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Publié le 8 Novembre 2016

Stop à la répression syndicale !

mardi 8 novembre 2016

Ce matin, 6 camarades ont été convoqués au commissariat Riquet, à Paris. 3 d’entre eux sont actuellement retenus en garde à vue.

Leur convocation fait suite à l’occupation pacifique du Medef, le 7 juin dernier, pendant le mouvement contre la loi Travail et pour les annexes 8 et 10 de l’accord Unedic assurance chômage.

Notre camarade Loïc Canicrot a, quant à lui, déjà été inculpé et son procès aura lieu le 8 décembre.

Aujourd’hui, une nouvelle fois, des militants CGT pourraient se voir accusés de « dégradation et vols », sans aucun élément, sans preuve.

Ces camarades viennent allonger une liste déjà trop longue de militants qui n’ont commis comme seul crime que la défense des droits et des intérêts des salariés.

Pour la CGT, il ne fait aucun doute que c’est un nouvel acte pour museler toute remise en cause des politiques néfastes en s’en prenant à nos militants et, à travers eux, à l’ensemble du monde du travail.

De tels agissements et procédures sont inacceptables. Être militant, ce n’est pas être délinquant.

Montreuil, le 8 novembre 2016

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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Publié le 7 Novembre 2016

"pro rege saepe, pro patria semper"

Le blog de descartes
 
 

Publié le par Descartes

Pour commencer ce papier, je dois dire combien, en suivant sur la toile les débats de la Conférence nationale du PCF du 5 novembre j’ai senti la fierté d’avoir été adhérent du Parti, fier de venir de cette tradition, d’y avoir été formé. On peut être en désaccord avec l’orientation actuelle du PCF, on peut critiquer la médiocrité de sa direction, le pouvoir excessif des « notables », et je ne m’en suis pas privé ces dernières années. Mais il faut reconnaître qu’avec ses immenses défauts, le PCF reste une organisation politique où l’on trouve une véritable fraternité entre les militants ; où le débat rationnel, sérieux, transparent et franc reste possible ; où les questions d’égos et d’ambitions personnelles – qui existent, comme dans n’importe quelle autre communauté humaine – restent  au second plan ; où les procédures sont connues et respectées par tous – direction incluse ; où les directions se soumettent au vote et restent légitimes même si leurs propositions sont battues ; ou les vote ne fait ni vainqueurs, ni vaincus. Combien de partis politiques, combien d’organisations peuvent aujourd’hui en dire autant ?

 

Oui, ce fut un beau débat, et j’encourage ceux qui s’y intéressent à regarder les enregistrements mis en ligne sur le site du PCF. Contrairement à ce que retiennent beaucoup de commentateurs, ce débat ne s’est pas limité à un choix « Mélenchon or not Mélenchon ». Car si sur ce point la Conférence était clairement divisée, sur beaucoup d’autres points elle était quasi unanime, et ces points méritent autant d’être signalés que la division finale.

 

D’abord, et c’est je pense très important, il y a eu consensus pour rejeter les choix politiques faits par Mélenchon. Ceux qui plaidaient pour le soutien comme leurs adversaires étaient au moins d’accord sur ce point : le soutien à la « France Insoumise » n’est pas une perspective enthousiasmante, tout au plus un pis-aller. Même les défenseurs de l’option « soutien à Mélenchon » ne trouvaient guère d’autre argument que négatif : « si nous refusons notre soutien, nos électeurs ne comprendront pas notre choix » ; « si nous ne participons pas, ça se fera contre nous », et ainsi de suite. De toute évidence, la perspective de s’embarquer avec Mélenchon n’enthousiasme personne.

 

Ensuite, et c’est là encore important, il y eut unanimité pour rejeter la « Charte » que la « France Insoumise » - c'est-à-dire Mélenchon, ne nous voilons pas la face – veut imposer aux candidats aux législatives comme condition d’investiture. Le PCF se met donc en ordre de bataille pour initier dès maintenant le processus de sélection des candidats qu’il soutiendra en dehors de la « France Insoumise » et en pleine conscience que celle-ci pourrait leur opposer ses propres candidats.

