Publié le 20 Janvier 2011

SARKOZY SE REFUGIE EN ARABIE

Un rêve qui peut devenir réalité si le peuple lui met le pied au…

Regardez la photo: Ben Ali l'accueille à l' Aéroport et lui souhaite la bienvenue au club …

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 19 Janvier 2011

arton171-844f3.gifTUNIS ET DEMAIN PARIS, ATHENES, LONDRES, MADRID …

 

Le début d'année est un mélange d'espoir et de désappointement.

L'espoir nous vient de Tunisie où le peuple vient de prendre son avenir en main en chassant le despote Ben Ali et en menant une bataille contre tous les politiciens corrompus et vermoulus qui s'accrochent encore à leurs prébendes et privilèges obtenus en faisant trimer les tunisiens pour quelques euros dans des entreprises, des lieux touristiques, des centres d'appel appartenant souvent à la famille ben -Ali et aux seigneurs du CAC 40. ( A ce sujet il serait bon de vérifier les participations françaises industrielles, bancaires, assurantielles, caisse de retraite …,  nous aurons certainement des drôles de surprises).

L'espoir nous vient aussi d'autres luttes qui s'engagent dans le monde et en particulier en Europe contre les plans de rigueur concoctés par le libéralisme européen qu'il soit de droite ou de gauche, avec notamment pour ce qui le concerne des ténors comme Papandréou en Grèce et Strauss-Kahn au fonds monétaire international (FMI).

L'espoir nous vient autant des luttes menées en France durant toute l'année 2010 sur les retraites et celles qui s'annoncent en 2011 concernant toujours les retraites mais aussi les salaires, l'emploi, les conditions de travail auxquels le CGT s'active en ce moment dans les entreprises.

Les désappointements peuvent venir de l'autre versant de cet espoir et ceux-ci se précisent sur le plan politique où, manifestement, la course à l'échalote a commencé pour ces élections présidentielles pour élire un monarque qu'il soit de droite ou de gauche.

Pendant ce temps d'autres offensives se préparent et se mijotent avec le pouvoir en place à travers le démantèlement de notre protection sociale, la fin de l'impôt sur la fortune remplacé par diverses taxes qui viendront grever que les budget des familles les plus modestes et aussi par des lois de plus en plus répressives, par l'inégalité en matière d'éducation etc.

Le terrain politique, de préférence politicien, s'organise. Les médias y travaillent d'arrache-pied. La promotion de la fille à Le Pen est organisée sciemment en vue d'une alliance avec la droite classique. Comme la bourgeoisie ne met jamais ses œufs dans le même panier, elle travaille également la candidature d'un libéral socialiste, en l'occurrence Strauss-Kahn, qu'elle porte au firmament des sondages pour suppléer l'éventuelle carence de Sarkozy de plus en plus impopulaire.

Chaque soir et chaque matin, dans les médias, circule tout le personnel patenté politique pour affirmer la bipolarisation entre la droite et la sociale démocratie. Tout est fait pour organiser à tour de rôle le passage prioritaire des attitrés du sérail bourgeois ou socialiste venant déverser leur jactance présidentielle avec la complicité de perroquets télévisuels ou radiophoniques.

Déconvenue aussi, à la vue des seules forces capables de présenter une alternative au bouillon libéral de la onzième heure, que préparent les socialistes avec les verts qui cherchent avec Cohn-Bendit à faire renaître de ses cendres une troisième force (celle du temps de la SFIO et des centristes). Le NPA s'enferme dans l'antitout,  Lutte ouvrière s'abandonne à son petit carré, le front de gauche ressemble plus à une alliance à l'allemande, annonciateur d'un nouveau parti social démocrate de gauche et le parti communiste, mon parti, enfermé dans cette fausse alternative, va se cantonner à la présentation d'un programme et d'une future candidature Mélenchon qu'il proposera en fin de compte aux communistes comme la seule alternative possible ( se cacher derrière la candidature Mélenchon c'est manquer de courage politique chers (es) camarades).

Les communistes de base seront appelés à ratifier en Juin le choix fait par la direction.

Et pourtant l'espoir est là à fleur de peau chez les communistes. Ils ne demandent qu'à s'exprimer, à redonner de la dimension à ce terme communiste au moment où les peuples entrent de plus en plus en dissidence contre ce capitalisme honni.

Ce n'est vraiment pas le moment de mettre l'idée communiste au vestiaire.

