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 COMMEMORER LE 11 NOVEMBRE
Marc Ogeret la chanson de Craonne

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A DESTINATION DE SARKOZY
Il y a des gens qui vous laissent tomber un pot de fleurs sur la tête d'un cinquième étage et qui vous disent : Je vous offre des roses. Victor Hugo



 

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REGIONALES : LE BANC D'ESSAI

 

COHN BENDIT et BAYROU vont se retrouver pour préparer le sommet de Copenhague.

C'est ce qu'annoncent les verts en indiquant qu'ils ont aussi invités le parti socialiste et le parti communiste qui ont refusé d'y participer.

 

Ouf pour notre parti.

 

L'on sait, en outre, que Rocard, une députée communiste, laquelle, et l'UMP seront présents à ce raout des libéraux verts avec le faux révolutionnaire des années 68 et Bové rallié au libéralisme vert.

 

Nous voilà donc averti: les grandes manœuvres commencent pour créer les conditions d'une alliance vert-centrisme et libéraux de tous acabits pour les régionales en vue d'accoler au second tour une gauche sociale démocrate battue et toute la faune verte libérale et centriste.

 

Un scénario à l'Italienne. Berlusconi donne des idées à Sarkozy.

 

Il n'est pas inutile de revenir sur les élections européennes et qui avaient vu ce faux débat entre Bayrou dans le rôle de l'insultant et Cohn Bendit dans celui de la victime pour faire monter d'autres enchères que celles d'une gauche antilibérale en plaçant les verts comme bâton dans les roues d'un rassemblement antilibéral et anticapitaliste.

 

Derrière ces jeux politiciens se cachent les stratégies de la droite et de la bourgeoisie: empêcher toutes possibilités d'un grand rassemblement du peuple s'opposant à la politique de terre brulée que mène le pouvoir Sarkozien et le capitalisme mondialisé.

 

Montrer qu'il n'y a plus aucun espoir à gauche.

 

Il est vrai que cet espoir à gauche ne trouve pas, actuellement, le moyen d'apparaitre comme une alternative à cette droite du fait que la gauche est moribonde aussi bien en France qu'en Europe.

 

La vraie question est de dépasser les querelles politiciennes qui accablent les forces de progrès ou tout au moins ce qu'ils en restent et qui n'ont pas sombré dans l'opportunisme.

Le parti communiste n'en n'est pas à l'abri et les débats actuels montrent des divisions sur la tactique à adopter: front de gauche divisé comme en Picardie, maintien des communistes dans une gauche plurielle sous dominante sociale démocrate dans plusieurs régions, enfermement identitaire ailleurs, batailles d'égos et de chefs dans la région parisienne.

 

Nous souffrons.

 

Et pourtant cette crise que vivent nos concitoyens et notamment les plus pauvres devraient nous inciter à être nous-mêmes: des communistes présents et offensifs sur tous les problèmes et sur les contradictions de la politique sarkozienne qui trouve leurs limites malgré  les coups de menton autoritaires de Sarkozy.

 

Nous avons à prendre à bras le corps chaque problème qui jaillie de ces anéantissements conservateurs capitalistes qui veulent se payer leur crise systémique sur le dos des gens.

 

Par exemple, pourquoi nous sommes aussi timorés sur la disparition demain de la taxe professionnelle que payent les entreprises. Nous savons que cette décision vise à alléger le capital de tous  les impôts pour les transférer sur le dos des ménages.

 

Des maires communistes et des conseillers généraux disent des choses, le parti fait-il ce qu'il faut pour dynamiser leur démarches ?

Non!

Pas  suffisant à mon avis.

 

Nous savons que ces allégements iront dans les poches des actionnaires et des fortunés.

 

Pourquoi ne pas organiser, comme pour la poste, une grande consultation nationale contre cette disparition de la taxe professionnelle.

Pourquoi pas une manifestation nationale à Paris.

Pourquoi pas un document explicitant à la population et aux travailleurs que derrière cette remise en cause c'est eux qui paieront les pots cassés en matière de santé, d'écoles, de services publics, de crèches et bien d'autres choses.

