Publié le 28 Janvier 2012

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LE PROGRAMME EN VINGT POINTS  DE L’UMP (Union des Mauvais Perdants de l’année)
1) Les français accepteront de vivre à partir du 6 mai 2012 avec un bol de riz et une tisane à la sauge officinale pour éviter les excès et les dépenses d’assurance maladie.
2) Le siège de la Présidence de la République sera transférée au Fouquet’s où le président de la République sera plus facilement à la disposition des riches.
3) Les patrons seront  totalement exonérés d’impôts pour malfaisance envers la nation.
4) Chacun devra verser son obole aux banquiers pour que ceux-ci soient en mesure de gérer le fruit de cette bienfaisance en faveur de tous les exilés des paradis financiers.
5) Plus aucune poursuite pénale ne sera instrumentalisée contre les fortunés pour fugue à l’étranger.
6) Les salaires ne reposeront plus sur les prix mais sur la tête du client.
7) Les femmes bénéficieront enfin de la fameuse maxime « à travail égal salaire égal » elles seront toutes payées au minimum :  désormais la règle du minimum s’imposera à toutes et tous à compter du 6 mai 2012.
8) La grève sera autorisée que lorsque l’acheminement des voyageurs sera totalement libre, de même un travailleur ne pourra faire grève qu’en dehors des heures de travail.
9) Il sera permis à tous les travailleurs de poursuivre le travail bénévolement après les heures légales pour le bien du capital.
10) Dorénavant les jours fériés seront supprimés et remplacés par une seule journée en souvenir des fêtes religieuses, des commémorations nationales comme le 14 juillet et le 11 novembre etc.
11) Le premier mai de chaque année, l’on reviendra à la fête du travail non chômée et chaque chômeur inscrit à pool emploi sera invité à visiter les lieux de travail pour se rendre compte que pendant qu’il reste à la maison, d’autres travaillent à sa place.
12) Chaque travailleur devra tenir un cahier notant tous ses faits et gestes et notamment les bonnes actions qu’il réalise chaque jour :  par exemple aller faire le jardin du patron ou aider à faire les courses de la patronne.
13) Les immigrés devront rentrer dans leur pays chaque soir après leur journée de souffrance au boulot.
14) Il sera proposé à la fille Le Pen de devenir ministre anti-IVG
15) La justice sera très sévère contre les petits et tolérante pour les nantis, qui, par leurs prises de risques, sont l’honneur de la France qui spécule.
16) La laïcité sera respectée : les élèves ne porteront plus de signes distinctifs quelqu’ils soient, une robe de bure suffira.
17) Il n’y aura plus de travée de gauche à l’Assemblée nationale, elle sera détruite et ne subsistera que la travée de droite.
18) A la télévision, les programmes seront composés par un conseil de régence composée du chanoine de Latran (président de la république), d’un sénile de l’académie française, d’un perroquet de la télévision ( voir TFI)
19) Tous les ans, comme du temps de Vichy, le jour de l’anniversaire de Nicolas, les enfants des écoles chanteront Maréchal nous voilà dans la cour devant le drapeau portant la francisque.
20)  Enfin le jour de l’an sera remplacée par la fête des rois et des couronnes seront déposées sur toutes les têtes des freluquets qui hanteront le palais du Fouquet’s.
Programme adopté à l’unanimité des délégués- es de l’UMP (Union des mauvais perdants).







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Publié le 28 Janvier 2012

Victor Hugo « discours sur la misère » à l’Assemblée Nationale le 9 juillet 1849

Couvre  feu contre la misère !

 

 

Hugo1 «Je  ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance  en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent  et qui affirment qu'on peut détruire la  misère. Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer,  amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du  corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître  comme la lèpre a disparu. Détruire la misère ! Oui, cela est possible !  Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en  pareille matière, tant que le possible n'est pas le fait, le devoir n'est pas  rempli.

 

La misère, Messieurs, j'aborde ici le vif de la question,  voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu'où elle  peut aller, jusqu'où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où  nous vivons ? Voulez-vous des faits ?

Mon Dieu, je n'hésite pas à les citer,  ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s'il faut  dire toute ma pensée, je voudrais qu'il sortît de cette assemblée, et au besoin  j'en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la  situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais  que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l'on ne sonde pas les plaies ?

Voici donc ces faits :

Il y a dans Paris,  dans ces faubourgs de Paris que le vent de l'émeute soulevait naguère si  aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des  familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants,  n'ayant pour lits, n'ayant pour couvertures, j'ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du  coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s'enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l'hiver. Voilà un  fait. En voici d'autres : Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux  homme de lettres, car la misère n'épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à  la lettre, et l'on a constaté après sa mort qu'il n'avait pas mangé depuis six  jours. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants  qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon!

Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa  force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société toute entière ; que  je m'en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont  pas seulement des torts envers l'homme, que ce sont des crimes envers Dieu !

Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m'écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n'est qu'un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n'importe, je ne connais pas, moi de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette

assemblée n'eût  qu'une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l'abolition de la misère!

Et, messieurs, je ne m'adresse pas seulement à votre générosité, je m'adresse à ce qu'il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d'une assemblée de législateurs ! Et à ce sujet, un dernier mot : je terminerai là.

