Publié le 24 Juin 2011

h-2-1167699-1205937684.jpgFAUT-IL SE SERRER LA CEINTURE POUR LES RICHES ?

Cetainement pas.

Je me suis amusé à reprendre toutes les formulations d'un certain nombre d'éditorialistes, ces temps-ci,  qu'ils soient de la presse écrite ou des médias caractérisant la situation économique et social en Grèce et plus largement en Europe.

J'ai fait un tri et j'en reprends certaines expressions pour montrer la bataille idéologique en cours et l'emploi de métaphores pour que les peuples acceptent les conséquences de la crise.

La première métaphore qui vient:  c'est "se serrer la ceinture". Les grecs, par exemple, sont priés de se serrer la ceinture. A travers cette affirmation, ce sont les grecs en général qui sont visés et c'est un artifice observable: par exemple est-ce que le salarié ou le retraité grec c'est pareil que le banquier grec, le gros armateur, où encore le milliardaire qui a piqué le pognon pour le placer dans les paradis fiscaux?

En disant les grecs, on évite de rentrer dans le détail qui ferait vite apparaitre que les travailleurs grecs n'y sont pour rien dans les dettes du pays qui n'ont que profité qu'à une caste de privilégiés qui s'en lèchent les babines et qui ne sont guère inquiétés..

Après le serrage de ceinture, employé ce matin dans une radio périphérique, comme quelque chose que les grecs devront accepter sous peine de ne pas recevoir les 100 milliards d'euros de prêts, vient alors un autre serrage: celui de la vis.

Quelle vis ?

Celle des profits ?

Nenni !

"Serrer la vis", s'entend pour le capital de contraindre les salariés et les retraités à des baisses de salaires et de retraites. Uniquement cela. Serrer et étouffer les dividendes, il n'en est nullement question.

Pas touche, au veau d'or.

Le Banquier, l'actionnaire sont donc exemptés: pas de serrage pour eux, il faut plus que du jeu dans le filetage capitaliste.

Vient alors la fameuse phrase qu'en temps de crise il faut faire rentrer dans la tête des gueux: quand l'économie va mal il faut accepter des sacrifices". Les grecs, les espagnols, les portugais, les français doivent accepter des sacrifices pour que l'économie reparte.

Elle est bien bonne celle-là.

Sacrifiez votre pouvoir d'achat pour que la croissance reparte et alors les richesses créées seront partagées nous disent les batifoleurs de l'ordre libéral et quelques sociaux démocrates libéraux européens se couchent devant le concept. Un chancelier socialiste allemand avait d'ailleurs trouvé la bonne parole accompagnatrice, il y a une vingtaine d'années: "Les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain".

Cette ritournelle nous a été assénée pendant des années et les résultats sont là: un chômage massif en Europe, des bas salaires partout, de la précarité mais des profits énormes qui ont littéralement explosés en 2010 en plein temps de crise.

En fait, dans leur bunker de Bruxelles, tous les roitelets européens nous somment de faire maigre pour que les profits soient encore plus forts en 2011 et 2012.

Donc nous sommes priés de nous amaigrir, pas seulement le vendredi saint, mais tous les jours de la semaine pour satisfaire le veau d'or.

Il faut donc, dit encore un journaliste, que les grecs mais aussi tous les européens( lesquels ?) réduisent leur train de vie et arrête de vivre au-dessus de leur moyen ( encore une métaphore idéologique).

Nos chers patrons du CAC 40 sont-ils visés par cette envolée ?

Non !

Pour eux, rien n'est trop beau, l'argent coule à flot.

Il faut, dit encore un journaliste patenté de la droite, que les grecs mettent "de l'eau dans leur vin".

Un autre perroquet rétorque que tous ceux qui ont fait bon marché de l'économie doivent payer la note.

Encore une fois, évidemment, le propos est général, il s'agit sous le couvert de tous, de frapper les travailleurs et de laisser tranquille  les responsables de la banqueroute: les banquiers et les actionnaires.

La rencontre des scélérats gouvernementaux à Bruxelles, ces jours-ci, c'est donc de faire suer le burnous gratis ou presque.

Pour la gloire du CAC 40 et des escrocs qui pullulent sous toutes les places financières du monde, nous ne nous serrerons pas la ceinture mais au contraire nous puiserons dans les coffres-forts des riches.

