Publié le 4 Septembre 2012

388727 10150497922734474 638444473 8446048 1162070067 nLE SALAIRE ET LA RETRAITE ATOUT MAJEUR POUR LA CROISSANCE ET L'EMPLOI

Ce matin, j’écoutais un économiste invité sur France Inter, qui nous a tenu un autre discours

sur la façon de régler la crise qui secoue le monde capitaliste.

Il confirme ainsi le diagnostic fait par les économistes communistes sur le fait que les mesures prises pour y mettre un terme ne font qu’envenimer la situation et qu’il n’y a aucune chance de retrouver avant bien longtemps une croissance comme le souhaite et l’espère Hollande.

Il fit d’ailleurs son diagnostic en rappelant que la crise actuelle a les mêmes symptômes que celle de1929 et que chacun sait que toutes ces mesures prises depuis le début de la crise sont du même type qu’en 1929 et ont échoué et cela est inscrit dans tous les manuels d’économie comme l’échec de ces mesures qui rendent pour ainsi dire le malade plus malade.

Il accuse les gouvernements actuels et la commission européenne d’une sorte d’entêtement pour ne pas déplaire aux agences notations et surtout de ne pas mettre dans le coup la banque européenne pour traiter de la dette et d’y remédier en prêtant aux pays les plus en difficulté.

Bref de rester prisonnier des marchés et des milieux d’affaires.

La question essentielle est bien celle de redonner du tonus à l’économie et cela ne peut se résoudre par appauvrir les peuples pour payer une dette qui pourrait être étalée sur une période longue d’après cette économiste.

Le traité européen et la règle d’or sont donc considérés par lui comme contreproductive.

La question essentielle est donc de redonner du sens à l’économie et la meilleure façon est certainement de redonner du salaire aux travailleurs et de réduire les coûts du capital.

En s’en prenant à ce que la patronat appelle le coût du travail en réduisant les cotisations sociales à leur plus simple expression, en faisant payer aux travailleurs la spéculation à l’origine de la crise par des hausses de CSG ou de TVA comme semble s’orienter le gouvernement, c’est bien un remède mortifère qui à l’instar de la crise de 1929 aggrave la situation économique des pays de l’Europe et particulièrement de la France qui se retrouvera en 2013 en récession si c’est cette direction austère qui s’applique.

Hollande et Ayrault, vous faites fausse route.

Bernard LAMIRAND          

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Publié le 3 Septembre 2012

divers_067-copie-1.gifCHEREQUE  ET LE COUT DU TRAVAIL

 

François Chérèque, secrétaire général de la   CFDT, prend un soin inouï pour défendre le fond de commerce des patrons du CAC 40, qu’on aimerait lui connaître pour défendre les travailleurs en ce moment où l’austérité les frappe cruellement

Ainsi, il considère « que le coût du travail est un facteur de perte de compétitivité. Et il demande, selon l’Humanité de ce jour, au gouvernement, d’« accélérer la mise en place du haut conseil pour le financement de la sécurité sociale et il invite à « le baisser en transférant une partie des charges sur la CSG sans toucher le pouvoir d’achat ».

Madame Parisot, doit être, ce matin, satisfaite : elle a trouvé un émule dans sa lutte contre le coût du travail et des charges qui affaiblissent la compétitivité des entreprises selon elle.

Dans cette démarche de Chérèque, nous y trouvons tous les ingrédients qui visent à remettre en cause l’édifice de la Sécurité Sociale et de son financement par la cotisation sociale.

Cela va aussi avec l’idée d’en finir avec le système actuel de retraite du régime général en le remplaçant par un système par points dans lequel le patronat aurait beau jeu de limiter les prestations de la retraite en attribuant un prix du point très élevé pour ne pas en distribuer de trop ( salaires que divise le prix décidé donne le nombre de points) et ainsi de l’aligner sur la situation financière des caisses et un prix du point calculant la retraite le moins élevé possible pour distribuer des prestations retraites minimales (réduction de sa valeur décidée par rapport au coût de la vie ) et en fonction de l’état des caisses et des rentrées financières.

La CFDT proposerait ce système qui, en fait, est celui appliqué dans les caisses de retraites complémentaires et qui a permis de réduire sérieusement le niveau des prestations de retraites complémentaires aux salariés depuis plus d’une dizaine d’années.

Ici, Chérèque voit plus grand, il fonde sa démarche sur l’ensemble de la sécurité sociale et donc particulièrement sur l’assurance maladie avec la CSG.