 

Enfin, un large consensus se fait sur l’analyse de la posture de Mélenchon lui-même, de sa volonté de faire table rase dans la gauche radicale et de détruire le PCF. Je pense que les propos de Mélenchon lui-même et de ses porte-flingue, mais aussi ceux qu’il permet ses partisans de tenir sur son blog sans réagir ont fini par ouvrir les yeux de pas mal de communistes. Par ses diatribes, Mélenchon a réussi à grouper autour de lui l’extrême gauche la plus anticommuniste. Ca risque de lui coûter très cher.

 

Mais venons maintenant au point de désaccord. Je ne suis pas suspect d’avoir une quelconque mansuétude pour Pierre Laurent, mais dans la circonstance on doit le féliciter : il aurait pu « faire pèter le galon », user de son autorité, dramatiser le débat. Il ne l’a pas fait, présentant sa position avec une parfaite honnêteté et créant les conditions d’un débat ouvert. Et le débat eut lieu. D’un côté, le plaidoyer de ceux favorables au soutien à Mélenchon – qu’il serait inexact de qualifier de « pro-Mélenchon » comme le font certains commentateurs, puisque leur soutien était souvent très critique – fondé sur la difficulté d’expliquer à l’opinion une posture de division de contrer la « dynamique » de la « France Insoumise », et sur l’utilité de mener de l’intérieur une campagne « indépendante » plutôt que de chercher à agir de l’extérieur. D’un autre côté, la position contraire, fondée grosso modo sur les arguments que j’avais explicité dans ma « lettre ouverte à mes anciens camarades » sur ce blog : l’inutilité d’une organisation qui n’aurait rien à dire ni sur le choix du candidat, ni sur le programme, ni sur les thèmes de campagne. Le refus par Mélenchon de toute discussion, de toute négociation, de toute procédure démocratique a été signalé, tout comme sa volonté de mettre sous contrôle les élus parlementaires. On a pu aussi entendre des arguments courageux réfutant l’idée que puisque l’électorat communiste allait plutôt vers Mélenchon il faillait le suivre, et soulignant le fait qu’un parti communiste doit éduquer son électorat, et non le suivre.

 

Et après le débat, un vote sans cris et sans larmes, et un secrétaire national qui annonce en toute tranquillité l’adoption d’une position qui n’était pas la sienne sans que cela soit vécu comme un affront. Le contraste est d’autant plus cruel que le débat portait sur le soutien ou non à un mouvement qui est, lui, d’une verticalité absolue et où il est impossible et même impensable que le leader – autoproclamé, bien entendu – puisse être contredit par une procédure démocratique…

 

Ce caractère « vertical » vient de recevoir un cadre théorique qui permet peut-être mieux de comprendre sa logique, et donne raison à ceux qui pensent que le PCF n’a rien à faire dans cette galère. Je ne peux que conseiller la lecture du papier publié par Jean-Luc Mélenchon sur son blog sous le titre « Le Peuple et le « mouvement » » (1). Dans ce texte, par ailleurs très confus, on trouve un éclairage de la conception que Mélenchon peut avoir de l’action et de l’organisation politique. Cet éclairage permet de comprendre que le caractère « vertical » de la « France Insoumise » ne tient pas à une nécessité temporaire, mais que c’est au contraire un élément essentiel de la vision politique de son créateur.

 

Pour commencer, Mélenchon élimine l’idée même de « classe sociale », qu’il juge dépassée :

 

« Au siècle où les humains n’étaient « que » deux milliards, il y avait le « parti de classe ». Il était nécessairement aussi délimité que l’était « la classe » elle-même dans une société où elle n’était nullement hégémonique. En fait, les ouvriers constituaient une sorte d’archipel dans un océan de paysannerie et de travailleurs indépendants de la boutique et de l’artisanat. Sa verticalité correspondait à une organisation du travail lui-même. La centralisation découlait des moyens de transports et de communication autant que comme reflet de la centralisation de son adversaire. Bref, le « parti de classe » correspondait à une réalité sociale et matérielle qui s’est elle-même dépassée de toutes les façons possibles. L’émergence du « peuple » comme catégorie sociale protagoniste face à l’oligarchie de la période du capitalisme financiarisé dominant appelle sa forme spécifique d’organisation. »

 

Exit donc la « classe » - c'est-à-dire le groupe humain occupant une même position dans le mode de production et donc ayant de ce fait un intérêt commun qui pousse ses membres à des comportements homogènes sans que soit besoin une coordination – et place au « peuple ». Mais comment définir ce « peuple » qui fait face à « l’oligarchie » ? Est-ce sur un critère de revenu ? De patrimoine ? De sociologie ? De modes de consommation ?

