clé que je ne soupçonnais pas : celui de la montée du libéralisme.

Il nous parle d’un véritable renversement quand le libéralisme est passé à l’offensive dans le monde et en France et  au moment de la crise avec ses conséquences de plus en plus marquées dans les votes  et pas seulement en France.

j’en déduis de ce libéralisme qui nous conduit aujourd’hui à ces politiques de destruction du social, des conquêtes de 36 et de la libération, mais aussi dans toute l’Europe où se démolit en ce moment tous les acquis sociaux de la période des « trente glorieuses » ( il n’y a plus de grain à moudre pour la sociale démocratie en crise, elle  aussi).

1993 est pour Michel Simon une année où le Front national va s’établir  avec des votes de 12 à 13 % dans cette période et ce vote est  adossé aux grandes crises industrielles, on perçoit, dit-il, une poussée idéologique incroyable dans cette période, et c’est une forte abstention, le rejet du politique, et le vote FN  qui devient un vote populaire de rejet pour des couches qui ne sont pas seulement celles des ouvriers.

C’est aussi, et c’est mon opinion, le moment où le PCF s’écroule et il est sonné par la crise et pas seulement par le mur de Berlin.

C’est la montée « du vivre plus mal qu’avant » qui s’exprime dans les couches de la société, pas seulement chez les ouvriers dit-il. Des cadres l’affirment aussi et l’idée de l’immigré responsable n’est pas l’élément principal dans cette période.

L’idée du déclassement entraine des réactions de peur et d’anxiété et nourrissent incontestablement les thèses FN . La crise de 2008 entraine des effets de crainte sur le devenir et une angoisse qu’il faut détourner et les boucs émissaires sont tout trouvé pour alimenter les discours de division.

Et  je pense que là on peut y voir la main du capital, une organisation comme le Front National est le bon supplétif pour dévier le monde ouvrier, le désunir, l’empêcher d’agir, et l’on peut alors voir des convergences qui apparaissent entre la droite conservatrice et pétainiste qui dirige ce pays et l’extrême droite fasciste qui avance masqué avec des discours trompeurs.

L’idée d’un référendum pour obliger les chômeurs à prendre n’importe quel emploi et au prix fixé par le capital démontre que ces convergences s’établissent en ce moment dans les droites et le discours autour  des profiteurs de la Sécurité sociale, des allocations familiales, de fraudeurs, de fainéants et qui abusent des arrêts de travail et du chômage de l’extrême droite fait fusion avec celui des ex-gaullistes devenus  néo-pétainistes.

Les indications de Michel Simon m’incitent à penser qu’il faut démasquer le Front National et son faux nez social, de même cette droite qui n’a plus rien à voir avec un gaullisme de la libération.

Il faut débusquer cde FN là où il se présente comme Merlin l’enchanteur, ou bien comme la fée carabosse : le libéralisme a besoin pour imposer « le travail et tais-toi » d’avoir une sorte d’onguents qu’il peut étaler dans les lieux où sont ses victimes pour les pommader et leur dire que celui qui les rends malade c’est le thermomètre et non la mal qu’il fait ,à chacune de ses victimes.

Il faut donc, disait Michel Simon, inventer des issues, les faire vivre au plus près des gens et de leurs souffrances.

Il s’agit de nous repositionner sur ce réel, et surtout de retrouver nos assises dans les entreprises et il faut se sortir de l’idée que rien n’est possible -si ce n’est pas vu en terme de pouvoir d’en haut - mais bien par la démocratie dans les lieux de travail, des débats et d’inventer des issues qui aident les gens à dépasser les clivages et les divisions pour viser le vrai coupable : le capital.

Comme le disait Eric Corbeaux, il y a une dynamique Front de Gauche qui est entrain de naitre, il est essentiel de se placer sur ce terrain de radicalité et de reconquête communiste sur le terrain des entreprises.

La lutte de classe est à l’ordre du jour et les communistes y seront à leur aise que s’is la pratiquent dans la vie de tous les jours et au plus près de la classe ouvrière.

