Publié le 5 Février 2012

 

DES MARCHES DE GUEUX PARTOUT

Je trouve l’idée de marche de gueux tout à fait géniale.

daumier-copie-1.jpgQuelques 150 militants et sympathisants du Front de gauche sont allés manifestés ce samedi 4 février, près de Sauternes (Gironde) à une « marche de gueux » sur le vignoble du château Yquem, propriété de Bernard Arnault, première fortune de France, afin de réclamer «  un plus grand partage des richesses ».

« On est les gueux des temps modernes » disait le candidat du Front de gauche de la 12eme circonscription de la gironde. "Il y a un bourrage de crâne permanent pour dire que la France est pauvre, qu'elle n'a pas d'argent et qu'elle ne pourra se sauver que par des plans d'austérité. Nous, on demande un plus grand partage des richesses", a renchéri Pierre Augey, maire communiste de Fargues, conseiller général et candidat dans la 9e circonscription de la Gironde.

C’est une très bonne initiative que l’on pourrait multiplier sur tout le territoire.

Il ne s’agit pas de faire comme à la révolution, de couper les têtes de tous ces profiteurs, de les brandir au bout d’une fourche, mais simplement de se rendre devant les belles propriétés, les vignobles, les yachts, les sièges de ces grands groupes, leurs banques et leurs compagnie d’assurance et de réclamer notre dû.

On pourrait par exemple se rendre chez Dassault, ce milliardaire, qui, bénéficiant de la manne de l’état pour construire des avions de mort, vit grassement au dépens de la société. On pourrait aussi en tant que gueux se rendre dans un super marché appartenant à Mulliez , une autre grande fortune, ou autres,  faire nos courses, remplir notre caddy des plus belles choses et le laisser devant la caisse, non sans avoir demandé une remise totale à prendre sur les profits de ces affameurs.

On pourrait aller voir Servier, le milliardaire, celui qui nous empoisonne avec le médiator, on lui demanderait alors de rembourser la sécurité sociale à 100% toutes les boites qu’il a vendu aux malades.

On pourrait exiger de chaque PDG du CAC 40 d’offrir les stocks options en leur possession aux travailleurs de leurs entreprises, filiales comprises et aussi d’inviter dans leurs belles demeures des salariés-es exténués par les mauvaises conditions de travail : un tour de rôle pourrait être organisé par le comité d’entreprise.

Et puis se rendre dans les multiples propriétés du sieur Sarkozy, là on lui demanderait simplement de prendre ses cliques et ses claques et foutre le camp en mai sans préavis ni indemnité.

Enfin, une grande offensive des gueux serait celle de voter massivement pour le candidat du Front de Gauche, Mélenchon, charge à lui, ensuite, de passer les portefeuilles des riches à la moulinette.

Ce serait d’ailleurs, une très belle marche des gueux si tous ceux qui sont dégoutés de ce pouvoir iraient marcher vers les bureaux de vote et mettre un bulletin Front de Gauche Mélenchon lors du premier tour des présidentielles.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 4 Février 2012

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SARKOZY SDF

Non, nous n’en sommes pas là, il restera bien au chaud à l’Elysée jusqu’en mai.

Hier soir, en pleine froidure, le président des riches s’est déplacé  dans un centre d’hébergement d’urgence, à Ivry, en banlieue parisienne, où sont accueillies les accidentés de la vie comme ont dit dans les milieux exercés.

Une  visite qui sentait l’électoralisme et relayé comme il se doit par les perroquets de la télévision sarkozienne.

Que n’est-on pas obligé de faire pour amadouer le peuple et apparaitre comme un homme charitable. Une sorte de Saint-Vincent de Paul, le Sarkozy, accueillant dans son église les pauvres, les malades et les mourants ;  non-non ! vous n’y pensez pas ! Saint Vincent de Paul aurait donné sa pèlerine aux pauvres et lui certainement pas.

Ce président de riches ressemble à cette dame châtelaine, qui habitait près de chez moi dans une grande propriété,  et qui à la tombée de l’automne nous invitait à pénétrer dans son verger pour ramasser par terre les pommes et les poires à moitié gâtées.

C’était son BA disait-elle.

A Ivry, le président des riches a pu se rendre compte des dégâts de sa politique. En cinq ans l’hiver humain a pris son noir manteau et  s’est invité dans l’hiver tout court.

Nos rues se remplissent des victimes de la politique sarkozienne, de ce libéralisme qui tue, les restaurants du cœur et des associations caritatives ne désemplissent plus et les moyens d’assurer un minimum alimentaire se font difficilement.

Des enfants meurent de faim dans ce pays et en Europe, jadis Europe des droits sociaux et de protections sociales pour tous.

Dans les recoins des gares, sous les abords des périphériques, en dessous des ponts, des hommes et des femmes, des enfants ont trouvé logement de fortune, de fortune celle d’une paillasse, d’une tente, d’un carton où l’on se recroqueville la nuit ou encore de ces taudis qui existaient dans les années d’après guerre.