Des candidatures seront annoncées d'ici quelques jours: il n'est pas trop tard pour que les adhérents communistes se prononcent à la base pour un candidat communiste qui mène une bataille d'idées communistes à ces élections en lien avec de puissantes luttes sociales en France et dans le monde. J'aimerai en plus un candidat qui profite de cette élection détestable pour la mettre par terre:   une élection, faut-il le rappeler, qui a été condamnée par le PCF en 1958 comme celle du pouvoir personnel et de l'élection d'un suzerain. Sarkozy vient de la mener au bout de sa forfaiture cette présidence de la république au suffrage universel.

Les souffrances se font sentir partout, l'heure est à la lutte.

Puisse le PCF relever le gant d'un combat qui s'engage bien au-delà de cette élection présidentielle et qui peut remettre en route l'idée communiste à l'exemple de ces peuples qui bougent en ce moment.

L'espoir ne doit pas être abîmé par une nouvelle expérience sociale-démocrate libérale telle qu'elle se dessine en ce moment.

 

Bernard LAMIRAND

  

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 17 Janvier 2011

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LES VŒUX DE SARKOZY POUR LES SALARIES

 

Sarkozy, en ce moment, fait la tournée des vœux.

 

Des vœux pieux diront certains.

 

La semaine dernière il est allé rendre visite aux travailleurs de chez Airbus.

 

Il en a profité pour leur présenter ses meilleurs vœux.

Il a mis en avant la "réhabilitation du travail" et le renforcement de la compétitivité de la France comme les deux grands objectifs de sa politique économique pour 2011, s'ajoutant à la poursuite des efforts de réduction des déficits.

 

La réhabilitation du travail; parlons -en !

Depuis 2007, date de son entrée en fonction comme président de la République, le travail salarié n'a cessé de se dégrader tant en emplois, salaires et conditions de travail  .

Le nombre de chômeurs a atteint un niveau record et il est à craindre qu'il reste élevé bien longtemps encore avec les politiques d'austérité menée en France et en Europe.

De même la précarité de l'emploi qui ne cesse de prendre des proportions inquiétantes avec des salariés à qui est offert que quelques heures de travail par ci par là.

 

Pourtant n'avait t'il pas déjà dit en 2007qu'il réhabiliterait le travail : en fait, il a accéléré les cadences de travail et les heures supplémentaires avec une main d'œuvre supportant des tâches de plus en plus astreignantes.

Au point que de plus en plus de travailleurs (es) souffrent au travail et n'arrivent plus à suivre les cadences effrénées concoctées par des DRH aux ordres.

On pourrait dire que la réhabilitation du travail c'est l'habilitation de tous à se prosterner devant le dieu profit et son copain cadences de travail.

Le CAC 40 ne vient-il pas de nous révéler ses résultats 2010 avec des profits records en cette période de crise.

Les accidents du travail, les maladies professionnelles s'affichent dans les dividendes de ces Messieurs les exploiteurs.

L'emploi, qui l'a défendu pendant la crise ?

Certainement pas Sarkozy qui a laissé détruire plus de 500 000 emplois dans ce pays.

Il faut aussi se rappeler ses discours célèbres, dont celui de Gandrange, où il allait obliger le maitre des forges Mittal à maintenir l'usine et ses emplois.

On sait ce qu'il en est advenu.

D'ailleurs son hymne au travail, pourquoi il n'est pas allé le faire dans tous ces endroits où les hommes ont été jetés comme des malpropres de leur entreprise et notamment en Lorraine ou dans le Nord de la France ?

En fait d'hymne au travail, c'est l'hymne au profit.

Les vœux prononcés à Toulouse avaient un goût amer pour tous ces hommes et ces femmes qui ont vu l'emploi se réduire à Airbus ces dernières années et qui savent que le Président d'Airbus, le dénommé Gallois, que j'ai connu quand il était directeur de l'industrie du temps de la casse de la sidérurgie, s'apprête à déplacer des productions aéronautiques en dehors de la France.

Autre mystification, le salaire: rappelons nous "du travailler plus pour gagner plus", encore une formule bidon pour endormir les salariés. Aujourd'hui qui peut dire que son pouvoir d'achat de salarié s'est élevé pendant ces quatre années de son quinquennat ?

Sarkozy vient de se vanter, toujours à Toulouse, devant des ingénieurs et techniciens qui ne sont pas au smic, mais dont la paie est ridicule par rapport à leur qualification , qu'il n'a pas augmenté le SMIC depuis 2007, je le cite :" depuis que je suis président de la République, j'ai fait un choix, je comprends  qu'il est difficile, je n'ai pas donné une seule fois un coup de pouce au smic. Parce que chaque fois qu'on donnait ce coup de pouce, on éloignait de l'entreprise et de l'emploi certains de nos compatriotes dont la formation n'était pas suffisante.