 

Bernard LAMIRAND

Nota : ce texte est ma propre perception d’une journée d’une très grande richesse difficilement reproduisible dans cette intervention.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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Publié le 12 Février 2012

ftm-cgt.jpgLE 29 FEVRIER TOUS DANS L’ACTION
Trop c’est trop, des alternatives existent pour l’emploi et la justice sociale
La FTM-CGT se joint à l’appel de la Confédération Syndicale Européenne (CES) proposant
une journée d’actions européenne décentralisée la 29 février 2012.
Le Conseil Européen envisage d’adopter prochainement un accord contenant des règles de
disciplines budgétaires et d’austérité toujours plus néfastes pour les peuples et plus
particulièrement les salariés, privés d’emplois et retraités.
En France, la population paye lourdement les frais de la politique gouvernementale qui
s’appuie sur les agences de notation à la solde des actionnaires et du patronat.
Nous faisons face depuis plusieurs mois à 2 plans de rigueur budgétaire consécutifs, à la suite
de la réforme des retraites en 2010 fortement contestée par la population, la jugeant injuste
socialement et économiquement.
Les mesures d’austérité prennent plusieurs formes :
o baisse du pouvoir d’achat et de la croissance,
o insécurité sociale avec l’augmentation du chômage (1 million de chômeurs de plus en
5 ans),
o augmentation de la TVA, qui est l’impôt le plus injuste qu’il soit,
o chantage à l’emploi contre les salaires et la durée du travail, remettant en cause le
contrat de travail des salariés avec le projet de loi « compétitivité ».
Toutes ces mesures sont de partout les mêmes en Europe et leurs conséquences pour le
monde du travail aussi. C’est bien d’une toute autre politique économique et sociale dont
ont besoin les peuples en Europe et dans le monde.
Contre les mesures d’austérité et pour sortir de la crise, augmenter la croissance et la
consommation, exigeons dans la métallurgie :
o l’ouverture des négociations salariales dans toutes les entreprises de la métallurgie,
o la revalorisation des salaires réels dans les entreprises et les minima conventionnels
dans la branche. Les négociations salariales dans la période doivent être un point
d’appui pour que soient satisfaites les revendications des salariés,
o la reconnaissance des diplômes et l’expérience dans les parcours professionnels,
o le développement des capacités et des emplois industriels adossés à des services
publics de qualité,
o l’amélioration des conditions de travail, la retraite à 60 ans et la reconnaissance des
métiers pénibles par des départs anticipés.
Pour ce faire entendre et se rassembler, faisons du 29 février prochain, une grande journée
d’actions, avec arrêts de travail et de rassemblements dans les territoires. Cet appel de la CES
est relié également par les 3 Fédérations Européennes de l’industrie (FEM, EMCEF, FSE :
THC), à laquelle toutes les organisations syndicales Françaises sont affiliées.
Partout dans les ateliers et les bureaux, engageons la discussion
pour ensemble définir les formes d’actions à l’entreprise et débattons
de la grève, de la manifestation pour le 29 février 2012.
Montreuil, le 11 février 2012

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 11 Février 2012

J'ai trouvé cet article intéssant de Deborah Berlioz (Berlin) Bernard Lamirand

Dossier

Le miracle allemand, à quel prix?

Ils distribuent des journaux, rangent les étagères dans les supermarchés, font des sondages par téléphones… Plus de 660 000 retraités allemands doivent travailler à temps partiel pour compléter leur pension. Un nombre en hausse constante: la multiplication des mini-jobs et des faibles salaires donne nécessairement des retraites de misère.

Troisième volet de notre série sur "les failles et les défis du modèle allemand".

Wolgang, 57 ans, sert des parts de gâteau à la cafétéria d’un centre de soins au coeur de Berlin. Cet homme jovial est pourtant à la retraite depuis plus de deux ans. Après deux crises cardiaques, il a du cesser son activité de chauffeur. Mais impossible pour lui de passer ses journées entre mots croisés et jardinage.

En tant que retraité je touche 525 euros par mois. Je paye un loyer de 440 euros. Avec téléphone, le gaz, etc, il faut rajouter 150 euros. Et cela ne suffit pas. Il faut bien vivre de quelque chose c’est pour ca que je travaille ici.

Wolgang travaille donc 20 heures par semaine dans ce centre, et cela pour 390 euros par mois. C’est ce qu’on appelle un mini-job de ce côté du Rhin. Introduits par les réformes Hartz IV au début des années 2000, ces contrats permettent aux employeurs d’être exonérés de charges tant que le salaire ne dépasse pas les 400 euros par mois.

