Publié le 26 Février 2012

imagesCAX5A8ZXLe Paysan et ses Enfants

Version nouvelle du laboureur et ses enfants de la Fontaine établie pour la venue de Sarkozy au saloon de l’agriculture

Travaillez, prenez de la peine dit Sarkozy :
C'est bon pour mes amis de la grande distribution
Un paysan, sentant qu’il s’était fait avoir dans la prairie,
Fit venir ses enfants, leur parla avec émotion.
Gardez-vous, leur dit-il, de vous faire avoir par l’aréopage
Que nous ont laissé nos parents.
Un  vrai trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l'endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez  vous et soyez debout.
Cherchez, fouiller, manifester ; ne laissez nulle place
Pour que Sarkozy ne passe et repasse.
Le paysan mort, les fils font les comptes
Deçà, delà, partout ; si bien qu'au bout de l'an
Ils s’aperçurent qu’avec Sarkozy, c’est le matraquage .
D'argent, point de caché pour le Fouquet’s. Mais le paysan fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que la lutte est un trésor.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 25 Février 2012

h-20-1973220-1267853139.jpgSARKOZY AU SALON DE L’AGRICULTURE

« Un chien plus il est battu plus il est fidèle » : c’est une vieille citation qui courait dans les campagnes le temps passé pour affirmer l’allégeance des paysans à la monarchie puis ensuite à cette bourgeoisie naissante.

Cependant l’histoire de notre pays démontre le contraire à l’exemple de ces révoltes paysannes qui ont marqué notre histoire tout au long des siècles.

Sarkozy, ce matin, inaugurant le salon de l’agriculture, s’estimait en terrain conquis : il venait recueillir l’allégeance des paysans d’aujourd’hui après les avoir si bien châtié pendant son quinquenat.

Pourtant çà rouspétait dans les travées, dans les stands et même les vaches beuglaient à son passage et ce n’était pas des beuglements de bienvenue.

Certes il avait son auditoire, il avait fait venir Nihous le chasseur, qui s’est retiré des présidentielles et qui appelle à voter Sarkozy au premier tour. Celui-ci accueilli le nabot comme un préfet fait des courbettes devant son chef ; comme si on ne savait pas que cet individu était un pisteur pour préparer la chasse aux voix du maitre de l’Elysée et de sa cohorte suivie de la meute de chiens des beaux quartiers.

Les chasseurs qui pensaient avoir un candidat « chasse, pêche et nature » n’ont eu qu’un vieux lièvre à bout de souffle qui a vite regagné  son gite.

Les chasseurs sont cocus ;  alors ils ne leur restent soit qu’à déchirer leur carte à la Fédération ou bien à démettre le faux pisteur. Les pécheurs au lieu d’aller à la pêche le jour du vote pourront se rendre aux urnes et mettre suffisamment d’amorces pour que les bulletins Sarkozy finissent dans l’épuisette des votes non utilisés.

Quand aux paysans, aux éleveurs, aux céréaliers, betteraviers, apiculteurs, professionnels des fruits et légumes etc. ils pourront se dire que depuis que la droite dirige ce pays, leur pouvoir d’achat s’est effondré et qu’ils n’ont aucune raison de refaire confiance à cet individu.

Quand on constate le prix de vente de leur production à l’industrie agroalimentaire, aux hyper marchés, on peut comprendre leur irritation : mais pourquoi votent- t’ils majoritairement à droite ? Certes il y a quelques gros propriétaires fonciers qui ont toutes les raisons de faire confiance à la droite ;  mais les autres, pourquoi confient-ils le soin de leur défense à cette FNSEA qui est l’antichambre de carriéristes qui postulent ensuite à des postes de responsabilités gouvernementales à droite auxquels ils se dévoueront ensuite corps et âmes pour vous faire disparaitre ?

Démentissez donc ce vieux dicton : « un chien plus il est battu plus il est fidèle à son maitre » : libérez-vous et tournez vous vers le vote Mélenchon et son programme car il est le seul candidat qui vous défendra et je ne résiste pas à vous lire un passage vous concernant : « nous soutiendrons l’installation de jeunes agriculteurs et la consolidation des petites exploitations, y compris par le biais de réserves foncières, notamment à proximité des villes. La transition écologique de l’agriculture et la création d’emploi étant conditionné à la juste rémunération du travail agricole, les pratiques de la grande distribution seront encadrées au moyen de prix minimums aux producteurs et de coefficients multiplicateurs maximum. Nous affirmerons également le soutien aux filières alternatives labellisées, vivrières, courtes, de proximité, biologiques et reposant sur une juste rémunération afin de permettre au plus grand nombre de bénéficier d’une alimentation de qualité, notamment grâce à une évolution des appels d’offres publiques permise par un nouveau code des marchés publics.

Sarkozy, Bayrou, Le Pen, Hollande dans une moindre mesure, ne remettent pas en cause le système qui vous exploite et vous tue ( celui qui vous détruit à petit feu et qui vous remplace par des financiers de l’agroalimentaire et de la grande distribution qui assassine la petite et moyenne exploitation pour s’accaparer à bon compte d’une agriculture dominée par quelques seigneurs de la terre dévoués au capital).