On éloignait, dit-il, les travailleurs de l'entreprise et de l'emploi:  comment oser dire de pareilles menteries, lui qui a participé à toutes les exonérations de cotisations sociales pour l'emploi jusqu'à 1,6 smic rejetant ainsi des millions de travailleurs dans la trappe à bas salaires pour que le patronat engrange davantage de profit sans créer aucun emploi.

De même, concernant la formation professionnelle, quel est son bilan ?

Nul!

Les vœux de Sarkozy sentent le charlatanisme quand il dit: "les recettes qui marchent, les stratégies qui réussissent, on les connaît: réhabiliter le travail, améliorer notre compétitivité, réduire nos dépenses publiques et faire en sorte que chacun puisse s'y retrouver".

Des recettes qui viennent tout droit du cahier de revendications patronales auquel Sarkozy va s'empresser de le résoudre pour le bonheur du Medef.

"On ne peut pas travailler moins dans un monde qui avance à une vitesse stupéfiante " dit-il, dans une envolée lyrique pour conclure son intervention devant des salariés convoqués pour la photo.

Tout est dit dans cette phrase: le mot travail est prononcé sans jamais celui de l'emploi. Le travail pour ces gens là c'est de faire suer le burnous: voilà les vœux du fondé de pouvoir du capital ,en France.

Nos vœux, à nous, c'est que 2011 soit une année de lutte pour les salaires, l'emploi et l'amélioration des conditions de travail dans les entreprises.

Pas une entreprise sans présentation du cahier de revendication syndicale.

 

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 16 Janvier 2011

Osmo.jpgIl s'en va après avoir semé tant de haine entre les hommes.

 

L'homme est un tout: qu'il soit de Tombouctou ou de Vendôme.

 

Voici un  poème de Victor Hugo pour marquer ce départ qui pourrait être une fin si les hommes se considéreraient enfin  comme égaux et citoyens de cette planète qui appartient à tout le monde quelque soit sa couleur de peau. Bernard LAMIRAND

 

Abîme - L'Homme

Je suis l'esprit, vivant au sein des choses mortes.
Je sais forger les clefs quand on ferme les portes ;
Je fais vers le désert reculer le lion ;
Je m'appelle Bacchus, Noé, Deucalion ;
Je m'appelle Shakspeare, Annibal, César, Dante ;
Je suis le conquérant ; je tiens l'épée ardente,
Et j'entre, épouvantant l'ombre que je poursuis,
Dans toutes les terreurs et dans toutes les nuits.
Je suis Platon, je vois ; je suis Newton, je trouve.
Du hibou je fais naître Athène, et de la louve
Rome ; et l'aigle m'a dit : Toi, marche le premier !
J'ai Christ dans mon sépulcre et Job sur mon fumier.
Je vis ! dans mes deux mains je porte en équilibre
L'âme et la chair ; je suis l'homme, enfin maître et libre !
Je suis l'antique Adam ! j'aime, je sais, je sens ;
J'ai pris l'arbre de vie entre mes poings puissants ;
Joyeux, je le secoue au-dessus de ma tête,
Et, comme si j'étais le vent de la tempête,
J'agite ses rameaux d'oranges d'or chargés,
Et je crie : " Accourez, peuples ! prenez, mangez ! "
Et je fais sur leurs fronts tomber toutes les pommes ;
Car, science, pour moi, pour mes fils, pour les hommes,
Ta sève à flots descend des cieux pleins de bonté,
Car la Vie est ton fruit, racine Éternité !
Et tout germe, et tout croît, et, fournaise agrandie,
Comme en une forêt court le rouge incendie,
Le beau Progrès vermeil, l'oeil sur l'azur fixé,
Marche, et tout en marchant dévore le passé.
Je veux, tout obéit, la matière inflexible
Cède ; je suis égal presque au grand Invisible ;
Coteaux, je fais le vin comme lui fait le miel ;
Je lâche comme lui des globes dans le ciel.
Je me fais un palais de ce qui fut ma geôle ;
J'attache un fil vivant d'un pôle à l'autre pôle ;
Je fais voler l'esprit sur l'aile de l'éclair ;
Je tends l'arc de Nemrod, le divin arc de fer,
Et la flèche qui siffle et la flèche qui vole,
Et que j'envoie au bout du monde, est ma parole.
Je fais causer le Rhin, le Gange et l'Orégon
Comme trois voyageurs dans le même wagon.
La distance n'est plus. Du vieux géant Espace
J'ai fait un nain. Je vais, et, devant mon audace,
Les noirs titans jaloux lèvent leur front flétri ;
Prométhée, au Caucase enchaîné, pousse un cri,
Tout étonné de voir Franklin voler la foudre ;
Fulton, qu'un Jupiter eût mis jadis en poudre,
Monte Léviathan et traverse la mer ;
Galvani, calme, étreint la mort au rire amer ;
Volta prend dans ses mains le glaive de l'archange
Et le dissout ; le monde à ma voix tremble et change ;
Caïn meurt, l'avenir ressemble au jeune Abel ;
Je reconquiers Éden et j'achève Babel.
Rien sans moi. La nature ébauche ; je termine.
Terre, je suis ton roi.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 15 Janvier 2011