Il nous indique que le coût du travail est un facteur de perte de compétitivité : c’est faux.

Qu’est-ce-que le coût du travail pour le capital, c’est tout simplement l’ensemble de ce qui revient aux salariés en salaires, en prestations sociales (cotisations sécurité sociale, assurances chômage, cotisations logement, indemnités transports etc.

Nous appelons cela le salaire avec une part directe liée à la qualification et une part socialisée que le salarié touchera lorsqu’il est malade, invalide, en accidents de travail, en retraite, en chômage.

Voilà ce que Chérèque appelle une perte de compétitivité.

A cette allure là, il faudra qu’il demande, pour être toujours plus compétitif, que partout la part salariale soit la variable d’ajustement pour satisfaire le profit car c’est de cela qu’il s’agit quand le capital parle de compétitivité et met en concurrence les salariés.

Chérèque va se faire pas mal d’ennemis parmi les peuples qui actuellement voient leurs droits sociaux s’écrouler et ils n’ont pas besoin d’un syndicaliste pour sonner la charge.

Il veut simplement baisser la part qui revient aux salariés dans la création de la richesse.

Jamais vous n’entendrez Chérèque indiquer que la perte de compétitivité c’est à cause de la part toujours plus grande prise par les actionnaires qui s’attribuent des dividendes de plus en plus élevés au fur et à mesure que la part salariale se réduit.

Chérèque sait cela, il pare au plus pressé en indiquant que la CSG serait une meilleure solution ; mais qui va payer cette CSG supplémentaire sinon les salariés et les retraités qui devront subvenir en prenant sur leurs salaires directs pendant que les patrons ramasseront la mise.

Chérèque plaisante donc quand il nous dit que cela se fera sans toucher au pouvoir d’achat des salariés et l’on voit aussi apparaître un autre subterfuge, celui d’annuler la cotisation sociale du salarié et de l’intégrer dans les salaires pour compenser les pertes occasionnées.

Subterfuge parce qu’un bon syndicaliste sait que le patron mangera cette partie là aussi par le fait qu’il ne revalorisera pas les salaires par rapport aux prix pendant plusieurs années, s’il le faut.

François Chérèque fait fausse route.

Vouloir rendre service au patronat par un donnant donnant de la sorte équivaut à un donnant perdant pour tous les travailleurs qui se vérifiera à la longue aussi bien concernant le niveau de leurs salaires que le coût qu’ils auront à payer des prestations de maladies et de retraites à leur charges par CSG ou TVA qui enfleront au fur et à mesure que la capital profitera de l’abandon de la cotisation  sociale qu’il devait de payer selon les préceptes de Croizat comme faisant partie du prix de la force de travail.

 

Bernard LAMIRAND

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Publié le 31 Août 2012

imagesCAX5A8ZXRONDE DU MEDEF SUITE ET FIN

 

J’avais prévu de ne point revenir sur la ronde des ministres à l’université d’été du Medef.

Hélas, un point particulier m’y ramène.

Le séjour de Michel Sapin ministre du travail chez les pourvoyeurs de chômage.

C’est sa déclaration qui événement m’a fait sursauter.

Quoi, un ministre du travail qui en rajoute sur les libertés des employeurs à licencier : on aura tout vu !

Certains vont crier à la trahison quand ils apprendront ce que ce ministre a dit à Madame Parisot et je reprends l’affirmation parue dans le journal l’Humanité et de Thomas Lemahieu qui n’en revient pas  et je cite : « les entreprises ont besoin de sécurité ! Aujourd’hui, le droit du licenciement et ses conditions d’application ne sont pas sécurisants pour les entreprises, on ne sait pas combien de temps va durer la procédure, combien  elle va coûter … »

Et, poursuit le journaliste, le ministre de l’emploi invite le Medef à jouer le jeu : « c’est le compromis du donnant donnant, du gagnant gagnant ». Avant de concéder, mais pour mieux rassurés ses interlocuteurs : « Oui, il y a du rapport de forces, mais avec le très haut niveau de chômage, objectivement, il est très favorable aujourd’hui. »

J’ai déjà dit tout le mal que je pensais de cette formule du donnant donnant et du gagnant gagnant où à chaque fois les travailleurs se font b….

Mais le bouquet est atteint quand ce ministre se penche sur les besoins de sécuriser les licenciements pour les patrons afin qu’ils ne se trouvent pas devant les procédures intentées par les salariés et les syndicats et qui durent trop longtemps en salaires à payer et en indemnités.

