Publié le 11 Avril 2010

CRASH

97 personnes sont décédées suite au crash de l'avion présidentiel polonais.

Ils se rendaient à une cérémonie concernant l'assassinat à Katyn, en 1940, d'officiers polonais par Staline. Cruelle destinée 70 ans après.

La mort d'êtres humains est toujours un drame: que ce soit en 1940 à Katyn, en Haïti aujourd'hui ou lors de la tempête sur les cotes françaises de l'Atlantique, ou encore ceux qui meurent actuellement dans les guerres d'Irak et d'Afghanistan, de la Palestine occupée, dans les prisons, de la faim, du sida etc.

Le Président polonais fait parti de ces morts. Il a un traitement préférentiel de par sa fonction.

Ici, c'est la religion catholique, la ferveur polonaise, l'anti-communiste de ce président, son américanisme, sa conception de la vie (peine de mort les criminels et interdiction de l'avortement) qui fait la une.

Personne ne parlera des pilotes qui sont décédés au travail.

Les seules allusions faites, c'est pour dire qu'ils se sont entêtés à vouloir absolument atterrir alors que la tour de contrôle leur demandait de se détourner sur un autre aéroport russe.

Posons-nous la question: est-ce habituel qu'un pilote, surtout celui d'un avion présidentiel, refuse d'appliquer les conseils d'une tour de contrôle  ?

 

Bernard LAMIRAND

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 10 Avril 2010

Pot-de-depart.jpgA COR ET A CRIS

 

Ainsi, dans quelques jours, le Conseil d'orientation des retraites (COR) va nous livrer ses travaux concernant l'avenir de nos régimes de retraites.

Le 14 avril plus exactement.

Cet organisme, créé pour des études concernant les évolutions démographiques et les interpréter pour garantir la répartition et la solidarité entre générations, restera t-il neutre face au pouvoir et au patronat qui exigent d'orienter les travaux vers leurs objectifs politiques de casse de nos régimes de retraites publics et privés ?

On peut en douter.

Les pressions sont terribles, par exemple le patronat avec l'aval du pouvoir a exigé et obtenu que l'étude prenne en compte 45 ans de cotisations pour avoir droit à une retraite pleine et entière.

Faites le calcul: commencement de la vie professionnelle de plus en plus tard ( moyenne 25 ans ), précarité de l'emploi et parcours accidentés tout au long de la vie professionnelle (chômage, emploi précaire, petits boulots, formation bidon):  plus personne ne pourra partir avant 70 ans.

 Voilà ce qui risque d'arriver demain pour toutes les jeunes générations actuellement au travail ou en recherche d'emploi.

Une retraite "pleine et entière", précisons la notion décote: (pourcentage de réduction de la pension en cas d'insuffisance en trimestres pour avoir la totalité des droits); c' est un critère de première importance pour le salarié qui peut alors subir une perte plus ou moins consistante de sa pension. Cela le conduit en règle générale à poursuivre sa carrière professionnelle jusqu'à l'obtention des trimestres nécessaires pour avoir la pension complète.

45 ans de cotisations, exigence du MEDEF et de la droite, renverra nombre de salariés en droit à 60 ans à retarder vu la perte occasionnée.

Ainsi, le relèvement du nombre de trimestres, la suppression d'un âge légal de départ à la retraite à 60 ans, la possibilité déjà inscrite dans la loi de poursuivre jusque 70 ans pour ceux qui le souhaitent va complètement dans le sens de liquider les paramètres permettant à chaque individu de prendre sa retraite à 60 ans en toute sécurité dans le privé.

Derrière cela naitra obligatoirement le règne de l'imprévu, de la précarité en matière de retraites et la solidarité intergénérationnelle sera larguée.

Elle sera larguée sur le plan de cette chaine solidaire qui fait en sorte que depuis la création de la sécurité sociale en 1945 par Croizat, les salariés en activité cotisent et payent les retraites de ceux qui les ont précédés au travail et ainsi de suite. Les jeunes auront une autre forme de solidarité qui disparaitra de facto, celle du remplacement pour cause de retraite, elle sera bazardée, retardée aux calendes grecques avec des travailleurs âgés obligés de poursuivre un travail dans les pires conditions.

On prend le chemin de retour de ce qui existait avant 1945:  des travailleurs âgés qui mouraient au travail.

Une autre conséquence va se faire sentir, celle de la retraite complémentaire. Celle-ci est corrélative au départ à 60 ans, si ce départ à 60 ans est remis en cause d'une manière ou d'une autre, le droit à la retraite complémentaire retombera sous les applications des règles des institutions des régimes ARCOO et AGIRC réglementant le départ à 65 ans.

Les enjeux sont donc lourds pour tous les travailleurs.