Pour cela, plein de luttes sur les salaires et les retraites sont nécessaires.

 

Bernard LAMIRAND



 

 

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Publié le 22 Juin 2011

Contre la perte d’autonomie il faut un service public et un financement solidaire

lundi 20 juin 2011

La CGT opte pour un droit universel à compensation de la perte d’autonomie, quel que soit l’âge ; dans le cadre d’un service public qui en permette la prise en charge solidaire au sens de la Sécurité Sociale.
Le Haut Conseil de la Famille (HCF) a examiné la dépendance des seules personnes âgées et l’articulation entre solidarité familiale et collective.
La CGT ne peut être opposée à un plan d’aide aux aidants familiaux ; elles (ce sont surtout des femmes) et ils sont plusieurs millions à intervenir dans la vie quotidienne des personnes dépendantes dans des conditions parfois pénibles et usantes.
Que ce soit par l’information, l’accompagnement, le soutien, il est possible d’améliorer leurs conditions d’existence tout de suite.
Mais la reconnaissance de leur rôle ne peut prendre la place d’un service public d’aide à l’autonomie, accessible à toutes et tous sur l’ensemble du territoire qui réponde à la fois aux besoins des personnes aidées et à ceux des salariés, que ce soit à domicile ou en établissement.
Pour les personnes dépendantes la CGT est exigeante, elle veut des femmes et des hommes formés, bénéficiant de formation continue, de conditions de travail et d’exercice de leur métier permettant pleine efficacité et écoute. La formation en gériatrie et gérontologie doit être systématique et dispensées à l’ensemble des personnels, soignants ou non, que ce soit dans les structures d’aide à domicile, les structures médicalisées ou les structures hospitalières.

Il ne suffira pas de reconnaître la bonne volonté voire même la réelle compétence acquise des aidants familiaux en accordant quelques congés supplémentaires ou bien en rémunérant de quelques manières que ce soit le service rendu. Les préconisations du HCF en ce qui concerne l’aménagement des congés et possibilités d’aménagement du temps de travail sont des vœux pieux sans réelle incidence sur la vie des familles et des entreprises. Les propositions qui envisagent d’étendre aux aidants familiaux des possibilités existantes dans d’autres circonstances comme maintenir une retraite à 65 ans sans décote, de cotiser sur la base d’un temps plein, indemniser la réduction ou l’interruption d’activité sont aussi aléatoires. Toutes ces mesures basées sur l’amélioration de la situation actuelle ne seraient pas inutiles mais ne représentent que des aménagements assujettis à d’éventuelles négociations. La situation économique actuelle fait douter de résultats tangibles.
Ces mesures présentent en outre le risque d’un éloignement des femmes de l’activité professionnelle (puisqu’elles sont principalement concernées) en contradiction avec tous les discours des pouvoirs publics si ce n’est avec leurs actions.
Il faudrait au contraire une volonté politique pour aller dans le sens de ce service public que la CGT veut pour tous.

Les coûts de la perte d’autonomie sont insupportables pour la grande majorité des familles : une maison de retraite médicalisée, c’est entre 1 500 et 3 000 euros par mois.
Collectivement la CGT considère que ce coût devient relativement modeste : cela représente 1 point de PIB. Le sujet ne mérite donc pas la dramatisation actuelle, il demande des choix politiques.
Des dispositifs efficaces de régulation des tarifs des établissements privés comme publics doivent être mis en place ainsi qu’une harmonisation des pratiques départementales en matière de barème.
Pour la CGT, permettre « un reste à vivre » digne pour les personnes dépendantes ne passe pas par l’obligation alimentaire pour les enfants et petits enfants, ni par la récupération sur succession optionnelle ou non. Elle considère que le financement de la dépendance doit être socialisé dans le cadre de la Sécurité Sociale au financement rénové qu’elle propose.

Montreuil, 20 juin 2011

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Publié le 18 Juin 2011

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LE RADAR DU MAIRE DE SAINT LEU D'ESSERENT

Chaque semaine, je me rends chez ma fille, elle habite dans le département de l'Eure et mon épouse et moi assurons une présence auprès des enfants le mercredi.