A ce jeu là, je me demande bien ce qui va sortir de cette conférence sociale et des différents thèmes abordés et à voir l’empressement des socialistes à reprendre les arguments du patronat comme celle du coût du travail et aujourd’hui des procédures trop longues pour licencier les travailleurs, on sent bien que l’emprise du MEDEF envahie les ministères et en particulier celui du travail et de l’emploi.

Ce même jour, Pierre Laurent déclare que nous n’allons pas égrener l’échec du changement mois après mois, je peux qu’être d’accord avec cette formulation mais cela dit, notre colère ne doit pas s’estomper par une sorte de mutisme sur les renoncements en cours et je pense que la CGT a raison de mettre tout de suite à la rentrée l’accent sur les luttes pour faire bouger les choses avec bien sûr , comme le dit Pierre Laurent mais aussi André Chassaigne, nos propositions.

Ce gouvernement n’est pas notre ennemi, avons-nous dit,  mais il faut dire la vérité, elle ne peut que faire bouger les choses avec une forte mobilisation car le pire serait de faire le gros dos devant une politique qui va droit dans le mur et qui créée déjà les conditions d’une grande déception des travailleurs.

Comme le disait une militante qui interpellait Hollande à Chalons Sur Marne : il faut le faire bouger et il faut que cela bouge dans le bon sens.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 30 Août 2012

arton42.jpgLA RONDE DES  MINISTRES AU MEDEF

 

L’Université d’été des patrons a retenu toute mon attention.

Le présence du premier ministre de la France devant un parterre de ceux qui ont mis notre France dans l’état où elle est, m’est insupportable.

Et je pèse mes mots.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas discuter avec ces patrons, nous-mêmes, syndicalistes, nous le faisons régulièrement dans les entreprises et dans les rencontres de représentations du personnel, mais aller s’offrir devant les coquins réunis pour faire passer leur politique antisociale est inacceptable de la part d’un gouvernement qui se dit de gauche.

On pouvait comprendre que Sarkozy le fasse : il avait eu la bénédiction du patronat pour son élection présidentielle et tout au long de son mandat il a obtempéré à leurs demandes.

Hier, la présidente du Medef, a reçu le premier ministre pour lui signifier une feuille de route qui consiste à faire en sorte que le travail soit un cout à réduire à sa plus simple expression dans le cadre de ce que le libéralisme appelle la compétitivité.

Une compétitivité qui demande de la flexibilité et des charges sociales moindres comme ces patrons les caractérisent.

Bref un gouvernement qui encourage le moins disant social.

Ayrault, benoitement, a alors tiré de son chapeau, le vieux refrain du donnant donnant dont on sait d’expériences syndicalistes qu’il se termine toujours à l’avantage des patrons.

A aucun moment, le premier ministre ne les as sermonné pour toutes les mesures antisociales en cours, avec à foison des plans de licenciements bloqués pendant les présidentielles par tous ces coquins.

L’imbuvable est arrivé quand Ayrault, pour montrer sa soumission à la compétitivité patronale, a mis en exergue un spécialiste de la question, l’ancien président d’Airbus, que l’on a connu dans le temps comme directeur de l’industrie, sous les époques où les socialistes dirigeaient le pays, et qui fut au cœur des casses industrielles de la sidérurgie, de la navale, de la machine outils.

Mais l’allégeance à la dame Parisot du Medef méritait un acte plus fort, et Ayrault, interpellé par celle-ci sur le coût pour les entreprises de la protection sociale, lui lâcha que pour la compétitivité des entreprises, il apparaissait nécessaire de procéder à des réformes sur la protection sociale et notamment concernant son financement pour rendre les entreprises plus compétitives.

En fait, supprimer la fameuse cotisation sociale (déjà bien amputée par les exonérations) que doivent payer les entreprises et la remplacer comme le propose l’organisme Terra Nova par un impôt que paieraient tous les salariés et ceux ayant des revenus ( voir mon article Terra Nova propose l’étatisation de la Sécurité Sociale).

Ce serait pour ainsi dire, réduire les salaires car cette cotisation sociale fait partie du salaire qui s’exprime en prestations sociales et en retraites.

Ayrault, s’est donc placé dans l’idée de remettre en cause ce que Croizat à fait voter à l’Assemblée nationale en 1946 : la cotisation entreprise qui revenait de droit aux salariés et non un impôt des contribuables.