On y voit maintenant des travailleurs pauvres, nouvelle appellation de ceux qui ont un bout de travail de quelques heures, n’ayant plus d’adresse se joindre à ces malheureux de la crise : ceux qui ne peuvent plus payer de loyer, ceux qui ont été viré de leur appartement ou maison par cause de dette, ceux venus se réfugiait en France à qui l’on refuse des papiers. Oui cette fameuse dette qu’il faut rembourser parce qu’on a essayé pour s’en sortir et nourrir sa famille de reculer l’échéance de l’huissier. Dettes accumulées par des salaires de misère.

Et puis, comble de tout, des personnes âgées, des retraités-es qui n’y arrivent plus et qui viennent rejoindre la cohorte des accidentés de la vie. Souvent on les voit accompagnés du seul ami qui leur reste, un chien ou une chienne dont on ne veut pas se défaire.

Un dernier geste d’amour qu’il donne à leur bête qui leur rend bien et qui nous montre aussi que d’autres hommes peuvent se transformer en hyène comme ces riches qui accaparent tout comme cet Arnaud de LVMH qui liquide des emplois, qui fait bosser pour peu dans le monde, et qui, comme son comparse Sarkozy, attribue quelques emplois qu’il sauve à Lejaby : une sorte de BA d’un nanti.

Alors que vaut cette visite du châtelain de l’Elysée à Ivry, a-t-il offert des pommes ou des poires à ces malheureux, s’est-il dit que plus aucune personne ne devrait être dehors comme il l’avait promis ?

Non, il a fait sa visite comme un adjudant de service fait la revue de paquetage, un paquetage où l’homme devient un animal traqué par les argousins de Guéant.

« L’humain d’abord », disait mon camarades Alain Bocquet dans son livre : « un Marx et ça repart ». Oui, relisons les pages de Marx qui relatait cette misère du peuple en Angleterre au 19eme siècle. Nous y retournons, en ce moment, ces riches qui n’ont jamais été aussi riches, dans leur frénésie à se goinfrer prennent et  reviennent sur tout ce qu’ils ont dû céder par les luttes et l’ont assiste au dépeçage de la Sécurité sociale, des conventions collectives, du code du travail.

Et cette force de travail, mal payée, qui n’a plus les moyens d’assurer ses besoins est alors rejetée dans les pourrissoirs où gisent les victimes de plus en plus nombreuses du capitalisme.

Alors, pour panser les plaies, il est toujours bon d’aller visiter ses pauvres, la nuit, et d’apporter quelques onguents pour calmer les douleurs morales et physiques.

Hier soir, à Ivry, Sarkozy a pu contempler les dégâts de sa politique.

Bernard LAMIRAND

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 3 Février 2012

déclaration du Comité Confédéral National des 1er et 2 février

Trop c’est trop, des alternatives existent pour l’emploi et la justice sociale

jeudi 2 février 2012

Le 29 février 2012, ensemble, à l’appel de tous les syndicats d’Europe agissons pour dire non à l’austérité.

Une vaste campagne de culpabilisation se développe. Partout, les salariés s’entendent dire qu’ils coûtent trop cher.

En France, le Président de la République a annoncé deux mesures qui à nouveau vont frapper durement les salariés, les retraités, les privés d’emploi.

Après la réforme des retraites de 2010 et les deux plans d’austérité de 2011, il aggrave la situation en voulant augmenter la TVA, l’impôt le plus inégalitaire, diminuant encore le pouvoir d’achat pour le plus grand nombre de salariés.

La Protection sociale serait une nouvelle fois fragilisée.

Il entend instaurer des accords « compétitivité emploi » légalisant ainsi le chantage des employeurs « emploi contre salaires et temps de travail ». Ces accords ouvrent la voie à la remise en cause d’un pilier essentiel du droit social français et du contrat de travail.

Plus globalement, âge de départ à la retraite, durée légale du travail, conventions collectives, procédures de licenciement, salaire minimum, droit de grève, service public et protection sociale… tout devrait passer à la moulinette de la « compétitivité ».

Partout en Europe, les mêmes logiques sont imposées de façon coordonnée. En effet, les chefs d’Etat et de Gouvernement ont décidé de passer un cran supérieur pour instaurer l’austérité.

Ils s’apprêtent à signer un nouveau traité, le 1er mars prochain, élaboré à quelques uns en dehors de toute procédure et consultation démocratique. Il imposerait un carcan budgétaire et économique à des pays déjà durement touchés par le chômage et la récession.

L’austérité s’imposerait à tous encadrant toute négociation au niveau national, sectoriel et d’entreprise et réduisant les capacités d’intervention des organisations syndicales.

Ce traité est contraire à l’Europe sociale à laquelle nous aspirons, il ne ferait qu’alimenter les rejets des solidarités, les replis nationaux, la montée des forces nationalistes et d’extrême droite.

Les syndicats de chaque pays européen réunis dans la Confédération Européenne des Syndicats s’opposent à ce traité.

Ils appellent, ensemble, à agir le mercredi 29 février 2012 à la veille du sommet européen pour dire non à l’austérité et exiger des réponses pour l’emploi et la justice sociale.

