Publié le 9 Septembre 2012

388727 10150497922734474 638444473 8446048 1162070067 nHOLLANDE : UN CHOIX CORNELIEN ?

 

Ou il choisi le peuple ou il choisit la finance internationale : le choix est clair.

 

Hollande, ce dimanche soir, interviendra à la télévision pour recadrer sa politique face à la pression de la droite et aussi par rapport à la déception qui s’affiche parmi les électeurs de gauche qui avaient cru qu’avec un vote anti-Sarkozy pour Hollande cela aurait suffi.

Les déplacements d’une escouade importante de ministres à l’université d’été du Medef pour rassurer les patrons n’ont donc pas été suffisants, y compris les gages donnés par le premier ministre autour d’une politique visant à favoriser une compétitivité par la réduction du coût du travail.

Les sondages donnent à Hollande une côte qui va ressembler de plus en plus à celle de Sarkozy.

La droite se frotte les mains, Fillon se dresse sur ses béquilles antisociales.

La droite n’en n’espérait pas tant et elle se déchaine au fur et à mesure que les socialistes, désireux de ne pas effaroucher le capital, se calent sur une politique émanant de la droite libérale européenne dirigée par l’Allemagne et la chancelière Merkel.

A force de faire risette au patronat, celui-ci se fait de plus en plus arrogant pour en demander plus. Et que dire de cette rencontre d’un premier ministre socialiste avec un patron réactionnaire de la pire espèce, le dénommé Bernard Arnault, qui, à peine sorti de Matignon s’est empressé d’accentuer la pression pour réduire la fiscalité des patrons et en demandant à la Belgique d’accepter qu’il devienne sujet de sa majesté le roi des belges et par ricochet du prince de Monaco qui lui permettra de ne plus payer du tout d’impôts.

Il faut dire que les circonvolutions de Moscovici, des ballons d’essai des socialistes eux-mêmes, parus dans la presse sur une remise en cause de la taxation des revenus des riches au-dessus d’un million d’euros avait rempli d’aise les patrons du CAC 40.

Le démenti de Hollande, grâce à la montée de la colère des électeurs de gauche, les as certainement décidé à jouer le grand jeu du départ vers d’autres pays pour préserver leur butin pris en France aux travailleurs et aux autres contribuables  qui devraient alors payer la note des catastrophes spéculatives que ces gens là ont fait et qui abouti à cette crise systématique du capital.

Inadmissible !

Hollande ne pourra continuer longtemps à circonvoluer entre les intérêts du capital et la protection des travailleurs qu’il laisse de plus en plus de coté pour opter vers  le refrain patronal de la compétitivité en réduisant les charges dites sociales.

Le parti communiste français a raison de dire qu’il ne faut pas seulement compter les mauvais coups et agir pour que le choix de Hollande se tourne vers le monde du travail.

On ne peut en effet attendre l’échec consommé de ce gouvernement pour dire : «  voyez, nous on est les meilleurs ! » ; en effet cela se fera sur un champ de ruine sociale.

Il faut donc agir tout de suite comme le préconise la CGT.

Il faut faire en sorte qu’Hollande choisisse, face à cette crise qui bouleverse tous les schémas envisagés par l’élection, de mettre sa politique complètement à gauche et de favoriser le travail et son prix plutôt que le capital et ses rentes.

Favoriser le travail, c’est augmenter les salaires et c’est réduire la part qui revient au profit qui est la cause de l’endettement actuel : réduire l’endettement c’est donc frapper le capital, c’est dire haut et clair aux français qu’il est inadmissible que le peuple du travail paye pour le peuple de la finance qui s’en est mis plein les poches comme ce milliardaire Arnault.

La politique gouvernementale doit alors se porter pour réduire les coûts exorbitants du capital qui appauvrit tous les français et créé les conditions du chômage et de la récession qui se produira si le gouvernement ne prend pas l’argent là où il est.

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Hollande choisit ton camp, il est encore temps.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 8 Septembre 2012

BROUETTE d'ORBERNARD ARNAUD S’EN VA CHEZ LES BELGES

 

Vous connaissez Bernard Arnaud, le patron de LVMH, celui qui possède diverses grandes sociétés françaises de luxe comme le champagne Vuitton, ainsi que des actions dans de multiples entreprises où il puise ses dividendes.

L’homme est coté comme un des plus riches capitalistes mondiaux avec une fortune qui frôle les 34 milliards d’euros.

34 Milliards qu’il a gagné face aux travailleurs français, mais aussi d’ailleurs, en les plongeant dans le travail payé au minimum et souvent en précarité.