Messieurs, comme je vous le disais tout à l'heure, vous venez  avec le concours de la garde nationale, de l'armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l'Etat ébranlé encore une fois. Vous n'avez  reculé devant aucun péril, vous n'avez hésité devant aucun devoir. Vous avez  sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable... Eh bien ! Vous n'avez rien fait !

Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé ! Vous  n'avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n'avez rien fait tant qu'il y  a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n'avez rien fait,  tant que ceux qui sont dans la force de l'âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et ont  travaillé peuvent être sans asile ! tant que l'usure dévore nos campagnes, tant qu'on meurt de faim dans nos villes tant qu'il n'y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! Vous n'avez  rien fait, tant que l'esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n'avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l'homme méchant a pour collaborateur fatal l'homme malheureux!»

 

 

 

Victor  Hugo

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Publié le 26 Janvier 2012

images-copie-1.jpgLA RETRAITE A 60 ANS DE LA FEE CARABOSSE
Hier, la fée Carabosse(Le Pen) était l’invitée de France-Inter.
A une question sur les retraites, celle-ci a précisé son programme concernant le dossier des retraites.
Elle admet la possibilité de partir à 60 ans « La meilleure option est la retraite à la carte, avec une retraite pleine à 40 annuités de cotisation » et elle a précisé : «Soixante ans, je crois que c'est un âge correct».
Cette précision se rajoute à ce qu’elle a mis dans son programme : la retraite à la carte.
C’est de l’enfumage comme dit Mélenchon.
Certains-es ont cru comprendre, dans la presse, que la fée Carabosse avait soudainement évolué et pour étendre son influence sur les travailleurs se serait subitement convertie à la retraite à 60 ans comme l’exige la CGT et le Front de Gauche, notamment le PCF .
Il n’en est rien.
La fée carabosse, pour être dans les clous de la retraite à 60 ans, aurait dû préciser alors qu’elle se convertissait à l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans.
L’âge "correct" à 60 ans va avec sa proposition de retraite à la carte : c’est pour ainsi dire un point de repère.
Cette stratégie est développée depuis des années par  l’institut MONTAIGNE, un ramassis de capitaliste, de capitaines financiers du CAC 40 et de PDG d’entreprises nationales ou encore d’experts dont certains ont leur entrée à l’Elysée comme l’impayable Godet qui sévit à la télé dans « C dans l’air d'Yves Calvi.
Qu’est-ce que la retraite à la carte ?
C’est un système qui est organisé de telle façon que chacun puisse prendre sa retraite comme il l’entend à condition qu’il ne fasse pas supporter par autrui les conséquences pécuniaires de ces choix disent les exégètes de ce système individualiste.
Donc  un choix individuel contraire à la solidarité intergénérationnelle. La retraite peut être calculée par point acquis selon son salaire et aucune durée d’assurance requise.
En contrepartie des cotisations qu’ils ont versées pendant leur activité, les retraités bénéficient d’une masse de pension égale aux cotisations des plus jeunes générations. Le rendement implicite de la répartition correspond ainsi à la croissance de la masse des cotisations, donc à la croissance de la masse salariale (l’assiette des cotisations) dans l’hypothèse où le taux de cotisation est stable dit un  spécialiste.
C’est la règle de l’actuaire. L’assurance privée demain y trouverait son compte et un nouveau magot à exploiter. La retraite serait calculée en fonction de paramètres tenant compte des versements de salaires, de l’emploi et du chômage, bref de la croissance ou de l’absence de celle-ci.
Là on est pas loin des retraites par capitalisation et donc à risques.
Certains bouffent leur sous à la roulette, là on le joue avec les hauts et les bas de la crise.
Evidemment, on attrape pas les mouches avec du vinaigre et ont leur fait miroiter l’hypothétique possibilité de prendre sa retraite à « l’âge correct de 60 ans » mais on peut avec cette méthode partir encore plus tôt (mais la retraite sera réduite d’autant) ou plus tard, à n’importe quelle âge et elle sera plus importante.
C’est aussi, une recommandation de la Communauté Européenne qui dit dans son livre vert que l’on devrait supprimer tout âge légal de départ en retraite.
La fée carabosse, n’a donc mis que du vernis sur son dédain de l’âge de départ à 60 ans et chacun se rappelle qu’elle fut de tous les combats contre les salariés en lutte en 2010 contre la réforme Fillon Sarkozy sur les retraites.
La Fée carabosse n’est pas l’amie des travailleurs, elle est l’amie du capital et de l’institution Montaigne où délibèrent depuis des années les ennemis de la retraite par répartition avec les PDG du CAC 40 et notamment Claude Bébéar : cette retraite solidaire, rappelons-le, fut mise en place par un communiste Ambroise Croizat en 1945.
Bernard LAMIRAND