Toutes les organisations professionnelles et départementales de la CGT appellent donc les salariés, à se mobiliser dans l’unité syndicale la plus large, à décider de la grève sur les lieux de travail le 29 février 2012 et à participer aux manifestations interprofessionnelles qui seront organisées sur tout le territoire.

Montreuil, le 2 février 2012

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 3 Février 2012

BERNARD ARNAULD LE SAUVEUR SUPREME DE LEJABY

Ainsi Bernard Arnauld PDG de LVMH est venu porter secours aux travailleuses de Lejaby.

Qui s’en plaindrait !

Surtout pas la centaine de salariées de Lejaby qui verront leur emploi maintenu, même s’ils font autres choses que de la lingerie féminine en faisant des articles de maroquinerie dans lesquels Arnauld s’est spécialisée et fait du fric avec la marque Vuitton.

On pourrait cependant s’étonner que l’ami des travailleuses de Lejaby ne les ait pas encouragées à continuer à travailler dans la lingerie de luxe qui est partie à l’étranger depuis déjà longtemps.

Bon , soyons miséricordieux, Bernard est un nouveau messie du capitalisme, une sorte d’abbé Pierre du libéralisme, il n’a pas hésité un instant à venir au secours de… des travailleurs ?

 Vous n’y pensez pas quand même ?

 Au secours de Sarkozy plutôt, dont il est le grand ami et chacun connait les liens familiaux tissés entre Nicolas et Bernard.

Bernard ne pouvait pas laisser son ami dans la m…

Il fallait montrer que Nicolas était l’ami des travailleurs en ce moment si difficile pour lui, et de pouvoir faire en sorte d’oublier les promesses non tenues à Gandrange et ailleurs, où le chevalier de la lutte contre les fermetures d’entreprises et des délocalisations promettait de faire rendre gorge à tous les fuyards.

Il fallait donc sauver le soldat Nicolas qui n’arrive pas à remonter dans les sondages et pour que le champagne Moët-Hennessy, propriété de Bernard, coule à flot dans les réceptions des bilans annuels futurs où l’on exhibe  les trophée de l’année, un petit coup de pouce à Nicolas en perdition était la moindre des choses pour que le capital continu ses rapines avec le Zidane de l’économie, qualificatif employé par le maitre des forges le baron Seillière lors de l’élection de Sarkozy en 2007.

Mais, après tout, ce petit geste très charitable de Bernard, ne vaudrait-il pas la peine d’être renouvelé et  multiplié comme la multiplication des petits pains, qui, selon l’ évangile de Matthieu, Jésus, ayant appelé à lui ses disciples, dit: « Je suis ému de compassion envers la foule, car voici trois jours déjà qu'ils demeurent auprès de moi, et ils n'ont rien à manger; et je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur qu'ils ne défaillent en chemin » ; et il multiplia les petits pains.

Saint-Bernard Arnauld pourrait faire davantage et multipliait les reprises de boites, notamment je pense actuellement à Pétro-plus, a Still-Saxby, à Continental Clairoix et… et puis Saint Bernard Arnauld donnant le bon exemple, d’autres pourraient se glisser dans la brèche ouverte par Bernard et ses acolytes.

Ah !  On va me dire, qu’il ne faut pas en profiter pour exagérer et que le groupe pourrait être rapidement mis sous la paille.

J’ai appris, ce matin, que Bernard avait fait sérieusement augmenter son bas de laine en 2011 :

􀂍 Croissance organique des ventes de 14 %

􀂍 Résultat opérationnel courant en hausse de 22 %

􀂃 Niveau record de plus de 5 milliards d’euros

􀂍 Nouvelle amélioration de la marge opérationnelle

courante, portée à 22 %

􀂍 Résultat net part du Groupe en hausse de 34 %

 

J’ai appris que ses actionnaires se partageront une hausse de dividendes de plus de 24 % .

Euréka !Voilà, j’ai enfin trouver ce qui grevait les coûts de production et les charges patronales ce n’étaient pas celles que l’on pouvait penser !.

Et puis Bernard possède, avec une partie de sa famille, plus de la moitié des actions : cela va rapporter gros pour la famille !

Mon petit doigt me dit que Bernard va en profiter pour faire fabriquer en Tunisie des bas de laines beaucoup plus volumineux pour y mettre toutes ses économies qui s’élèveraient selon les dires de mauvaises langues du journal patronal « Challenge » à  plus de 21, 2 milliard d’euros en ce début 2012.

De quoi racheter pas mal d’entreprises pour éviter leur délocalisation ou encore de prendre toutes les mesures pour relocaliser des entreprises de Bernard qui sont parties à l’étranger.

Au fait, comment vont tous les amis de Bernard, membres du conseil d’administration et qui sont aussi les amis de Nicolas. J’en cite quelques-uns, à la volée : Nicolas Bazire, Albert Frères, Patrick Houel, Hubert Védrines l’ami socialiste, Bernadette Chirac… et oui ! Bernadette sait où placer ses économies dans un sac  louis Vuitton et puis cerises sur le gâteau , l’inestimable Tony Blair qui est conseiller du groupe.