J'emprunte donc la départementale RD 92 qui me fait passer obligatoirement par Saint-Leu d'Esserent pour aller vers Chambly et Cergy Pontoise puis la route de Vernon.

La traversée de Saint-Leu est hérissé de feux et de limitations de vitesse.

C'est normal, vu le trafic routier, pour les enfants qui se rendent en classe.

Je fais très attention. Je roule toujours modérément, au point que je me fais klaxonner régulièrement par les excités de la route, dont certains d'ailleurs, aux heures très matinales, n'hésitent pas à braver les lignes continues ( les poids lourds par exemple) pour me dépasser à plus de 100 KM heure et en particulier sur la ligne droite qui mène à Précy sur Oise et ensuite jusqu'aux confins de Boran Sur Oise.

Mais l'impunité règne pour ces virtuoses du dépassement de vitesse.

L'autre jour, en rentrant, vers 17 heures, j'aurais franchi le feu rouge à Saint Leu d'Esserent.

Moi qui fais très attention aux feux, aux panneaux qui se multiplient partout, je suis devenu un délinquant de la route.

Je ne pense pas pourtant avoir bruler la politesse à ce feu.

Je ne pense pas non plus l'avoir passé au clignotant.

Donc, je viens de recevoir la missive m'annonçant mon infraction et les 90 euros à payer et quatre points de retrait sur mon permis à point.

J'ai appris en même temps que le feu rouge d'Esserent était doté d'un radar GTC-GS11 N(FAREGO) - FE 160014 et que c'était lui qui m'avait rendu malfaiteur de la route.

J'ai donc payé de suite. Ah j'aurais pu contester, mais la contestation semble difficile et dissuasive, et l'on vous averti qu'en cas de retard vous payerez 135 euros si la controverse n'est pas retenue.

Bref, ce radar a été installé subrepticement, rien ne le signale, par le maire apolitique, de Saint Leu- d'Esserent. Je me suis dis, plus généralement, voilà une belle trouvaille pour faire rentrer du pognon dans les caisses de l'état sarkozien à la recherche de sous pour renflouer les riches.

Ainsi, le pauvre automobiliste que je suis, comme d'autres d'ailleurs, qui ont été pris au piège de ce feu rouge apolitique, nous allons être de plus en plus surveillé par ces nouvelles  machines à fric que l'on dépose aux  bords des routes,  non pas pour la sécurité mais pour faire rentrer du pognon.

La route doit être un lieu de sécurité routière, j'en disconviens pas, mais pas un lieu où des attrapes-sous sont montés à des endroits précis pour récupérer du fric. En plus, comme sécurité, cela devient de plus en plus difficile pour le conducteur quand il se trouve aux prises, comme dans un gymkhana, avec des panneaux de toutes sortes, des radars, des limitations de vitesse à tout va, qui se multiplient et se contredisent tout au long d'une route parsemée d'embûches pour le brave conducteur qui passe plus de temps à repérer les annonces qu'à regarder sa route avec les risques d'accidents que cela comporte.

Y en a marre.

Que l'on  poursuive les vrais délinquants de la route qui roulent à des vitesse supersoniques, que l'on chasse l'alcoolique au volant, que l'on sanctionne celui qui ne respecte les vitesses devant les écoles , la traversée de villages, les avenues des villes, je suis d'accord, mais que l'on puisse mettre partout des rets pour se faire du fric et que les feux deviennent des lieux où l'œil du radar vous prend, cela est inadmissible. Je vais faire comme certains le suggèrent:  m'arrêter avant pour bien mesurer si j'ai le temps de passer sans me faire prendre par le clignotant. Le pire c'est celui qui sera derrière, il devra subir mon coup de frein mais comme le code de la route le dit si bien: "il faut être maitre de sa vitesse".

Vraiment dans ce pays et à Saint-Leu d'Esserent on marche sur la tête, pardon sur les feuilles de PV.

 

Bernard LAMIRAND

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Publié le 18 Juin 2011

2 avril 2011 ARS Amiens 028ELECTIONS COMMENT CHANGER LE COURS DES CHOSES ?

Les communistes votent jusque ce soir pour choisir leur candidat pour les présidentielles et en même temps s'organise la préparation des législatives dans le cadre du Front de Gauche.