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BEN ALI A DEGAGE

C'est pas tous les jours que nous avons des bonnes nouvelles.

Le peuple tunisien a balayé le despote et sa maffia.

C'est une grande nouvelle pour tout ceux qui se battent pour mettre par terre, dans ce monde capitaliste, les roitelets et fondés de pouvoir que celui-ci emploie pour tenir les rênes des Etats et imposer la dictature du profit.

Hier soir, il fallait voir les "gueules" des perroquets médiatiques français face à un événement qu'ils n'avaient pu déceler à temps dans leur cage du cirque médrano médiatique.

Eux, qui ont sciemment caché pendant des années ce régime honni par le peuple tunisien, se donnaient alors des airs de "je vous l'avais bien dit", et de renchérir soudain contre ce régime corrompu et despotique.

Il n'y avait pas que des perroquets télévisuels.  Il y avait aussi  tout le saint-frusquin monde politicien qui avait "bagé" * pendant près de 23 ans le cul du tyran et il fallait les voir se précipiter sur les chaines de télévision pour administrer leurs doctes conseils aux insurgés. Ils oublient de dire qu'ils avaient profiter du système et de belles vacances payées sur la misère d'un peuple qu'ils considéraient toujours comme un peuple colonisé.

Pendant ce temps, à l'Elysée, Nicoléon et le sacristain de Matignon, s'enfermaient au château pour produire une fade déclaration constatant le changement de situation et donnant, eux aussi, leurs recommandations aux révoltés. La crainte que leur acolyte tunisien atterrisse en France les a affolé jusqu'au moment où ils ont appris que le despote et toute sa "pétée" avait trouvé refuge chez d'autres tyrans en Arabie.

Eux aussi ont vanté les qualités de Ben Ali.  Tout simplement parce qu'il assurait le service des intérêts du capital dans cette zone géopolitique à haut risque.

La politique internationale de la France montre à quel point elle est inféodée aux Etats-Unis d'Amérique et à sa succursale le FMI, à l'Otan. Jamais notre pays n'aura été aussi loin dans l'acceptation de régimes corrompus. Un débat national devrait s'engager sur l'indépendance de la France en matière de politique étrangère.

Ce gouvernement et ce président ont bien montré qu'ils tenaient à ce que jusqu'au bout  le sire de Tunis soit défendu, au point qu'à l'Assemblée nationale, à une question du député communiste Jean Paul Lecocq, la pète-sec Alliot Marie, ministre des affaires étrangères, qui n'a rien d'une diplomate, s'était lancée dans une de ces vieilles ruades coloniales proposant d'envoyer des forces de l'ordre pour aider Ben-Ali à dompter la rue.

Rien que pour ce vomi, cette dame n'a plus rien à faire dans ce quai d'Orsay.

Ben Ali vient "de dégager", comme le montre une photo dans l'Humanité d'une jeune femme révoltée, on aimerait que la contagion gagne partout ce monde capitaliste et que le mot "dégage" soit sur toutes les pancartes de ce qui souffrent de ce capitalisme en ce moment de crise.

Dégage Sarkozy, dégage Merkel, dégage Strauss-Kahn, dégage Berlusconi, dégage Barroso etc.

Y a du boulot pour tous les peuples en ce moment qui subissent les cures d'austérité et les atteintes aux libertés.

 

Bernard LAMIRAND

* Vieille expression picarde (Embrasser le derrière du diable)

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Publié le 13 Janvier 2011

Rédigé par aragon 43

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Publié le 13 Janvier 2011

TUNIS-COTES D'IVOIRE-HAITI-GUADELOUPE-IRLANDE-GRECE-PORTUGAL-FRANCE…..

coleresdupresent.jpgDans quel monde vivons-nous ?

Simplement dans un monde capitaliste.