 

Le concept de « classe » - qui est l’une des contributions essentielles du marxisme à la pensée politique du XIXème siècle – a l’avantage de constituer une catégorie sociale comme acteur à la fois économique, social et politique en faisant le lien entre la position économique et le système de représentation – c'est-à-dire l’idéologie – et donc les comportements. Le « peuple », qui pour Mélenchon inclut le soudeur et l’avocat, la caissière et le professeur, le petit patron et l’ouvrier agricole, n’a aucune raison de constituer un groupe homogène du point de vue des comportements, puisqu’il est constitué de gens qui ont des intérêts différents et souvent antagoniques. Ce discours a en fait un autre but : le « peuple » façon Mélenchon incarne le rêve des « classes moyennes » d’une alliance avec les couches populaires dont elle prendrait, bien évidement, la tête. Le « protagonisme » de la classe ouvrière cantonnait les « classes moyennes » au mieux dans les seconds rôles, au pire dans le camp des exploiteurs. Le « peuple » permet au contraire aux « classes moyennes » d’évacuer le rôle singulier de la classe ouvrière pour se l’approprier…

 

Cette « evacuation » de la classe ouvrière n’est pas nouvelle. Cela fait trente ans que les « classes moyennes » ont essayé différents substituts : immigrés, SDF, « minorités »… Toute sorte de groupes qui avaient un point en commun : n’ayant pas de représentation politique pour faire entendre leur voix, il était facile pour les classes moyennes de parler en leur nom et à leur place. Mélenchon, va un pas plus loin. Plutôt que de chercher un substitut pour parler à sa place, il fabrique au contraire un substitut englobant. Plus besoin de parler « au nom » de l’opprimé puisqu’on s’insère soi-même dans le groupe opprimé. Mais le but est le même, et maintenant il est même théorisé : la « classe » est morte, vive le « peuple ». Bobos germanopratins et chômeurs d’Hénin-Beaumont, tous unis contre « l’oligarchie »…

 

Mais poursuivons. Puisque la « classe » n’est plus, place à une nouvelle forme d’organisation correspondant à « l’ère du peuple » :

 

« Cette forme, c’est le « mouvement ». Il peut disposer des moyens d’être représentatif de cet ensemble globalisant qu’est le peuple en réseau de notre époque. Et cela, sur le plan matériel et concret grâce aux moyens techniques des plateformes numérisées internet. (…) De la sorte, on trouve trois niveaux de définition du peuple. D’abord la multitude, homo urbanus, c’est-à-dire la population vaquant à ses mille et une occupations diverses et parfois opposées. Ensuite le peuple se mettant en mouvement sur ses revendications. Enfin le réseau qu’il constitue dans, par et pour l’action. Ces trois mots désignent trois états d’une même réalité. »

 

Laissons de côté cette énigmatique « population vaquant à ses mille et une occupation diverses et parfois opposées » (c’est quoi, des « occupations opposées » ?) et allons au fond : On voit à quel point la définition du « peuple » est vague. Mais surtout, le peuple « se met en mouvement » pour ses revendications. Il « se constitue » des réseaux dans, par et pour l’action. Le « mouvement » est donc un processus spontané, qui surgit du « peuple » sans médiation. Mais comment se déclenche-t-il ? C’est là que ça devient intéressant :

 

« C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre une bonne partie de ce qui nous oppose à d’autres composantes en ce moment. « La France insoumise » n’est pas un parti parmi les autres. C’est un label commun pour une action commune. (…). Par exemple certains font des « appels » (par exemple « l’appel des cents ») qui portent un nom de référence que chacun cite chaque fois quels que soient son origine politique ou ses raisons d’être là quand il veut se référer à l’action. Il en va de même avec « La France insoumise ». Évidemment, ce label désigne l’action commune sur un objectif très ample : porter une candidature à l’élection présidentielle et avec elle un programme pour transformer le pays. »

 