Je ne reviens pas sur ce qui motive mon choix pour le Front de Gauche, pour un projet partagé, pour la candidature d'André Chassaigne pour représenter cette grande bataille électorale de 2012.

Cette grande bataille électorale 2012 peut avoir des trajectoires différentes selon la façon dont elle est menée. Si c'est la posture électoraliste qui l'emporte, on risque d'être bien déçu comme nous l'avons été lors d'autres élections précédentes.

Déjà, alors que la campagne électorale n'est pas encore engagée, le débat tourne autour des alliances à nouer ou à ne pas faire au second tour.

Des réflexions fusent autour du rituel deuxième tour tant des législatives, des sénatoriales, de la présidentielle.

Le système pourri électoral prend alors le dessus.

A cela s'ajoute des clivages radicaux habituels: pas question de faire l'union avec les "socialistes traitres" ou encore critique à ceux qui ne  pensent qu'à garder des sièges et à privilégier les calculettes.

Ces façons de penser ne sont-elles pas le rituel habituel ?

Nous ne sommes pas au deuxième tour des élections et en même temps ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tuer: la bourgeoisie dans ce pays a toujours eu les hommes de rechanges nécessaires pour poursuivre leur domination.

Bien de l'eau sur le pont peut couler d'ici là.

Regardons la vitesse des événements: il y a quelques jours encore Strauss-Kahn caracolait à la tête des sondages, aujourd'hui il est broyé par les faits divers. Regardons aussi l'évolution de la situation économique et sociale en Europe: qui aurait jeté un euro sur d'éventuelles mobilisations politiques en Europe comme on le voit actuellement en Espagne, en Grèce, en Italie, au Portugal etc.

Qui aurait pensé à ces révolutions balayant les dictatures néocolonialistes dans le Maghreb, au Moyen Orient etc.

Qui aurait cru début 2010 à ce que plus de 7 millions de français auraient tour à tour manifesté leurs désaccords sur la remise en cause de la retraite à 60 ans.

Pendant un certain temps, cette crise systémique du capitalisme déclenchée en 2008, semblait se banaliser. Or qu'est-ce qui se passe actuellement: sous les effets des plans d'austérité des réactions offensives et massives se déclenchent face à ces gouvernements qui entendent renflouer les actionnaires, les banquiers au détriment des peuples.

En France, le bouclier fiscal vient de tomber, des batailles s'engagent sur les salaires et contre les mesures d'austérité.

Dans la métallurgie des luttes se déclenchent pour l'emploi, les salaires et les conditions de travail. Des premiers reculs apparaissent.

Tout cela me conforte que rien n'est joué et que le coté enfermement électoraliste serait une erreur pendant toute la période prochaine car elle serait déconnectée des luttes qui peuvent marquer politiquement les échéances électorales de 2012 et faire bouger les lignes à gauche et y compris chez les socialistes dont le programme et les candidatures actuelles reflètent qu'ils restent enlisés dans leurs habituels accompagnement du système.

Ma conviction c'est que le Front de gauche doit être au cœur des luttes à venir et les favoriser et que la meilleure campagne qu'il peut conduire, c'est d'être non pas à coté des travailleurs en lutte mais avec eux, dedans.

Toutes les actions à venir doivent traduire cela et le programme partagé est à faire vivre dans les luttes, et s'il le faut, en modifiant ce programme partagé avec les travailleurs concernés et surtout par rapport à leurs revendications.

Nous serons plus fort alors pour modifier les enjeux politiques et du même coup créer les vrais conditions d'une gauche qui change la société.

Chaque lutte doit nous interpeller, nous permettre d'interpeller les autres forces à gauche, les socialistes en particulier pour les obliger à bouger vers la gauche et vers des changements qui mettent en cause le capitalisme.

Pour cela faisons appel au militantisme communiste qui peut redevenir la force qui compte et dont on ne peut l'ignorer dans ces moments où nous pouvons être utile à tisser du bien commun sur chaque problème évoqué et revendiqué par les travailleurs et les retraités.

Rajoutons à cela une jeunesse qui n'ira voter que si elle ressent autre chose que le petit jardin électoraliste.

Battre la droite et Sarkozy et empêcher la sociale démocratie de gouverner à "la Papandréou" ne se fera pas par affirmations péremptoires mais par les luttes qui s'engageront dès maintenant.