Alors, le salon de l’agriculture ne peut être que celui des petits et moyens producteurs en oubliant pas que le monde de l’agriculture, c’est aussi et surtout des salariés qui travaillent dur et qui ne sont qu’une variable d’ajustement avec souvent des salaires de misère.

A eux aussi de rejeter Sarkozy et sa fausse valeur travail car ses propositions visent à diminuer encore votre rémunération.

Et  ce n’est certainement pas en cherchant de la main d’ouvre à bas coûts que le monde agricole trouvera la porte de sortie.

Un bon agriculteur est celui qui ne se laissera plus tondre par la droite.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 25 Février 2012

Ah, elle est bien bonne celle-là  : c'est le Front national qui fait les frais de la fameuse citation, l'arroseur arrosé.

C'est un gros bonnet de la viande membre du FN qui inonde le pays et le Nord pas de Calais de la viande Hallal dénoncée par la fée Carabosse Le Pen.

A mon avis, ce gros bonnet de la boucherie hallal, membre éminent du Front National, avant de démissionner suite aux propos tenus par la Fille à Le Pen contre les bouffeurs de merguez hallal, a dû en faire des saucisses merguez hallal lors des rassemblements du Front National.

Et quand on voyait la mine patibulaire de la famille Le Pen dans les meetings, on a maintenant une explication: ils avaient bouffé du merguez hallal "à tire l'arigo" et la digestion les amenait à éructer plus que de raison leur discours de fhaine.

 

Je joins le blog fait par mon camarade Canaille le Rouge qui nous révèle tout les dessous hallal de l'affaire du boucher du Pas de Calais.

Bernad LAMIRAND

Vendredi 24 février 2012

 

http://www.al-kanz.org/wp-content/uploads/2012/02/lamoitier-halal-figaro.png

 

Suite de la dépêche de 12h15 :

 

cela vaut sont pesant de boudin, ou, les moeurs de l'extrême droite sont-ils soluble dans le financement du "fn":

 

Il était une fois un pôv p'tit chevillard qui y arrivait pas.


Pour maintenir sa p'tite entreprise, il s'est diversifié, a trouvé le filon. 


Un raisonement des plus simple : 

"Si Jean Marie a pu faire fortune avec les ciments Lamberts grands consommateurs de main d'oeuvre immigrée venant d'Afrique toutes régions confondues, pourquoi qu'moi qui ne suis pas la moitié d'un futé je n'en ferais pas autant mais en leur fournissant les protéines ?  J'les nourrie, y les faits bosser ! 


Et donc participant comme élu régional à sa croisade contre les immigrés, il les nourrit contre espèces sonnantes et trébuchantes qui vont alimenter les fond du "fn" qui veut mettre les mêmes à la mer.

 

Et roule ma poule jusqu'à ...ce que la marine propulse sa farine de poisson pourrie pour se différencier de c'te gueule de raie de Gueant".

 

No't p'tit artisan, citoyen exemplaire s'implique dans la vie publique et se fait élire conseiller régional du "fn" où depuis 1998 il siège au côté d'une certaine... marine le pen.

 

Parions que le p'it gars, militant dévoué, a du fournir viandes et brochettes pour les barbecue et les fêtes votives du groupe.

 

Et pan aujourd'hui ils le lourdent.


Que va faite ce Lamoitier privé de son tout politique pour faire fructifier ce qui reste le fond de ses engagements ? 


Parions qu'il va se retrouver dans pas longtemps parmi la branche dure de l'UMP. Ca tombe bien Vanneste vient de virer vers ultra tribord pour aborder la marine.


Mais jetez un oeil la dessus, c'est édifiant de morale politique :


Repris des Inrocks, 

Paul Lamoitier, 75 ans, élu conseiller régional du Front en mars 2010, s’avère être le premier fournisseur des boucheries halal de la région Nord-Pas-De-Calais. Compte tenu de la montée de la polémique autour de la viande halal et des pressions qu'il a subies au sein de son parti, il vient de démissionner du Front national et s'explique aujourd'hui sur sa décision.

Pourquoi avez-vous démissionné ?

On m'a poussé vers la sortie, ça devenait intenable. Mes collèges au Front m'aiment bien mais des responsables du FN m'interdisaient d'assister aux séances du conseil régional. Ils avaient peur que je parle à la presse. 

Que pensez-vous de la polémique autour de la viande halal ?

C’est une viande très bonne qui respecte toutes les normes d’hygiène alimentaire. La viande halal n’a rien à voir avec la montée de l’islamisme, il ne faut pas tout mélanger. Les patrons de boucherie halal ne sont pas des islamistes. C'est vrai que les musulmans préfèrent que les animaux ne soient pas étourdis. Ça fait souffrir l'animal mais ils ont raison. La viande est meilleure quand il y a moins de sang à l'intérieur.

Pourquoi Marine Le Pen insiste autant sur cette question dans ce cas ?

Marine Le Pen n'aime pas les arabes et elle utilise n'importe quel moyen pour les casser. Je lui ai écrit pour essayer de lui faire comprendre que cette viande n'était pas un problème mais elle ne m'a jamais répondu.