Un système qui engendre de la misère:  qui tue, vole, pille, exploite et surexploite la planète entière.

Je suis d'accord avec l'article publié ce jour par Cohen-Seat dans l'humanité: c'est une tout autre vue (positive celle-là) de celle auquelle il nous demandait de nous faire "hara-kiri", en tant que PCF, pour le remplacer par un mollusque invertébré, il y a quelques années.

Regardez-le vivre ce capitalisme : il ment, il dénature les faits, il achète les consciences, il tient par la barbichette des légions de dirigeants, hommes et femmes croupions, exécutant les instructions avec un paquet de dollars pour prix de leur soumission.

Regardez-les en France, ces profiteurs, virevoltants de poste en poste : ministériels, dans la haute administration, la diplomatie, les banques, les organismes internationaux, assurés de confortables revenus et de breloques.

Ils sont sur tous les observatoires où il faut faire avancer les intérêts du système ou encore pour détruire toute contestation de l'ordre établi.

A Tunis, ils ont le dénommé Ben-Ali, celui-ci dirige d'une main de fer ce pays depuis 23 ans:  il protège les intérêts des puissants, des capitalistes français en particulier.  C'est un verrou méditerranéen important pour la domination du capital dans ce pourtour afro-européen au même titre que le Maroc, l'Algérie, l'Egypte.

Le Maghreb est une zone géopolitique crucial pour la continuité du capitalisme.

Le verrou pourrait sauter en Tunisie; alors Ben-Ali tue au nom du capital et enferme le secrétaire du parti communiste ouvrier.

Sarkozy ne dit rien, lui, si prompt à s'enflammer pour le respect de la démocratie en Cote d'Ivoire.

Il a préfèré se rendre en Guadeloupe pour se faire applaudir par ses affidés alors que le peuple guadeloupéen souffre de la même misère que celle de Tunisie ou d'Algérie.

De quoi ont-ils peur tous ces brigands qui dirigent ces pays ? C'est l'arrivée majoritaire d'une jeunesse dans ces peuples qui ont subi tant d'outrages de la part des puissances colonialisatrices, tant d'affronts de leur VRP qui ont succédé aux maitres esclaves. La Tunisie est l'avant-garde avancée de ce qui est entrain de se bouleverser sur l'échiquier méditerranéen, une donne nouvelle qui apparait et qui peut transformer de manière progressiste cette région.

La jeunesse, c'est elle qui permettra de quitter les schémas anciens où la duplicité règne comme le dénonce si bien Stéphane Hessel dans son livret "Indignez-vous !".

Voilà un homme très âgé - mais très jeune d'esprit- qui voit ce monde ancien utiliser toutes les ficelles pour dominer, dominer encore. Un  vieux monde devenu dingue, trainant un cartel fourbe et scélérat, un vieux monde inguérissable parce que dépassé par un nouveau monde apparaissant dans les langes souillés par les vieilles pratiques et dont le bébé a besoin de vite se débarrasser.

Qui manifeste en ce moment:  des jeunes britanniques, des jeunes portugais, des jeunes haïtiens qui font honneur à la lutte de classe et la font comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir.

Regardons aussi, une autre région se réveiller : celle des anciens pays de l'est. Sortis du stalinisme, ces peuples est-européens viennent de goûter aux fruits venimeux du capitalisme: la misère est devenue leur compagnon de route et cela commence à bouger. Dans ces pays là comme en Europe de l'Ouest, il ne reste plus au capitalisme que de   remettre en route "la bête immonde" avec les extrêmes droite charriant leurs haines pour fragmenter ceux qui manifestent leur colère.

En France, regardons avec quelle attention, la médiocratie de la médiacratie pousse les feux de la fifille à Le Pen pour la rendre présentable et assimilable à une future majorité de droite. C'est indigne…

Oui, un monde nouveau est entrain de naitre sous nos yeux, nous le distinguons encore mal, nous en restons à la vieille querelle opposant les anciens et les nouveaux. Mais le nouveau est déjà là , il affirme sa place : c'est la jeunesse du monde y compris celle de la France.

C'est à eux que le PCF doit d'abord penser dans son réveil. La jeunesse a aussi besoin de personnes restées jeunes dans leur tête, comme Stéphane Hessel, ou encore des militants (es) ayant vécu des expériences, des luttes, des combats parfois que l'on disait perdus d'avance: l'idée communiste par exemple. Une belle idée d'aujourd'hui qui ne peut être mis en musique que par ceux qui sentent les choses pour créer cette nouvelle harmonie face au tohu-bohu de la crise et des canons de fusil pointés sur les manifestants tunisiens et d'ailleurs.