Il est à craindre que des "entourloupettes" se préparent autour "du donnant donnant", de l'équité, ce concept "de faux-jeton";  déjà des fuites voulues annoncent des petits arrangements possibles: des départs plus tôt pour les travaux pénibles, une minceur de contribution des revenus financiers, des augmentations de salaires ou de qualifications pour ceux qui acceptent, comme pour les infirmières, de troquer le départ à 55 ans pour des grades plus élevés etc.

Ces manœuvres révèlent que patronat et gouvernement ont besoin de créer des failles dans les organisations syndicales pour imposer leur vues et que, comme ils le disent, quelques carottes pour faire avancer l'âne seront nécessaires.

Rien n'est moins sûr que ce coup- ci, l'âne voudra bien bouffer une carotte aussi avariée et tout l'enjeu est là: allons nous réussir des mobilisations à la hauteur de la menace?

Derrière les travaux du COR, nul ne peut l'ignorer que le gouvernement et le patronat veulent mettre par terre ce qui a fait l'honneur de la France dans le monde: un haut système de protection sociale.

Nul doute que ce qui comptera sera l'union syndicale, l'union de toutes les forces de gauche et surtout le rassemblement massif de toutes les travailleurs qu'ils soient en activité, en chômage, en retraite.

Tous dans la rue le 1er Mai et à COR et à CRI disons: pas touche à la retraite effective pour tous travailleurs qui la demande à 60 ans, pleine et entière.

 

Bernard Lamirand

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 9 Avril 2010

headerL'ELYSEE DE L'ENFUMAGE

 

Les pies jacassent beaucoup en ce moment.

Les chaines de télévision, les radios, la presse écrite, n'ont de paroles d'images et d'écrits que pour Sarkozy et sa "primadonna".

Comme si la planète terre tournait qu'autour de ce couple, de leurs roucoulades ou de leur désamour.

Une façon de masquer l'échec des régionales et surtout de camoufler la déconfiture du système.

Qu'en a-t-on à faire des exhalaisons fétides ou parfumées des alcôves bourgeoises alors que l'on devrait ouvrir les fenêtres toutes grandes pour éliminer cette odeur croupissante du profit qui traverse les palais de la République et les sièges des grosses sociétés du CAC 40 ?

J'aimerais que l'ensemble de moyens de communication interroge les gens sur leur pouvoir d'achat, leur retraite, leur emploi  et organise un débat national sur qui doit payer les frasques des banques et les dettes accumulées à cause des largesses faites par l'état Sarkozien à tous les spéculateurs.

Le "sacristain" de Matignon, pendant ce temps, tisse le filet dans lequel il est prévu de nous faire attraper. Le budget de la nation serait, nous dit-on, celui du sang et des larmes;  mais pour qui ?

Pas pour les seigneurs du CAC 40 en tous les cas.

Depuis le début de l'année, chaque jour, des communiqués émanant de sociétés du CAC 40 nous indiquent leurs très bons résultats financiers:  le partage des richesses créées, les commissions bancaires distribuées entre gros actionnaires, les bonus et les stock-options, rien ne manque dans l'affectation des résultats aux actionnaires.

Et l'on voudrait, à l'Elysée et à Matignon, qu'en ce moment de distribution, le silence radio règne sur les méfaits de cette politique en faveur des riches.

Les plaisanteries ou les rumeurs d'infidélité autour du "pigeon ramier" et de "la blanche colombe" de l'Elysée sont un moyen de cacher cette réalité:  qu'en ce moment les riches s'empiffrent.

L'enfumage est là:  envahir "le brave bougre" de commisérations pour le chef et le cheftaine, victime de  dites-rumeurs infondées, et pendant ce temps là, le bedeau de Matignon, peut préparer son plan de démantèlement de la retraite.

Concernant ces commisérations où le brave peuple est appelé à jeter des roses sur le chemin de croix des époux de l'Elysée, j'ai une anecdote: cela sa passe dans un village, il y a longtemps, c'est un gros propriétaire terrien, l'année concernée est celle d'une grande sécheresse, la récolte est quasiment perdue, les ouvriers agricoles sont remerciés, et le curé du village, un dimanche, demande alors à tous les paroissiens une prière pour le céréalier qui a fait une mauvaise année. Les pauvres, présents à l'office à la sortie, remplie de commisération, par des paroles réconfortantes apportèrent leur soutien à ce malheureux marchand de grains qui leur dit tout de go: "je vous remercie mes braves gens pour vos bonnes paroles mais hélas pour vous, je dois me séparer de votre collaboration ".

 

Tous au premier Mai pour dire à ces profiteurs: "pas touche à nos retraites ".

 

Bernard LAMIRAND

 

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

Repost0

Publié le 8 Avril 2010

Photo0028.jpgEQUITE  EQUITABLES  ?