 

Bernard LAMIRAND

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Publié le 18 Juin 2011

 


clip du 38ème congrès de la ftm-cgt

 

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Publié le 16 Juin 2011

Sécurité sociale

Dernier rapport de la Commission des comptes

vendredi 10 juin 2011

Le dernier rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale conforte la CGT dans sa revendication d’une réforme du financement de la Sécurité sociale

Le rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale rendu public à l’occasion de sa réunion du 9 juin 2011 fait apparaître une certaine amélioration de la situation financière de la Sécurité sociale. Après le déficit historique de 23,6 Mds € en 2010, elle prévoit que ce dernier ne serait « plus » que de 19 Mds € fin 2011.

Le rapport confirme de manière très claire le diagnostic de la CGT. La dégradation considérable des comptes de la « Sécu » ne résulte pas de dépenses trop élevées (leur croissance a été particulièrement modérée en 2010, en particulier les dépenses d’assurance maladie qui ont crû de 2,7%), mais d’un effondrement des recettes dû à la crise.

« La crise a privé la Sécurité sociale de 15 Mds€ en 2010 », selon les termes mêmes du ministre François Baroin. Malgré la reprise de la croissance qui explique le redressement des comptes, le produit intérieur brut retrouverait à peine fin 2011, son niveau de 2007, selon le secrétaire général de la Commission.

La réponse aux besoins de financement de la Sécurité sociale passe donc par une relance des salaires et de l’emploi et non par des pressions sur les dépenses.

Le Gouvernement se félicite de la croissance très faible des dépenses d’assurance maladie. L’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie) fixé par la loi de financement de la Sécurité sociale 2010 a été respecté pour la première fois depuis 1996. Le Gouvernement y voit un succès de sa politique de « maîtrise médicalisée » des dépenses. La CGT ne partage pas cet optimisme.

Nous assistons à une véritable explosion des dépassements d’honoraires, tandis que les inégalités d’accès aux soins, allant jusqu’à la renonciation pure et simple aux soins, vont croissant.

Le dépassement de 450 M€ de l’objectif pour les établissements de santé témoigne d’une pression extrêmement forte sur l’hôpital public.

Les effets de la réforme régressive des retraites de 2010 ne se font pas encore sentir, puisque le premier recul de 4 mois de l’âge de la retraite aura lieu au 1er juillet 2011. Le rapport de la Commission des comptes estime à 100.000 la diminution des départs en retraite qui sera provoquée en 2011 par cette mesure.

On ne peut passer sous silence l’augmentation très importante du nombre de chômeurs de plus de 50 ans : selon Pôle emploi, leur nombre a augmenté de plus de 50% depuis 2008, une grande partie de ces chômeurs étant des chômeurs de longue durée. Cette situation ne pourra qu’être aggravée par la réforme.

Dans ce cadre, une réforme de fond du financement de la Sécurité sociale, telle que celle proposée par la CGT est indispensable.

Elle implique en particulier de remettre en cause d’urgence les exonérations de cotisations sociales, en particulier les exonérations d’heures supplémentaires de la loi TEPA : aujourd’hui, les heures supplémentaires déclarées représentent plus de 400.000 emplois. Rappelons par ailleurs que la fameuse prime liée aux dividendes, est totalement exonérée de cotisations sociales.

Relancer l’emploi et les salaires, dégager des ressources nouvelles, voilà plus que jamais les premiers impératifs pour préserver notre Sécurité sociale solidaire.

Montreuil, le 10 juin 2011.

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Publié le 15 Juin 2011

coleresdupresent.jpgPAPANDREOU POUR L'UNION SACREE DES VOLEURS

Georges Papandréou a proposé mercredi de former un gouvernement d’union nationale, à condition que ce dernier soutienne le plan de sauvetage financier de la Grèce élaboré par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, rapporte la chaîne de télévision Net TV.

Le Premier ministre socialiste aurait également offert de démissionner pour faciliter la constitution d’un tel gouvernement d’union.

Cela veut dire l'union sacrée de la droite et du PS pour détrousser les grecs.

Voilà où mène les courbettes socialistes face au pouvoir de l'argent roi.

L'Union, les socialistes ne la voient qu'à travers  l'union des voleurs, des banquiers véreux, des politiciens corrompus qui ont conduit à cette crise.