D'autres domaines peuvent être soulevés.

 

Oui, si nous voulons combattre ce qui menace la démocratie, les droits sociaux, la sécurité sociale c'est bien une gauche de rassemblement donnant du crédit et du dynamisme.

Je pense que les enjeux des régionales dépassent le cadre des gestions et de l'unité de gestion avec les socialistes.

 

Le Front de gauche doit s'élargir à toutes les forces de progrès.

 

Le combat de classe contre la bourgeoisie doit l'emporter sur le court terme.

 

Les verts de Cohn Bendit et ce qui se montent actuellement comme politicaillerie autour d'eux sont un attrape nigaud derrière lequel se cogitent des solutions d'accompagnement de crise auxquels où ont succombé les gauches allemandes et italiennes.

 

Les régionales sont donc autre chose qu'une élection limitée aux enjeux régionaux, c'est le banc d'essai d'alliances gauche droite qui régissent beaucoup de pays européens: des alliances pour faire disparaitre toute autres options que celles d'un capitalisme pérenne.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 

 

 

L'EUROPE LIBERALE,PAR ACCLAMATION, PLEBISCITE SON PREMIER ROI FAINEANT 

 

 

Les 27 seigneurs des provinces libérales européennes viennent de se réunir pour élire le maitre du palais.

Après avoir arrêter les sauvages du non au traité giscardien à Lisbonne et après avoir bafoué les votes des serfs de France et de l'Irlande, les dégénérés du libéralisme ont délibéré pour savoir quels seigneurs de contrée pourraient faire l'affaire pour continuer les petits jeux de cour à Bruxelles et à Strasbourg.

D'après les Héraults de la télévision, les trompettes de la renommée ont signifié qu'un brave jésuite du terroir belge pourrait être le maitre de la gentilhommière.

Mais pour deux ans.

Dans un fantastique repas pantagruélique, ils se sont félicités d'avoir pu faire claironner en quelques minutes leur discernement seigneurial.

Le roitelet de France et la buveuse de bière allemande ont été parrain et marraine du récipiendaire.

Le couronnement a eu lieu immédiatement, le très catholique Herman Van Rompuy, a reçu le sceptre libéral sous les acclamations du peuple des banquiers, et le pape, aux dires des hobereaux, a envoyé sa bénédiction apostolique.

Il fallait lui donner un nom. Beaucoup ont hésité entre Napoléon 4 au vue des exploits du premier mais les échecs du troisième ruinèrent les appétences françaises; d'autres auraient préféré donner un nom de consonance religieuse au vu de ses racines et de la formation reçu à travers son catéchumène, Saint-Thomas d'Aquin. Il n'en fut rien, les désaccords des potentats locaux étant pour donner le nom de leur propre saint local et il s'en ai suivi des criaillements qu'il fallu faire vite taire.

Le roitelet de la province reculée de France s'en chargea, il avait l'habitude, avec son karcher  il avait mordre la poussière à la basse classe des banlieues.

Tous se mirent d'accord sous les conseils du prêtre du capitalisme moral pour dire qu'il fallait d'abord donner un  nouvel élan à la chrétienneté si tourmenté au siècle dernier par les gueux rouges de l'est.

Alors l'affrontement cessa, chacun pensant d'abord aux écus que le nouveau monarque pourrait faire fructifier pour les banquiers et les transnationales.

Un nom tout simple mis tout le monde aux émois:  HERMAN 1er dit  "le gousset des Flandres".

A la sortie du palais Européen de Bruxelles, le premier roi de l'Europe lâcha quelques pièces sans valeur aux coquins dépenaillés par la crise.

Il a été dit, que dimanche prochain, dans toutes les églises de notre patrie libérale européenne, l'on chantera louanges au nouveau prince, et le roi, avec ses grelots, ira se recueillir sur la tombe du premier européen, Schuman Robert, un catho comme lui, et dont les mauvaises langues disaient naguère, qu'il était disparu subitement entre 1940 et 1945.