Qu'allez-vous faire désormais ?

J'ai démissionné du Front national mais je resterai conseiller régional. Je m'expliquerai plus en détails lors d'une conférence de presse la semaine prochaine. J'ai toujours fait partie des modérés au sein du Front, je suis antiraciste.

Recueilli par David Doucet

 

 


Ce type, dirigeant régional du " fn", déclare ne pas être raciste. Au "fn" et antiraciste !?! comment se fait-ce ? ça s'équilibre comment alors ?

 

Si on retire ce bas morceau de la carcasse de cette organisation que reste -t-il ? : la haine viscéral des rouges et des acquis sociaux qui vont avec. 

 

Preuve que le "fn" est un parti de classe au service du patronat et du capital.

CQFD


Au "fn" et antiraciste. C'est donc bien cela. La question des immigrés est bien le chiffon rouge agité pour masquer d'un paravent de haine le fond de classe de ce ramassis de fascistes. Les remugles d'antisémitismes révélés par l'épisode Brasillach est là pour montrer cette vielle carne de droite pétainiste rancie par la haine calotine et le colonialisme. 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 24 Février 2012

coleresdupresent.jpgLes chiffres du chomage viennent de tomber pour Janvier.

EMPLOI - Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 13.400 en janvier...

Le chômage a poursuivi sa progression en janvier en France, selon les chiffres publiés vendredi par le ministère du Travail et Pôle Emploi. Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (ceux n'ayant exercé aucune activité) a augmenté de 13.400 (+0,5%) le mois dernier en France métropolitaine par rapport au mois de décembre pour s'établir à 2.861.700. Sur un an, la hausse s'établit à 6,2%.

En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi croît de 0,1%, soit 4.800 personnes de plus, pour atteindre 4.258.200 (+5,5% sur un an). Avec les départements d'Outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi s'établit à 4.525.900, un chiffre sensible à deux mois du premier tour de l'élection présidentielle.

 

Comme on le voit, le président de la république pourra visiter toutes les usines de France et de Navarre, promettre quelques sauvetages, faire appel à quelques amis pour redorer son blason, s'afficher avec des ouvriers, mobiliser le ban et l'arrière ban de l'état et de ses moyens,  le mal est là: la cangrène gagne chaque jour du terrain : c'est le résultat de sa politique quinquenal et c'est le travailler moins ou plus du tout pour des millions de personnes qu'il a conduit au chomage pour les intérêts du capital et du CAC 40.

Rien n'y fera, il portera la pancarte du plus parfait casseur de l'emploi comme président de la république.

Bernard Lamirand

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 24 Février 2012

Photo0028.jpgSARKOZY ET LE TRAVAIL

« Moi je veux parler au peuple de France, lui parler du «travail, cette valeur cardinale de République» a dit « le président des Riches » à Lille, ce jeudi 23 février, devant la bourgeoisie du textile de Roubaix Tourcoing réunie au Zénith et qui avait fait le plein de tous les profiteurs et véreux du coin venus soutenir celui qui les a enrichi pendant plus de cinq ans.

Le travail parlons-en !

Venir parler du travail, à Lille, dans ce Nord Pas de Calais, qui porte toujours les stigmates des casses industrielles des années 1980, où furent abandonnées les industries de la Sidérurgie, du charbon et du textile, et que rien n’a remplacé sinon que les friches industrielles, il faut avoir le sens du mépris pour ceux qui ont vraiment travaillé et qui ont été licencié  par ces aigrefins du textile.

Honte à ce mépris de la classe ouvrière par ces individus qui se sont enrichis et n’ont que donné que misère et mal-vie dans ces corons et courées du Nord.

De ce Nord de la Flandre, de ces patrons du textile qui ont exploité les travailleurs pendant plus d’un siècle et dont leurs usines en ruines ou retapées portent encore leurs ignominies dans les quartiers de Roubaix- Tourcoing ( on pourrait mettre devant leurs châteaux industriels en déshérence : ici git 10000 emplois perdus, des centaines de milliers d’heures de travail enlevées, des centaines de morts victimes du capital).

S’ils n’exploitent plus les salariés qu’ils ont mis à la porte pour aller faire fructifier leur butin sous d’autres cieux , ils prospèrent aujourd’hui dans la finance, dans les délocalisations, en Chine et ailleurs ; ils se sont reconvertis dans la vente par correspondance puis dans les Hypermarchés, dans l’industrie du luxe et du lucre ;  ils sont devenus les riches du CAC 40 comme ceux affichés dans le classement du challenge, journal patronal qui publie chaque année la liste des plus grandes fortunes du pays et ils sont tous au hit-parade.

Le travail, c’est eux qui en ont privé les salariés du Nord pour aller exploiter des travailleurs ailleurs  à vil prix, comme il l’avait fait dans ce Nord avant que naissent les syndicats et les luttes.

Sarkozy est venu rendre hommage à Lille non au travail mais au profit tiré du travail salarié et le plus abject,  c’est qu’il ait osé glorifié le travail devant ce parterre de profiteurs qui ont fait disparaitre le travail dans ce nord de la France.