C’est un mécène, il faut dire que c’est facile d’être mécène quand on a autant d’argent et que le mécénat permet des accumulations supplémentaires ou de réduire ses impôts.

Ce type pue le fric.

Un fric qu’il tricote paisiblement comme une bonne ménagère, partout dans le monde, mais particulièrement en France ;  peu importe les conditions de travail dans lequel il obtient les rendements les plus élevés de ses placements financiers dans les diverses sociétés où il émarge dans les conseils d’administration.

L’individu fait partie de ces financiers qui ont mis le monde capitaliste en crise par leur soif de profit et c’est eux qui demandent l’austérité pour régler les dettes.

La crise, c’est eux, et c’est ce bonhomme qui demande à la France de gauche que la compétitivité de ses entreprises se fasse en réduisant les charges patronales mais aussi les impôts.

Ce profiteur aimerait bien une France où les impôts ne seraient payés que par les petits.

Pour ces gens là, un travailleur est une variable d’ajustement et il n’a besoin que du strict minimum pour renouveler sa force de travail ; un peu comme ce patron d’une chocolaterie du Nord qui naguère disait, « mes ouvriers avec un jaune d’œuf peuvent vivre normalement » : ses ouvriers l’avaient baptisé « jaune d’œuf ».

Il rend aussi service à ses amis, par exemple il aide son copain Chirac en lui prêtant un bel appartement dans les quartiers chics de Paris (cela ne risque pas d’arriver pour le brave SDF du coin).

Des mauvaises langues disent sous la gauche, précédemment,  il s’était déjà expatrié pendant trois ans aux Etats-Unis et n’a remis le nez sur nos côtes que le jour où il su qu’il pourrait se faire du fric en exploitant les travailleurs.

C’est aussi un grand ami de Sarkozy, pas étonnant que fut mis en place le bouclier fiscal pour que Bernard puisse amener son gousset à hauteur de 34 Milliards d’euros.

Bernard, aujourd’hui, vient de faire subitement la une des journaux belges : il demande la nationalité belge.

Varenne et la fuite n’est pas loin pour ne pas payer les 75% sur le revenu dépassant 1 million d’euros et cette annonce vient au moment où la pression est au maximum pour qu’Hollande annule sa proposition de campagne.

Ayrault, s’il le fait, nationalise toutes ses propriétés qu’elles soient patrimoniales ou financières !

Ah, ce n’est pas pour manger des moules frites qu’il demande à devenir belge mais pour mouler davantage son escarcelle.

Dans son entourage, l’on nous dit que son changement de nationalité n’entrainera aucune remise en cause de sa participation fiscale en France.

34 milliards…. Diantre… Ce n’est pas rien et qui nous dit que dès qu’il aura sa nationalité belge, le fuyard fera ses déclarations en Belgique où il rejoindra d’autres fieffés profiteurs déjà en place.

Une blague belge circule sur son compte : «  vous savez pourquoi Bernard veut la nationalité belge, c’est pour privatiser le Manneken-Pis et vendre en flacon la pisse bourgeoise des exilés fiscaux français pour remplir encore plus sa pissotière à profit.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 7 Septembre 2012

L’IMPOT DES RICHES SERA-T-IL AUGMENTE OU A NOUVEAU REDUIT ?

 

Que n’avions nous pas entendu concernant les niches fiscales qui profitaient en majeure partie aux fortunés durant la campagne électorale !

Sarkozy, avec le bouclier fiscal, leur permettait de déclarer le moins possible et avec un taux d’imposition risible et qui gommait en partie la progressivité de l’impôt en fonction des revenus des citoyens.

Combien de déclarations des politiques concernant les paradis fiscaux et les promesses de les exterminer.

Par exemple, ces patrons du textile du Nord, qui se sont expatriés en Belgique et dans les quartiers aisés de Bruxelles pour ne plus payer un centime d’impôt en France sur leurs revenus financiers.

Et aussi ces vedettes de cinéma, de la chanson, du sport, qui font fortune en France et qui habitent en Suisse ou dans les iles paradisiaques et qui viennent faire la leçon de citoyenneté aux français les plus pauvres dans des émissions télévisées où ils vantent leurs réussites.

Et que dire de ces patrons qui hurlaient, parce qu’une proposition de Hollande les taxait à 75 % leur revenu dépassant 1 million d’euros annuels. On apprend maintenant qu’elle serait revue avec un seuil de déclenchement qu’à partir de 2 millions d’euros, ce qui diminuerait considérablement le nombre de personnes concernées. Ces gens là, d’ailleurs, sont les premiers à s’élever contre toute augmentation des salaires et des retraites, du SMIC, et observent que le coût du travail doit être abaissé pour la compétitivité des entreprises, sous entendu pour leur porte feuille d’actionnaires (voir Parisot Medef).