La disparation de cette cotisation serait pour le CNPF sa vengeance de cette période de la libération où il n’a pu empêcher qu’une partie de la valeur ajoutée serve à la solidarité et aux retraites.

Ce serait alors acquiescer aux propos tenus par Denis Kessler, ancien vice président du Medef, qui a dû boire du petit lait en entendant le premier ministre souscrire aux désidératas de la dame Parisot, et je rappelle son propos : mettre un terme au compromis passé à la libération entre les gaullistes et les communistes concernant la création de la Sécurité sociale solidaire et par répartition.

Monsieur Ayrault, hier, est apparu comme non pas l’ami des patrons, il sait tenir ses distances, mais comme compagnon des actionnaires, car c’est eux qui récupéreront la cotisation sociale dans leurs dividendes.

Enfin que dire de cet empressement d’une dizaine de ministres à se rendre dans tous les ateliers du Medef pour ces journées d’été : cela sonne l’acceptation par ce gouvernement des stratégies d’accompagnements sociaux pour aider  les patrons  à licencier et la mise en  sourdine d’un projet de loi contre les licenciements boursiers des patrons  ainsi que l’attitude du ministre de la reconquête industrielle qui a baissé pavillon devant les seigneurs de l’automobile.

La ronde des ministres au Medef apparaît pour ce qu’elle est, une ronde austéritaire.

Bernard LAMIRAND

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Publié le 30 Août 2012

index-copie-4PARIS, 29 août 2012 (AFP) - Le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, s'est dit "alarmé" mercredi par

la situation de la France en cette rentrée, a annoncé une mobilisation en octobre pour la défense de

l'industrie et demandé au gouvernement de "trancher" entre les demandes du Medef et celles des salariés.

"Il y a une forme d'alarme de notre point de vue sur la situation économique et sociale", a affirmé M.

Thibault dans un entretien à l'AFP au lendemain d'une réunion des Fédérations et des Unions

départementales.

"Depuis la conférence sociale" de juillet "il y a une forte détérioration de la situation", a estimé le numéro

un de la CGT. "On a eu beaucoup de témoignages alarmants sur les perspectives d'emploi dans plusieurs

départements, faisant état de projets de restructurations, de suppressions d'emplois ou un ralentissement

d'activité".

"La liste d'entreprises réduisant leur potentiel de production est considérable", a relevé M. Thibault, ce qui

"confirme notre regret qu'à la conférence sociale il n'y a ait pas eu d'autres annonces du gouvernement pour

faire face à l'urgence en matière d'emploi".

"Il faut que le gouvernement prenne la mesure de l'urgence et des attentes", a-t-il prévenu.

"Le mécontentement était fort et a provoqué un changement de président de la République. Il est normal

qu'il y ait une impatience importante, vu la dégradation de la situation", a-t-il jugé.

Alors que l'université d'été du Medef est ouverte mercredi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault - une

première-, M. Thibault n'a "pas interprété" ce geste comme un soutien au Medef. "Ce "serait d'ailleurs

surprenant dans la mesure où le Medef n'avait pas caché qu'il ne souhaitait pas une alternance politique",

relève-t-il.

La CGT va-t-elle inviter M. Ayrault à son Congrès de mars 2013 à Toulouse? "Ce n'est pas dans nos

traditions d'inviter le gouvernement", a-t-il dit.

"le gouvernement va devoir trancher"

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 29 Août 2012

POMPEDEUP.jpgFABIUS:UN JANUS

Je suis sur la route, en voiture, et j’allume la radio et sur France-Inter, ce matin, l’invité était Fabius, ministre des affaires étrangères qui nous a parlé de ce qui se passe en Syrie.

L’intéressé nous a développé tout le mal qu’il pensait du régime dictatorial de la Syrie. Dommage qu’il n’y a pas pensé plus tôt.

A l’entendre, il faut dégager le dictateur qui dirige ce pays.

Fabius, ne faudrait-il pas alors que tu t’occupes aussi des principaux dictateurs amis de la France?

Hollande vient d’affirmer aux diplomates français la nécessité de mettre en place un gouvernement provisoire et la stratégie qui semble se dégager est de trouver le moyen de contourner les règles internationales qui régissent les rapports entre pays du fait de l’impossibilité d’une décision de l’ONU.

Fabius l’a évoqué avec des possibilités d’interventions si le régime emploie l’arme chimique ou s’il attaque la Turquie, qui fait partie de l’Otan, ce qui permettrait alors une riposte de celle-ci, dont la France, qui a rejoint le commandement militaire sous l’ère de Sarkozy.