Sarkozy, dans son discours, a opposé les valeurs du travail à l’assistanat. Il insulte ce Nord qui a été de toutes les luttes avec Jules Guesde et bien d’autres pour changer ce travail de forçats des mines et des usines textiles et d’imposer la solidarité.

C’est dans cette région que l’on a développé les mutuelles, ancêtres des syndicats, que l’on donné des repères sur les garanties d’emploi, de salaires, de temps de travail, là où auparavant les enfants travaillaient dans les mines à 9 ans, où les femmes accouchaient dans les travées des métiers à tisser, là où l’on mourait sur les lieux de travail parce que les salariés n’avaient aucune protection devant les risques et aussi les maladies professionnelles.

Alors parler d’assistanat, ce vieux terme des possédants, terme ressemblant comme à deux gouttes d’eau à celui de la charité, est que mépris pour ceux qui ont lutté pour que s’installe l’humain et la solidarité.

La valeur travail, n’appartient pas au capital, à ces profiteurs qui gagnent plusieurs centaines de fois le SMIC annuel, à ces spéculateurs qui raflent les fruits du travail salarié et vont ensuite cacher leur moisson dans les paradis fiscaux.

Ce ne sont que des voleurs.

La valeur travail, ce n’est pas non plus « le travailler plus pour gagner plus », qui a d’ailleurs aujourd’hui disparu des tablettes de ce président des riches. Maintenant il parle de travailler plus alors que c’est lui qui a mis le travail par terre :  1 million de chômeurs en plus en 5 ans, voilà la valeur travail que nous offre ce président et sans compter tous ces travaux précaires où l’on présente aux salariés que quelques heures de travail par semaine et maintenant par jour.

Il est venu à Lille, tout simplement défendre les siens, ceux qui ont fait fortune en abandonnant le textile en France , en le délocalisant dans les pays où les salariés sont payés à coup de lance-pierre comme au bon vieux  temps de ce patronat textile avide de profit.

En cinq ans, il a diminué le prix de la force de travail, il a permis aux dividendes d’empocher la différence.

En fait, il est venu dire à ces voleurs de richesses créées par les travailleurs,  que s’il restait au pouvoir, il les aiderait à faire davantage de profit en leur donnant les meilleures conditions d’exploitation en cassant toutes les conventions collectives existantes et notamment concernant les salaires et le temps de travail et aussi en le débarrassant de la cotisation de l’entreprise pour la sécurité sociale et l’emploi.

Derrière cette valeur cardinale du travail comme il dit, c’est la valeur cardinale de profit qui est avancée et l’exploitation de l’homme par l’homme qu’il veut sans partage et sans barrières pour le capital.

Sarkozy a recueilli les applaudissements de la meute près à dévorer, le code du travail, les conventions collectives quant il a affirmé qu’il fallait mettre fin à l’assistanat et cette foule de profiteurs, de caïds de la finance, criait sa joie devant l’ivresse de futurs et juteux profits.

Nous allons leur rendre la vie difficile et on va commencer le 29 Février en manifestant dans les rues de la France et aussi en multipliant les luttes dans le pays.

 

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 24 Février 2012

index-copie-4La TVA sociale

Ni plus, ni moins qu’une atteinte à la politique familiale et au pouvoir d’achat

mercredi 22 février 2012

Faisant suite au vote majoritairement favorable de l’Assemblée nationale, le Sénat examine le projet de TVA DITE « SOCIALE » et l’augmentation de la CSG sur les revenus du patrimoine et de placement, en lieu et place des cotisations sociales finançant la branche famille de la Sécurité sociale depuis 1945.

Cette réforme a pour objectif de changer en profondeur le financement de la Sécurité sociale et la conception des prestations familiales.

On ne dit pas assez que la politique familiale française est l’une des plus performantes au monde. Elle a notamment permis à notre pays d’avoir un taux élevé d’activité des femmes, et a contribué à ce que la France ait aujourd’hui l’un des taux de natalité les plus importants en Europe (avec l’Irlande et l’Islande), assurant aux familles un niveau de revenu nécessaire à la bonne éducation des enfants.

Dans tous les pays d’Europe qui ont transféré le financement de leur protection sociale sur la TVA, le pouvoir d’achat des familles s’est réduit par une augmentation des prix à la consommation et par des coupes sombres dans les prestations sociales.

La légitimité de la Sécurité sociale ne se mesure pas à son coût ou à ses effets supposés sur la compétitivité des entreprises ; elle sert avant tout une politique de justice sociale, de répartition des richesses et d’investissement humain à long terme, nécessaire à la performance économique des entreprises et à la qualité de vie de toute la population d’un pays.

Les prestations familiales en France participent au soutien durable de l’économie, contribuant à l’équilibre financier des régimes de retraite et au relèvement du taux d’emploi des femmes. Elles sont un investissement pour l’avenir auquel les richesses créées dans les entreprises doivent contribuer.

La crise de la zone euro est utilisée pour mettre les systèmes sociaux et fiscaux des différents pays d’Europe en concurrence et les tirer vers le bas. Cette politique européenne de « dumping social et fiscal » pousse les pays à sacrifier leur politique sociale.