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Publié le 22 Janvier 2012


Une analyse plus fine méritera d’être faite par le Front de Gauche et les communistes sur ce discours de présentation de la candidature de Hollande, ce dimanche, au Bourget.
J’ai retenu, pour ma part, quelques aspects de son discours qui peut permettre des convergences mais aussi des divergences maintenues et assumées malgré leur incompatibilité avec l’idée d’un réel changement à gauche qui devrait être pourtant la clé de toute démarche d’un homme de gauche.
Pour les convergences, c’est encore « maigrichon », point positif, la séparation des banques d’affaires des banques de dépôts, mais rien sur le contrôle des fonds publics et encore rien de neuf sur le rôle de la BCE.
Il promet de s’attaquer aux paradis fiscaux :  tant mieux ! Mais il faudra prendre alors  d’autres mesures que de faire une annonce :  un tel engagement devrait en effet remettre en cause non seulement des banques mais aussi les multinationales françaises qui ont pignon sur rue dans ces pays.
Pas un mot sur la remise en cause du traité constitutionnel qui permet à l’économie libérale de se déployer et de prospérer : Hollande ne choisit que les excès tels les stock-options, les fraudes, les avantages tirés des niches fiscales par les plus riches, ce qui est notoirement insuffisant pour mater la spéculation financière internationale qui vient d’un capitalisme en crise systèmique.
Le plus étonnant fut le choix de son adversaire. Un adversaire, dit-il, qui n’a pas de visage ni de nom : la finance. Cela parait comme une posture, car le fait d’indiquer que son adversaire c’est la finance mérite interrogation.
Que ce soient les magouilleurs, pas de problème.
Mais la finance c’est un art de manier la circulation de l’argent, de frapper la monnaie, toute forme de société a besoin de cette branche de l’économie :  c’est aussi un outil qui peut être utilisé différemment selon celui qui le maitrise.
Pour l’instant c’est le capital qui le maitrise, c’est lui l’adversaire. Il faut appeler un chat un chat. Mauvaise pioche donc.
L’art de la finance sert pour prêter, payer, distribuer selon les conditions du profit ou du partage de la richesse. La finance peut bien sûr être dévoyée, servir des intérêts égoïstes, comme par exemple une poignée de nantis qui se partagent les plus values, y compris dans cette période de crise, et qui font fortune en prenant toujours plus sur le prix de la force de travail en appauvrissant le monde du travail comme c’est le cas actuellement dans tous les pays d’Europe sous les auspices de gouvernements qu’ils soient socialistes ou de droite.
S’attaquer à la forme de la financiarisation capitaliste :  voilà la vrai cible.
Hollande désigne des malfrats ( banquiers véreux, fraudeurs, spéculateurs,) mais ne vise pas le capital en lui-même qui organise l’accaparement des richesses créées.
Concernant les gens, dont il dit qu’il les aime, on aurait aimé qu’il prend position pour leur donner tout de suite des augmentations de salaires et du boulot. Peut-être en parlera t’il lors de la présentation de son projet chiffré ?
Concernant les retraites, il propose d’examiner l’âge de départ en retraites pour les professions pénibles et s’en remet sur le fond à une négociation sur la retraite avec les organisations syndicales. Il en reste à octroyer la retraite à 60 ans  que pour ceux ayant 41 ans et demi de cotisations et indique que sur l’ensemble du dossier de la Sécurité sociale, la CSG pourrait être mis en avant, ce qui est , tout compte fait , une façon d’en finir avec les cotisations sociales de l’entreprise et des salariés :  cette CSG frappera tous les revenus avec le même pourcentage. Les actionnaires bénéficieront de rentrées importantes des cotisations de l’entreprise qu’ils pourront aisément s’accaparer au moment de la distribution des dividendes.
Une autre mesure risque de faire débat, c’est le nombre de fonctionnaires. Hollande promet de ne plus appliquer les mesures de Sarkozy de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant en retraite. Mais il gèle du même coup les effectifs au niveau actuel. Avec un tel objectif, il ne se donne aucunement les moyens de mettre en œuvre une politique d’éducation nationale, de retour à l’hôpital publique en détruisant la loi HPST et  de développer les services publics.
Son discours sur l’industrie marque une volonté de reconquête, mais pour une telle visée, il faut s’attaquer à cette Europe du capital qui a démoli, à coup de délocalisation l’industrie de notre pays.
Il n’en parle pas.
Ce mot capital ne sera d’ailleurs jamais prononcé dans son discours, ni d’ailleurs ce libéralisme destructeur, qui a  fait son nid en Europe avec la libre circulation des capitaux ( traité de Maastricht)  puis traité constitutionnel de 2005 qui permet le marché libre et non faussé auquel Hollande, faut-il le rappeler s’est prononcé pour lors du référendum et lors du traité de Lisbonne bafouant le vote du peuple.
Enfin que dire de la dette, d’un premier temps nécessaire pour assainir la situation et dans un deuxième temps de passer à la redistribution.
Assainir sans relancer l’économie et en faisant payer ceux qui n’en sont aucunement responsables, c’est la politique actuelle, Hollande parle de punir les spéculateurs : alors il doit donc viser que ceux-ci. Cela ne semble pas être le cas avec sa proposition de la rendre équitable. Quand à La redistribution, elle risque d’être le cadeau de consolation s’il reste quelque chose, bien longtemps après que les travailleurs aient payé l’essentiel de la dette des spéculateurs.
Finalement ce discours, vise seulement à se présenter comme le seul recours face à Sarkozy et s’il y a quelques ouvertures vers un discours plus à gauche, il reste néanmoins qu’Hollande vise plutôt à être présentable pour recueillir les voix du centre droit, déçu du Sarkozisme, au second tour.
S’il a bougé sur quelques point, notamment sur les banques, s’il essaye de gauchir sa démarche, c’est certainement que le travail d’explications des communistes et du Front de gauche commence à porter ses fruits et à  payer :  cela montre que le projet partagé du front de Gauche avec la candidature de Mélenchon peut être mobilisateur et faire bouger les lignes, y compris du parti socialiste.
Raison de plus, pour être, en ce moment, à la tête des luttes, à combattre le Front National, à expliquer que c’est à partir d’un projet résolument de gauche que les choses peuvent changer et qu’une vraie union de la gauche pourra alors se dessiner pour le deuxième tour avec le candidat de gauche arrivé en tête.
Pour cela le vote Front de Gauche aux présidentielles et aux législatives est la clé essentielle.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 22 Janvier 2012