Oui, le communisme à son mot à dire, qu'il le dise avec la jeunesse et la jeunesse c'est dans les têtes qu'elles produira du neuf: du communisme.

Puissions-nous, communistes français, en prendre toute la mesure et ne pas mener des combats d'arrières gardes ou de simples combats de subsistance.

 

Bernard LAMIRAND

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Publié le 10 Janvier 2011

C'ETAIT HIER ET POURTANT …

Le 18 brumaire de L. Bonaparte   extraits

Karl Marx

La période que nous avons devant nous est le mélange le plus varié de contradictions criantes : des constitutionnels qui conspirent ouvertement contre la Constitution ; des révolutionnaires qui se déclarent constitutionnels ; une Assemblée nationale qui veut être toute-puissante et reste constamment parlementaire ; une Montagne qui fait de la patience une profession et se console de ses défaites présentes en prophétisant sa victoire future, des royalistes qui sont les patres conscripti ] de la République et sont contraints par les circonstances de maintenir à l'étranger les maisons royales ennemies dont ils sont les partisans, et de conserver en France la République qu'ils haïssent ; un pouvoir exécutif qui puise sa force dans sa faiblesse même et sa respectabilité dans le mépris qu'il inspire ; une République qui n'est autre chose que l'infamie combinée de deux monarchies : la Restauration et la monarchie de Juillet, avec une étiquette impérialiste ; des alliances dont la première clause est la séparation ; des batailles dont la première loi est l'indécision. Au nom de l'ordre, une agitation sauvage et sans objet ; au nom de la révolution, le prêche le plus solennel en faveur de l'ordre. Passions sans vérité, vérités sans passion ; héros sans héroïsme, histoire sans événements ; développement dont la seule force motrice semble être le calendrier, fatigant par la répétition constante des mêmes tensions et des mêmes détentes ; antagonismes qui ne semblent s'aiguiser périodiquement d'eux-mêmes que pour pouvoir s'émousser et s'écrouler sans se résoudre ; efforts prétentieusement étalés et craintes bourgeoises devant le danger de la fin de monde, et, en même temps, de la part des sauveurs du monde, les intrigues et les comédies de cours les plus mesquines dont le laisser-aller rappelle moins l'époque actuelle que les temps de la Fronde ; tout le génie officiel de la France condamné au néant par l'imbécillité astucieuse d'un seul individu, la volonté de la nation, chaque fois qu'elle se manifeste dans le suffrage universel, cherchant son expression adéquate chez les ennemis invétérés des intérêts des masses, jusqu'à ce qu'elle la trouve enfin dans la volonté obstinée d'un flibustier. Si jamais période historique fut peinte en grisaille, c'est bien celle-ci. Hommes et événements paraissent comme des Schlemihl ] à rebours, comme des ombres qui ont perdu leur corps. La Révolution elle-même paralyse ses propres défenseurs et ne pourvoit que ses adversaires de véhémence et de passion. Lorsque le «spectre rouge», continuellement évoqué et conjuré par les contre-révolutionnaires, apparaît enfin, il n'apparaît pas coiffé du bonnet phrygien anarchiste, mais dans l'uniforme de l'ordre, en pantalon rouge.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 10 Janvier 2011

coleresdupresent.jpgLettre ouverte aux habitants du grand bassin Creillois

 

Une vielle dame hurle qu’elle veut retourner chez elle. Plus loin d’autres personnes âgées gémissent ou tremblent de peur dans cet environnement inquiétant. Certaines se sont urinées dessus. Ailleurs, c’est un patient en chimiothérapie qui s’est aggravé. Dans ce coin c’est une patiente délirante attachée à son brancard… . Faute de place, ils sont une vingtaine dans le couloir des urgences de Creil. C’est un chiffre moyen, une journée ordinaire.

Ils sont entassés les uns sur les autres sans intimité. L’infirmière court partout, débordée. C’est une professionnelle expérimentée. Elle est depuis plusieurs années aux urgences. Elle me dit qu’elle a envie de pleurer. L’interne, quant à elle, a déjà craqué, de même qu’une infirmière plus jeune que j’aperçois en larme.

Pour ma part, je suis coincé au déchoquage avec un patient entre la vie et la mort… je ne les aiderai pas.

 

« Ce qu’il y a de scandaleux dans le scandale c’est qu’on s’y habitue » Simone de Beauvoir

Cela fait environ 6 ans que cela dure et c’est de pire en pire.