Dans toute l’Europe, les salariés avec leurs organisations syndicales se mobilisent pour rejeter les politiques de rigueur et pour exiger une réorientation de la politique économique sur la base d’une Europe Sociale.

La Cgt, avec les syndicats des autres pays européens, appelle les salariés à débattre sans tarder de leur participation à la journée de grèves et de manifestations du 29 février pour empêcher la ratification du nouveau traité européen visant à inscrire la politique de rigueur dans la constitution.

La solidarité des peuples au-delà des frontières est le meilleur moyen de créer le rapport de forces pour la construction d’un monde plus juste.

Montreuil, le 22 février 2012

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Publié le 23 Février 2012

Coût du travail en France: l'Insee fait de la désintox

 Stéphanie Benz - publié le 22/02/2012 à 11:25

Décrochage de la compétitivité avec l'Allemagne, impact négatif des 35 heures, justification de la TVA sociale... Dans l'édition 2012 de sa publication "Emploi et salaires", l'Insee remet en cause un certain nombre d'idées reçues sur le coût du travail en France.

Rossignol a rappatrié en Haute-Savoie, il y a plus d'un an, une partie de sa production de skis délocalisée en Asie
Rossignol a rappatrié en Haute-Savoie, il y a plus d'un an, une partie de sa production de skis délocalisée en Asie
REREUTERS/Robert Pratta
Idée reçue : Avec la hausse du coût du travail, la France a perdu son avantage compétitif par rapport à l'Allemagne

Alors que le débat sur le modèle allemand s'est imposé dans la campagne présidentielle, l'Insee en repose les termes. Si l'on se contente de regarder l'évolution du coût horaire, le constat est indéniable. En 1996, l'Allemagne était le pays le plus cher de l'Union européenne. Mais depuis, c'est aussi Outre-Rhin que le coût horaire a le moins progressé (+1,9% par an). Résultat, en 2008, dans l'industrie manufacturière, le pays n'était plus au premier rang du palmarès du coût du travail. Et surtout, il a été rattrapé par la France, où cet indicateur a progressé beaucoup plus vite sur la période : +3,4%, en ligne toutefois avec la moyenne de l'UE à 15.

En revanche, insistent les experts de l'Insee, ces résultats ne disent pas grand-chose de l'évolution de la compétitivité des différents pays. " Un pays avec un coût de production élevé peut être plus compétitif qu'un autre avec un faible coût de production, si sa productivité est supérieure ", expliquent-ils. Pour l'Insee, l'indicateur important est donc le coût salarial unitaire, qui mesure le coût moyen de la main d'oeuvre par unité produite. Et de ce point de vue, les performances françaises et allemandes dans l'industrie manufacturière sont comparables, avec une même tendance à la réduction, et des rythmes respectifs de -0,5% et de -0,7% par an. Difficile, donc, de dire que la France a perdu son avantage compétitif par rapport à l'Allemagne.

Idée reçue : La hausse du coût du travail en France est due aux 35 heures

L'idée est régulièrement avancée par le Medef et par l'UMP et Nicolas Sarkozy. Mais c'est faux, expliquent les experts de l'Insee. Selon eux, la diminution du temps de travail effectif n'explique " qu'environ 10% " de la hausse du coût horaire de la main-d'oeuvre entre 1996 et 2008. Si le nombre d'heures était resté stable entre 1996 et 2008, cet indicateur aurait progressé à un rythme annuel de 3,1%, contre 3,4% observé dans l'industrie manufacturière. Dans les services, la hausse aurait été de 2,8%, contre 3,2% observé.

Idée reçue : Le taux de cotisations employeurs est un déterminant important du coût du travail

C'est l'argument avancé par le gouvernement pour justifier la réforme de la " TVA sociale ", qui consiste à baisser les cotisations employeurs, et à faire financer le manque à gagner pour la Sécurité sociale par une hausse de la TVA. Le tout, bien sûr, dans l'idée de baisser le coût du travail pour améliorer la compétitivité de la France. En réalité, constate l'Insee, il n'y a pas de " lien significatif entre le niveau du coût horaire et le taux de charges " parmi les pays de l'ex-UE à 15. Ainsi, au Danemark et en Suède, qui ont tous deux un haut niveau de protection sociale, le coût horaire du travail est assez proche. Le premier, pourtant, a des cotisations sociales patronales limitées (7% du salaire brut), alors qu'elles sont très élevées en Suède (30%). Sauf que les salaires bruts sont plus élevés au Danemark : les salariés payent plus d'impôt sur le revenu, qui finance en partie la protection sociale. " Toutes choses égales par ailleurs, à moyen terme, le taux de cotisations sociales employeurs n'est pas un déterminant du coût horaire. Seul le niveau global de taxe compte, pas la répartition entre cotisations sociales employeurs, cotisations salariales et impôt sur le revenu ", relève l'Insee.