A cette union des forbans doit répondre l'Union des travailleurs européens.

Le 21 juin est prévu une journée d'action. Elle doit prendre un autre caractère que le dépôt de motions de soutien.

La Confédération européenne des syndicats doit prendre l'initiative et pourquoi pas ce jour là  se rassembler devant toutes les banques d'affaires et organismes financiers qui pillent ce pays et qui concourent à l'asphyxie du peuple grec. Sus à la banque européenne.

Sortons les TRICHET et consorts et tous les pillards de la finance.

 

Bernard LAMIRAND

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Publié le 13 Juin 2011

Photo 075JE VOTE CHASSAIGNE

Dans quelques jours, nous allons, les communistes du PCF, démocratiquement désigner le candidat du Front de Gauche aux élections présidentielles et dans la foulée décider du programme partagé et des candidatures aux législatives.

Je redis toutes mes objections par rapport à la façon dont la direction de mon parti a organisé la préparation de ce moment important de la vie politique de la France.

Je pense toujours qu'un Front de gauche est utile pour rassembler une gauche qui veut un vrai changement, mais qu'il n'est pas un parti et que toutes ces composantes doivent être à égalité de droit et de devoir.

Le fait de propulser à la fête de l'humanité de 2010 la candidature de Mélenchon fut une pression en contradiction avec l'égalité en droit et devoirs de chaque composante.

Le fait de laisser circuler l'idée que si Mélenchon n'est pas retenu, le front de gauche disparaitra, c'est à nouveau faire pression.

Je regrette que le premier secrétaire du parti et l'ancienne première secrétaire aient favorisé un candidat plutôt qu'un autre. Les communistes et les autres formations sont en mesure de décider autrement que par ces pressions inacceptables.

Pourquoi je voterai Chassaigne ? Tout simplement parce qu'il met de la mesure dans sa candidature, il fait du collectif un sens politique indispensable pour changer la politique,  et il n'apparaitra pas comme un compétiteur présidentialiste, comme le sont tous ceux qui vont entrer en scène pour une élection que nous détestons et que nous avons toujours considéré comme antidémocratique dés que De Gaulle l'a mise en place par le référendum du 28 octobre 1962.

L'heure est venue d'en finir avec cette forme estropiée de démocratie.

Mon intention était au départ de préférer Alain Bocquet pour être candidat à ce type d'élection, il s'était déclaré disponible dans son livre "Marx et ça repart". Il ne l'a pas voulu, devant je le pense ce "parti pris" de la direction du PCF pour Mélenchon.

C'est courageux pour Chassaigne d'avoir décidé, malgré les embuches qu'il a reçu, d'être quand même candidat dans ces conditions.

La candidature de Chassaigne est pour moi une candidature non pour se faire élire, ( je ne crois pas au père Noël), non pas pour se compter, (mais tant mieux si les voix  sont importantes)  mais pour dire au peuple qu'il faut en finir avec cette élection présidentielle au suffrage universel qui fait tant de mal à la démocratie et qui montre les limites de cette démocratie bourgeoise qui asphyxie tous projets émancipateurs en limitant le choix dés le premier tour aux personnalités les plus en vue du libéralisme, qu'elles soient de droite où sociale-démocrate. Le tout étant aujourd'hui accru par la présence du Front National, et alors on intime l'ordre de voter utile pour les deux grandes hypothèses d'un système qui vire à l'américaine .

Il est évident que le vote sera au premier tour entaché de toutes ces manipulations et ne représentera pas l'image d'un peuple cherchant l'issue qu'il ne trouvera d'ailleurs pas dans ce genre d'élections tronquées.

Descendre en flamme, l'élection présidentielle est donc une tâche de première importance. D'autant que celle-ci est arrivée à son terme avec ce Président de la république qui l'a conduite dans les bas-fond du parti-pris pour une bourgeoisie vérolée et que le peuple rejette mais ne sait pas encore trouver l'échappatoire à ce système vermoulu.

IL faut donc profiter de ce moment électoral qui groupera deux élections, et je suis d'accord là pour les tenir ensemble, pour mener une sorte de débat de fond sur nos institutions et le dépassement de cette 5eme république qui n'est qu'un "étrangloir" du progrès social.