Equité et équitable, voilà deux mots du dictionnaire français très employés en ce moment dans les milieux politiques et du patronat.

J'ai voulu regardé l'origine et le sens de ces mots; j'ai effectué quelques recherches.

Ma curiosité a été attirée par les interventions de membres du gouvernement faisant référence à l'équité. Le nouveau ministre du travail, Eric Woerth, lors de son intronisation comme ministre, l'a employé avec fermeté pour souligner son engagement social concernant le devenir des retraites.

VENANT DE CE MINISTRE DE LA BOURGEOISIE TOUT EST A CRAINDRE

Originellement ces termes ont été employés par Aristote, philosophe grec, qui dit, concernant le mot équitable: " e qui fait la difficulté, c’est que l’équitable, tout en étant juste, n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale. La raison en est que la loi est toujours quelque chose de général, et qu’il y a des cas d’espèce pour lesquels il n’est pas possible de poser un énoncé général qui s’y applique avec exactitude".

Cette phrase indique que le sens du général ne peut s'appliquer avec exactitude à chaque individu. De là, certains ont une idée derrière la tête: substituer à la loi des usages conventionnels en fonction des situations. En l'occurrence la Sécurité Sociale devrait être régie par plus de flexibilité (exemple choix de l'âge de la retraite, du calcul de la retraite, de méthode individuelles par points ou compte notionnels etc.).

L'équité serait alors doté d'un curseur que l'on manierait selon les nécessités du moment.

La retraite par répartition, acte éminemment de solidarité, incorpore l'individu pris au sens strict du mot dans un calcul  avec des comparateurs valables  pour tous tenant compte de ce que chacun a comme parcours professionnel dans des règles admises et non sujettes aux caprices et volontés de ceux qui la souhaite flexible.

L'analyse la plus poussée sur l'équité fut celle de Rawls, né le 21 Février 1921 à Baltimore, décédé le 24 Novembre 2002, philosophe américain libéral, je cite quelques principes de sa part parus dans "Wikypédia":

Le principe d'égale liberté
"Chaque personne doit avoir un droit égal au système le plus étendu de libertés de base égales pour tous, compatible avec le même système pour les autres".

Le principe de différence
"Les inégalités sociales et économiques doivent être organisées de façon à ce que, à la fois, on puisse raisonnablement s'attendre à ce qu'elles soient à l'avantage de chacun, et à ce qu'elles soient attachées à des positions et des fonctions ouvertes à tous".

Ainsi l'idée d'équitable trouve sa raison d'être dans ces principes alliant un droit égal, minimal: c'est l'acceptation d'inégalités pourvus qu'elles soient en lien avec l'individualité:  le chacun pour soi.

En droit américain, cette notion révèle le caractère individualiste puisqu'il est dit dans " Equity Simpson 1946":L'Equity n'a pas un caractère impératif. Une réparation en Equity ne constitue un droit pour personne. Le tribunal examine toutes les circonstances, met en balance l'équité à laquelle chaque partie a droit, cherche un équilibre entre les intérêts en jeu, publics et privés, et donne à la réparation la forme appropriée. Donc l'équitable ne souffre pas de règles contraignantes et peu très bien permettre d'adapter un système tel que la retraite aux aléas d'une crise ou encore d'un besoin irrépressible de profits".

En parcourant des prises de positions diverses, je suis tombé sur un écrit au moment de la grève des cheminots pour la défense de leur régime de retraites et j'ai trouvé cette explication du mot équité: "Le salaire de Monsieur Sarkozy est inférieur à celui de MM. Fillon, Bush, Brown, par conséquent il doit être augmenté. L'âge de la retraite des cheminots est plus bas que celui des salariés du privé, par conséquent il doit être retardé. L'identité formelle des deux cas est remarquable: il existe un écart, cet écart est qualifié d'anomalie, il est donc déclaré légitime de le réduire… Ainsi l'équité est-elle ce concept aux usages très politiques puisque, merveilleusement polyvalent, il s'offre à justifier tous les ajustements par le haut pour certains et tous les ajustements par le bas pour les autres.

La pseudo-réforme des retraites où l'on entend le Président de la République et autres invoquer sa défense pour l'avenir, de réclamer une justice égale pour tous, procède de ce raisonnement et à les entendre de se servir de ce mot équité, comme du mot social  pour établir une nouvelle escroquerie des retraites.

Un autre écrit, celui d'un spécialiste du droit s'interroge sur l'équité, il dit ceci:" L'équité comme correction d'une loi qui, trop générale et trop abstraite, pourrait dans son application mécanique engendrer la plus grande injustice. L'équité c'est le pouvoir d'appréciation laissé au juge". Pour la retraite, bien entendu, le juge sera celui qui tient les manettes, en l'occurrence dans la société où l'idéologie dominante est le libéralisme:  le patronat.