Historiquement, les partis politiques ouvriers ont été d’abord des structures d’éducation et d’élaboration. Car avant « d’agir », il faut savoir dans quel but on agit. Les partis ouvriers se donnaient pour objectif la prise de conscience par les masses opprimées que leur condition n’était pas fatale, et d’élaborer des politiques alternatives et des objectifs. L’action n’apparaissait que comme un outil de prise de conscience d’abord, d’avancement de ces politiques ensuite, pour atteindre ces objectifs. La vision « mouvementiste » de Mélenchon renverse les termes : l’organisation n’a plus qu’un seul but, l’action. Les objectifs de l’action ? Ils viennent d’ailleurs, par génération spontanée – ou peut être par le génie d’un homme providentiel… ?  L’exemple de la « pétition » est de ce point de vue très révélateur, parce que dans la logique de la pétition il y a une hiérarchie entre celui qui la rédige et celui qui la signe. Celui qui la rédige exprime un projet, une revendication, un objectif. Celui qui la signe n’a qu’un choix binaire : signer ou pas. Il ne peut rien négocier, rien modifier. Mélenchon projette bien cette asymétrie dans sa vision de la « France Insoumise » : l’objectif du mouvement est de porter « une candidature » - en fait sa candidature – et « un programme » - en fait, son programme. Les « insoumis » ont, comme dans le cas de la pétition, le choix de signer ou pas signer. Mais il n’y a rien à discuter.

 

La logique « mouvementiste » de Mélenchon rejoint donc ce que j’avais appelé dans un ancien papier la « logique du supermarché » : le militant d’un « mouvement » n’est plus partie d’un processus de réflexion et de construction du projet qu’il va ensuite défendre, comme c’est le cas dans un parti politique. Il est au contraire comme le client du supermarché : il peut choisir entre dix marques de bouillon qui a chacun sa recette, mais n’a aucun pouvoir sur les recettes qui lui sont offertes. Tout au plus il peut espérer que les services marketing du fabriquant soient à son écoute et daignent peut-être – à condition que cela soit profitable pour le fournisseur – de fabriquer le bouillon dont il a envie.

 

Parler de « processus démocratique » dans un « mouvement » ainsi conçu a donc autant de sens que parler de « démocratie » parmi les signataires à qui on propose une pétition ou parmi les clients du supermarché. Celui qui aime l’un des bouillons qui lui sont proposés, le prend. Celui qui n’en aime aucun, tant pis pour lui. Celui qui a envie signe, celui qui n’a pas envie ne signe pas. Et Mélenchon assume cette logique :

 

« Et de cela je ne tire encore qu’une conclusion : rien des attributions d’un parti n’a de place dans un mouvement de cette sorte. Les volontaires y entrent et sortent librement. Chaque personne définit elle-même la forme et l’intensité de son engagement dans l’action et les modalités de celle-ci. Le mouvement n’a pas à être « démocratique » au sens basiste que souvent on donne à ce mot dans les organisations politiques où l’on doit alors affronter le climat de confrontation des courants et des textes qui les fondent avec les votes contradictoires, et pour finir des gagnants et des perdants. »

 

Mais si dans un parti il y a des « affrontements de textes », des « votes » c’est parce qu’il y a un processus d’élaboration dans lequel plusieurs conceptions s’affrontent pour aboutir à un compromis qui s’imposera à tous. Et, comme le montre le vote de la Conférence nationale du PCF, il n’est pas nécessaire qu’il y ait « des perdants et des gagnants ».

 

Dans son « mouvement », Mélenchon évacue ces conflits sous une forme différente, celle de la fausse unanimité : le seul « texte », c’est lui qui l’écrit. Et celui qui n’est pas content n’a qu’à refuser de « signer la pétition », autrement dit, à partir. Les volontaires ont la liberté de « entrer et sortir librement », de définir librement la forme, les modalités et l’intensité de leur engagement. La seule chose qu’ils ne sont pas libres de définir, ce sont les objectifs de celui-ci. Ces objectifs ont été définis par quelqu’un d’autre, par l’auteur de la « pétition », par le fabriquant du bouillon. Ils ne sont pas soumis à examen, à discussion, à amendement. S’ils ne les acceptent pas, les volontaires en question n’ont qu’à aller ailleurs chercher une meilleure offre.

 

La logique que Mélenchon décrit est celle du ralliement individuel plutôt que de la discussion et du compromis collectif obtenu par le débat et les concessions réciproques. Imaginons que sa vision  « mouvementiste » devait se généraliser : au lieu d’avoir des partis politiques pour élaborer des positions communes à leurs militants, on assisterait à une multiplication de « auteurs de pétition » comme lui, chacun proposant sa vision, son projet, sa candidature au chaland, qui choisirait alors le produit qui s’ajuste le mieux à ses envies. C’est le triomphe de la logique du supermarché politique, avec des candidats et des projets vendus comme des produits.