Dernièrement d’ailleurs Parisot, la dame du Medef, ne disait-elle pas : « il serait néfaste d’aligner la fiscalité du capital sur celle du travail » : en gros, l’impôt des riches actionnaires devrait être sanctuarisé et ne devrait en  rien découler de celui réservé aux salariés qui payent plein pot.

Comme on le voit la pression est grande pour faire en sorte qu’Hollande n’applique pas ses promesses électorales de prendre au capital.

Je rappelle qu’Hollande avait dû réagir  à la proposition de Mélenchon de prendre tout ce qui dépasse les 20 smic et cela correspondait aussi à ce que disait Marchais en 1981 de « prendre tout » dés que cela dépasse un certain niveau de revenu.

Aujourd’hui, l’attaque de la finance rebondit après les élections et fait partie de l’offensive menée en ce moment par tous les profiteurs et qui font actuellement les yeux doux au gouvernement pour réduire, voir supprimer les cotisations sociales des entreprises, mais aussi de trouver les formes nécessaires pour que les revenus du capital soient exonérés de tout impôt supplémentaire comme par exemple les dividendes, les ventes d’actifs qui souvent affirment de grosses plus-values, les héritages mirifiques etc.

Il semblerait que le gouvernement est prêt à les entendre, à céder, et un des pontifes des petites et moyennes entreprises ne se gêne pas pour dire qu’une écoute positive est en cours au sein du gouvernement et en particulier de Bercy où règne un certain Moscovici dont on connaît les attaches avec le bourgeoisie libérale. Ainsi, malgré un démenti, il serait question d’adoucir cette mesure, de la limiter à 3 années, de ne pas toucher certains revenus financiers afin d’aider au retour des capitaux (Sarkozy avait dit la même chose).

Vraiment il y a besoin de se faire entendre à nouveau contre ces inégalités qui font qu’un salarié est plus imposé par rapport à son revenu qu’un détenteur de capitaux comme par exemple Madame Betancourt de l’Oréal.

Pierre Laurent a déclaré lors d’une rencontre concernant la vignette de la fête de l’humanité : «  pas d’angélisme, donc (c’est le raison de cet article) mais pas non plus de défaitisme (aucunement) et il indique la nécessité d’un haut niveau d’exigence politique. Je suis d’accord avec ce discours à condition de ne pas rester l’arme au pied et d’agir pour faire bouger les choses dans le bon sens à partir du projet du Front de Gauche plus que jamais d’actualité.

Oui, pas d’armes au pied comme le dit la CGT.

Bernard LAMIRAND

 

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Publié le 6 Septembre 2012

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CHEREQUE FERA ADOPTER LE  TRAITE EUROPEEN PAR LA CFDT

 

Auditeur assidu en cette période de vacances de France-Inter, j’ai suivi hier l’invité du matin, François Chérèque, venu s’expliquer sur le coût du travail la nécessité de le réduire pour la compétitivité (sujet que j’ai abordé dans un précédent blog).

L’intéressé a essayé de se justifier en prenant prétexte des petites entreprises et des charges que leur représente le coût du travail.

L’idée étant de les exonérer avec une contrepartie de celles-ci : respecter le droit du travail et mettre en place un déroulement de carrière ainsi que de respecter les grilles de salaires car souvent dans ces entreprises, dit-il, les salaires sont en dessous du SMIC.

Il propose d’ailleurs que des accords de branches les régissent.

Bizarre, les accords de branches existent et sont la plupart du temps foulés au pied par ces patrons.

Chérèque, où il est naïf ou il nous prend pour des « cruches » ! En effet, croire que les patrons n’ayant plus à verser de cotisations sociales augmenteront d’autant les salaires les plus bas, respecteront les conventions collectives relève de la naïveté où d’un subterfuge de sa part.

Les patrons, quand ils réclament une baisse des charges sociales, comme ils disent, et je me fais pour quelques lignes l’avocat du diable, c’est pour avoir un coût du travail moindre et non  pas pour le voir compenser par une autre partie du coût du travail qui augmenterait sensiblement et en plus toucherait à la sacro-sainte exploitation sans garantie sociale qu’ils pratiquent dans ces PME, sans syndicats pour la plupart.

Chérèque se trompe donc sur toute la ligne ou alors il a inventé ce que j’appelle un subterfuge pour faire passer la pilule chez les militants CFDT de ces petites entreprises.