Idée reçue : Les conditions de travail sont moins difficiles aujourd'hui

En réalité, une enquête menée par sondage auprès d'un échantillon représentatif de salariés de différentes générations montre que les " pénibilités physiques " n'ont pas diminué. En revanche, les contraintes organisationnelles et psychosociales se sont considérablement accrues. Ce sondage reposant sur la façon dont les salariés perçoivent leur travail, faut-il y voir le fait que les plus jeunes seraient aussi plus exigeants par rapport à leurs conditions de travail ? " Peut-être, répond Thomas Coutrot, un des auteurs de l'étude. Mais en la matière, c'est bien le ressenti qui compte, car c'est cela qui a des conséquences sur la santé. Donc si les plus jeunes considèrent qu'ils ont des contraintes importantes, et plus importantes que les générations précédentes au même âge, leur travail aura aussi plus tendance à les rendre malade ".

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 21 Février 2012

HOMMAGE

Je viens d’apprendre le décès de Jacqueline Krasucki, l’épouse d’Henri, et en guise d’hommage à sa compagne, je voudrais simplement rappeler ces années de combat qui vont des années 1975 à 1984, le soutien d’Henri dans les grandes luttes et de son épouse Jacqueline qui a vécu ces moments particuliers où son mari était sur la brèche, avec nous les métallos, à n’importe quel moment du jour et de la nuit, pour aider aux combats de l’époque et d’une CGT qui luttait et se battait pour le devenir de l’industrie et contrait les abandons de Mitterrand dès 1982 à partir du plan de rigueur et le lâchage de la sidérurgie.

Jacqueline est venue à l’hommage que nous avions rendu à Henri à l’institut d’histoire CGT de la Métallurgie et nous l’avons remercié d’avoir été si proche de nous les métallos dans ces combats difficiles de cette époque.

Bernard LAMIRAND

 

Je remet en ligne ce texte fait en 2007 et qui rappelle ce combat mené dans une période difficile où la CGT était débout dans la tempête, se battait les yeux ouverts, comme disait Henri.

 

 

 

LA LUTTE DES SIDERURGISTES en 1979/1980

 

30 ans après la grande lutte des sidérurgistes de Denain et de Longwy, que peut-on en dire aujourd’hui ?

D’abord un rappel historique pour les générations qui ont suivies celles qui ont combattu le plan Davignon, du nom du commissaire européen, vice-président de la commission européenne. (Son passage dans cette institution fut marqué par l'élaboration d'un plan de grande envergure qui visait à remédier à la surproduction dans le domaine de l'acier selon les experts de la CECA, Communauté Européenne du charbon et de l’acier).

Tel était le diagnostic des autorités européennes et des gouvernants dans les années 1975/1985.Cela ne se confirmera pas par la suite puisque la production d’acier augmentera de manière significative au niveau mondial.

Ce plan prévoyait, entre autres, le contingentement des livraisons d'acier, la fixation de prix minima, l'instauration d'un système de licences d'importation et enfin la restructuration des sidérurgies nationales afin de réduire la capacité de production communautaire.

L’article 58 de la CECA, permettait de déclencher l’état de crise manifeste et de prendre ces mesures.

Seront touchés particulièrement en 1979 : la Lorraine, le Denaisis, le Pays de Galles et la Wallonie en Belgique : des régions où l’acier, le minerai de fer et le charbon étaient implantés depuis le début de l’ère industrielle et avaient fait la richesse de ces régions.

Usinor Denain et Usinor Longwy furent les principales unités de productions touchées en France.

Dans cette intervention, je m’attacherai surtout à montrer que ce plan acier visait seulement à redresser le taux de profit des maitres des forges, par la réduction des moyens de production, en rendant l’acier plus rare donc plus cher.

Mittal, aujourd’hui, qui s’est assuré la maitrise de l’acier européen, ne fait que reproduire les mesures prises à ce moment là.

Ce plan, disait Etienne Davignon, ainsi que le premier ministre français de l’époque Raymond Barre, permettrait de protéger la filière acier et lui assurer un  devenir européen.

Les populations de la lorraine et du Nord ont malheureusement pu apprécier par la suite la nocivité de ce plan.

Leurs régions furent dévastées au point qu’aujourd’hui encore le chômage bat des records.

La reconversion ne fut qu’une illusion et un artifice.

Des milliers d’hommes et de femmes durent quitter leur lieu de vie pour aller travailler dans d’autres usines, qui, à leur tour, furent fermées dans les années 84/90.

Il y a donc trente ans, à Denain et à Longwy et dans d’autres usines en Lorraine et dans le Valenciennois, les sidérurgistes s’opposèrent à ce plan acier. Ils reçurent la solidarité de toute la France.

A l’annonce de la fermeture de Denain et de Longwy d’énormes manifestations se produisirent.

Des émeutes éclatèrent à Denain et à Longwy face aux forces de répression amenées par le gouvernement Barre pour mater les sidérurgistes.

Pendant le premier semestre de 1979, tous les jours, les sidérurgistes organisèrent des actions allant de l’occupation de gares, de centres d’impôts, de chambres patronales, du consulat d’Allemagne, les autoroutes furent à maintes reprises bloquées de même que le périphérique parisien et l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle.

De révoltes eurent lieu à Denain quand des sidérurgistes furent matraqués par des gardes mobiles, la ville fut l’objet d’une bataille rangée qui dura toute la journée du 8 mars 1979.