Déprions pour eux où plutôt vivement que le peuple prenne la bastille libérale européenne.

Bernard LAMIRAND

 

 

 

 
A BABEUF  (lettre posthume)

J'avais demandé de la hauteur, j'ai eu de la bassesse.

J'avais demandé de l'audace et du courage, j'ai eu de la couardise.

Cette Picardie communiste est bien mal en point.

Rêvons à des jours meilleurs où les petits seigneurs

n'existerons plus.

Babeuf revient.

 

Bernard LAMIRAND

 

Nota: J'ai dit hier soir à mes camarades de Montataire

que je voterai la liste Front de Gauche de l'Oise, sans conviction, seulement comme témoignage

d'une fidélité à un PCF et pour encore croire qu'il est possible

de le sortir du trou où certains sont entrain de lui mettre les dernières pelletés de terre.

QUE RESTE T'IL DU COMMUNISTE GAYSSOT ... Un bon social-démocrate libéral....

Régionales : le PCF doit préférer le PS

Par JEAN-CLAUDE GAYSSOT membre du PCF, ancien ministre des Transports

En choisissant de présenter systématiquement des listes autonomes dès le premier tour des élections régionales, comme le voulait Jean-Luc Mélenchon, la direction du PCF a fait une erreur. Un autre choix était possible et souhaitable. Nous participons depuis cinq ans à l’exécutif de la plupart des conseils régionaux dirigés par la gauche. La première question à laquelle il eut fallu répondre était : «Avons-nous eu raison ou tort d’y participer activement ?» Si la réponse est positive, il n’était pas absurde, sur la base d’un bon bilan (quand c’est le cas), de proposer dès le premier tour la signature d’un bon accord sur un bon projet qui intègre à la fois les attentes populaires, les moyens de les mettre en œuvre et le refus de toute hégémonie de qui que ce soit.

Cela supposait qu’à partir d’une orientation nationale unitaire, région par région, les communistes et leurs élus apprécient les possibilités de renforcer les propositions visant à résister et à s’attaquer aux offensives libérales. De ce point de vue, si nous voulons mieux agir et mieux rassembler, il est urgent de faire du neuf pour lutter contre les délocalisations, mais aussi pour le contrôle des fonds publics, la défense et le développement des services publics, des logements sociaux accessibles, le développement durable et le report modal dans le domaine des transports, la lutte contre la spéculation foncière, l’aide à l’emploi, à la culture, aux PME, aux agriculteurs. En matière de droits aussi et de suivi des engagements pris devant les électeurs, de telle sorte que soient créées les conditions de rassemblement et de mobilisation populaires face aux choix nationaux et européens.

Au lieu de cela, c’est une stratégie ambiguë qui a été choisie. Ambiguë parce qu’elle propose que les votes de ceux qui sont favorables à l’union s’additionnent avec ceux qui ne veulent pas d’union du tout et considèrent le PS comme le parti à battre, quitte à lui préférer la droite, «comme ça les choses sont claires». Le Parti communiste n’a rien à y gagner, il a au contraire tout à y perdre dans le lien avec l’électorat populaire et progressiste qu’il lui reste. La radicalité sectaire ne profitera qu’à ceux qui en font leur fonds de commerce dans la perspective de se présenter à l’élection présidentielle.

Le Front de gauche ne devrait pas s’aventurer dans ces méandres-là. Il a toute sa place pour discuter sans attendre et avant le premier tour avec le Parti socialiste et les autres partenaires de gauche. On me dit qu’il faut profiter de l’affaiblissement électoral du PS pour se mesurer, en quelque sorte, entre ceux qui, depuis l’origine du mouvement ouvrier, veulent accompagner socialement le système capitaliste et ceux qui veulent en découdre avec lui. Prenons alors en compte le résultat des uns et des autres aux élections européennes et ne courons pas le risque que ce rapport se modifie en notre défaveur lors d’un premier tour fratricide.