Paupérisation

Depuis, ils n’ont cessés de se développer dans tout le pays. Et nombreux sont les retraités à accepter ce genre de postes. Selon le ministère des affaires sociales, plus de 660 000 séniors de 65 à 74 ans auraient un emploi à temps partiel. Et si certains pensent que tous ces retraités continuent de travailler par plaisir, Ulrike Mascher les contredit fermement. Elle préside de l’association pour la défense des droits sociaux VDK.

Quand on voit dans quelles activités les retraités travaillent, ils portent des journaux à 5h du matin, ils rangent des étagères dans des supermarchés, ils font des ménages, ils travaillent comme portiers la nuit. Ce sont des activités qu’on ne fait pas parce qu’on veut rencontrer des collègues ou parce que cela nous plait mais parce qu’on a urgemment besoin d’argent parce que la retraite ne suffit pas.

Alors certes, 660 000 retraités qui travaillent, cela ne représente que 3,3% des personnes âgées de plus de 65 ans. Un chiffre que le gouvernement a vite fait de mettre en avant pour rassurer les masses . Mais le problème c’est qu’ils sont de plus en plus nombreux à faire partie de cette catégorie de population menacée de paupérisation. Ils n’étaient que 416 000 en 2000. Leur nombre a donc augmenté de plus de 58% en dix ans.

Baisse déguisée du niveau des prestations

Selon Ulrike Mascher, cette tendance s’explique notamment par une forte hausse du coût de la vie dans la République Fédérale: "Les prix ont augmenté dans beaucoup de domaines particulièrement importants pour les séniors, comme le chauffage ou la santé". Cette inflation ne serait pas un souci si le niveau des pensions suivait. Mais c’est là que le bât blesse, il a plutôt tendance à diminuer.

Les pensions de l’assurance retraite allemande ont perdu 10% de leur valeur durant les dix dernières années,

précise la présidente de VdK. En cause: la hausse des mini-jobs, ou des emplois à très faible rémunération. Beaucoup de travailleurs ne réussissent ainsi pas à cotiser suffisamment pour s’assurer une retraite décente.

De plus, le gouvernement allemand a décidé en 2007 de relever l’âge légal de la retraite de 65 à 67 ans. Or l’âge effectif de départ à la retraite de ce côté du Rhin est de 62,1 ans pour les hommes et de 61 ans pour les femmes selon l’OCDE. Et le taux d’activité des personnes entre 50 et 65 ans n’est même pas de 70%. Une hausse de l’âge légal de départ ne revient donc ni plus ni moins qu’à une baisse déguisée du niveau des prestations.

La "honte de demander les aides sociales"

Les séniors en situation de précarité peuvent demander une allocation complémentaire à l’Etat. Mais beaucoup s’y refusent. "Les gens qui ont travaillé toute leur vie ont honte de ne pas s’en sortir et de devoir demander de l’aide", assure Ulrike Mascher. Sans compter que les conditions pour l’obtenir sont draconiennes.

Reingard, retraitée de 68 ans, fait partie des nombreux séniors qui renoncent à cette aide de l’Etat. Pourtant, après avoir travaillé 40 ans, elle ne touche que 704 euros par mois:

Je pouvais demander une allocation. Mais il aurait fallu que je n’ai aucune propriété, pas de petit jardin, par d’épargne, rien. C’est seulement sous ces conditions que je pouvais demander cette allocation.

Cette énergique grand-mère préfère donc travailler dans un centre d’appel. Elle fait des sondages par téléphone pour une filiale d’Ipsos. Elle peut ainsi garder son petit jardin ouvrier. Sans compter que l’allocation ne lui aurait rapporté qu’une centaine d’euros supplémentaires.

Toujours pas de salaire minimum

Or, pour Reinard, ce n’était pas encore suffisant. "J’ai trois enfants, trois petits enfants et un arrière petit fils. Et chacun attend d’une grand-mère qu’elle soit là et qu’elle donne un peu d’argent de poche pour s’acheter quelque chose. Là aussi on trouve une raison de travailler en étant grand-mère", confie-t-elle en souriant.

Selon les experts, la paupérisation des séniors ne va cesser d’augmenter durant les vingt prochaines années, notamment en raison du vieillissement de la population, particulièrement fort en Allemagne. Le gouvernement a donc annoncé l’ouverture d’un dialogue cet automne avec les représentants des retraités. Ulrike Mascher y sera.