Les défendeurs de l'équité se défendent de cela. Cela veut bien dire que la faille, ils l'ont vu et détecté, et ils préconisent que l'Etat doit ensuite garantir l'équité dans les conditions de la compétition.

Le mot est lâché: la compétition; disons la concurrence et les règles du marché libre et non faussé. Tout est dit sur le mécanisme et je reprends une formulation qu'ils ont sorti pour se prémunir: " Car , si aucun domaine de la vie n'échappe à la sélection naturelle et permanente, donc à la compétition, la loi, la justice, et la police sont là pour en garantir la transparence et l'équité".

Que ces choses sont bien dites pour endormir le brave salarié, un peu comme l'histoire du "Chaperon rouge".

Le plus affreux dans cette escroquerie, c'est le dénommé Minc, sarkoziste patenté, lui, qui pour faire avaler le morceau de l'équité, va jusqu'à montrer l'injustice de la sécurité sociale et il affirme sa thèse, dans une caricature dont il a le secret: "Que les remboursements identiques de la sécurité sociale, les allocations familiales au même taux, la même école pour tous profitent davantage aux riches qui se font plus soigner qu'aux pauvres".

Tout est bon pour bouffer la laine sur le dos du brave salarié qui voudrais partir en retraite trop tôt et du retraité qui jouirais d'une retraite trop élevée au moment où l'heure doit être à l'esprit de sacrifice pour rembourser les dettes, dont celles de la Sécurité sociale.

Evidemment derrière ces mots se cachent la chimère des assurances privées. Il faut bien commencer par un bout, les réformes successives depuis Balladur en 1993 n'ont pas suffi à mettre à bas le système de retraite par répartition et solidaire instauré à la libération par Croizat ministre du travail et de la sécurité sociale et secrétaire de la Fédération CGT de la Métallurgie;  alors il faut le démouler dans un premier temps au nom de l'équitable et le remouler en y coulant les régimes spéciaux et celui de la fonction publique.

Les mesures dites équitables seraient alors plus faciles à faire passer et par exemple l'ont pourrait aligner le calcul de la retraite des fonctionnaires sur 25 meilleures années au lieu des 6 derniers mois de salaire. On pourrait  aussi imaginer sous prétexte d'équité de renvoyer toutes les retraites à 65 ans pour tous.

Et mieux encore l'on pourrait instiller une dose pour tous de retraite par capitalisation préfigurant la main-mise des assurances sur l'ensemble de nos retraites.

Finalement l'équité est une trappe à gobe-mouches pour faire tomber tous les acquis de notre protection sociale.

L'équité est une arme du patronat et de ceux qui n'ont jamais digéré la naissance en 1945 de la sécurité Sociale (Voir article de "Challenges" de Denis Kessler  Ex-vice-président du MEDEF et assureur privé).

Bernard LAMIRAND

 

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 5 Avril 2010

divers_005.gifLE CIRQUE DES PRIMAIRES

Les élections régionales terminées, les "arrivistes" se déploient sur le terrain des présidentielles à venir.

La crise, les licenciements qui en sont la résultante, la souffrance des gens face aux mesures prises par la droite pour faire payer aux pauvres les frasques des capitalistes, rien de cela ne semble troubler le marais politique de gauche et les "petits jeux" politiciens.

 Les médias s'y prêtent volontiers, l'élection présidentielle étant le nec le plus ultra en ce moment et il était nécessaire de passer en revue les membres du cirque des primaire socialistes qui s'annonce.

La "course à l'échalote" s'est donnée libre cours ce dimanche à l'émission "CPOLITIQUE "de De Morand.  Un des premiers compétiteurs invités, Manuel Valls, a fait son numéro de claquette pour prendre de vitesse ses autres concurrents socialistes.

Dans sa vision des choses, Valls n'a rien de bien nouveau à nous apporter en politique, sinon son ambition de devenir Président de la République, excusez du peu, et de laisser dire par Demorand qu'il était le "Sarkozy de gauche".

L'homme s'est évidemment grimé en jeune, comme tout bon candidat ambitieux qui se respecte par rapport aux élites politiques qu'il a fustigé pour leur conservatisme.

Lui ferait parti de cette nouvelle vague, la ficelle est un peu grosse, le camarade vétéran Valls, malgré la quarantaine un peu passée, est un vieux de la vieille chez les socialistes. Il a hanté les cabinets ministériels du temps de Mitterrand, c'est un rocardien bon teint des années 90, vingt ans  de médailles  et de breloques dans les salons feutrés du pouvoir.