De nombreux blessés de part et d’autres furent comptés.

Même chose à Longwy ou toute la population pris fait et cause pour défendre autant le minerai lorrain que les installations de Longwy.

La France entière soutenait les sidérurgistes à tel point que le gouvernement fomenta des provocations lors de la manifestation du 23 mars 1979 à Paris avec l’attaque de grands magasins par des autonomes dont certains étaient manipulés par le gouvernement de l’époque.

Des manifestations énormes eurent lieu à Longwy, Metz, Saint-Etienne, Valenciennes et Denain.

La marche sur Paris, le 23 mars 1979, amena plusieurs centaines de milliers de personnes de la République à l’Opéra. Toutes les professions apportèrent leur soutien aux sidérurgistes.

Ce fut la plus grande manifestation depuis 1968.

Il fallu attendre 1995 pour retrouver pareille mobilisation.

Ce défilé du 23 mars 1979 obligea incontestablement le gouvernement à engager des négociations avec les fédérations syndicales de la métallurgie qui restèrent unies durant cette première partie du combat.

Les maitres des forges, Usinor et Sacilor durent accepter de négocier, les deux grandes entreprises étant récupérées par l’état par une prise de participation majoritaire.

Vers le mois d’Avril, les négociations avancèrent, ces négociations se déroulèrent au siège de l’Union des industries métallurgiques et minières sous la coupe du ministère de l’industrie qui agissait en sous-main.

Plusieurs rencontres eurent lieu avec les ministres Boulin pour le travail et Giraud pour l’industrie.

La pression était forte, mais celle de la CECA aussi avec Davignon, qui exigeait la fermeture de Denain et de Longwy.

Les attaques se firent violentes contre ces sidérurgistes accusés d’archaïsme avec leurs installations qualifiées de canards boiteux de la sidérurgie. Radio-Quinquin pour le Nord et Radio Lorraine Cœur  d’acier, radios de lutte de la CGT ont été le moyen de communication et d’information pour contredire l’idéologie patronale et gouvernementale.

Elles furent l’objet d’attaques et de destruction de la part du pouvoir à plusieurs reprises.

Le gouvernement, devant la ténacité des grévistes qui bloquaient les routes, les voies ferrées, qui avaient le concours et la solidarité de la France entière, dut se résoudre à lâcher du lest.

Il mit en place le plus grand plan, dit social, appelé « convention générale de protection sociale », pour affaiblir la combativité des sidérurgistes.

Après pas mal de pérégrinations, la chambre patronale de la sidérurgie accepta des départs en retraite dès 50 ans à partir d’une convention générale de protection sociale.

C’était une revendication des sidérurgistes et de la  CGT durant de nombreuses années et qui n’avait jamais pu être satisfaite, mais c’était le seul moyen pour en finir avec cette lutte massive.

Les patrons comptaient sur le ralliement de certaines organisations syndicales réformistes, ils eurent satisfaction.

Cette convention stipula également la fermeture d’installations et des mutations sur les autres entreprises sidérurgiques.

Pour les salariés ne pouvant partir de leur région, la reconversion leur fut proposée avec des stages et création d’entreprises.

50000 salariés au moins, quittèrent ainsi la sidérurgie et les sous-traitants et filiales entre 1979 et 1984, date d’un nouveau plan, qui donna le coup de grâce à Longwy, le Valenciennois et la Loire.

Les capacités de production furent réduites de plus de 5 millions de tonnes d’acier annuels.

100 milliard de francs furent consacrés à cette première grande casse industrielle de notre pays.

Les maitres de forges s’en tirèrent à bon compte : leur capital fut racheté par l’état dans de très bonnes conditions, et certains, qui étaient prés du dépôt de bilan, placèrent cette manne inespérée dans des activités plus fructueuses et surtout financières à l’exemple de la famille De-Wendel Seillière.

Ils sont aujourd’hui à la tête de grandes institutions financières.

Cette lutte aurait pu aller plus loin si toutes les organisations syndicales étaient restées unies.

Ce ne fut pas le cas, un front commun s’établit pour accepter ce qui fut un abandon national, la CFDT, FO, CGC, CFTC, rendirent les armes en signant le protocole d’accord le 8 juillet 1979.

La CGT, quant à elle, a continué la lutte  pour des retraites anticipées mais avec le maintien et la modernisation des installations menacées.

Elle fut la seule organisation à proposer un véritable plan acier qui recueilli un avis favorable du conseil économique et social.

La fédération de Métaux fit un mémorandum qui produisit  un grand bruit à l’époque.

L’abandon de la lutte, la désunion syndicale qui s’en suivit fut préjudiciable et une certaine fatalité s’exerça face à la démission de ces organisations  syndicales.

Ce fut un grand moment de désespoir dans les bassins sidérurgiques concernés.

Ceux qui partaient en retraite poussaient bien sûr un ouf de soulagement mais aucun d’entre eux partirent  de gaieté de cœur en voyant leurs compagnons plus jeunes être mutés à Dunkerque ou à Fos sur Mer, ou encore à Montataire.