Et dans ce moment - d'une crise fondamental de ce système, qui ne peut plus présenter l'image de progrès économique puisqu'il est maintenant dans une crise systémique durable - il faut présenter une issue, une alternative à ce système et en même temps mettre en avant ce programme partagé que je partage et qui peut et doit nous ramener à des solutions dépassant ce système périmé.

Qui mieux qu'un communiste pour le faire.

Je n'ai rien contre Mélenchon, il a quitté le PS, c'est son affaire, peut-être aurait-il dû y rester pour affirmer une autre ligne de ce parti que l'on ne peut ignorer pour un réel changement à venir. Mais les choses actuellement prennent une autre tangente: ce parti socialiste dérive vers une nouvelle gauche plurielle (pire que l'autre) et je crains que le débat va se limiter avec Mélenchon à un combat de personne pour ensuite se terminer par une capitulation en rase campagne pour le second tour du fait de ne pas se retrouver avec un nouveau mandat de Sarkozy.

Certes, nous avons plus que marre de cet individu, mais encore plus marre de la politique de ce système capitaliste qui pourrait aisément trouver d'autres mains en capacité de nous faire payer la crise, de la considérer comme indispensable pour apurer la situation (regardons Grèce, Espagne, Portugal avec les socialistes au pouvoir).

Nous ne changerons pas les choses par un combat présidentialiste de chef mais bien par un combat de fond collectif pour aider les gens à se soustraire d'un système à l'apparence démocratique mais qui en est tout le  contraire et nous avons besoin d'un candidat (cela aurait pu être une candidate) qui défriche cela dans ce moment électoral et qui s'appuie sur les masses populaires en lutte et qui les incitent à de grands moments de luttes dans toute cette période à venir.

Mélenchon  n'est pas l'archétype de cette configuration et nous le savons, nous, les communistes.

C'est pourquoi je pense que cette élection doit être un moment important pour remettre des idées, remettre en cause ce système électoral,  se défaire de cette constitution de 1958 - de même celle de l'Europe- projeter les luttes, dire au peuple français qu'il se bouge, comme le font d'autres peuples actuellement face à ce capitalisme destructeur, c'est important.

Le monde bouge, les communistes ne peuvent être à la traine.

Chassaigne et tous les communistes peuvent être d'un grand apport pour changer la donne car c'est de cela qu'il s'agit et cela dépasse les calculs électoraux de toutes sortes.

Bernard LAMIRAND CELLULE ARCELOR MONTATAIRE

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Publié le 11 Juin 2011

MORTS  POUR  QUOI

Matin de juin plein de rosée

Beauté du paysage

Oiseaux qui chantent leurs mélopées

Pigeon colombe ramage

 

Radio France Inter nous sort de ce bonheur

Annonce voix nasillarde la mort

Deux jeunes soldats aux champs d'honneur

Paradis pour eux près des sycomores

 

Triomphe des armes

Iront rejoindre d'autres sacrifiés

Mais que de larmes

De périr pour les  ronds accumulés

 

Triste matin de cette France minée par le fric

Soixante et un déjà partis

Eloges décernés pour leur Titanic

Par des  nantis

 

Afghanistan, Irak, Libye et demain Syrie

Comme hier Algérie et Indochine

Tout cela pour capital et artillerie

Pour riches et combines

 

Mourir pour le roi de Prusse et gloire

Revoilà pour jeunes postérité et avenir

Pour eux plus qu'échappatoires

Devoir pour le pétrole et lui appartenir

 

Honte à ceux qui les envoient

Qu'ils partent vers leurs sales incendies

Et de pétrole qu' ils  s'y  noient

Que nos jeunes vivent loin de saloperies

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 9 Juin 2011

 

                                                                                      UNE LETTRE A EXPEDIER A L'ELYSEE ET A FAIRE                                                                                        CONNAITRE PAR MAIL OU AUTRE FACON.

                                                                                       (vous pouvez aussi l'améliorer et la                                                                                                              mettre à votre main)

                                                                                      A Monsieur le Président de la République Française

                                                                                      Palais de l'ELYSEE  PARIS

LETTRE OUVERTE

Objet: lettre d'embauche au FMI

 

arton2032-18c13.jpg Monsieur le Président de la République Française,

Je viens d'apprendre qu'un concours était ouvert jusque fin juin pour le poste de directeur du FMI à Washington.