Elle compte demander une hausse de l’allocation complémentaire car "pour le moment, elle permet à peine de couvrir les besoins de tous les jours". Mais sa première revendication est l’introduction d’un salaire minimum interprofessionnel. Car selon elle:

Des salaires de misère ne peuvent entrainer que des retraites de misère.

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Publié le 10 Février 2012

éclaration commune CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

Réunion intersyndicale du 9 février 2012

jeudi 9 février 2012

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En Europe, le chômage frappe un grand nombre de salariés, particulièrement les jeunes et les femmes. De très nombreux salariés voient leur pouvoir d’achat fortement amputé. Les inégalités se creusent.

En France, la situation de l’emploi continue de se dégrader, l’augmentation de la TVA ne fera qu’aggraver les inégalités.

Face à ces situations économiques et sociales qui se dégradent et avec le durcissement de l’austérité comme seule réponse de la part des dirigeants européens, la Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une journée d’action européenne le 29 février, à la veille du Conseil européen. Dans ce cadre, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA se mobiliseront partout en France pour que le travail et la justice sociale soient au centre des priorités politiques.

Les mesures d’austérité ne sont pas la réponse à la crise, au contraire, elles produisent d’énormes dégâts sociaux. On ne peut pas continuer à imposer des mesures qui ne marchent pas, qui enfoncent les pays dans la crise et appauvrissent de plus en plus de salariés, chômeurs et retraités.

Le projet de traité, élaboré sans véritable débat démocratique, qui sera à l’ordre du jour du Sommet européen de mars 2012 renforcerait l’austérité. Son principal objectif est de réduire au maximum les déficits publics quels qu’en soient les impacts sociaux. Il ne relancerait pas la croissance et ne résoudrait pas la crise de la dette souveraine.

Le besoin de gouvernance économique est utilisé dans beaucoup de pays pour justifier la mise en cause des systèmes de relations sociales et de négociations collectives, pour imposer une pression à la baisse sur les salaires, pour affaiblir la protection sociale, le droit de grève et privatiser les services publics.

Parce qu’il est contraire à l’Europe sociale que nous voulons, avec la CES, nous nous opposons à ce projet de traité. Nous avons besoin d’une nouvelle politique monétaire économique et sociale dans le cadre d’une gouvernance économique forte de la zone euro qui donne priorité aux politiques en faveur de la création d’emplois de qualité.

Pour une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale, les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires, UNSA s’engagent dans cette mobilisation en y impliquant largement tous les salariés, partout dans les entreprises et les administrations. Elles appellent à faire du 29 février une puissante journée d’actions passant notamment par des rassemblements et des manifestations interprofessionnelles.

(NB : La CFDT décidera lors de son conseil national des 14 et 15 février les modalités de son engagement dans cette mobilisation.)

Montreuil, le 9 février 2012

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 9 Février 2012

Q_286_extrait_355.jpgMIGAUD LE NIGAUD DU SYSTEME

Victor Hugo : « Lamartine me disait »: « Plus je vois ces hommes, plus j'estime mes chiens. » (Choses vues, 1850).

Me rappelant cette citation,  on pourrait l’accoler à ce  bonhomme, président de la Cour des Comptes, que j’ai entendu ce matin sur France-Inter débité un discours de comptable d’un système aux abois.

L’habit fait le moine dit un vieux proverbe.

Le moine que nous avons à cette Cour des comptes, qui préconise au lieu de constater seulement, propose pour régler la question de l’endettement, une cure d’austérité, comme une sangsue avec la pratique de la saignée.

Un  sérieux sacré coup de main à Parisot du Medef  et à Sarkozy pour sa campagne électorale.

La cour ne prône pas l’austérité, dit-il, mais la maitrise de dépenses. Soit… alors maitriser les dépenses, il faut choisir lesquels cher Monsieur !

Lesquelles ?

Monsieur Nigaud, ex député social-démocrate, ami des Hollande, (ça promet) a choisi les dépenses auxquelles il faudra mettre le grappin dessus.

La sécurité sociale, celle qui concerne la vie, celle chère à tous les travailleurs de ce pays.

Il s’attaque aussi au point d’indice des fonctionnaires mais rien sur les indices des banquiers, des actionnaires, des stock-options, des dividendes.

Voilà, ce que nous propose ce socialiste en peau de lapin : frapper le peuple mais surtout pas l’argent des riches.