La CGT poursuivit la bataille toute seule, mais les départs ruinèrent toutes tentatives de poursuivre la lutte au même niveau de combativité. Un référendum avec un numéro spécial de la vie ouvrière métaux pour ou contre ce plan social fut soumis à l’ensemble des sidérurgistes : plus de 80 % ont voté la poursuite de la lutte.

Pendant tout le reste de l’année, des actions eurent lieu, mais le rapport des forces était inversé : les sidérurgistes n’y croyaient plus.

En lorraine, plus tard, Jacques Chérèque, secrétaire général de la FGMM CFDT fut chargé de mission en tant que préfet à la reconversion : ce fut un échec.

Ce plan social fit ensuite des émules dans d’autres professions.

Les sidérurgistes continuèrent à lutter et l’arrivée de la gauche en 1981 suscita un immense espoir : les nationalisations d’Usinor et de Sacilor firent effet mais cela ne dura guère, Miterrand et Mauroy, qui avaient soutenus les sidérurgistes de Denain et de Longwy abandonnèrent vite l’idée de sauver ces deux entreprises.

En 1984, un second plan acier toucha d’autres usines.

L’acier français coulait des jours mauvais, en 1986 sous le gouvernement Chirac, une nouvelle restructuration eut lieu, les 2 groupes furent réunis en un seul, des capacités de production furent abandonnées dans le domaine des produits longs notamment à Gandrange, Longwy.

L’acier français ne coulait plus alors qu’à Dunkerque, Fos et Florange et dans des aciéries électriques.

Des aciéries électriques étaient supprimées notamment dans la Loire.

Le site de Mondeville  était abandonné.

Creusot Loire au Creusot démantibulé.

Le patronat n’avait plus qu’à reprendre une sidérurgie très rentable, ce qu’il fit, pour ensuite le confier à Mittal, un aventurier hindou qui n’avait plus qu’à ramasser les bénéfices.

Mais là je m’éloigne un peu, je laisse le soin aux camarades qui militent de faire le procès de ce nouveau maitre des forges.

Un dernier mot cependant, en 1979, le gouvernement et la communauté européenne jurait leurs grands dieux que leur seul souci était de maintenir une sidérurgie européenne.

Le traité de la CECA en 1951, signé par Robert Shuman et Jean Monnet indiquait que l’avenir était à une sidérurgie unie en Europe.

Qu’en reste-t-il ?

Mittal domine ce qu’il reste et les milliards de profits réalisés prennent le chemin du porte feuille de cette nouvelle famille de capitalistes qui ont cannibalisés l’acier français et européen.

Heureusement, les sidérurgistes ne se laissent pas faire et les actions actuelles démontrent que de générations en générations les sidérurgistes luttent.

 

Bernard LAMIRAND

Ancien secrétaire de la FTM CGT

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 21 Février 2012

medium_ensemble-2.jpgLa Confédération Européenne vient de lancer une adresse et un appel à l'action syndicale le 29 Février 2012.

Il faut encourager cette décision qui montre une confédération européenne qui, enfin, bouge et met en cause le système auquel elle a longtemps participé.

C'est donc une initiative qu'il faut saluer pour ce qu'elle est : mettre les travailleurs européens en lutte contre le capital et toutes ses exactions dans les pays sous prétexte de réduire la dette.

D'autre part, les travailleurs multiplient les actions dans leurs pays comme les grecs, les portugais et les espagnols qui viennent de manifester massivement dimanche dernier.

Oui il faut contruire un mouvment social européen qui balaye toutes les politiques d'austérité;

Le 29 février peut marquer une date histoirque dans l'unité des travailleurs européens.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 20 Février 2012

Retraites complémentaires 2012  ARRCO – AGIRC

 

Motion /  Pétition

 

à l’adresse du MEDEF et du Conseil d’administration de l’ARRCO et de l’AGIRC

 

Le 8 et 9 mars, se tiennent les Conseils d’administration de l’AGIRC et de l’ARRCO.

La CGT tient à souligner comment et combien la situation des retraités s’est dégradée .C’est une réalité, les retraités vivent plus mal.

 

Loin d’être protégés, ceux-ci sont exposés et touchés par les lois et les textes qui

Affaiblissent  la retraite dans son ensemble – régime général et retraites complémentaires.

 

Afin de répondre aux besoins sociaux des retraités, de faire en sorte que ceux-ci vivent dignement et de défendre le système de retraite, la CGT fait part de ses exigences pour les revalorisations au 1er avril 2012.

 

- Augmentation du montant des retraites complémentaires de 10%. Celle-ci tient compte d’une part, de la hausse des prix et du retard accumulé après des années de

revalorisations  inférieures à l’évolution des salaires.

- Indexation des paramètres des régimes sur l’évolution des salaires.

- Instauration d’un minimum applicable à l’ARRCO de façon à garantir des retraites au moins égales au Smic.

- Pour assurer leur financement, nous demandons une augmentation des ressources par :

- La mise à contribution des revenus financiers des entreprises,

- L’extension de l’assiette de cotisations à l’intéressement et à la participation,

- L’augmentation des taux contractuels de cotisations,

- Le retour au plein emploi.

 

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Rédigé par aragon 43

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