SONDAGES  TRUCAGE ?
53% des Français n'excluraient pas de voter Mélenchon
18 Janvier 2012 Par Frédérick Stambach  MEDIAPART
Ma surprise fut grande de ne pas voir ce titre à la une de libération ce matin. Pourtant sur le plan "statistique" il aurait été tout autant légitime de faire la une sur Mélenchon que de la faire sur Le Pen, explications.
Le 9 janvier 2011 Libération tente de faire le Buzz en titrant que 30% n'excluraient pas de voter Le Pen. Comment ce chiffre fantaisiste a-t-il pu se retrouver la une de ce journal?
Basé sur les chiffres d'un sondage Viavoice, ce titre dramatique vient en fait d'un artifice comptable bien analysé par Sébastien Rochat du site arrêt sur images (ici), qui consiste à additionner tout simplement les personnes déclarant certainement, probablement, et probablement pas (!) voter pour Marine Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle de 2012. Ce qui permet d'aboutir au chiffre fantastique de 30% d'électeurs qui "n'excluraient" pas de voter pour cette dernière. 
Passons rapidement sur le fait que BFM-TV supprimera carrément la mention "probablement pas" pour obtenir un miraculeux 30% d'électeurs qui pourraient voter pour Marine Le Pen au premier tour. Ce genre "d'erreur" n'a bien entendu aucune conséquence, et ne saurait être pris pour de la  manipulation étant donné que BFM-TV se présente comme la 1ère chaîne d'informations en France.
*
Venons en maintenant à la une de ce matin qui aurait dû être. Que nous apprend le dernier sondage BVA du 17 janvier 2011?
Premièrement d'après ce sondage le score de Mélenchon serait supérieur à celui de Le Pen : 7% qui voteront certainement + 16% qui voteront probablement pour lui soit 23%, contre 18% pour Le Pen selon le même calcul. Une question survient immédiatement, comment se fait-il que Mélenchon ne soit qu'à 8% dans les sondages, soit uniquement le pourcentage de ceux qui voteront certainement pour lui et que Le Pen tourne autour de 18% soit  l'addition de ceux qui voteront certainement et probablement pour elle?
Pour réponse je renvoie à mes deux billets sur les sondages (ici et là) qui tentent de mettre en lumière la nullité scientifique de ceux-ci.
 
Deuxièmement si nous utilisons  la même méthode de calcul rigoureuse de libé, bien connue des sondeurs sous le nom de théorème de la manipulation, 53% des français n'excluraient pas de voter Mélenchon au premier tour. Selon le théorème du mensonge de BFM-TV (très apprécié des sondeurs également), 53% des français pourraient voter Mélenchon, qui serait donc élu à la majorité absolue dès le premier tour, du jamais vu dans la Vème république depuis que l'élection du président de la république se fait au suffrage universel.
Cela aurait bien mérité la Une non?

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Publié le 21 Janvier 2012

Vendredi 20 janvier 2012  un  article de mon camarade Canaille le rouge.

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Hier s'est tenue à Montreuil une réunion sur le syndicalisme, la CGT, la droite et son extrême, le "fn".

 

Le risque aurait été de focaliser sur l'élection présidentielle et sa candidate. Si la question a évidement été débattue cela a permis de reposer la question du lien organique entre les puissances d'argent et les organisations fascistes , la manière dont la droite "honorable" en tant que besoin sait "aider" pour monter les groupes dont le patronat sait user d'autant mieux qu'il participe massivement à la formation de leurs membres, au financement de leur presse, voire sait les héberger (à l'exemple de l'UIMM) et qu'on retrouve pour encadrer les troupes du "fn". 


Près de 400 militants principalement venus d'Ile de France s'étaient inscrits. Au point qu'il a fallu en urgence trouver un lieu certes moins confortable mais capable d'accueillir tout le monde.


Dans les communications, les dicussions et l'intervention conclusive de B Thibault, La Canaille a noté avec satisfaction le besoin exprimé d'une analyse de classe des raisons de la présence du "fn" sur l'échiquier politique, la réaffirmation jamais mise de côtés d'une approches internationalistes  des questions de l'immigration et de son lien consubstanciel avec toute l'histoire de la CGT. 