Oui voilà des amis qui ont dû dire à Bernard : «  ne laissons pas dans la panade électorale notre brave Nicolas, donnons lui quelques soulagements avec la reprise de Lejaby ».

Finalement , on a les amis que l’on mérite.

Nicolas, s’il compte se refaire, devra demander davantage à ses amis, mais tout veau d’or ne fait pas obligatoirement une politique sociale, cela, depuis très longtemps, nous le savons, et rappelons-nous l’Internationale «  ni dieu ni sauveurs suprême.

 Pas même un gâteau suprême à la crème mousseline praliné.

 

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 31 Janvier 2012

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Publié le 30 Janvier 2012

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Dessin d’Honoré Daumier, hommage auxChâtiments de Victor Hugo (terrassant l’aigle impérial)

Les Châtiments (écrit après le 2 décembre 1851)


Sarkozy, en digne représentant du capital,  a indiqué qu’il fallait en finir avec les 35 heures et en même temps remodeler les conditions du salaire et du temps de travail pour soit disant préserver l’emploi en cas de manques de commandes ou de ralentissement de l’activité.
Pour cela, les syndicats sont inviter à obéir à son projet d’accord sur la compétitivité emploi.
Ce sont les catégories les plus fondamentales de la feuille de paie du salarié qu’il attaque. Elles représentent l’accord entre l’employeur  qui achète la force de travail du salarié et le salarié qui la vend à un prix convenu selon ses capacités professionnelles, avec un horaire de travail défini. Les règles étant déterminées par l’application les conventions collectives et les accords de branches.
Il a fallu plus d’un siècle pour établir ces conventions garantissant collectivement le prix de la force de travail et ne plus laisser les patrons imposer leurs exigences aux travailleurs pris individuellement.
Il a fallu se sortir du salaire aux pièces, du travail des enfants, d’horaires de travail dépassant parfois les 12 heures par jour, voir 15 heures.
De périodes de chômage non indemnisées et d’un travail payé à la journée ou à l’heure selon les besoins de l’employeur.
Relisons le capital de Marx et la description de ces conditions de vie et de travail au 19 ème siècle dans l’industrie et les mines en Angleterre.
Sarkozy, dans son intervention, nous a ramené vers l’histoire de l’achat par le capitaliste de la force de travail et d’un salarié obligé de la vendre aux pires conditions du capitaliste.
Quelles sont les mesures que Sarkozy voudraient imposer au monde du travail qui nous ramèneraient vers les formes  d’exploitation qu’ont connus les hommes , les femmes, les enfants au début de l’ère industrielle quand le travail dépendait du maitre ?
Bien sûr, nous n’en sommes pas revenus à cela, mais Sarkozy ordonne de remettre en cause cette durée de travail gagnée dans les luttes et les garanties salariales, déjà mises à  mal par les dévalorisations et la précarisation des rémunérations, à travers les emplois précaires, et toutes sortes et de primes plus ou moins aléatoires et individualisées.
Il met en demeure les organisations syndicales d’accepter des accords de compétitivité et  d’en négocier  le contenu avec le patronat,  contenu qu’il a édicté à partir d’une lettre du premier ministre  adressées ce jour aux syndicats contenant des mesures remettant en cause littéralement les règles collectives concernant les salaires et le temps de travail et je le cite : « Le Premier ministre écrira aux partenaires sociaux dès demain (lundi) matin pour leur demander de négocier ces accords de compétitivité-emploi dans les deux mois qui viennent » et cet accord « s'imposera à la loi et aux contrats individuels . « Ces accords s'appliqueront si une majorité de salariés se met d'accord dans une entreprise, pas une branche,  pour décider de privilégier l'emploi sur le salaire ou le salaire sur l'emploi ». Et dans ce cap fixé la notion des 35 heures volent en éclat.
Sarkozy a insisté particulièrement sur la supériorité de l’accord d’entreprise par rapport à la branche.
Ce qu’il veut imposer c’est « le travailler plus longtemps pour gagner moins ».
En fixant les négociations de ces accords à l’entreprise, Sarkozy donne la main aux pires exploiteurs  pour tanner la main d’œuvre et notamment dans toutes ces entreprises où les salariés n’ont pas les possibilités de se défendre soit parce que les syndicats sont faibles ou ne sont pas présents et si cela ne marche pas, le patron pourra employer le référendum avec la méthode du pistolet sous la tempe.
Toutes les occasions les plus « fumasses » seront bonnes pour expliquer aux salariés qu’il faut qu’ils choisissent entre leur emploi ou leur salaire ou encore par des horaires de travail plus longs.
Nous connaissons des entreprises où cette façon de faire a pris des allures de chantage comme à Continental où dans un premier temps les ouvriers ont accepté de travailler plus longtemps pour garder leur emploi pour ensuite apprendre que leur entreprise sera fermée.
D’autres cas existent dans la métallurgie comme à Still-Saxby Montataire..
Cette injonction vise à assurer au patronat des profits  toujours plus élevés dans le cadre de la concurrence internationale et du marché libre et non faussé.
Madame Parisot  a été la première, ce matin ,à se féliciter des décisions de Sarkozy : cela en dit long sur l’implication du patronat dans ces mesures antisociales prises hier soir par Sarkozy et chacun se rappelle ce qu’elle disait dernièrement je le cite : « La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ? » .
Nous y voilà donc !
Toucher aux salaires, toucher au temps de travail, les mettre en balance par rapport à l’emploi c’est ignoble.
C’est manifestement l’attaque la plus grave qu’est subi le monde du travail quant à ses droits et ces garanties.
L’application priorisant l’accord d’entreprise par rapport aux branches, aux conventions collectives les régissant, remet en cause leur existence et ces accords scélérats pris par chantage seront un champ de mines pour démolir ce qui restera des droits et garanties collectives.
C’est bien tout le programme du conseil National de la Résistance qui est la cible, à travers l’ossature créée à cette époque et mis en musique par Ambroise Croizat ministre du travail et de la Sécurité Sociale entre 1945 et 1947.
Primera alors le droit de  l’employeur, seul maitre à bord du temps de travail, des formes d’emplois, de leur durée et des conditions salariales.
Le syndicalisme se doit de relever le gant et de s’unir et agir rapidement.
Bernard LAMIRAND