 

Heureusement qu’il reste encore quelques villages gaulois, où l’on continue à discuter, ou l’on se fout sur la gueule… mais où in fine on trouve des compromis acceptables…

 

Descartes

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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Publié le 7 Novembre 2016

En ces temps compliqués, de par la nature de la crise et des ses conséquences sur la façon de dépasser l'état, et de travailler les contradictions qui naissent inévitablement pour dépasser le capitalisme en crise systémique, relire Marx et notamment le deuxième chapitre du Manifeste  en ces temps d'élections m'a paru appropriée.

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 6 Novembre 2016

Depuis un certain temps, nous voyons apparaître le mot "éponyme", j'ai voulu en savoir plus sur ce mot que l'on employait guère avant qu'il devient mot à la mode et en particulier dans les médias qui l'utilisent pour n'importe quoi.

Je vous livre un texte d'un blog "parlons français" que j'ai trouvé.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Société

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Publié le 31 Octobre 2016

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Jaurès, les machines et le progrès technique , par Marion Fontaine*

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    Rédigé par aragon 43

    Publié dans #Histoire

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    Publié le 31 Octobre 2016

    LA PENSEEMELENCHON LE POPULISME ET LA LUTTE DE CLASSE

    Je viens de lire, dans l’Humanité de ce jour, un article qui m’éclaire un peu plus encore sur la démarche de cette « France insoumise » sous la houlette de Jean Luc Mélenchon.

    Cet écrit éclaire sa démarche et l’auteur de l’article souligne que Mélenchon rompt avec les pratiques de gauche à travers un débat avec la philosophe Chantal Mouffe qui travaille sur le populisme.

    Rompre mais pour quelle pratique nouvelle ? La question mérite éclaircissements et les prescriptions apportées par le candidat Mélenchon sont évocatrices.

    Au cœur de cette discussion, on peut discerner qu’elle est l’importance que Jean Luc Mélenchon  et Chantal Mouffe accordent au combat de classe qui se mène actuellement entre le capital et le travail : les deux protagonistes ne l’apprécient que secondairement pour ne pas dire presque rien.

    Mais est-ce  étonnant ?

    C’est donc  sur le fond qu’il faut discuter de l’orientation qu’a choisi Mélenchon et qui dépasse les enjeux de la présidentielle et qui me faisait dire, dans un papier précédent, que la candidat Mélenchon ne vise pas la présidence de la République mais d’asseoir à travers cette élection  un mouvement plébiscitaire comme d’autres l’ont fait avant lui, avec des fortunes diverses, et dans des contextes différents, dont je me garderai bien de l’identifier avec la posture de Mélenchon, un rédempteur, dont le populisme apparait de plus en plus messianique.

    Que dit l’article intitulé « Démocratie » page 22 de l’humanité du 31 octobre 2016 ?

    Je reprendrai seulement deux passages qui me semblent significatifs : le premier concerne « fédérer le peuple », et je le cite quand il se propose de fédérer le peuple : « une énorme population urbaine interdépendante » ,  l’ère  de l’homo urbanus mis en réseau, une multitude », dont le moteur n’est plus  seulement la lutte de classe, mais une lutte contre « la prédation de la masse humaine » sur son «  écosystème » dont l’existence est désormais menacée.

    Sans développer, loin de moi de négliger la lutte à mener sur les conséquences écologiques de ce système qui domine la planète et dont il ne dit mot, mais d’en faire l’alfa et l’oméga, c’est négliger l’importance de la lutte de classe actuelle entre le capital et le travail, et ceci à l’échelon de la planète.

    Une telle piste escamotant l’exploitation capitaliste n’est qu’une voie de garage car elle n’attaque pas l’exploitation capitaliste dans ses fondements. Cela mériterait un article de fond des économistes marxistes et notamment à quel point ces multinationales veulent dominer la planète et rendre les états de plus en plus assujettis à la recherche du profit maximal avec des tribunaux acquis à leur cause contre les travailleurs dans le cadre d’un marché libre et non faussé.