Je me souviens que vous avez appuyé la candidature de Monsieur Strauss-Kahn et que cela a été un succès. Dommage qu'ensuite l'intéressé soit parti dans un branle-bas invraisemblable.

Quand on a un contrat de travail de cette importance, on ne courre pas après les palaces "mal- fermés". Un comble, sans avoir de bons de sortie émanant du gardien du FMI.

Connaissant donc vos talents en matière de recrutement, je me suis dit que j'avais toutes mes chances en postulant cet emploi.

J'ai tous les atouts pour remplir cette mission de la plus haute importance. J'aime les voyages, les repas plantureux, les hôtels avec suite à 300.000 euros la nuitée etc.

Je pense comme vous et comme le regretté Monsieur Strauss-Kahn, qu'il faut rendre à César ce qui appartient à César et à dieu ce qui appartient à dieu. L'équité doit être la source de meilleurs rapports et apports financiers pour les milliardaires du monde ( Milliardaires groupons-nous…). A ce sujet, il y a eu trop de laisser-aller depuis la libération de la France en 1945, et comme Monsieur Kessler du Medef l'avait dit dans la revue patronale "Challenges", il faudra, Monsieur le Président, mettre fin au compromis issu du Conseil National de la Résistance qui a vu les pauvres s'enrichir pendant que les riches s'appauvrissaient jusqu'à cette crise de 2008 où vraiment il était temps de réagir.

Inutile de vous dire qu'il faut mettre fin à cette assistanat qui dure depuis la libération et qui créé des fainéants comme vous avez su si bien le dire concernant votre prédécesseur et les rois fainéants qui ont séjournés à l'Elysée.

Monsieur Strauss-Kahn s'était attelé à cette tâche sous votre direction et avec l'aide de Madame Lagarde du Capital.

Il avait fait du bon boulot en Grèce, nous le regretterons.

Je sais que cette dame est aussi postulante pour cette emploi. Il me semble que sa place doit demeurer à vos cotés afin de vous éviter de faire des erreurs comptables comme celle qui a consisté à proposer 1000 euros de primes aux pauvres. Elle a été auprès de vous une excellente conseillère puisque cette bourde vous l'avez réduite à moins que rien pour les patrons du CAC 40 que l'on peut  tous les jours glorifier pour leurs attitudes patriotiques en direction de leurs portes feuille d'actions.

Vous allez certainement m'interroger sur la rémunération qui pourrait m'être attribuée pour mes bons et loyaux services au FMI. Je pense mériter mieux que Monsieur Strauss-Kahn qui a abusé de votre confiance. Mais au départ et pour une période d'essai, Je suis prêt à accepter la rémunération annuelle de Monsieur Strauss-Kahn en tant que directeur général du FMI de 420 930 USD (nets d'impôt), auxquels s'ajouterait une allocation de frais de 75 350 USD, soit un salaire total de 496 280 USD. Je pense aussi qu'une retraite chapeau représentant 5 années de rémunération serait acceptable de ma part.

Evidemment mes frais de route seront à rajouter à l'enveloppe.

Je suis prêt à me déplacer dans toutes les capitales, comme Madame Lagarde du Capital pour valoriser ma candidature, bien sûr au frais du contribuable, votre avion pourrait à la rigueur  me convoyer si il est libre d'utilisation.

Je considère que vous et votre chef Monsieur Obama ne regretteront pas mes services. Je peux faire mieux que Monsieur Strauss-Kahn en Grèce, au Portugal, en Espagne et en France;  je suis persuadé que vous apprécierait mes services pour ratiboiser les derniers deniers des pauvres.

Je suis à votre disposition pour tous entretiens avec vous, vos subordonnés. Il est sûr qu'un coup de piston (comme celui que vous avez donné à Monsieur Strauss-Kahn) serait grandement utile auprès de Monsieur Obama pour que je sois embauché.

Je puis être libre sur le champ pour me rendre rapidement sur tous les endroits où les riches subissent la dictature des pauvres et faire payer la dette bancaire aux quémandeurs du monde entier.

Veuillez agréer Monsieur le Président de la République mes respects financiers les plus onéreux.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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