REGIONALES : LE BANC D'ESSAI
COHN BENDIT et BAYROU vont se retrouver pour préparer le sommet de Copenhague.
C'est ce qu'annoncent les verts en indiquant qu'ils ont aussi invités le parti socialiste et le parti communiste qui ont refusé d'y participer.
Ouf pour notre parti.
L'on sait, en outre, que Rocard, une députée communiste, laquelle, et l'UMP seront présents à ce raout des libéraux verts avec le faux révolutionnaire des années 68 et Bové rallié au libéralisme vert.
Nous voilà donc averti: les grandes manœuvres commencent pour créer les conditions d'une alliance vert-centrisme et libéraux de tous acabits pour les régionales en vue d'accoler au second tour une gauche sociale démocrate battue et toute la faune verte libérale et centriste.
Un scénario à l'Italienne. Berlusconi donne des idées à Sarkozy.
Il n'est pas inutile de revenir sur les élections européennes et qui avaient vu ce faux débat entre Bayrou dans le rôle de l'insultant et Cohn Bendit dans celui de la victime pour faire monter d'autres enchères que celles d'une gauche antilibérale en plaçant les verts comme bâton dans les roues d'un rassemblement antilibéral et anticapitaliste.
Derrière ces jeux politiciens se cachent les stratégies de la droite et de la bourgeoisie: empêcher toutes possibilités d'un grand rassemblement du peuple s'opposant à la politique de terre brulée que mène le pouvoir Sarkozien et le capitalisme mondialisé.
Montrer qu'il n'y a plus aucun espoir à gauche.
Il est vrai que cet espoir à gauche ne trouve pas, actuellement, le moyen d'apparaitre comme une alternative à cette droite du fait que la gauche est moribonde aussi bien en France qu'en Europe.
La vraie question est de dépasser les querelles politiciennes qui accablent les forces de progrès ou tout au moins ce qu'ils en restent et qui n'ont pas sombré dans l'opportunisme.
Le parti communiste n'en n'est pas à l'abri et les débats actuels montrent des divisions sur la tactique à adopter: front de gauche divisé comme en Picardie, maintien des communistes dans une gauche plurielle sous dominante sociale démocrate dans plusieurs régions, enfermement identitaire ailleurs, batailles d'égos et de chefs dans la région parisienne.
Nous souffrons.
Et pourtant cette crise que vivent nos concitoyens et notamment les plus pauvres devraient nous inciter à être nous-mêmes: des communistes présents et offensifs sur tous les problèmes et sur les contradictions de la politique sarkozienne qui trouve leurs limites malgré les coups de menton autoritaires de Sarkozy.
Nous avons à prendre à bras le corps chaque problème qui jaillie de ces anéantissements conservateurs capitalistes qui veulent se payer leur crise systémique sur le dos des gens.
Par exemple, pourquoi nous sommes aussi timorés sur la disparition demain de la taxe professionnelle que payent les entreprises. Nous savons que cette décision vise à alléger le capital de tous les impôts pour les transférer sur le dos des ménages.
Des maires communistes et des conseillers généraux disent des choses, le parti fait-il ce qu'il faut pour dynamiser leur démarches ?
Non!
Pas suffisant à mon avis.
Nous savons que ces allégements iront dans les poches des actionnaires et des fortunés.
Pourquoi ne pas organiser, comme pour la poste, une grande consultation nationale contre cette disparition de la taxe professionnelle.
Pourquoi pas une manifestation nationale à Paris.
Pourquoi pas un document explicitant à la population et aux travailleurs que derrière cette remise en cause c'est eux qui paieront les pots cassés en matière de santé, d'écoles, de services publics, de crèches et bien d'autres choses.
D'autres domaines peuvent être soulevés.
Oui, si nous voulons combattre ce qui menace la démocratie, les droits sociaux, la sécurité sociale c'est bien une gauche de rassemblement donnant du crédit et du dynamisme.
Je pense que les enjeux des régionales dépassent le cadre des gestions et de l'unité de gestion avec les socialistes.
Le Front de gauche doit s'élargir à toutes les forces de progrès.
Le combat de classe contre la bourgeoisie doit l'emporter sur le court terme.
Les verts de Cohn Bendit et ce qui se montent actuellement comme politicaillerie autour d'eux sont un attrape nigaud derrière lequel se cogitent des solutions d'accompagnement de crise auxquels où ont succombé les gauches allemandes et italiennes.
Les régionales sont donc autre chose qu'une élection limitée aux enjeux régionaux, c'est le banc d'essai d'alliances gauche droite qui régissent beaucoup de pays européens: des alliances pour faire disparaitre toute autres options que celles d'un capitalisme pérenne.
Bernard LAMIRAND
Celui qui croyait au cielCelui qui n'y croyait pas


Par JEAN-CLAUDE GAYSSOT membre du PCF, ancien ministre des Transports
Au siège du PCF de l'Arrageois, les livres d'Alain Bocquet se sont vendus comme des petits pains.
Un Marx et ça repart, paru aux éditions Le cherche midi (19 euros).
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