Le brave soldat Valls a cependant des projets: faire mieux que Sarkozy. Il n'aura pas de mal, d'ailleurs il lâche une phrase qui est tout un symbole: "ce serait un beau projet que pour la gauche ce soit le maire d'Evry qui succède au Maire de Neuilly à la Présidence de la république".

Alors son projet il le développe, c'est un projet de gauche moderne dit-il ; des phraseurs, en d'autres temps, avaient tenu le même discours autour de la  France moderne, il faisait écho à celui du Medef, il fallait sortir la France de l'archaïsme des acquis et des droits sociaux. Ce qui nous a d'ailleurs valu la mise en place de ce libéralisme dans notre pays dont les socialistes ont été d'ardents défenseurs lors de la constitution européenne du marché libre et non faussé.

Le discours de Jospin doit retentir fortement aux oreilles "des lu" comme un écho en ce moment, quand il avait dit "qu'il ne pouvait rien faire contre les licenciements boursiers"; Valls n'a aucunement l'intention de s'opposer aux licenciements boursiers et son seul commentaire sur la crise, c'est de la réguler.

Une gauche moderne nous dit-il;  évidemment sa première mesure, en tant qu'émule de Rocard, c'est de remettre en cause la retraite solidaire en lui substituant la retraite à la carte où chacun aura selon ce qu'il versera, et évidemment, sa petite phrase sur la démographie ne m'a pas échappé car le sieur Valls est tout compte fait pour une remise en cause de la retraite à 60 ans pleine et entière comme tous les sociaux libéraux européens.

En gros, et comme le disait Clémentine Autain qui lui succédait dans l'émission, et qui ferait mieux de prendre sa carte au PCF, Valls ne met pas en cause le capitalisme dans aucune de ses propositions.

Son discours sur le bouclier fiscal est affligeant, la chose qu'il souhaite c'est de faire payer la CSG ( qui est une invention de Rocard pour faire payer les salariés uniquement) aux détenteurs de grandes fortunes mais d'annuler en même temps l'impôt sur les grandes fortunes.

L'individu ensuite s'est découvert:  les 35 heures, d'après lui, elles ont réduit la compétitivité des entreprises françaises, (discours de droite et patronal) ce qui est faux ;  pour les immigrés il ne désavoue pas l'action gouvernementale mais il faut les renvoyer avec un peu plus d'humanité, la voile et la sécurité sont aussi des thèmes qu'il veut piquer à Sarkozy:  tout compte fait, Valls est un "Janus" : un coté de la veste "bleue-sarko" et l'autre coté, la doublure, elle est d'un rouge délavé.

Un vieux copain dans ma boite me disait souvent: " Tu sais Bernard, les socialistes c'est comme les radis, ils sont rouges à l'extérieur et tout blanc à l'intérieur; j'ai pensé fortement à lui en écoutant le "maquignon politique" Valls.

Et puis, ce soir, en lisant la presse écrite;  les autres "primaires" se sont aussi contorsionnés pour passer leur petit message de Pâques pour dire qu'ils étaient présents eux-aussi: Peillon, Aubry, Strauss-Kahn, Ségolène Royal: des petites phrases qui entretiennent leurs absences médiatiques sur les plateaux de télévision.

Mais c'est vrai, pour ce week-end de Pâques, c'est connu, les cloches ne reviennent que le lundi, Valls n'a fait que les devancer.

Le cirque des primaires a donc commencé et nous allons voir, à nouveau, tous les médias pousser les feux de la rampe sur cette bande de chercheurs de place pour obstruer la vrai débat, celui de se battre pendant ces 2 années contre un pouvoir qui nous amène droit au mur.

Alors la vraie gauche, la communiste, celle qui n'a pas l'ambition de son nombril, remuez-nous, engageons les luttes, étouffons cette musique  des contorsionnistes de bazar dont on voudrait nous assourdir.

 

 

Bernard LAMIRAND

 

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

Repost0

Publié le 4 Avril 2010

affiche_1er_mai.gifFATALITE OU RESISTANCE ?

Combien de fois j'ai entendu dire " on n'y peut rien", c'est "le pot de fer contre le pot de terre" ou encore "il y a toujours eu des riches et des pauvres".

Tout des couplets assénés par des centaines d'années de domination que la révolution française avait mis part terre mais réhabilités par la bourgeoisie.

Le tiers état d'aujourd'hui, certes, n'est pas le même que celui de 1789, mais ce tiers état contemporain n'est-il pas celui de cette cohorte qui grossit chaque jour de pauvre; des pauvres qui ne viennent plus seulement des courées de Roubaix, des corons des mines, des cités de l'acier lorrain ou de Denain, mais des usines qui les régurgitent chaque jour par des charrettes de licenciements ou encore par des salaires de misère pour des hommes et des femmes provenant aussi bien des milieux ouvriers, techniciens, ingénieurs et cadres.