J’aurais aimé l’entendre dire qu’il fallait augmenter les recettes et prendre l’argent là où il est comme le disait si bien Georges Marchais et  de dénoncer par exemple ces profits faramineux des grands groupes du CAC 40 et les dividendes d’actionnaires qui ensuite placent le pognon, piqué aux salariés, dans les paradis fiscaux.

Monsieur Nigaud aurait pu par exemple nous dire le coût de la perte de recettes à cause du chômage et des salaires minables, nous parler également  de son indignation devant le coût du capital pour la nation et quand on fait la balance entre le coût social  et le coût du capital, il n’y a pas photo et mon camarade Dimicoli , responsable du secteur économie , finances du PCF l’indiquait dans la revue « Communistes » : en 2010, selon les comptes de la nation, les sociétés non financières ont payé pour 145 milliards d’euros de « charges sociales » mais pour 309 milliards d’euros de charges financières d’intérêts et de dividendes » .

N’ya t’il pas à s’attaquer à ceux qui sucent la richesse nationale au lieu de s’en prendre aux dépenses utiles.

Monsieur Nigaud qui a eu son poste par la grâce du Maitre de l’Elysée, ne veut pas chagriner le capital.

Celui qui a un maître n'est pas maître de ce qu'il porte sur le dos.

Proverbe Africain

 

Bernard LAMIRAND

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 8 Février 2012

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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Publié le 7 Février 2012

GUEANT L’ARROSEUR ARROSE

Guéant croyait avoir droit, sans cesse, à faire des déclarations stigmatisant des ethnies, des cultures, une certaine religion, sans qu’un beau jour il se fasse rentrer dedans.

Cela lui est arrivé, ce mardi à l’Assemblée Nationale, où un député Serge Letchimy radical de gauche s'est adressé aux députés UMP et au Ministre de l'Intérieur, « Vous Monsieur Guéant, vous privilégiez l'ombre. Vous nous ramenez jour après jour à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial ». « Monsieur Guéant, le régime nazi si soucieux de purification, était-ce une civilisation ? », s'interroge-t-il ensuite.

Cette demande d’explication a amené le groupe UMP et le gouvernement à quitter l’hémicycle pour ne pas à avoir à y répondre.

Le courroux forcé de la droite n’y change rien.

Quoi de plus normal qu’un député s’adresse à ce gouvernement pour demander des explications. Au moment ou ce gouvernement droitise à l’extrême son discours pour cavaler après les voix du Front National, empruntant des idées de rejets. Rappelons aussi les paroles de Hortefeux vis-à-vis d’un français d’origine arabe.

Les discours stigmatisant des populations favorisent les haines, créent les conditions d’idéologies qu’il faut combattre et ce député faisait remarquer qu’en d’autres temps ce genre de discours a alimenté toutes les haines et conduit à l’irréparable.

Un député, qui est une vigie sur les libertés, a le droit imprescriptible de s’interroger et d’interroger son gouvernement sur ses actes ;  et surtout quand il remarque quand des affirmations prennent une tournure approvisionnant des réflexes de supériorité de civilisations.

Monsieur Guéant est un récidiviste et on ne peut pas dire que sa langue a fourché.

Que dire alors de ce départ courroucé des députés de  la droite, sinon dire, que pour ne pas répondre à cette question orale qui les obligeaient soit à confirmer ces propos ou a les infirmer, le gouvernement et la droite ont choisi la fameuse phrase « courage fuyons ». Alors cette citation de Guéant  «  pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas », n’est pas un accident de parcours mais c’est un flash-back  comme tenaient les colonialistes qui voulaient christianiser des populations sauvages et c’est également  du « Gobineau » sur l’origine des espèces et donc des races supérieures ou inférieures qui émergent.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 6 Février 2012

Osmo.jpgSARKOZY MERKEL LE COUPLE INFERNAL A PARIS

Ce soir, à la télévision, se télescopait deux tableaux pas très réjouissants sur Antenne 2 :  un reportage sur deux femmes SDF souffrant du froid et une émission consacrée à la rencontre entre Sarkozy et Merkel, avec un président français bousculant toutes les convenances pour faire de cette émission une tribune pour sa propre campagne électorale.

J’ai rapproché ces deux faits parce qu’ils montrent à quel point le fossé politique a atteint son paroxysme avec ce couple que je n’hésite pas à appeler « Infernal », puisqu’il nous conduit à l’abime social, économique, politique, et qu’il n’a que mépris pour la misère qu’il  engendre autour de lui, autant en France qu’en Allemagne.