Il ne resterait plus alors qu’à obtenir le feu vert du drôle Bernard Henry Levy dit BHL pour que l’affaire soit envisagée.

Bref, nous sommes en plein dans la préparation d’une politique d’intervention comme celle de l’Afghanistan ou celle récente en Libye pour expulser le despote Kadhafi ou encore celle hier de l’Irak qui ne s’en remet pas.

En fait, la France de Hollande ressemble à celle de Sarkozy : les armes doivent parler au nom d’une intervention humanitaire qui cache derrière son nom l’intervention du capital dans cette région.

Ces régimes despotiques en déshérence face aux peuples qui réclamaient la démocratie marquaient les prédominances géopolitiques capitalistes  autour du pétrole dont cette région est pourvue, ne l’oublions pas

Longtemps, les multinationales du pétrole, du gaz et des matières premières se sont servis de ces despotes et les ont encouragé au Moyen-Orient comme ceux qui ont dirigé l’Egypte après Nasser, la Tunisie après Bourguiba, le Maroc , la Libye quand Kadhafi a fait allégeance aux Etats-Unis, l’Irak dont la France était un grand pourvoyeur d’arme mais aussi le Maroc et pour couronner le tout la Turquie, sous le régime des généraux et maintenant d’un islamiste qui brade ce qui reste du régime laïc d’Atatürk, sans oublier le rôle de gendarme joué par Israël, porte avions du système US, qui malmène le peuple palestinien.

A question posée par un auditeur sur le rôle de la religion dans cette région, Fabius n’a pu esquiver cette réalité mais il l’a marginalisé, restant sur l’idée d’une dualité inter-religieuse, certes réelle mais qui ne vient pas par hasard.

Pour un ministre des affaires étrangères, sa vision me semble singulièrement rétrécie : son analyse superficielle est plutôt dans l’air du temps : mettre de l’ordre dans cette région pour ne pas perdre la maitrise pétrolière et gazière après le printemps arabe qui a surpris les puissances dominatrices de la région.

Quand Fabius attaque à juste raison ces régimes despotiques, il manque d’à propos et il omet de caractériser ceux qui tirent les ficelles et en particulier l’Arabie Saoudite et les émirats dont chacun sait qu’ils sont tenus par la bride américaine et qu’ils sont tout aussi despotiques que les pays où Fabius entre en croisade contre les dictatures.

En plus, à y regarder de plus près, l’occident capitaliste vient de choisir, après la voie des despotes pour garder la prééminence pétrolière, une nouvelle voie celle des religieux pour garder le cap du profit, mais un tel schéma risque de leur bruler les doigts.

Fabius comme Hollande le savent, mais ils ont décidé de se couler dans le moule américain comme ils ont décidé de se couler dans le moule d’une Europe libérale avec le traité européen.

La Syrie est la proie de ce choc et bien sûr loin de moi de partager ce qui s’y passe avec le sanguinaire Bachar El Assad et l’ont pourrait, après avoir quitté l’Afghanistan, se trouver devant un nouveau bourbier.

Fabius a ensuite dit que ces questions relevaient de l’Europe unie, il a plaidé aussi pour ce traité infâme signé par Sarkozy et Merkel et je me souviens de sa venue à la fête de l’Humanité lors du référendum sur la constitution  européenne où il avait dit tout le mal qu’il pensait de celle-ci.

Fabius n’est qu’un Janus.

Tout compte fait, il méritait le jaune d’œuf qu’il a pris sur la tête lors du débat.

Bernard LAMIRAND

 

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Publié le 28 Août 2012

arton1032-10c0e-copie-1.jpgTERRA-NOVA PROPOSE L’ETATISATION DE LA SECURITE SOCIALE

 

Je viens de prendre connaissance d’un nouveau rapport de l’organisme d’études, proche du parti socialiste, concernant l’avenir de la Sécurité sociale.

Cet organisme propose ni plus ni moins l’étatisation de la Sécurité sociale.

Il considère que le système mis en place à la libération a fait son temps et ne répond plus à la situation actuelle :je le cite : « La gauche ne peut se contenter de valoriser l'héritage de la Libération, c'est-à-dire la gestion du système par les partenaires sociaux ».

Cette position est un moyen de disloquer cette grande conquête des travailleurs en la sortant des règles qui ont conduit à sa naissance :son appartenance aux assurés, même si un travail de sape, depuis la disparition de Croizat en 1951, a été entrepris pour leur retirer le droit de décider et ce fut le cas à travers la disparition des élections des administrateurs de la sécurité sociale et son remplacement par la mise en place d’un paritarisme mortifère avec le patronat.