Des révoltes s'organisent comme celles de ces salariés de Sodimatex à Crépy en Valois.

Les occupations d'Usines, les menaces de faire sauter les installations peuvent amener à des actes désespérés, un peu comme ceux qui refusaient les nouvelles machines qui allaient prendre leur emploi au début du vingtième siècle;  mais ici nous ne sommes plus dans le contexte du développement industriel mais dans celui de la régression et un signal de révolte se fait de plus en plus entendre.

Hier un sondage indiquait que les français très majoritairement avaient de la sympathie pour cette lutte des travailleurs de la Sodimatex.

La crise, ses conséquences sur les travailleurs, le fait que ceux qui ont été à la cause de la crise s'en mettent plein les  poches, exacerbent ces révoltes.

L'exemple apporté cette semaine par le Canard Enchainé* montre que là-haut, les puissants, n'en n'ont rien à faire de cette misère qu'ils entendent faire taire avec ces messages de: "On n'y peut rien alors n'essayez pas de vous révolter".

Au plus haut niveau de l'état, la première dame patronnesse peut offrir quelques mélopées* de son charitarisme, elle participe à l'égoïsme des classes dirigeantes avec son mari, celui qui a les rênes de l'Etat et qui entend mener à bien une réforme des retraites qui va plonger les personnes âgées présentes et futures dans des misères nous ramenant au 19eme siècle.

Alors fatalité ou révolte, désespoir ou espérance, abandon ou luttes.

Je choisis la lutte, celle qui se prépare en ce moment et qui devrait nous amener à un grand premier mai, mais pour cela le flot des luttes actuelles doit devenir un torrent impétueux partant de la base et il reste encore beaucoup de rus asséchés à remplir.

 

Bernard LAMIRAND

* (Canard enchainé). Au rayon souvenirs et « petits secrets » sur le mur de son bureau, à côté des photos de « Mon mari », Carlita a accroché « Mon répertoire téléphonique ». Elle est émue : c’est « tout ce qui est resté après la vente de la maison de mon enfance à Turin ». Et c’est tout un symbole : une longue liste de numéros pour téléphoner des chambres aux cuisines, des salles de bains aux salons, des toilettes au terrain de tennis… et sonner le petit personnel.

Au rayon « oui je suis belle », le secret de ses cheveux, c’est Madeleine Cofana, coiffeuse pour stars, Paris VIIIe. Trois fois rien, rappelle le « Fig Madame » : « Coupe avec Madeleine en tête à tête, 400€ : au cœur du salon, 200€ »…

Au rayon « allez-y », Carlita reprend du service comme mannequin, le temps de vanter quelques modestes accessoires de boutiques. Extraits : Cabas en osier tressé et veau végétal, Vanessa Bruno, 365€ (…) Maillot de bain en polyamide peau douce, Erès, 315€ (…) Ceinture en veau, Hermès, 550€ (…) Tailleur-jupe en laine, Dior, 1 750€ et 650€ (…) Pochette en veau Swift, Hermès, 2 750€ ; Sac New Bamboo en crocodile, Gucci, 11 800€…

Stop ! À 12 000 euros le sac à main, la nouvelle petite mère des pauvre qui se lance dans l’humanitaire en Afrique commence à nous arracher une larme. Dans son interview elle résume les deux années qu’elle vient de passer à l’Elysée : « Elles m’ont isolée encore davantage peut être, même si je suis loin d’être coupée du réel. Elles m’ont attendrie aussi. Je vois de plus près le malheur, les difficultés, la réalité des autres. »

Et derrière ces « lunettes solaires en acétate et métal, Chanel, 490€ », on voit très bien….

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

Repost0

Publié le 3 Avril 2010

Soutien à un militant syndical des Pyrénées Orientales


Il y a près de 2 ans, nous vous avions alerté sur la situation de 4 secrétaires départementaux de syndicats des PO dont notre camarade Michel Franquesa de la FSU 66, mis en examen, puis condamnés pour avoir été à la tête de manifestants ayant distribués des tracts à un péage de l'autoroute A9, après plainte des ASF, lors des manifestations de 2003 pour la défense des retraites...
Depuis la chasse aux sorcières se poursuit et nous vous livrons ci dessous le courrier arrivé aujourd'hui de notre camarade Michel, appelant à la solidarité avec un de ses co-condamnés Philippe Galano, licencié depuis par ASF et toujours poursuivi par la justice...
Nous joignons également la déclaration de Philippe expliquant son action...
Nous vous invitons à signer la pétition de soutien


Le message que je vous envoie est à traiter avec la plus grande importance.
Il s'agit d'un appel à soutenir activement  Philippe GALANO
, par une signature dans un premier temps. Il est l'un des 4 salariés ASF des Pyrénées Orientales licencié en 2003 (il exerçait des responsabilités nationales dans son syndicat CGT) qui au bout de 7 ans de procédure judiciaires a vu la gendarmerie débarquer chez lui un week-end pour un prélèvement ADN. Il était également jusqu'à ces jours derniers, Conseiller Régional.
Philippe vient de prendre la décision de refuser de se soumettre à un test ADN et à ce titre, il risque de 12 à 24 mois de prison ferme et de 18 000 à 30 000 € d’amende. Voir en pièce jointe sa déclaration.