B. Thibault dans la conclusion rappelant :

"La réponse à la crise du système capitaliste n'est pas l'émergence d'un pouvoir autoritaire avec une cheftaine à sa tête"

 

Etablir le lien entre crise du capital et raisons des montées des fascismes dans l'histoire et dans l'actualité comme besoin pour le capital de contenir et dévoyer les aspirations populaires n'ayant pas été un des moindre mérite de cette journée.


La journée aura été l'occasion d'une réaffirmation officielle de la CGT d'interdire dans ses rangs la présence des idées contraire aux valeurs dont le syndicalisme est porteur et de dénoncer publiquement ceux qui tenteraient de s'y infiltrer.


Bref, 8 heures de rencontres qui n'ont vraiment pas été du temps perdu.


Une CGT comme La Canaille voudrait bien en parmanence, au delà du besoin du débat sur tous les sujets, toujours la trouver.

 

L'IHS CGT co organisatrice avec la confédération a annoncé la mise à disposition rapide des actes de cette journée.


Cette p@ge étant rédigée le lendemain de cette journée, curieux le silence de ceux qui pour  justifier leur renoncement, d'autres pour s'en servir de repoussoir ou pour en faire un justificatif de stigmatisation glosent autour les liens qu'ils pré-supposent  entre monde ouvrier et vote "fn". Comme cela a été rappelé hier avec à propos, le premier parti des ouvriers et des employés de France c'est l'abstention. Personne qui dans le champ des forces politiques qui y ont perdu leurs bases qui ne s'interroge lucidement sur ces raisons.  

 

Vote "fn" des ouvriers ? Les sondages démontrent, quand derrière les titres racoleurs on prend le temps de lire les questions et les réponses, qu'il n'en est rien. Les échanges dans la salle, à partir d'exemple puisé dans l'actualité (dont celui de libé et sa une racoleuse d'il y a quelques jours) et la réalité du bassin minier NPC , ont permi de le vérifier. 

 

Depuis cinq années La Canaille a ici produit pas mal de faits chiffres d'argument pour éclairer la question.

 

En attendant de voir les compte-rendus attendus du reste de la presse ce matin plus que discrète, voici ce qu'en dit Le Monde-dans un de ses blog- daté du 21 janvier (les nouvelles de Tahiti rendent compte de l'initiave, sauf le Monde, la presse parisienne est aux abonnées absents) :


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La CGT veut être en première ligne contre le FN

Mener une « contre offensive rigoureuse et vigoureuse » face à la montée du FN. Tel est l'objectif que Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a affiché lors de la journée organisée jeudi 19 janvier par l'Institut d'histoire sociale de la centrale (IHS), baptisée « Le Front national démasqué par l'histoire ». « Toutes les occasions doivent être saisies pour réaffirmer qu'il n'y a aucune place ni dans notre point de vue, ni dans notre pratique, pour le racisme, pour la xénophobie, pour l'autoritarisme », ces « traits hideux de l'extrême droite », selon M. Thibault, qui sont aussi, pour lui, ceux du FN. « Si nous n'avons nulle intention de stigmatiser les salariés séduits par le discours du FN, nous avons la ferme volonté de discuter avec eux de la vraie nature de ce parti et de ses objectifs, et de les convaincre de la nocivité de ses projets », a ajouté M. Thibault.

« La réponse à la crise du système capitaliste n'est pas l'émergence d'un pouvoir autoritaire avec une cheftaine à sa tête », a continué le secrétaire général. « L'extrême droite française,notamment représentée par le Front national et en quelque sorte incarnée par Marine Le Pen, constitue une mouvance politique délétère pour le monde du travail », a-t-il ajouté, poursuivant : « Il n'est donc pas envisageable, au nom de la liberté d'opinion dans la CGT que celle-ci puisse être représentée, à quelque niveau que ce soit, par des militants revendiquant publiquement leur adhésion au concept de préférence nationale ». Une référence à « l'affaire » Fabien Engelmann, qui a remué la CGT au l'an dernier (voir ici et ).

Pour lui, la CGT est l'antithèse de l'extrême droite: « La CGT se réclame de l'internationalisme, de la solidarité entre travailleurs de toutes origines, d'une vision du monde structurée par le clivage de classe et non par celui des frontières nationales », a ainsi affirmé M. Thibault, disant la fierté que la CGT a d'avoir porté à sa tête Henri Krasucki, et d'avoir eu comme militant Missak Manouchian, tous deux héros de la Résistance.

Un Bernard Thibault très offensif donc, qui a suivi de bout en bout les travaux des spécialistes invités, comme l'historien Jean-Paul Gautier, le sociologue Sylvain Crépon, ou encore Jérôme Beauvisage et René Mouriaux tous deux membres de l'IHS-CGT.

C'est un geste politique fort au moment où Marine Le Pen revient à l'offensive dans l'électorat ouvrier, avec des actions comme celle du mercredi 18 janvier devant l'usine PSA à Sochaux (voir l'article de notre correspondant Jean-Pierre Tenoux). La candidate du FN ne se prive d'ailleurs jamais d'attaquer les syndicats, CGT en tête, promettant, si elle est élue, de favoriser la naissance de « syndicats libres ». Un euphémisme pour désigner des structures qui seraient compatibles avec les idées défendues par le parti d'extrême droite.