Cela l’amène dans sa présence à France-Inter a évoqué le traité européen suite à une question du journaliste et de signifier qu’il proposera à son organisation de la voter.

Il le fait tout en avouant que l’austérité contenu dedans est un problème mais qu’il faut le signer ce traité pour ensuite pouvoir mieux avancer sur le social.

Chérèque se fiche des travailleurs quand il affirme cela, car le social est au cœur de ce traité ; c’est le recul social sur toute la ligne que ce traité impose à tous les travailleurs européens.

Chacun peut d’ailleurs se souvenir de l’attrape- nigaud du traité de Maastricht où il était affirmé qu’avec ce traité s’ouvrait la voie d’une Europe Sociale et l’on a eu le même discours des propagandistes de l’Europe libérale lors du traité constitutionnelle de 2005.

On sait ce qu’il en est advenu. L’Europe est un champ de ruines sociales.

Beaucoup de militants CFDT que nous avons vu dans les manifestations contre la réforme des retraites et contre cette Europe austéritaire seront abasourdis d’apprendre que la CFDT en approuvant ce traité est pour une cure d’austérité sociale tel que le définit la règle d’or.

Avant hier, sur France-Inter un grand économiste Keynésien, Daniel Cohen, pourfendait ce traité comme étant une nouvelle erreur ressemblant à ce qui s’est passé lors de la grande crise précédente, celle de 1929 et qui conduisit l’Europe dans la catastrophe sociale et politique.

Je respecte l’indépendance de chaque organisation syndicale dans ses prises de position sur des sujets de fonds ;  ici, avec le nouveau traité, c’est demander aux syndicalistes de se faire hara-kiri en acceptant les clauses de ce traité mortifère pour les travailleurs.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 4 Septembre 2012

388727 10150497922734474 638444473 8446048 1162070067 nLE SALAIRE ET LA RETRAITE ATOUT MAJEUR POUR LA CROISSANCE ET L'EMPLOI

Ce matin, j’écoutais un économiste invité sur France Inter, qui nous a tenu un autre discours

sur la façon de régler la crise qui secoue le monde capitaliste.

Il confirme ainsi le diagnostic fait par les économistes communistes sur le fait que les mesures prises pour y mettre un terme ne font qu’envenimer la situation et qu’il n’y a aucune chance de retrouver avant bien longtemps une croissance comme le souhaite et l’espère Hollande.

Il fit d’ailleurs son diagnostic en rappelant que la crise actuelle a les mêmes symptômes que celle de1929 et que chacun sait que toutes ces mesures prises depuis le début de la crise sont du même type qu’en 1929 et ont échoué et cela est inscrit dans tous les manuels d’économie comme l’échec de ces mesures qui rendent pour ainsi dire le malade plus malade.

Il accuse les gouvernements actuels et la commission européenne d’une sorte d’entêtement pour ne pas déplaire aux agences notations et surtout de ne pas mettre dans le coup la banque européenne pour traiter de la dette et d’y remédier en prêtant aux pays les plus en difficulté.

Bref de rester prisonnier des marchés et des milieux d’affaires.

La question essentielle est bien celle de redonner du tonus à l’économie et cela ne peut se résoudre par appauvrir les peuples pour payer une dette qui pourrait être étalée sur une période longue d’après cette économiste.

Le traité européen et la règle d’or sont donc considérés par lui comme contreproductive.

La question essentielle est donc de redonner du sens à l’économie et la meilleure façon est certainement de redonner du salaire aux travailleurs et de réduire les coûts du capital.

En s’en prenant à ce que la patronat appelle le coût du travail en réduisant les cotisations sociales à leur plus simple expression, en faisant payer aux travailleurs la spéculation à l’origine de la crise par des hausses de CSG ou de TVA comme semble s’orienter le gouvernement, c’est bien un remède mortifère qui à l’instar de la crise de 1929 aggrave la situation économique des pays de l’Europe et particulièrement de la France qui se retrouvera en 2013 en récession si c’est cette direction austère qui s’applique.

Hollande et Ayrault, vous faites fausse route.

Bernard LAMIRAND          

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 3 Septembre 2012

divers_067-copie-1.gifCHEREQUE  ET LE COUT DU TRAVAIL

 

François Chérèque, secrétaire général de la   CFDT, prend un soin inouï pour défendre le fond de commerce des patrons du CAC 40, qu’on aimerait lui connaître pour défendre les travailleurs en ce moment où l’austérité les frappe cruellement

Ainsi, il considère « que le coût du travail est un facteur de perte de compétitivité. Et il demande, selon l’Humanité de ce jour, au gouvernement, d’« accélérer la mise en place du haut conseil pour le financement de la sécurité sociale et il invite à « le baisser en transférant une partie des charges sur la CSG sans toucher le pouvoir d’achat ».