Il y a 6 ans, nous étions 19 médecins temps plein, nous sommes désormais 15, nous devrions être 25. On compense par des heures supplémentaires…

Récemment, en faisant la visite un lundi matin, j’ai trouvé deux « pré-infarctus» ignorés depuis 48 heures et un patient en arythmie cardiaque que l’on n’avait pas anti-coagulé et qui risquait l’accident vasculaire cérébral.

Après un moment de colère, j’ai pris connaissance de la situation aux urgences 48h avant : Critique ; des patients partout, des équipes débordées. Les médecins qui ont vu ces patients, je les connais depuis des années. D’excellents professionnels, particulièrement rigoureux. Ca peut m’arriver ; ça va m’arriver. Cette fois ci nous avons de la chance, tout fini bien. Nous allons finir par tuer des patients.

 

Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.

Si les urgences de Creil sont particulièrement en difficulté, cette situation n’est pas isolée. Partout, les urgences et les hôpitaux souffrent, c’est partout la même politique de liquidation de l’hôpital public.

En changeant le mode de financement de nos hôpitaux, les gouvernements de ces dernières années ont rendu les hôpitaux publics déficitaires. Aujourd’hui, ils s’appuient sur ces déficits qu’ils ont provoqués pour justifier la casse.

Cette casse sert à dégager le terrain pour le secteur privé lucratif. Le service public est rendu incapable de remplir ses missions, reste le service payant.

Tout s’accélère, la fusion démolition des hôpitaux de Creil et de Senlis est en route. La direction commune de ces hôpitaux a été votée. Nos services sont mis à genoux. Il restera à ramasser les morceaux pour un regroupement peau de chagrin.

 

Travailler plus pour gagner moins.

En fin d’année, la direction de l’hôpital de Creil a décidé de modifier le mode de comptabilisation des heures des médecins du pole urgence, réanimation, anesthésie. Avec l’instauration d’un comptage plus défavorable aux médecins, le but de la manœuvre semble être de faire encore des économies. Devant cette situation, les médecins dans leur majorité ont décidé de ne plus travailler que 40 heures hebdomadaire et de ne plus faire d’heure supplémentaire.

Des anesthésistes qui travaillent moins, ce  sont des interventions chirurgicales en moins. Des réanimateurs qui ne font plus d’heures supplémentaires, ce sont 4 lits fermés sur les 12 que compte ce service pourtant vital. Et pour les urgences, ce sont des médecins en moins à l’accueil du patient. Certains jours, il pourrait n’y avoir que deux médecins là ou il y en a 5 actuellement. Ca peut arriver, ça va arriver.

On ne peut plus demander aux professionnels de santé d’assumer les aberrations des politiques de santé. Nous avons une responsabilité collective à nous indigner et à résister.

 

« Le motif de la résistance, c’est l’indignation » Stéphane Hessel

Nous devons tous nous préoccuper de ce qui arrive dans nos hôpitaux. L’indifférence serait la pire des attitudes. Si nous ne résistons pas c’est le droit à la santé pour tous qui va disparaître. La situation est inadmissible, tout ce qui permettait un contrôle démocratique des hôpitaux (instances comprenant des élus, des syndicalistes, des professionnels, des usagers, avec de vrais pouvoirs) a été balayé par la loi Bachelot. Cette loi transforme les directeurs en dictateurs d’hôpitaux. Eux-mêmes sont sous la coupe de l’agence régionale de santé et in fine du ministre lui-même. Adieu démocratie locale, adieu autogestion, bonjour technocratie autoritaire !

Cette situation est dénoncée dans l’appel des soignants du MDHP (Mouvement de Défense de l'Hôpital Public) qui explique le conflit éthique entre le devoir d’assurer la qualité des soins et l’exigence de rentabilité financière…

 

 

« Celui qui se bat peut perdre, celui qui ne se bat pas a déjà perdu » Berthold Brecht.

Au-delà de l’appel des soignants, c’est à chaque citoyen qu’il incombe de s’exprimer.

Intervenez auprès de vos élus.

 Les députés de droite d’abord dont la responsabilité est immense mais aussi tous les élus locaux du maire au conseiller général. Demandez des comptes à ceux qui soutiennent la fusion des hôpitaux. Demandez-leur s’ils mesurent le désastre en cour.

Faites pression pour qu’ils exigent un moratoire sur la fusion des hôpitaux de Creil et de Senlis et une commission d’enquête incluant des élus, des usagers, des syndicalistes, des professionnels de terrain pour en mesurer les effets.

Qu’ils écrivent au préfet, au ministre, au directeur d’ARS pour demander des comptes.