Le leader de la CGT est en tout cas inquiet de la montée du FN à la base (voir ici). D'ailleurs, la salle était pleine de plusieurs centaines de personnes, et la CGT a dû, selon elle, refuser l'accès à 150 personnes. C'est dire si la préoccupation dans les rangs cégétistes est réelle. La réponse à la montée du FN a aussi été au programme lors de la rencontre entre Bernard Thibault et François Hollande le 9 janvier.

Une inquiétude que semble en tout cas partager Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche. Ainsi, lors de son discours à Metz le 18 janvier, il a multiplié les attaques contre Marine Le Pen (Voir ici ). Et l'un de ses lieutenants, l'élu parisien Alexis Corbière, vient d'ailleurs de publier un livre de décryptage du discours de Marine Le Pen intitulé Le parti de l'étrangère : Marine Le Pen contre l'histoire de France, (Tribords éditions, 176 pages, 6 euros.)

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Publié le 21 Janvier 2012

article_photo_1238495037508-1-0.jpgOPERATIONS PORTES OUVERTES SUR L’INDUSTRIE : SARKOZY - VISITE INTERESSEE
Depuis quelques jours se multiplient les annonces de fermetures d’entreprises et les licenciements massifs dans certains groupes industriels et financiers.
Avec les plus en vue comme Still-Saxby, Fralib, Azéo d'Alizay, Les sites PSA  Peugeot Citroën de Sochaux (Doubs), Aulnay et Rennes (Ille-et-Vilaine) par les 1 900 suppressions de postes programmées en 2012, Sea France à Calais, Pétro plus à Petite couronne, Cofinoga filiale à parts égales de BNP Paribas et des Galeries Lafayette  etc.
C’est pourtant le moment où certains redécouvrent la nécessité de produire français ou d’acheter français, d’autres parlent de relance de l’industrie en France.
L’hypocrisie ou l’oubli le temps des élections règnent en maitre.
Les plus en verve pour annoncer un retour de l’industrie sont en effet ceux qui l’ont détruite dans les années de plomb du giscardisme ou après dans les années Mitterrand qui proclamait « qu’on avait tout essayé »  jusqu’à Jospin qui nous disait, face à la bataille contre les licenciements boursiers  « que l’on y pouvait rien ».
Le pire est arrivé ensuite avec Chirac puis Sarkozy qui a enfumé avec son « travailler plus pour gagner plus » qui se termine en ce moment en « Bérézina sur l’emploi et les salaires ».
C’est sur une Europe du capital que s’est bâtie cette théorie libérale qui a permis de mettre à bas nos industries et chacun peut se rappeler que la droite française mais aussi le parti socialiste se sont unis pour cette Europe du marché libre et non faussé qui fait tant de mal à l’emploi et à l’industrie.
Les mesures qui viennent d’être prise pour faire face à la crise systémique d’un capitalisme incapable de relancer l’emploi, parce qu’il a choisi délibérément de le sacrifier pour redresser le taux de profit, entrainent aujourd’hui des suppressions d’emplois en cascades et seul une vraie politique de gauche préconisant la relance par les salaires et l’emploi peut nous sortir de ce marasme mortifère.
L’échéance politique des présidentielles apparaissant périlleuse, incontrôlable, certains patrons anticipent et préfèrent tenir plutôt que courir, d’où actuellement cette marée montante  de fermetures d’entreprises et de suppressions d’emplois.
La CGT a eu raison de qualifier le sommet dit social d’Arnaque, les mesures que prendra Sarkozy ne visent qu’à assurer la prédominance de l’argent roi contre les acquis sociaux.
Les visites d’usines de ceux qui ont plombés l’industrie sont grossières, les Hollande, Bayrou, Sarkozy,  portent la responsabilité des casses industrielles qui ont conduit notre pays à être sur le point de devenir un nain industriel.
Seul le PCF a porté l’industrie et la porte aujourd’hui avec le Front de Gauche.
Quand à la fée carabosse, sa baguette magique n’est qu’un nouvel attrape-nigaud, cette dame de fer (Nouvelle Thatcher) n’est aucunement porté vers l’emploi, le devenir industriel, elle y va même à l’encontre quand elle exige la fin de la retraite à 60 ans qui pourrait libérer de nombreux postes de travail pour les jeunes.
Elle ne dit pas un mot sur les salaires, ne prétend  à aucun droit nouveau pour les salariés, ne souhaite pas le rétablissement de la retraite à 60 ans : elle n’amène rien, tout compte fait, aux employés et ouvriers.
Elle est un article « farces et attrapes » pour tous les gogos qui se feront ferrer par cette pimbêche.
La fille Le Pen ordonne « une retraite à la carte », c’est la plus vaste escroquerie qui pourrait arriver  pour les ouvriers et l’ensemble des travailleurs et au bout c’est la mort de notre système de retraite tant envié dans le monde.  Rien non plus sur le SMIC et l’augmentation des salaires. Aucune proposition sur une autre répartition des richesses produite, le seule chose que met en avant la fée carabosse Le Pen, c’est de s’en prendre à l’immigré, celui qui construit nos logements, vide nos poubelles, fait les boulots les plus ingrats pour des payes les plus basses, ou encore les fonctionnaires accusés de fainéantise.
 Qui proteste contre les grèves sinon cette organisation .
Elle ne parle pas de l’impôt sur la fortune et sur les successions et elle préfère s’en arrêter à un impôt unique dont on sait qu’il favorisera les hauts revenus.
Oui, ne nous faisons pas rouler par cette grue et aussi par tous les personnages qui actuellement font le tour des entreprises pour récupérer des voix alors qu’ils n’ont jamais levé le petit doigt contre les délocalisations, les suppressions d’emplois, les déremboursements de la sécurité sociale, les privatisations etc.
Mélenchon est le seul à ne pas faire partie de ce concert des faux-culs, ses prises de positions contre la constitution européenne lui donne une vraie crédibilité dans ses propositions pour qu’enfin notre pays reparte du bon pied, notamment par une vraie reconstruction industrielle favorisant la croissance et l’emploi.
Les communistes ont fait le choix de sa candidature, il porte nos propositions, il peut aussi rassembler largement pour qu’enfin une vraie alternative de gauche débouche de ces élections présidentielles et législatives.
Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 18 Janvier 2012