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Rédigé par aragon 43

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Publié le 30 Janvier 2012

UN TEXTE RECU ET QUE JE ME PLAIS A VOIR SUR MON BLOG  


eurovision sarkozy joueur pipeau

Chacun en pense ce qu'il veut, mais il faut lire jusqu'au bout
BIZZZZZZ



Sujet: SARKO en ARIEGE, vécu par Jean Donat
Date : , 11 Jan 2012
De : Jean DONAT
Pour :  

> > > > > >  A mes proches .... > > >
> > > >



On peut s'envoyer des mails humoristiques, touristiques ... et c'est bien agréable !

On peut parler de météo, de foot, de ski, de VTT, de loisirs, de voyages, de la famille...

Mais on est aussi des citoyens et j'espère pouvoir évoquer avec des interlocuteurs "ouverts", ce qu'est devenue, en 2012, la nation française, ce que vit actuellement le peuple français, le peuple grec, le peuple espagnol ... !

Dans cette optique et vu que mon "statut de retraité" m'en laisse le temps, je me suis intéressé à la venue de SARKO en Ariège!

N'étant ni élu, ni militant de l'UMP, je n'ai bien sûr pas été invité...

Mais, je n'ai pas voulu manquer un tel ... EVENEMENT, même vu de l'extérieur et je ne le regrette pas, car j'ai vécu intensément

QUATRE moments "forts", que j'ai envie de vous narrer et de partager avec vous !

1°) UN FORMIDABLE DEPAYSEMENT: Etant donné que je connais comme ma poche toutes les routes du secteur "visité" par Sarko, le matin j'ai ...exploré le coin ! Des Pujols, via La Tour du Crieu, Riveneuve du Bosc, Las Parets, Villeneuve du Paréage et zone industrielle du Pic de Pamiers.

Le quartier de Cazalas était "interdit" et Jojo Doussat n'a pas dû vendre beaucoup de pain...!

J'ai réussi à me "faufiler" en voiture, en invoquant des destinations fictives et je me suis retrouvé en COREE du NORD: véhicules et groupes de policiers à chaque intersection, plus policiers tout le long des routes: près de chaque maison, de chaque chemin .. de chaque arbre... PAMIERS était devenu PYON GYANG !

2°) J'AI COTOYE la FRANCE "d'EN HAUT":

Puis j'ai essayé de m'approcher, en voiture, de la salle de la Rijole, dans la zone industrielle. J'ai réussi à franchir un premier barrage en venant de l'abattoir et en exigeant d'aller chez Arnaudiès: les policiers, je pense, ont noté mon numéro et m'ont laissé passer. Deuxième barrage, un policier que je connaissais m'a dit "Mr Donat, je vous laisse passer mais vous ne pourrez pas arriver chez Arnaudiès"  .... et le 3° barrage m'a été fatal: il m'a fallu laisser la voiture. Donc j'ai continué à pied ... et j'ai avancé, en compagnie de gens qui "portaient du beau linge" !!! J'ai vu une noria de bus débarquer des gens, sans doute venus d'autres départements pour remplir la salle de la Rijolle et je n'ai connu personne ... (il n'y avait sans doute pas assez d'"invitables" en Ariège).

Puis ce fut le barrage "fatal", ou il fallait présenter: accréditation, invitation, badge ... et je n'ai pas pu aller plus loin, le "filtrage" étant impitoyable !

Pour approcher Sarko, il faut le ...mériter !!!

Si vous avez vu à la télé Sarko serrer des mains, ce n'était que des sympatisants soigneusement triés et filtrés au sein de l'espace protégé(d'ailleurs cinq personnes non invitées ont été arrêtées ...)

Donc, il ne me restait plus, pour continuer, qu'à aller participer à la manif ...