Les statistiques du commerce extérieur, les trophées, les échecs  de cette course démoniaque à celui qui gagnera les marchés tuent la vie et l’humain qui était le moindre de leur souci.

Ce soir, ils n’avaient qu’à la bouche, compétitivité, marges, profits, désendettement, plan de rigueur, d’austérité et mettre à genoux le peuple grec.

Je  ne pouvais m’empêcher, lorsque ces deux complices faisaient assaut d’arguments, sur leur façon de faire réciproque, de penser à ces deux femmes, seules, vivant la nuit dans leur voiture, dans le froid le plus vif, sans logement puisqu’elles l’ont perdu ne pouvant plus payer leur loyer avec le peu d’allocations octroyées :  l’une proche de la retraite et  l’autre plus jeune sans travail.

L’une s’est organisée, la voiture est devenue son habitation, elle tremblait de froid, elle avait encore un certain courage de dire les choses en souriant, c’est  une femme qui a travaillé toute sa vie pour être jetée à la rue, au bord du caniveau ;  elle et sa voiture se trouvant devant son ancien appartement qu’elle avait dû quitter, virée il y a 2 ans, il y a avait un regard chez cette femme d’accusation de ce monde infâme. L’autre, elle aussi virée, le regard triste, nous la voyons entrer dans son véhicule, une chaufferette en main pour réchauffer ses pieds, qui permettra de réchauffer tout son corps dit-elle ; les larmes coulent du peu de découvert de ses yeux et de son  visage emmitouflé;   elle n’a plus rien, on lui a enlevé ses enfants, elle enfile dans ce froid glacial plusieurs tenues. Dans sa voiture la place est exigüe pour dormir, elle couchera recroquevillé :  comment tenir toute une nuit comme cela ? Une voisine nous dit qu’elle l’invite à manger chez elle mais qu’elle ne peut la loger faute de place. Cette jeune femme SDF, elle aussi, a fixé son pauvre univers devant son ancien appartement, sa voiture est juste en dessous, et elle regarde son ancien appartement avec la nostalgie des années où la vie était agréable que ce soir d’hiver sibérien.

Deux cas qui montrent l’immense misère qui se développe actuellement, celle qui provient de cette course effroyable au profit, course qui broit tout le social sur son passage, course de ces deux enragés de la finance qui nous vante l’unité franco-allemande pour faire taire toute contestation en nous faisant peur sur d’autres moments où nos deux peuples se sont affrontés et comme des petits garçons et de petites filles ils nous ont sermonné ce soir comme on invoquerait le grand méchant loup pour que nous soyons sages.

Ce soir, nos deux dames dans leur voiture, n’ont certainement pas vu et entendu ces deux virtuoses de l’esbroufe capables de nous expliquer qu’ils font tous çà pour notre bien.

Ils étaient l’une et l’autre, main dans la main, pour défendre le veau d’or : le capital.

Ils sont au bout du rouleau, l’un voit sa côte chez les français au plus bas niveau jamais atteint par un président de la République en fin de mandat, l’autre sait que sa politique a laminé les salaires des allemands et pour aider son camarade d’infortune, d’indiquer que la France doit faire des efforts comme le font les allemands en matière de flexibilité de l’emploi.

Elle se permet même de donner une bonne note à Sarkozy sur la réforme des retraites.

Mais au nom de qui parlent-ils ces brigands du capitalisme ?

L’une a  écorché à vif son pays, le social, qui était une fierté allemande et qui n’est plus que ruines et de quel droit Merkel  exigerait qu’on la suivre jusqu’au bout dans ce corbillard inhumain qui traverse l’Europe.

L’autre, ce misérable, ce hâbleur, s’est permis ce soir de confondre son mandat et ses ambitions politiques.

Ce soir, c’était l’allemande des banques qui causait et qui venait prêter main forte à son chargé de mission pour la France.

La France n’était pas belle à voir ce soir.

Et me revenait, cette France qui souffre, ces deux femmes dans la rue, comme des milliers de travailleurs pauvres qui, ce soir, cherchent désespérément un endroit pour se réchauffer.

France du travail et des luttes, relève le défi des luttes et le 29 février montre de quel bois tu te chauffes.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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