index-copie-4Sommet social

Un scénario écrit d’avance

mercredi 18 janvier 2012

La CGT a été reçue avec l’ensemble des organisations syndicales et patronales par le président de la République pour évoquer la situation économique et sociale ce mercredi 18 janvier 2012.

Le Président a expliqué la nécessité d’aller vite sur des mesures conjoncturelles et structurelles pour répondre aux conséquences de la crise.

Le Président est contraint, face à l’augmentation du chômage et de la précarité, d’apparaître volontariste sur la situation de l’emploi dans cette période préélectorale.

Comme cela était prévisible, l’essentiel de la réunion a porté sur un diagnostic contradictoire s’agissant des causes du sous emploi avec les organisations syndicales.

Si la délégation de la CGT* s’est efforcée de démontrer que les origines de la crise portaient sur un mode de développement donnant la priorité à la valorisation du capital, Nicolas Sarkozy reprend à son compte l’analyse patronale selon laquelle le coût du travail trop élevé est le facteur déterminant de perte de compétitivité des entreprises françaises. La CGT a dénoncé cette campagne de culpabilisation des salariés.

Diverses mesures ou intentions ont été annoncées par le Président en fin de Sommet. Aucune d’entre elles n’est susceptible d’avoir un impact réel sur la situation de l’emploi.

Encore une fois, les employeurs obtiennent immédiatement un nouveau cadeau pour un dispositif zéro charge pour l’embauche d’un jeune dans les petites entreprises.

Une mission a été confiée à Gérard Larcher pour remettre à plat l’ensemble de la formation professionnelle dans deux mois.

S’agissant du chômage partiel dont les modalités devraient être simplifiées, la CGT a exigé – et a priori obtenu – qu’une même entreprise ne puisse alterner des périodes de chômage partiel et des périodes avec des heures supplémentaires défiscalisées.

Quant aux mesures structurelles, TVA sociale ou accord de compétitivité, le chef de l’Etat est resté flou et devrait s’exprimer avant la fin du mois sur ces arbitrages.

L’accord de compétitivité consisterait pour un employeur à négocier un accord collectif autorisant la baisse des salaires ou la révision du temps de travail au nom de la préservation de l’emploi sans que le salarié n’ait plus de recours pour exiger le respect de son contrat de travail.

La tonalité de la réunion et la confrontation des analyses sur la situation confortent l’appréciation de la CGT sur la volonté du pouvoir de faire de la crise un alibi pour une nouvelle offensive s’attaquant aux règles de financement de la protection sociale et à la législation du travail.

La CGT appelle l’ensemble de ses organisations et militants à amplifier la diffusion et arguments de la CGT dans l’intense bataille idéologique actuelle.

Montreuil, le 18 janvier 2012

* Bernard THIBAULT – Mohammed OUSSEDIK – Maurad RABHI

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 17 Janvier 2012

arton2032-18c13.jpgSARKOZY ET LA REDUCTION DES COÛT DU TRAVAIL
Sarkozy est allé ce mardi à Pamiers pour parler de la ruralité mais son discours a vite débouché sur sa préparation du « Sommet dit social » qu’il a convoqué ce mercredi 18 Janvier.
Depuis plusieurs jours un véritable tir d’artillerie  est organisé par le Medef et le gouvernement et vise l’ensemble de la protection sociale des travailleurs, en particulier la Sécurité Sociale.
Le coût du travail empêcherait la compétitivité des entreprises françaises.
Allons donc… ce qui empêche la compétitivité des entreprises c’est les sommes fabuleuses qu’empochent les actionnaires. On devrait plutôt parler de coût du capital.
Je reprends le discours du Président de la République de ce mardi à Pamiers, je le cite : «La question maintenant se pose de diminuer le poids des charges sociales sur les effectifs de l'agriculture et de l'industrie françaises, sinon (...) la France se videra de son sang parce qu'on ne pourra plus produire en France», a lancé le président de la République depuis Pamiers, en Ariège.