3°) J'AI COTOYE la FRANCE "d'EN BAS":

Là, je me suis senti parmi les miens ... des copains ... des enseignants, beaucoup de retraités, beaucoup de femmes, des syndicalistes, des militants, des élus qui avaient boycoté Sarko, notamment: Nicole Quillem (maire de Mirepoix), Jean Cazanave (conseiller général de Mirepoix)... ils m'ont dit avoir été relancé 6 ou 7 fois par la préfecture, pour "honorer leur invitation ..." puis se sont joints aux manifestants, les ouvriers de l'usine.

La manif, loin de Sarko, était autorisée à la place St Hélène (la place de Millane étant réquisitionnée pour les véhicules des invités de Sarko)

La manif était "bon enfant", 3 policiers et 2 RG empéchaient la montée vers la gare. Puis la manif grossissant, l'avant a commencé à monter et les policiers se sont écartés.

Alors, logiquement, s'est  mis en place un cordon de sécurité infranchissable, au niveau du rond point sous la gare: véhicules de police cote à cote, cohortes de policiers "cosmonautes" avec boucliers et harnachements... impressionnant !!!.

Le cortège des manifestants s'est arrêté à quelques mètres avec banderolles, chansons ... Je suis allé devant, voir les manifestants, il n'y avait ni casseurs, ni holligans... que des banderolles, des slogans et des "vieux" comme moi, qui chantaient la Marseillaise!

Et on était "surveillé" par un hélico qui stationnait au dessus de la manif ... du jamais vu pour moi !

Mais des pétards (amenés par des manifestants ) ont éclaté au sein de la manif ... alors là, grosse panique en face. Crime de "lèse majesté", Sarko risquait d'entendre le bruit des pétards ... et de la contestation et tout d'un coup, brutalement ...

4°) J'AI RAJEUNI de 44 ANS:

On a été arrosé de bombes lacrymogènes et des balles ( en caoutchouc ?? ) ont été tirées

Je n'avais plus vu ça depuis mai 68.

J'ai vu des gens se tordre de douleur par terre... , nos yeux et nos poumons brûlaient ... effrayant !!! Incroyable !!!

Là, écoeurés, mes copains et moi, sommes partis et je suis allé m'oxygéner les yeux et les poumons à la campagne ...

Voilà ce que j'ai vécu: la France coupée en deux: les "petits fours" d'un coté et les "grenades et la violence" de l'autre ....!

Et rassurez vous, braves gens, c'est pas la crise pour tous: la salle de la Rijole à Pamiers a été spécialement refaite de neuf ... moquette au sol, goudronnage autour ...les cire pompes de Sarko craignaient qu'il salisse les siennes.

L'Elysée a même veillé à ce que les personnels approchés par Sarko soient habillés de neuf ...

Rassurez vous Trigano (maire de Pamiers ) a affirmé que ça ne couterait rien au contribuable (sans doute ces frais seront payés par une valise venant d'Andorre !!!). Puisque ça ne coute rien au contribuable, pourquoi donc Sarko ne visiterait pas 10 000 villes en France, 10 000 sites seraient refaits à neuf, ça donnerait du boulot aux entreprises .... sans rien couter aux contribuables !!!   Ils nous prennent pour des débiles !!!

Autre malaise, dans l'armée, cette fois, puisque Sarko est passé devant la caserne du 9°RCP et ne se serait pas arrêté se recueillir sur la stèle de plusieurs soldats de Pamiers, qu'il a envoyé se faire tuer en Afganistan !!!!

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Bref, j'étais Sarko-phobe et je suis devenu Sarko-phage et .. désolé pour mes lecteurs Sarko-philes !!!

Et je pense que la prochaine élection va être capitale concernant la société française: comment et surtout QUI va payer la dette abyssale actuelle de la France ???? Est ce que ce sera encore le peuple ???

Je me permets de rappeller que la dette était de 1150 milliards d'Euros après Chirac et qu'elle est à ce jour de 1780 milliards d'Euros.

Au sujet de la dette, je me permets de conseiller aux curieux de lire le "Mariane" de cette semaine, c'est très instructif !!!

Sarko a augmenté la dette de 630 milliards d'Euros: 130 pour la gestion de la crise et 500 pour sa gestion ( et ce, malgré les milliers de suppressions de postes de fonctionnaires et l'état actuel pittoyable, notamment, de l'éducation nationale).

Il ne faut pas tout ramener à notre argent et il y a d'autres problèmes cruciaux à traiter, mais, à titre indicatif je viens de calculer que notre pension nette a augmenté de 1,8% entre novembre 2006, pour moi, et février 2011(4 ans et demi ) puis de 1,7% en février 2011....comparez aux augmentations de ce que nous payons !!!

Les fans de Sarko me diront, "ça ne sera pas mieux avec l'opposition", je leur répondrai : "c'est possible, mais ce qui est sûr, ça ne pourra pas être pire pour le peuple"  !!!!!

Alors ????? Attendons les élections !!

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Pour conclure, voici une prose ... d'humour !

"    PATATRAS !!!        LA FrAnce A chuté !!!
Faut pas que SARKO mence !

Le coBAY ROUgit d'impatience !

Faut pas croire HOLLANDE mains qui chantent !

Le PEN va augmenter !