C’est un choix courageux qui doit être soutenu par tous ceux qui refusent la criminalisation de l’action syndicale. Ne le laissons pas isolé dans cette démarche, soyons à ses côtés pour exiger le retrait des lois qui assimilent l’action syndicale à des activités criminelles.

Pour rendre ce soutien efficace, nous devons faire connaître son cas en faisant signer massivement  la pétition lancée à cet effet.

Elle peut être signée en ligne en cliquant sur le lien :

http://www.66.pcf.fr/La-democratie-est-en-danger.html 

Faire suivre largement cette pétition sur vos liste de contacts et relayez-la sur vos sites !


Michel FRANQUESA



Déclaration de Philippe Galano

Militant communiste et élu

 

Pourquoi je refuse le prélèvement ADN

 

 

 

Licencié pour délit de manifestation en 2003 pour défendre les retraites, condamné pour avoir défendu mon emploi, les lois de sécurité intérieure de N.Sarkozy m’imposent désormais de me soumettre au prélèvement d’ADN. Après une procédure judiciaire de 7 ans, une condamnation pour « séquestration » à  3 mois de prison avec sursis et 20 000 € d’amende, j’ai décidé de ne pas me soumettre à ce prélèvement que je juge dégradant, dangereux pour la démocratie, stigmatisant les militants syndicaux comme des criminels en puissance. Je n’accepte pas que l’on puisse aujourd’hui en France banaliser ce que l’on appelle communément la criminalisation du mouvement social et à travers cela la condamnation à de lourdes peines, des militants, des syndicalistes.

 

Pour l’avoir mûrement réfléchi avec la CGT mon syndicat d’appartenance et le PCF des Pyrénées Orientales, j’ai décidé de ne pas me soumettre à ce prélèvement qui nous déshonore. Je suis déterminé à témoigner sur la place publique de la gravité de la situation, de mon indignation sur les faits qui conduisent aujourd’hui au fichage généralisé des syndicalistes, des militants politiques et associatifs qui résistent. Je refuse d’accepter de me soumettre à ce prélèvement comme je refuse la condamnation qui m’a été infligée pour avoir occupé le bureau de la direction des ASF en 2003.

 

Cette période trouble et à la fois très dure pour bon nombre d’entre nous, n’empêche pas ce gouvernement et le Medef d’en profiter pour remettre en cause l’ensemble de nos solidarités. Face à cela, il nous faut en découdre publiquement pour montrer l’absurdité de cette politique et la dangerosité des lois qui criminalisent les mobilisations sociales, en délit de solidarité, en délit d’occupation d’entreprise, en délit de manifestation sur la voie publique, au même titre que n’importe quel délit crapuleux. En refusant de se soumettre au prélèvement d’ADN chaque syndicaliste, chaque militant condamné, est passible de 12 à 24 mois de prison ferme et de 18 à 30 000€ d’amende : Comment pourrions-nous accepter que l’on puisse emprisonner des syndicalistes dans l’exercice de leur fonction au pays des droits de l’Homme ?

 

Pour toutes ces raisons, nous devons obtenir le retrait de cette loi liberticide et sécuritaire qui menace et déshonore notre démocratie. Menons ensemble ce combat !

 

Philippe Galano

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Repost0

Publié le 3 Avril 2010

 

coleresdupresent.jpg

TAPIE Définitivement relaxé par la justice …

SANS COMMENTAIRES……..

 

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Repost0

Publié le 2 Avril 2010

h-2-1167699-1205937684.jpgBOUCLIER FISCAL: UNE EXCELLENTE PAGE DANS L'HUMANITE DE CE JOUR

Cet article sera bref. Simplement pour remercier l'Humanité de ce jour, d'avoir mis en évidence les travaux de l'INSEE sur les revenus des français et particulièrement sur ceux qui s'en mettent plein les poches depuis des années.

Je n'entrerai pas dans les chiffres et tableaux communiqués par le journal et par l'excellent Pierre Ivorra, qui, avec une équipe de journalistes compétents, chaque semaine, nous délivre ce qu'est le soutirage du profit exercé par nos exploiteurs.

Simplement de dire dans cet article qu'il ne faut pas se contenter de supprimer le bouclier fiscal, certes nécessaire, mais d'aller plus loin, beaucoup plus loin.