Cet organisme, un tant soit peu libéral, a en vue d’en finir avec le système qui fonctionne sur la base de cotisations sociales et non de l’impôt et donc d’y mettre un terme à ce qui a déjà été amputé par les exonérations et la mise en place de la CSG.

Il est dit : « Le rôle de l'État dans la régulation doit être affirmé aux dépens des organismes de protection sociale issus du modèle corporatiste » : en clair tout doit être mis en place pour en finir avec les règles de solidarité et d’en faire une sorte de système anglais dont on sait comment il a terminé sur le plan des retraites et la façon aussi dont est conçue une assurance maladie étatisée où le malade n’est qu’un numéro matricule attendant dans la longue file d’attente pour être soigné (nombre d’anglais viennent de plus en plus se soigner en France vu les difficultés d’accès à temps à l’hôpital et aux soins adéquats dans les services hospitaliers de la Grande Bretagne).

Cet article m’amène donc à réagir rapidement sentant que les propositions faites par cet organisme d’étude font partie des rampes de lancements des libéraux pour tuer ce qui a fait la force du système français : la solidarité et la répartition.

D’ailleurs les contributeurs à cette idée d’étatiser la Sécurité Sociale ont pris la précaution de dire qu’il ne remettrait pas en cause la répartition et que leur système s’apparenterait à la répartition en le mettant aussi en comparaison avec le système allemand maintenu en Alsace Lorraine par une contribution supplémentaire des salariés.

Tout cela sonne faux et derrière se dissimule une certaine perfidie : cacher l’idée à travers l’étatisation  de la Sécurité sociale de la mise en place à terme de système assurantiels privés qui prendraient la relève au fur et à mesure de la désintégration de la Sécurité Sociale française, unique au monde et proie actuelle des assurances privées qui applaudiront aux propositions de ce thinck-thank libéral social.

Ainsi pourrait voir le jour une cotisation que les français seraient obligés de payer, bref une sorte de CSG bis et dans la position de cet organisme apparait clairement l’idée d’une substitution à la Sécurité Sociale, celle notamment d’y intégrer ce qui existait avant la Sécurité Sociale  et je le cite à nouveau : « imposer une « assurance obligatoire complémentaire régulée ». Ce service serait fourni par les mutuelles, assurances et autres institutions de prévoyance sous l'étroit contrôle de l'État est-il indiqué.

Comme on peut le voir, derrière ces manœuvres apparaît l’objectif d’en finir avec ce que Croizat avait mis en place à la libération : la cotisation du salarié et de son entreprise et Terra Nova attaque cette décision en la taxant de corporatisme. Bref, l’objectif est donc de mettre fin à la cotisation de l’entreprise déjà bien entamée par les précédentes réformes et notamment par les exonérations dont ont pu bénéficier les entreprises et particulièrement les grandes multinationales sous l’excuse de compétitivité et de coût du travail.

Hors chacun sait que cette cotisation de l’entreprise plus particulièrement est un salaire socialisé et Croizat l’avait d’ailleurs bien amené en refusant que la Sécurité sociale soit financée par l’impôt comme certains le proposaient lors de sa création, s’appuyant sur le système anglais de Beveridge qui s’est écroulé pour le plus grand bénéfice des assurances privées comme chacun sait.

L’étatisation proposée par cet organisme social-libéral ne vise en fait qu’à mettre fin à cette grande conquête sociale et la remplacer furtivement par l’arrivée par petite touches du privé et il est à penser que mis sous la coupe autoritaire de l’Etat et de son financement par le contribuable, un beau jour on nous expliquera qu’il vaut mieux confier son devenir à des organismes dits compétents comme les assurances privées

Nous serions alors revenu à la triste période des assurances sociales d’avant guerre.

 

Bernard LAMIRAND

Animateur du comité d’honneur Ambroise Croizat.

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Publié le 27 Août 2012

arton2032-18c13.jpgLA DROITE EN EMBUSCADE

 

Hier se déroulait les rencontres de la droite pour choisir le futur président de l’UMP et nous avons pu voir cette droite piaffer d’impatience de retrouver les rênes du pouvoir au plus vite et d’en créer les conditions dans l’opposition en mettant en œuvre tous les rouages que détient la bourgeoisie.

Rien qu’à voir leurs bobines on a envie de vomir.