Madame Parisot, doit être, ce matin, satisfaite : elle a trouvé un émule dans sa lutte contre le coût du travail et des charges qui affaiblissent la compétitivité des entreprises selon elle.

Dans cette démarche de Chérèque, nous y trouvons tous les ingrédients qui visent à remettre en cause l’édifice de la Sécurité Sociale et de son financement par la cotisation sociale.

Cela va aussi avec l’idée d’en finir avec le système actuel de retraite du régime général en le remplaçant par un système par points dans lequel le patronat aurait beau jeu de limiter les prestations de la retraite en attribuant un prix du point très élevé pour ne pas en distribuer de trop ( salaires que divise le prix décidé donne le nombre de points) et ainsi de l’aligner sur la situation financière des caisses et un prix du point calculant la retraite le moins élevé possible pour distribuer des prestations retraites minimales (réduction de sa valeur décidée par rapport au coût de la vie ) et en fonction de l’état des caisses et des rentrées financières.

La CFDT proposerait ce système qui, en fait, est celui appliqué dans les caisses de retraites complémentaires et qui a permis de réduire sérieusement le niveau des prestations de retraites complémentaires aux salariés depuis plus d’une dizaine d’années.

Ici, Chérèque voit plus grand, il fonde sa démarche sur l’ensemble de la sécurité sociale et donc particulièrement sur l’assurance maladie avec la CSG.

Il nous indique que le coût du travail est un facteur de perte de compétitivité : c’est faux.

Qu’est-ce-que le coût du travail pour le capital, c’est tout simplement l’ensemble de ce qui revient aux salariés en salaires, en prestations sociales (cotisations sécurité sociale, assurances chômage, cotisations logement, indemnités transports etc.

Nous appelons cela le salaire avec une part directe liée à la qualification et une part socialisée que le salarié touchera lorsqu’il est malade, invalide, en accidents de travail, en retraite, en chômage.

Voilà ce que Chérèque appelle une perte de compétitivité.

A cette allure là, il faudra qu’il demande, pour être toujours plus compétitif, que partout la part salariale soit la variable d’ajustement pour satisfaire le profit car c’est de cela qu’il s’agit quand le capital parle de compétitivité et met en concurrence les salariés.

Chérèque va se faire pas mal d’ennemis parmi les peuples qui actuellement voient leurs droits sociaux s’écrouler et ils n’ont pas besoin d’un syndicaliste pour sonner la charge.

Il veut simplement baisser la part qui revient aux salariés dans la création de la richesse.

Jamais vous n’entendrez Chérèque indiquer que la perte de compétitivité c’est à cause de la part toujours plus grande prise par les actionnaires qui s’attribuent des dividendes de plus en plus élevés au fur et à mesure que la part salariale se réduit.

Chérèque sait cela, il pare au plus pressé en indiquant que la CSG serait une meilleure solution ; mais qui va payer cette CSG supplémentaire sinon les salariés et les retraités qui devront subvenir en prenant sur leurs salaires directs pendant que les patrons ramasseront la mise.

Chérèque plaisante donc quand il nous dit que cela se fera sans toucher au pouvoir d’achat des salariés et l’on voit aussi apparaître un autre subterfuge, celui d’annuler la cotisation sociale du salarié et de l’intégrer dans les salaires pour compenser les pertes occasionnées.

Subterfuge parce qu’un bon syndicaliste sait que le patron mangera cette partie là aussi par le fait qu’il ne revalorisera pas les salaires par rapport aux prix pendant plusieurs années, s’il le faut.

François Chérèque fait fausse route.

Vouloir rendre service au patronat par un donnant donnant de la sorte équivaut à un donnant perdant pour tous les travailleurs qui se vérifiera à la longue aussi bien concernant le niveau de leurs salaires que le coût qu’ils auront à payer des prestations de maladies et de retraites à leur charges par CSG ou TVA qui enfleront au fur et à mesure que la capital profitera de l’abandon de la cotisation  sociale qu’il devait de payer selon les préceptes de Croizat comme faisant partie du prix de la force de travail.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 31 Août 2012

imagesCAX5A8ZXRONDE DU MEDEF SUITE ET FIN

 

J’avais prévu de ne point revenir sur la ronde des ministres à l’université d’été du Medef.

Hélas, un point particulier m’y ramène.

Le séjour de Michel Sapin ministre du travail chez les pourvoyeurs de chômage.