Exigez une subvention d’équilibre de l’état pour apurer les déficits des hôpitaux de Creil et de Senlis. C’est la seule façon d’en finir avec les plans de retour à l’équilibre qui détruisent l’hôpital. C’est la seule façon de repartir sur le seul indicateur valable : les besoins de santé publique.

Nous avons besoin de démocratie, besoin de véritables assises départementales de la santé. Nous ne devons plus laisser les décisions à des responsables coupés des réalités quotidiennes.

J’interviens ici comme médecin et comme militant politique, un mélange des genres qui me sera reproché. Mais mon métier me fait obligation de dénoncer la situation  dangereuse pour les patients et mon engagement le devoir de me battre avec vous pour changer cette politique.

Alors allons-y !! Allez vraiment voir vos élus, ne cédez pas à l’indifférence, c’est un enjeu pour maintenant et pour demain.

 

Loïc PEN, médecin urgentiste à Creil.

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 9 Janvier 2011

arton335-7c5d3.gifLES COMMUNISTES VERS QUOI VONT-ILS ?

 

J'ai lu attentivement la déclaration du conseil national votée par 80 voix pour et 34 contre et 3 abstentions.

Et que deviennent les autres élus(es) au conseil national ?

Il en manque beaucoup, me semble t'il. Près de la moitié…

Comment ceux qui ont reçu la confiance des adhérents au dernier congrès puissent louper un tel moment où l'on décide d'une stratégie.

A peine six mois après le congrès, un tel déficit de présence ou d'abandon, je ne sais, c'est plus que préoccupant, c'est étrange.

En lisant la déclaration du conseil national, la première chose que je me suis dit, c'est de ne pas en rajouter pour ne pas contribuer à rendre encore plus difficile le devenir de ce parti auquel je tiens.

Pas par sentimentalisme.

Simplement parce que l'outil communiste, c'est les 100 000 adhérents PCF et que c'est eux qui redonneront une pensée communiste de notre temps. Et je regrette ce manque de dynamisme et d'impulsion des idées communistes au moment où les travailleurs en ont besoin et à l'instant de retrouvailles de ces idées à travers des philosophes, des écrivains, des sociologues, des économistes qui s'en inspirent et aussi de personnages comme Stéphane Hessel, lui qui nous dit : indignez-vous !.

Ma contribution précédente est  tout le contraire de cette déclaration du conseil national. Les communistes ne s'exprimeront pas directement pour choisir un candidat parmi toutes les candidatures proposées quand ils seront appelé à voter les 16, 17 et 18 juin.

Ils approuveront ou pas un seul candidat retenu par le conseil national.

Certes ils le feront après un débat dans les fédérations et les sections mais c'est le conseil national qui, en dernier ressort, produira le candidat à retenir et à présenter avec le projet. Le sera-t-il en tenant compte de votes ou par ratification:  ce n'est pas clairement exprimé me semble t'il dans ce texte très" lourdingue" et indigeste.

Le mieux serait d'exiger un vote des adhérents dans chaque fédération.

Ces élections présidentielles seront encore l'arme précieuse tant de la bourgeoisie et de la sociale-démocratie pour imposer un vote bipolarisé à vocation utile à ceux qui n'auront que le choix de l'accepter ou de s'abstenir et nous n'en ferons pas le procès lors de cette élection au vu de la déclaration du Conseil national. Il faut, en effet, s'attaquer sur le fond sur ce présidentialisme au suffrage universel arrivé à sa pire interprétation avec Sarkozy.

Les choses semblent empaquetées pour expédier une candidature téléguidée et on sait laquelle. Et comme le dit Chassaigne, concernant le rassemblement, les communistes valent autant que d'autres à ce sujet et ils l'ont prouvé dans les régionales où leur score dépassait les 10 % dans les régions où le PCF menait les listes de large rassemblement comme celle du Nord, "l'humain d'abord" emmenée par mon camarade Alain Bocquet qui s'était dit " être disponible pour ces élections", dans son livre:  "Marx et ça repart".

Alain, jusqu'à présent, n'a rien dit:  peut-être le fera t'il enfin?  Il n'est pas trop tard Alain !

Et puis, pourquoi s'en tenir à des candidatures du sérail politique: pourquoi pas quelqu'un issu du mouvement social ?

La direction PCF aura-t-elle ce courage: j'en doute …

Le  combat  communiste en a vu d'autres. Ce combat  je vais le poursuivre avec ce parti et ses adhérents dans une période où il ne faudra pas lâcher l'idée communiste envers et malgré les errements électoraux que je pressens dans la prochaine période.

 

Bernard LAMIRAND PCF

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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