Copé et sa bande, ainsi que Fillon ;leur seule rivalité c’est d’avoir la place et d’être les meilleurs chevaliers servants de la bourgeoisie dont ils sont issus tous les deux.

Ce sont eux qui ont mis la France dans l’état où elle se trouve en ce moment sous la baguette d’or de Sarkozy et quand on voit la situation actuelle, l’on peut se dire, non pas que ces gens là ont failli mais ils ont appliqué à la lettre les objectifs définies par ce capitalisme mondial de démolir tous les acquis sociaux obtenus.

Ce chantier de démolition ils comptent le poursuivre y compris en n’étant plus au pouvoir et en mettant la pression sur le gouvernement socialiste et en le poussant au maximum dans les contradictions qui l’habite.

A ce jeu là, à chaque fois que le changement vers le progrès s’impose comme nécessité, l’on peut constater que les socialistes cèdent et on vient encore de le voir par une mesure pourtant pas compliquée à prendre comme le blocage du prix de l’essence où le gouvernement décide une mesure  ridicule alors que les multinationales du pétrole  s’empiffrent en ce moment avec les émirats.

Le plus dur est à venir nous dit-on lorsqu’il faudra appliquer à fond le nouveau traité européen décidé par Sarkozy et Merkel et qui conduira automatiquement à une récession généralisée de l’Europe et en particulier de la France.

Le fait que les socialistes sont aux manettes et singent les mesures préconisées par Sarkozy ne peuvent qu’aider la droite a toujours poussé davantage les socialistes à aller plus loin dans une politique en faveur du capital.

Lorsque l’on entend le ministre du redressement industriel dire à l’adresse des salariés de l’automobile qu’il faut être, pour ainsi dire, soucieux de l’avenir d’un grand groupe comme Peugeot :  ce qui supposerait qu’il ne faut pas mettre en cause les décisions de réduire les effectifs, de fermer certains sites comme Aulnay, on peut plus que s’interroger sur la volonté de ce gouvernement d’aider à un retour à la croissance, à une vraie reconquête industrielle.

Le traité européen est un cercueil social disait Francis Wurtz dans sa chronique dans l’Humanité dimanche de cette semaine : il diagnostique ce qui arrivera si ce traité est voté par les députés et les sénateurs, car ce traité affirmera une ligne antisociale qui appauvrira l’ensemble  des travailleurs et permettra à la bourgeoisie de s’en tirer après avoir mis les économies sur la paille avec leur soif de profit financiers et les dettes qu’ils ont causé.

Ce traité doit être dénoncé pour ce qu’il est un appauvrissement du monde du travail.

La décision prise par l’Humanité d’une pétition pour la tenue d’un référendum, approuvé par une très large majorité des français dans un sondage paru ce matin dans ce même journal, doit être le moyen d’obliger les socialistes à respecter sur un tel sujet les citoyens et la république.

L’idée d’une grande manifestation pour remettre en cause ce traité est à souligner comme un moment crucial pour empêcher que le pire arrive.

Bernard LAMIRAND

 

 

 

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Publié le 26 Août 2012

LES  FOUETTARDS

 

En fin de semaine, Merkel et son ami Hollande ont reçu tout à tour le premier ministre grec venu demander un petit délai supplémentaire pour gruger ce peuple mis à la diète pour payer les frasques bancaires et capitalistes.

Auparavant, les deux acolytes avaient préparé la rencontre à Berlin, devenu le lieu  décisions où l’Allemagne dicte ses règles libérales à tous les peuples européens.

Cela s’est vérifié, ce dimanche, quand Hollande et le premier ministre grec se sont présentés sur le perron de l’Elysée où nous avons pu voir le dirigeant grec s’incliner devant l’ukase germano-français de payer la dette dans les délais et en prenant les mesures adéquates pour y parvenir.

L’austérité pour le peuple grec, telle est l’ordonnance renouvelée par le professeure Merkel et par son assistant Hollande.

En fait, un vieux remède, un peu comme ces doctes médecins qui dans le passé soignaient l’anémie par des sangsues censées  purifier le malade, qui, du même coup, finissait par en mourir.

On peut comprendre que Merkel, dirigeante de la droite capitaliste et libéral fasse payer les pauvres et surtout pas les riches grecs mais qu’Hollande ,élu socialiste, préconise les mêmes cures d’austérité et encourage ce premier ministre grec, homme des banques et d’une droite extrême, à aller encore plus fort dans le remise en cause des droits sociaux d’un peuple complètement nu est intolérable.