C’est sa déclaration qui événement m’a fait sursauter.

Quoi, un ministre du travail qui en rajoute sur les libertés des employeurs à licencier : on aura tout vu !

Certains vont crier à la trahison quand ils apprendront ce que ce ministre a dit à Madame Parisot et je reprends l’affirmation parue dans le journal l’Humanité et de Thomas Lemahieu qui n’en revient pas  et je cite : « les entreprises ont besoin de sécurité ! Aujourd’hui, le droit du licenciement et ses conditions d’application ne sont pas sécurisants pour les entreprises, on ne sait pas combien de temps va durer la procédure, combien  elle va coûter … »

Et, poursuit le journaliste, le ministre de l’emploi invite le Medef à jouer le jeu : « c’est le compromis du donnant donnant, du gagnant gagnant ». Avant de concéder, mais pour mieux rassurés ses interlocuteurs : « Oui, il y a du rapport de forces, mais avec le très haut niveau de chômage, objectivement, il est très favorable aujourd’hui. »

J’ai déjà dit tout le mal que je pensais de cette formule du donnant donnant et du gagnant gagnant où à chaque fois les travailleurs se font b….

Mais le bouquet est atteint quand ce ministre se penche sur les besoins de sécuriser les licenciements pour les patrons afin qu’ils ne se trouvent pas devant les procédures intentées par les salariés et les syndicats et qui durent trop longtemps en salaires à payer et en indemnités.

A ce jeu là, je me demande bien ce qui va sortir de cette conférence sociale et des différents thèmes abordés et à voir l’empressement des socialistes à reprendre les arguments du patronat comme celle du coût du travail et aujourd’hui des procédures trop longues pour licencier les travailleurs, on sent bien que l’emprise du MEDEF envahie les ministères et en particulier celui du travail et de l’emploi.

Ce même jour, Pierre Laurent déclare que nous n’allons pas égrener l’échec du changement mois après mois, je peux qu’être d’accord avec cette formulation mais cela dit, notre colère ne doit pas s’estomper par une sorte de mutisme sur les renoncements en cours et je pense que la CGT a raison de mettre tout de suite à la rentrée l’accent sur les luttes pour faire bouger les choses avec bien sûr , comme le dit Pierre Laurent mais aussi André Chassaigne, nos propositions.

Ce gouvernement n’est pas notre ennemi, avons-nous dit,  mais il faut dire la vérité, elle ne peut que faire bouger les choses avec une forte mobilisation car le pire serait de faire le gros dos devant une politique qui va droit dans le mur et qui créée déjà les conditions d’une grande déception des travailleurs.

Comme le disait une militante qui interpellait Hollande à Chalons Sur Marne : il faut le faire bouger et il faut que cela bouge dans le bon sens.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 30 Août 2012

arton42.jpgLA RONDE DES  MINISTRES AU MEDEF

 

L’Université d’été des patrons a retenu toute mon attention.

Le présence du premier ministre de la France devant un parterre de ceux qui ont mis notre France dans l’état où elle est, m’est insupportable.

Et je pèse mes mots.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas discuter avec ces patrons, nous-mêmes, syndicalistes, nous le faisons régulièrement dans les entreprises et dans les rencontres de représentations du personnel, mais aller s’offrir devant les coquins réunis pour faire passer leur politique antisociale est inacceptable de la part d’un gouvernement qui se dit de gauche.

On pouvait comprendre que Sarkozy le fasse : il avait eu la bénédiction du patronat pour son élection présidentielle et tout au long de son mandat il a obtempéré à leurs demandes.

Hier, la présidente du Medef, a reçu le premier ministre pour lui signifier une feuille de route qui consiste à faire en sorte que le travail soit un cout à réduire à sa plus simple expression dans le cadre de ce que le libéralisme appelle la compétitivité.

Une compétitivité qui demande de la flexibilité et des charges sociales moindres comme ces patrons les caractérisent.

Bref un gouvernement qui encourage le moins disant social.

Ayrault, benoitement, a alors tiré de son chapeau, le vieux refrain du donnant donnant dont on sait d’expériences syndicalistes qu’il se termine toujours à l’avantage des patrons.

A aucun moment, le premier ministre ne les as sermonné pour toutes les mesures antisociales en cours, avec à foison des plans de licenciements bloqués pendant les présidentielles par tous ces coquins.

L’imbuvable est arrivé quand Ayrault, pour montrer sa soumission à la compétitivité patronale, a mis en exergue un spécialiste de la question, l’ancien président d’Airbus, que l’on a connu dans le temps comme directeur de l’industrie, sous les époques où les socialistes dirigeaient le pays, et qui fut au cœur des casses industrielles de la sidérurgie, de la navale, de la machine outils.