Soyons sérieux. Prétendre que l’on signera un meilleur accord le lundi soir après le premier tour avec le PS et ses alliés alors que la nécessité de faire front pour battre la droite l’emportera sur tout le reste (alliance avec les Verts ou le Modem), c’est se lier les mains et les pieds sur un contenu a minima. Que l’on tourne la question dans un sens ou dans un autre, les arguments pour l’union que nous avions développés dès le premier tour en 2004, se trouvent aujourd’hui confortés par le bilan et par la situation.

Le plus grave dans la stratégie adoptée par la direction du Parti communiste, c’est la division qu’elle induit, au sein de la gauche comme chez les communistes eux-mêmes. Nous n’avions pas besoin de cela. Ce qui est grave aussi, c’est la césure qui risque de s’aggraver entre les structures du parti et les élus. D’ores et déjà, beaucoup songent aux futures municipales : que devront-ils faire si la même stratégie d’autonomie anti-PS venait à être décidée ? Bonjour les dégâts ! Divisée, la gauche peut être battue et le combat pour la transformation sociale, affaibli. Ne prenons pas ce risque

http://www.liberation.fr/politiques/0101602394-regionales-le-pcf-doit-preferer-le-ps

Alain Bocquet conduira la liste pour les régionales dans le Nord Pas de Calais.

Tant mieux.

Un bol d'air loin des tumultes nauséeux.

Voir son livre et l' article paru lors d'une signature à Arras Chef lieu du Pas de Calais.

L'Avenir de l'Artois

Un Marx et ça repart, le livre d'Alain Bocquet aux vertus « requinquantes »

Au siège du PCF de l'Arrageois, les livres d'Alain Bocquet se sont vendus comme des petits pains. Un Marx et ça repart, paru aux éditions Le cherche midi (19 euros).

Samedi, après avoir manifesté à Somain, le député maire communiste de Saint-Amand-les-Eaux, Alain Bocquet, est venu à Arras.

D'abord à la librairie Brunet, pour dédicacer son livre Un Marx, et ça repart, puis à la section PCF de l'Arrageois pour échanger avec les militants dont certains avaient déjà dévoré le bouquin. « C'est une lecture requinquante ! Le titre est bien trouvé et à la fin du livre, on se sent des forces nouvelles. C'est excellent quand on a un coup de blues », lâche Mentor de Cooman, membre du bureau PCF de l'Arrageois.
« On m'accusait d'être trop taiseux dans les grands débats et les tumultes des 25 dernières années. Comme je suis pudique et que je n'ai pas l'habitude de réagir à chaud quand il y a des tensions et des divisions, j'ai préféré prendre du temps. Dans les tontons flingueurs, il y a des silencieux qui tuent », lance le président du groupe communiste à l'Assemblée nationale jamais à court d'un bon mot.
Ce livre, Alain Bocquet l'a écrit en collaboration avec Delphine Watiez, journaliste indépendante, « qui ne connaissait rien du parti communiste ».

« Pas un livre politique chiant »
« Elle est allée voir ceux qui me connaissaient, de toutes les sensibilités politiques. Elle a réalisé 110 interviews. Ce n'est pas une biographie mais un regard sur une période historique récente. Ce n'est pas un livre politique chiant », estime Alain Boquet.
En toile de fond, il y a bien sûr la région Nord, le berceau d'Alain Bocquet.
Au moment où on célèbre les 20 ans de la chute du Mur de Berlin, et l'effondrement du régime soviétique, ce livre tombe à pic. « Certes, c'est un lourd fardeau à porter compte tenu de la bataille idéologique mais il ne faut pas vivre tourné dans le rétroviseur, insiste le militant de longue date. On s'est bien sûr posé les questions s'il fallait encore être communiste, si c'était un combat moderne. Après avoir fait le tour de la question, on se rend compte aujourd'hui que nous vivons l'une des plus grandes crises et le système capitaliste est incapable de répondre aux grands enjeux. Le parti communiste est toujours là, je crois au militantistme. Il faut continuer à semer pour les générations futures. » Alain Bocquet, favori à la tête de liste pour les régionales, prône, « un rassemblement grand angle pour un meilleur résultat possible ».


Mylène RÉVEILLE

 

 

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