On peut aussi saisir à travers ce nouvel épisode austéritaire envers les grecs, l’attitude nonchalante voir muette concernant une vraie relance française par les salaires dans notre pays

Bernard LAMIRAND

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Publié le 23 Août 2012

800px-Standard_oil_octopus_loc_color.jpgLE REPAS DU CAC 40 A L’ELYSEE

Ils étaient douze grands dirigeants du CAC 40 a être reçu à déjeuner, ce jour, à l’Elysée, par le Président de la République.

Douze braqueurs des salaires et des retraites et d’acquis sociaux.

Les 12 apôtres du CAC 40 était au repas (mais ici pas au dernier)  ; il y en aura bien d’autres, entre gens de bonne compagnie, et avec des infidèles comme ils le sont tous, infidèles à la nation, au peuple qu’ils ponctionnent de par les profits réalisés sur le dos des salariés.

Le nouveau chanoine de Latran et  de l’Elysée dit alors aux chevaliers de l’argent roi : Prenez, mangez, ceci est  le résultat du sacrifice imposé aux salariés par la petitesse de l’augmentation du SMIC  et nous contribuerons à réduire  votre dette en demandant aux fidèles de faire offrande de leur salaire, de leur retraite, de leurs avantages sociaux. Il prit ensuite une coupe amère où trainait l’odeur du coût du travail ; et, après avoir rendu grâce au pétrolier présent de la cathédrale du profit Total, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous ; car ceci est la finance, la finance de l’alliance, pour le pardon des péchés capitalistes dont je vous absous par l’application du traité de la règle d’or dont je suis devenu le disciple par la grâce de la sainte mère Parisot du Medef.

Le repas était d’excellente facture, Hollande rompit le pain et en donna un belle miche à Baudouin Prot (BNP Paribas),à Christophe de Margerie (Total), à Bertrand Collomb (Lafarge) et à Jacques Aschenbroich (Valeo) et aux autres aussi qui auraient pu s’offusquer d’être mal servi.

Ceux-ci savaient tous  de quoi il en retournait, eux qui prennent chaque jour le pain de la bouche aux travailleurs.

Puis chacun d’entre eux participa au lavage des pieds du chanoine de l’Elysée, celui qui est pour la rédemption des péchés du capital. Ce geste montrait à quel point les apôtres du CAC 40 s’ aplatissaient devant le nouveau doyen de Latran pour recevoir cadeaux, pompes et magnificences mais aussi d’avoir le feu vert pour continuer à remplir l’escarcelle du coût du capital au détriment du coût du travail.

Les  plus heureux à l’autel du profit était sans conteste Christophe de la Margerie de Total, son visage était épanoui sous ses grosses moustaches et son teint plus que rosi :  ne venait-il pas d’apprendre, ce matin, que le prix du pétrole ne serait pas bloqué contrairement à la promesse faite par Hollande qui avait tonitruait avant les élections contre les rapaces du l’or noir.

Un autre se félicitait aussi de la sublimité de Hollande, Benoit Prot (pas prout), ce picsou des banques, de ces financiers qui ont mis la France en difficulté en 2008 par les actions pourries et les spéculations hasardeuses précédentes ; il pensait que le ciel lui aurait tombé sur la tête ainsi qu’un courroux extrême après toutes ces péripéties bancaires : eh bien non, le chef de la chapelle libérale de l’Elysée lui rendit hommage et le réconforta en lui disant que c’était pour rire son attaque à Villepinte, lors de la campagne électorale, contre la finance.

Le repas était excellent, les bouteilles de grand cru mirent nos 12 apôtres du CAC 40 en extase devant ce chef de l’état, qui tout compte fait, n’était pas l’ennemi décrit par le précédent chanoine de Latran, le dénommé Sarkozy, et aucune méchanceté, genre Mélenchon, ne semblait effleurer son front et derrière ses lunettes se dégageait un regard doux envers le capital.

Entre la poire et le fromage, chacun s’excitât, sur les chances du redressement de la France, quelques-uns, les plus grisés, se lâchèrent et demandèrent à Hollande de poursuivre le travail commencé par son prédécesseur et notamment d’étreindre les syndicats au point de les étouffer mais surtout de permettre au CAC 40 de continuer à passer avec la sébile et de ponctionner les travailleurs.

Hollande ne leur fit aucune promesse leur indiquant seulement que c’était Angéla qui déciderait ce soir lors d’une autre agape à Berlin.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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