Mais l’allégeance à la dame Parisot du Medef méritait un acte plus fort, et Ayrault, interpellé par celle-ci sur le coût pour les entreprises de la protection sociale, lui lâcha que pour la compétitivité des entreprises, il apparaissait nécessaire de procéder à des réformes sur la protection sociale et notamment concernant son financement pour rendre les entreprises plus compétitives.

En fait, supprimer la fameuse cotisation sociale (déjà bien amputée par les exonérations) que doivent payer les entreprises et la remplacer comme le propose l’organisme Terra Nova par un impôt que paieraient tous les salariés et ceux ayant des revenus ( voir mon article Terra Nova propose l’étatisation de la Sécurité Sociale).

Ce serait pour ainsi dire, réduire les salaires car cette cotisation sociale fait partie du salaire qui s’exprime en prestations sociales et en retraites.

Ayrault, s’est donc placé dans l’idée de remettre en cause ce que Croizat à fait voter à l’Assemblée nationale en 1946 : la cotisation entreprise qui revenait de droit aux salariés et non un impôt des contribuables.

La disparation de cette cotisation serait pour le CNPF sa vengeance de cette période de la libération où il n’a pu empêcher qu’une partie de la valeur ajoutée serve à la solidarité et aux retraites.

Ce serait alors acquiescer aux propos tenus par Denis Kessler, ancien vice président du Medef, qui a dû boire du petit lait en entendant le premier ministre souscrire aux désidératas de la dame Parisot, et je rappelle son propos : mettre un terme au compromis passé à la libération entre les gaullistes et les communistes concernant la création de la Sécurité sociale solidaire et par répartition.

Monsieur Ayrault, hier, est apparu comme non pas l’ami des patrons, il sait tenir ses distances, mais comme compagnon des actionnaires, car c’est eux qui récupéreront la cotisation sociale dans leurs dividendes.

Enfin que dire de cet empressement d’une dizaine de ministres à se rendre dans tous les ateliers du Medef pour ces journées d’été : cela sonne l’acceptation par ce gouvernement des stratégies d’accompagnements sociaux pour aider  les patrons  à licencier et la mise en  sourdine d’un projet de loi contre les licenciements boursiers des patrons  ainsi que l’attitude du ministre de la reconquête industrielle qui a baissé pavillon devant les seigneurs de l’automobile.

La ronde des ministres au Medef apparaît pour ce qu’elle est, une ronde austéritaire.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 30 Août 2012

index-copie-4PARIS, 29 août 2012 (AFP) - Le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, s'est dit "alarmé" mercredi par

la situation de la France en cette rentrée, a annoncé une mobilisation en octobre pour la défense de

l'industrie et demandé au gouvernement de "trancher" entre les demandes du Medef et celles des salariés.

"Il y a une forme d'alarme de notre point de vue sur la situation économique et sociale", a affirmé M.

Thibault dans un entretien à l'AFP au lendemain d'une réunion des Fédérations et des Unions

départementales.

"Depuis la conférence sociale" de juillet "il y a une forte détérioration de la situation", a estimé le numéro

un de la CGT. "On a eu beaucoup de témoignages alarmants sur les perspectives d'emploi dans plusieurs

départements, faisant état de projets de restructurations, de suppressions d'emplois ou un ralentissement

d'activité".

"La liste d'entreprises réduisant leur potentiel de production est considérable", a relevé M. Thibault, ce qui

"confirme notre regret qu'à la conférence sociale il n'y a ait pas eu d'autres annonces du gouvernement pour

faire face à l'urgence en matière d'emploi".

"Il faut que le gouvernement prenne la mesure de l'urgence et des attentes", a-t-il prévenu.

"Le mécontentement était fort et a provoqué un changement de président de la République. Il est normal

qu'il y ait une impatience importante, vu la dégradation de la situation", a-t-il jugé.

Alors que l'université d'été du Medef est ouverte mercredi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault - une

première-, M. Thibault n'a "pas interprété" ce geste comme un soutien au Medef. "Ce "serait d'ailleurs

surprenant dans la mesure où le Medef n'avait pas caché qu'il ne souhaitait pas une alternance politique",

relève-t-il.

La CGT va-t-elle inviter M. Ayrault à son Congrès de mars 2013 à Toulouse? "Ce n'est pas dans nos

traditions d'inviter le gouvernement", a-t-il dit.