Mais ne MELANCHON pas tout ! "

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Pourquoi ce mail??? A mon avis, pour s'apprécier entre proches, il faut se connaître mutuellement et que chacun puisse s'exprimer librement, tel qu'il est ...

C'est ce que j'ai essayé de faire ci dessus et je souhaite que mon ressenti, ne contrariera personne ...

Certains m'ont dit, même à propos de dessins humoristiques: je ne veux pas entendre parler de politique, donc, à ceux là, je n'envoie pas ce mail !Cordialement

Jean

                                          Ce compte-rendu , que je juge très intéressant, a été écrit par un ami enseigant(au lycée de mirepoix) à la retraite
                                                                                Gérard              
 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 29 Janvier 2012

1899-greve creusot

SARKOZY  POUR LE CAPITAL  ( expression rapide après l’intervention de Sarkozy)
Ce dimanche soir le président des riches a parlé en patron à la Dickens.
Haro sur les gens modestes, que les damnés de la terre se sacrifie pour le veau d’or et la règle d’or.
Je ne m’étendrai pas sur son plaidoyer de président victime des politiques de ces prédécesseurs et de la crise.
Brièvement, je commenterai les mesures qu’il compte prendre et qui sont pour la plupart en défaveur des salariés et des retraités.
La TVA sociale qui remplacera la cotisation dite patronale permettra au capital, au monde de la finance qui travaillent pour lui, de rafler la mise.
Pour l’industrie, c’est du pipeau.
Pour le chômage, rien…
La mesure la plus grave de conséquences impitoyables pour les travailleurs est celle consistant à envoyer demain matin une lettre aux syndicats pour les sommer de négocier des accords d’entreprises tant sur le temps de travail que sur les salaires prévoyant des baisses de salaires et l'allongement de la durée du travail en cas de difficultés.
Des accords d'entreprise  supplanteraient les conventions collectives et le code du travail et la loi.
Bref, ce seront les patrons qui feront la loi dans l’entreprise. Le travailles et tais-toi sera la nouvelle norme.
Le code du travail cesserait d’exister réellement, il ne serait plus qu’une coquille vide de contenu obligatoire pour le patronat puisque l'accord d'entreprise serait supérieur... UNE PROVOCATION ....
Le président des riches a dû faire plaisir à tous ces patrons qui exploitent leur main d’œuvre et veulent la payer à coups de lance pierre. Ils pourront désormais fixer les salaires et le temps de travail à leur guise et notamment de baisser les salaires en cas de difficultés pour l’entreprise.Ils se frottent déjà les mains.
On en connait qui vont se précipiter et trouver toutes les raisons pour abaisser les salaires et faire travailler le plus longtemps possible les salariés avec des payes réduites notamment là où le syndicat est faible ou inexistant.
Cette décision du Président des riches met donc par terre toutes les règles de salaires, de temps de travail et de conditions de travail acquises par le mouvement syndical et contenu dans les lois et les conventions collectives.
Cela mérite la riposte immédiate des travailleurs car c’est tout le dispositif du code du travail qui vole en éclat et c’est un retour à l’âge de pierre de l’exploitation capitaliste : celle qui faisait travailler les enfants dans les usines et les mines comme l’exige à nouveau ce président du capital en faisant sortir des écoles les enfants pour un soit disant apprentissage.
Le meeting de la CGT au Zénith, mardi prochain sera chaud.

Bernard Lamirand

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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Publié le 29 Janvier 2012

 

 

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Voici les derniers chiffres : ce soir, Sarkozy va faire bouger sérieusement la statistique.

 

Attendez vous à ce que ces indices vident les porte feuilles des gens modestes.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 29 Janvier 2012

Il ne m'arrive pas souvent de publier sur mon blog les déclarations de la CES , mais celle-ci mérité attention, même si parfois la CES reste à des considérations relevant du système.

Une critique cinglante de la Comunnauté Européenne aparrait à travers ce texte.

L'on sent que les réactions des salariés et des retraités poussent à agir et à faire en sorte que la CES ait un comportement qui ne soit plus du tout celui d'accompagner les institutions politiques de l'Europe dans leur chaos libéral.

 

Ce communiqué est donc une nouveauté et je l'apprécie en tant que telle.

 

Bernard LAMIRAND

Déclaration de la CES

Déclaration de la CES sur le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire »

jeudi 26 janvier 2012

Adoptée par le Comité de direction de la CES le 25 janvier 2012

Les 8 et 9 décembre 2011, le Conseil européen a décidé de s’engager dans un accord international visant à renforcer la discipline budgétaire. Les gouvernements ont estimé que le renforcement des obligations budgétaires ferait reprendre confiance aux marchés et sauverait l’euro. La décision a été suivie par des négociations intenses et semi-secrètes afin de parvenir à un accord pour la fin du mois de janvier 2012. Le processus de négociation a ignoré le contrôle démocratique qui devrait normalement caractériser toute réforme de l’Union, notamment en n’impliquant pas pleinement le Parlement européen. La CES déplore ce processus non démocratique et ses conséquences non démocratiques au niveau national.