«Je recevrai demain les organisations syndicales (...) je parlerai avec eux de ces questions et nous déciderons. Mais vraiment, le choix de la compétitivité, le choix de l'emploi est un choix stratégique que les autres ont fait avant nous, qui leur a réussi et que nous devons faire maintenant » … «Naturellement, si on ne paie pas les cotisations sur le travail, il faudra bien remplacer cet argent par quelque chose d'autre. Mais si on continue à tout faire reposer sur le travail, on va empêcher les gens de travailler, on va décourager le travail.»
Toujours donc diminuer les dites « charges sociales » ( coût du travail).
Cette expression est celle du patronat et de la droite : le travail n’est pas un coût en lui-même pour l’exploité, il ne le conçoit pas ainsi :  c’est  ce qui permet de créer des richesses qui doivent être ensuite partagées de la manière la plus juste en en faisant bénéficier ceux qui en sont à la source de la création de la richesse : l’ensemble des exploités.
Ce discours rabâché, sans arrêt, sur le coût du travail, vise à culpabiliser les salariés pour qu’ils acceptent de se serrer la ceinture et de payer la dette des profiteurs et des spéculateurs.
D’autres attaques, notamment celles d’alléger le coût du travail ont déjà sapé les recettes de la Sécurité sociale, notamment par les exonérations qui devaient rendre les entreprises plus compétitives et qui ont surtout atterri dans les poches des actionnaires.
La cotisation sociale qui l’objet de la vindicte patronale en ce moment, en la remplaçant par la TVA, ce n’est la partie du salaire socialisé servant à payer les retraites, l’assurance maladie, en assurant la solidarité.
Cette cotisation sociale qu’elle soit celle du salarié ou celle de l’entreprise et non de l’employeur, si elle représente une dépense pour le capitaliste qui veut la réduire pour faire du profit, n’est qu’une part du salaire.
Ce financement de la Sécurité sociale a été un acte fondateur de celle-ci et ce pilier là tient tout l’édifice.
Il faut reprendre ce que disait Croizat, alors ministre du travail et de la Sécurité Sociale en 1946 sur cette définition de la cotisation sociale, il disait ceci : « Il est un problème qui, évidemment, domine l’extension de la Sécurité Sociale : c’est le problème du financement.
Il s’agit, en fait, de procéder à une redistribution des revenus, de prélever sur certains éléments de la population une partie de leur revenu pour la distribuer aux éléments insuffisamment pourvus par l’effet des circonstances.
Pour réaliser ce prélèvement, divers procédés sont concevables.
Le système britannique, celui du plan Béveridge, s’adresse aux contribuables : il fait appel pour plus de 50 % au budget de l’Etat.
Notre système écarte complètement cette solution. Faire appel au budget de l’Etat serait subordonner l’efficacité de notre politique à des considérations purement financières qui risqueraient de la paralyser.
Mais il y a une autre raison encore plus important, qui tient à l’esprit même de la réforme de la Sécurité sociale : Celle-ci doit être l’œuvre des intéressés eux-mêmes, elle doit reposer sur un effort véritable de leur part. C’est pourquoi tout l’appareil de la Sécurité Sociale doit être alimenté par les contributions des bénéficiaires.
Le taux de cotisations des assurance sociales est , en principe, de 16 %, dans le cas ou le bénéficiaire a droit à l’intégralité des prestations.
Lorsqu’il s’agit de salariés, l’employeur verse 10 % et le salarié lui-même 6 %.Mais si l’on va au fond des choses, il n’y a pas de différence profonde entre la contribution de l’employeur et la contribution du bénéficiaire. Celle-là n’est en réalité que la contribution de l’entreprise, à la gestion de laquelle l’évolution économique et sociale tend de plus en plus à associer les travailleurs ».
Croizat indiquait donc que c’était une redistribution des revenus tirée de la richesse créée, il montrait toute la malfaisance du remplacement de la cotisation par l’impôt, il cernait ce que c’est la part versée par l’employeur et précisait pour conclure que la dite contribution de l’employeur n’est que le produit de l’entreprise, donc de toute la communauté tout entière, et non d’une minorité accaparatrice fusse t’elle appelée « employeur ».
Il faut donc en finir avec tout ce verbiage de charges sociales, de charges patronales, de coût du travail, de zéro charges etc. Que le capital l’emploie pour diminuer le prix de la force de travail aux profits des actionnaires des trusts et fonds de pensions, c’est dans sa logique de surexploitation des salariés à laquelle on peut rajouter d’autres réductions comme celle de l’abaissement des salaires, des retraites versées, de l’augmentation des heures de travail et finalement d’un part plus grande de surtravail «  travail gratuit » auquel le patronat met la main dessus, on peut encore y rajouter ce que vient de dire, un ministre de Sarkozy d’en finir avec la cinquième semaine de congés payés.
Le coût du travail est une expression de la bataille idéologique du capital et de ses mandataires comme Sarkozy, ce mot est lourd de sens pour davantage exploiter les salariés.
Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 16 Janvier 2012

Le capitaine de la mare (Marre) de l'Elysée tente de se sauver du navire AAA en perdition

 

Reprise d'un dessin que m'autorise de publier Placide

 

12-01-16-sarkozy.jpg

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Rédigé par aragon 43

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