"le gouvernement va devoir trancher"

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 29 Août 2012

POMPEDEUP.jpgFABIUS:UN JANUS

Je suis sur la route, en voiture, et j’allume la radio et sur France-Inter, ce matin, l’invité était Fabius, ministre des affaires étrangères qui nous a parlé de ce qui se passe en Syrie.

L’intéressé nous a développé tout le mal qu’il pensait du régime dictatorial de la Syrie. Dommage qu’il n’y a pas pensé plus tôt.

A l’entendre, il faut dégager le dictateur qui dirige ce pays.

Fabius, ne faudrait-il pas alors que tu t’occupes aussi des principaux dictateurs amis de la France?

Hollande vient d’affirmer aux diplomates français la nécessité de mettre en place un gouvernement provisoire et la stratégie qui semble se dégager est de trouver le moyen de contourner les règles internationales qui régissent les rapports entre pays du fait de l’impossibilité d’une décision de l’ONU.

Fabius l’a évoqué avec des possibilités d’interventions si le régime emploie l’arme chimique ou s’il attaque la Turquie, qui fait partie de l’Otan, ce qui permettrait alors une riposte de celle-ci, dont la France, qui a rejoint le commandement militaire sous l’ère de Sarkozy.

Il ne resterait plus alors qu’à obtenir le feu vert du drôle Bernard Henry Levy dit BHL pour que l’affaire soit envisagée.

Bref, nous sommes en plein dans la préparation d’une politique d’intervention comme celle de l’Afghanistan ou celle récente en Libye pour expulser le despote Kadhafi ou encore celle hier de l’Irak qui ne s’en remet pas.

En fait, la France de Hollande ressemble à celle de Sarkozy : les armes doivent parler au nom d’une intervention humanitaire qui cache derrière son nom l’intervention du capital dans cette région.

Ces régimes despotiques en déshérence face aux peuples qui réclamaient la démocratie marquaient les prédominances géopolitiques capitalistes  autour du pétrole dont cette région est pourvue, ne l’oublions pas

Longtemps, les multinationales du pétrole, du gaz et des matières premières se sont servis de ces despotes et les ont encouragé au Moyen-Orient comme ceux qui ont dirigé l’Egypte après Nasser, la Tunisie après Bourguiba, le Maroc , la Libye quand Kadhafi a fait allégeance aux Etats-Unis, l’Irak dont la France était un grand pourvoyeur d’arme mais aussi le Maroc et pour couronner le tout la Turquie, sous le régime des généraux et maintenant d’un islamiste qui brade ce qui reste du régime laïc d’Atatürk, sans oublier le rôle de gendarme joué par Israël, porte avions du système US, qui malmène le peuple palestinien.

A question posée par un auditeur sur le rôle de la religion dans cette région, Fabius n’a pu esquiver cette réalité mais il l’a marginalisé, restant sur l’idée d’une dualité inter-religieuse, certes réelle mais qui ne vient pas par hasard.

Pour un ministre des affaires étrangères, sa vision me semble singulièrement rétrécie : son analyse superficielle est plutôt dans l’air du temps : mettre de l’ordre dans cette région pour ne pas perdre la maitrise pétrolière et gazière après le printemps arabe qui a surpris les puissances dominatrices de la région.

Quand Fabius attaque à juste raison ces régimes despotiques, il manque d’à propos et il omet de caractériser ceux qui tirent les ficelles et en particulier l’Arabie Saoudite et les émirats dont chacun sait qu’ils sont tenus par la bride américaine et qu’ils sont tout aussi despotiques que les pays où Fabius entre en croisade contre les dictatures.

En plus, à y regarder de plus près, l’occident capitaliste vient de choisir, après la voie des despotes pour garder la prééminence pétrolière, une nouvelle voie celle des religieux pour garder le cap du profit, mais un tel schéma risque de leur bruler les doigts.

Fabius comme Hollande le savent, mais ils ont décidé de se couler dans le moule américain comme ils ont décidé de se couler dans le moule d’une Europe libérale avec le traité européen.

La Syrie est la proie de ce choc et bien sûr loin de moi de partager ce qui s’y passe avec le sanguinaire Bachar El Assad et l’ont pourrait, après avoir quitté l’Afghanistan, se trouver devant un nouveau bourbier.

Fabius a ensuite dit que ces questions relevaient de l’Europe unie, il a plaidé aussi pour ce traité infâme signé par Sarkozy et Merkel et je me souviens de sa venue à la fête de l’Humanité lors du référendum sur la constitution  européenne où il avait dit tout le mal qu’il pensait de celle-ci.

Fabius n’est qu’un Janus.

Tout compte fait, il méritait le jaune d’œuf qu’il a pris sur la tête lors du débat.

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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