Les dirigeants européens ont tort de croire qu’un nouveau traité restaurera la croissance et résoudra la crise de la dette souveraine sans le renforcement de la démocratie au niveau européen – avec notamment une participation totale des partenaires sociaux aux niveaux européen et national – ni sans nouveaux engagements spécifiques sur les euro-obligations et la taxe sur les transactions financières. Les nouvelles règles en matière de gouvernance économique ne devraient pas être dissimulées derrière des questions techniques par les dirigeants européens.

La CES s’oppose à ce nouveau traité. Bien que nous soyons en faveur de règles communes et d’une gouvernance économique, nous ne pouvons soutenir ces règles. Nous sommes convaincus que les propositions du traité affaibliront l’Europe au lieu de la renforcer. Le nouveau traité réduira le soutien de la population pour l’intégration européenne, ralentira la croissance et augmentera le taux de chômage.

1) Sans investissements durables pour la croissance, les mesures d’austérité ne résoudront pas la crise de l’euro et de l’emploi, elles ne rassureront pas non plus les marchés financiers.

2) Entériner dans les constitutions ou législations nationales un respect strict des règles de déficit public ne fera qu’aggraver la crise actuelle.

3) Pour revenir à des comptes publics équilibrés, il est nécessaire d’adopter une approche à long terme comprenant des politiques fiscales justes, une taxe sur les transactions financières, une lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, une mise en commun partielle de la dette, une intervention adéquate de la Banque centrale européenne (BCE) et un contrôle rigoureux du secteur financier.

4) Le besoin de gouvernance économique est utilisé comme un moyen de restreindre les mécanismes et les résultats des négociations, d’attaquer les systèmes de relations sociales, et d’imposer une pression à la baisse sur les niveaux de salaires négociés par convention collective ; d’affaiblir la protection sociale et le droit de grève, et de privatiser les services publics. La CES résiste activement à ces attaques qui, les unes après les autres, risquent de démanteler un modèle social unique au monde. Les initiatives allemandes telles que l’Agenda 2010 et l’augmentation de l’âge de la retraite, qui se sont avérées mauvaises et dommageables au niveau social, ne devraient pas être imposées aux autres pays européens.

5) Afin de faire de l’intégration européenne une réussite, elle doit être un projet positif qui apporte un progrès social et des emplois plus nombreux et meilleurs. C’est pourquoi la CES réitère sa demande pour qu’un Protocole social soit intégré aux traités européens.

Le nouveau traité ne fait que stipuler la même chose : l’austérité et la discipline budgétaire. Il obligera les États membres à mener des politiques fiscales procycliques préjudiciables, qui donnent la priorité absolue aux règles économiques rigides à une époque où la plupart des économies sont toujours faibles et où le taux de chômage atteint des niveaux intolérablement élevés. Cela engendrera une pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail, un contrôle et des sanctions. Les gouvernements qui ne parviennent pas à se conformer au pacte budgétaire seront traduits devant la Cour de justice européenne, qui pourra imposer des sanctions.

Le nouveau traité ne répondra pas au problème clé de la zone euro : en dehors de la BCE, il n’existe aucune institution qui dispose de suffisamment de liquidités pour arrêter une obligation dirigée sur des membres individuels de la zone euro, avec une obligation qui déborde et contamine le reste de la zone. Contrairement aux banques, les gouvernements de la zone euro ne disposent pas de « prêteur de dernier ressort » pour mettre fin au comportement grégaire irrationnel, mais auto-réalisateur du secteur financier.

En outre, la mise en œuvre pratique de ce nouveau traité pose plusieurs problèmes. La façon dont le déficit « structurel » sera défini n’est pas claire. Il en va de même pour le taux d’intérêt et le taux de croissance potentiel qui seront utilisés pour calculer la viabilité budgétaire à moyen terme.

L’Europe a besoin d’une union économique différente avec une forte dimension sociale basée sur les principes suivants :

• Un mandat plus clair pour la BCE. L’objectif de la BCE devrait être de promouvoir la stabilité des prix, le plein emploi et la convergence des conditions financières des États membres. La BCE ne devrait pas seulement avoir la possibilité, mais aussi l’obligation d’agir comme un « prêteur et acheteur de dernier ressort » pour la dette souveraine.
• Une mise en commun partielle de la dette au travers des euro-obligations.
• Une clause de sauvegarde salariale qui impose le respect total de l’autonomie des partenaires sociaux pour négocier collectivement et éviter que le pacte social s’immisce dans le domaine des salaires, des systèmes de négociation collective, d’action et d’organisation collective. Les salaires ne représentent pas un frein à l’économie, mais en sont le moteur.
• Des dispositions pour protéger la croissance : l’exclusion des investissements publics qui soutiennent la croissance de la « règle d’équilibre budgétaire », la sauvegarde du secteur des recettes publiques en s’engageant pour lutter contre la concurrence, la fraude et l’évasion fiscales, un rôle structurel pour le dialogue social européen pour éviter une mise en œuvre aveugle des règles économiques rigides qui nuiraient à l’économie.
• Un Protocole de progrès social doit être joint aux traités européens pour garantir le respect des droits sociaux fondamentaux.

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Rédigé par aragon 43

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