L'humanité le fait dans ses articles et notamment sur les profits réalisés par les entreprises financières du CAC 40 qui dominent aujourd'hui l'économie de notre pays.

C'est bien à la richesse créée qu'il faut regarder de près et à la distribution de celle-ci.

Le partage de celle-ci ne peut en rester à ce que les plus beaux morceaux aillent au capital et le résiduel, quand il en reste, aille aux salariés.

C'est pourtant ce qui se passe depuis des décennies où les rois fainéants du capital  spéculent et se servent dans les caisses raflant les richesses créées avant que les salariés aient droit à leur rémunération.

Comment mettre fin à un tel hold-up sinon qu'en privant le capital des moyens qu'il a pour kidnapper la plus value réelle.

Il y a plusieurs solutions.

La première est le prix de la force de travail: les salaires et la reconnaissance des qualifications: ceux-ci nécessitent le combat quotidien de ce que les salariés appellent "la rallonge" et qui doit se discuter et se négocier dans les luttes.

La seconde est la limitation des dividendes attribués aux actionnaires: cette limitation devrait être contenu au même niveau des pourcentages d'augmentation des salaires.

La troisième tourne autour de la spéculation financière: celle-ci devrait être considérée comme un délit et puni en conséquence. Tout gain spéculatif devrait être reversé immédiatement dans les caisses de sécurité sociale.

Enfin pour éradiquer toutes les formes spéculatives, la meilleur façon c'est de barrer la route à ceux qui extorquent les salariés et les retraités en s'accaparant des richesses produites par leur travail. Cela nécessite de nationaliser les grands groupes du CAC 40 et toutes les banques qu'elles soient de dépôts ou d'affaires.

Avant d'y parvenir, une première mesure de salubrité publique pourrait être prise, celle qu'avait préconisé au début de la crise Alain Bocquet: de supprimer tout dividende aux actionnaires tant que dure la crise.

Mais n'en restons pas là: en 2010 la meilleure façon de couper l'herbe sur le pied du capital c'est de se battre pour des augmentations de salaires à deux chiffres. (excellente réponse aux exigences des fonds de pensions qui se payent des dividendes à deux chiffres en ce moment).

 

Bernard LAMIRAND

 

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

Repost0

Publié le 1 Avril 2010

Neuf mois de prison pour le refuznik britannique Joe Glenton

Appel pour écrire des lettres de solidarité

 

(01.04.2010) Le 5 mars 2010, le refuznik britannique opposé à la guerre en Afghanistan Joe Glenton a été condamné à neuf mois de prison pour désertion. Connection e.V., Iraq Veterans Against the War (IVAW) Europe, Société allemande pour la paix - Résistants Unis à la Guerre (DFG-VK) à Hessen et Payday (Angleterre), ainsi que plusieurs autres organisations de par le monde ont sévèrement critiqué ce jugement prononcé par la cour martiale à Colchester.

En 2007, Joe Glenton a quitté son peloton, traumatisé après sept mois de déploiement en Afghanistan. Il s'est lui-même rendu deux ans plus tard après avoir pris la parole dans une manifestation contre la guerre à Londres.

M. Glenton a été condamné sans égards au fait qu'un psychiatre, le docteur Lars Davidsson, a formulé un diagnostic d'état de stress post-traumatique résultant du déploiement de M. Glenton en Afghanistan. Avant de s'absenter sans permission, il avait demandé une aide médicale à cause de son état de stress post-traumatique, mais sa demande a été refusée avec rudesse. Il a été intimidé par son sergent qui l'a accusé d'être un lâche et un tire-au-flanc.

En préparation du procès, des organisations en Russie, aux États-Unis, en Allemagne, Turquie, Angleterre, Italie, Irlande, Pologne et Grèce ont répondu à l'appel de Payday pour soutenir Joe Glenton. Par des messages dans les média, des manifestations et des rassemblements elles ont demandé que toutes les poursuites contre Joe Glenton soient annulées. Des pétitions signées par des milliers de personnes ont aussi été présentées au gouvernement britannique.

Connection e.V., Iraq Veterans Against the War Europe, DFG-VK Hessen et Payday vous demande d'exprimer votre solidarité avec Joe Glenton. Il vous suffit de remplir le formulaire et Connection e.V. s'occupera de faire parvenir votre lettre à Joe Glenton.

Si vous préférez, envoyez-lui directement une lettre à : Joe Glenton, Military Corrective Training Centre, Berechurch Hall Camp, Colchester CO2 9NU, Angleterre.

Neuf mois de prison pour le refuznik britannique Joe Glenton

Appel pour écrire des lettres de solidarité ! Joe Glenton avait quitté son peloton, traumatisé après sept mois de déploiement en Afghanistan.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par aragon 43

Repost0