    Le deuxième passage est aussi éclairant : au débat qu’il a avec la philosophe Chantal Mouffe  autour du populisme, Mélenchon prend ses distances avec ce mot, qui flétrit dit-il, préférant le mouvement et ajoutant « sans bords » que je souligne,  pour fédérer le peuple,  mais il ne récuse pas le mot populisme en reprenant certains bouleversements qui se sont produit en Amérique Latine et en fin de compte il ne nous donne aucune explication sur ce concept « fédérer le peuple » sinon qu’à travers sa personne, ce qui va à l’encontre du marxisme dont il n’est pas un adepte me semble-t’il.

    Et, au lieu de parler de bataille idéologique de classe, il parle d’idées, d’affects, de symboles allant jusqu’à l’incarnation du mouvement par une personne comme il le précise.

    La boucle est bouclée : Mélenchon est bien en ordre avec lui-même, on ne saurait lui reprocher cette honnêteté politique : le choix qu’il fait tourne autour d’un mouvement qu’il conduit et on est bien dans une sorte de pouvoir personnel que j’ai dénoncé précédemment.

    Nous sommes loin alors de l’idée d’une sixième république reposant sur le peuple et d’en finir avec une constitution qui prive  le peuple d’être décideur. Mélenchon s’engage, dit-il, dans un au-delà de la gauche et précise «  je veux rassembler les gens de gauche, mais pas seulement. Plus loin il ajoute,  « je ne pouvais pas dire je veux rassembler la gauche », car je ne veux pas me rassembler avec le PS. »

    Au fond, derrière cette incantation antisocialiste, lui qui vient du berceau Mitterrandien et qui ne le renie pas, il est bien sur une posture populiste qui repose sur un sauveur suprême.

    Bernard LAMIRAND

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    Rédigé par aragon 43

    Publié dans #COMMUNISME

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    Publié le 29 Octobre 2016

    PCF ET LES PRESIDENTIELLES 

    Je suis particulièrement inquiet de voir mon parti engourdi dans une grande expectative politique.

    Certes, nous avons réalisé une consultation citoyenne et des décisions seront prises je l’espère le 5 Novembre, mais il me semble que nous « tournons en rond », selon une vieille expression, quand on ne sait plus à quel saint se vouer.

    L’absence quasi permanente sur la scène politique du PCF, le barrage médiatique organisé par l’idéologie dominante pour taire les idées communistes, montre bien que les forces les plus réactionnaires savent où peut venir le danger  et qu’il faut extraire de l’imaginaire populaire le marxisme encore enraciné dans la société.

    Le besoin d’un parti communiste visible et offensif est donc crucial : la crise du système capitaliste, l’autoritarisme qui le sous-tend, le racisme et la xénophobie qui  lui permet de trouver des boucs émissaires, les  guerres et les violences dont il est la cause et qu’il attise, l’appauvrissement des salariés et retraités, une droite extrémisée, un patronat toujours plus assoiffé de profit, un parti socialiste pire que celui que nous avons connu dans les guerres coloniales, obligent à être nous-mêmes et à ne pas se laisser aller à l’aventure.

    Dans des telles circonstances, le parti communiste est un bien précieux et il peut l’être davantage encore pour susciter une candidature de large union face à l’insignifiance que nous affligent actuellement ces quelques égos à gauche qui barrent le chemin de la perspective.

    J’entends des voix dirent que les dés sont pipés pour un tel schéma, qu’il vaudrait mieux se borner, par une sorte d’inertie, à la candidature de Mélenchon  et que l’on pourrait se servir de son bulletin de vote à cet effet. Je ne comprends pas ce déguisement.

    D’autres pensent qu’il est le seul porteur d’une démarche permettant de gagner les élections présidentielles et législatives de 2017, que l’élection présidentielle est défavorable par essence au PCF par le coté culte de la personnalité que cela suscite.

    Par l’absurde, avec notre influence actuelle, il vaudrait mieux alors ne plus se présenter à rien et nous réfugier sur notre Aventin ? Ce serait l’impuissance caractérisée.

    Mélenchon serait donc la seule perspective crédible  à gauche ! Voyons-voir !  Actuellement, il  se situe à près de 15 % de l’électorat qui irait voter selon divers sondages. Un chiffre modeste pour une telle éventualité.

    Rappelons qu’en 2012, portée par les communistes, sa candidature a oscillé entre 10 et 15 % pour finalement retomber vers 11 % lors du vote, ce qui n’était pas si mal que cela, mais avec un PCF qui l’a littéralement porté de bout en bout.

    Nous ne sommes plus en 2012 où s’exerçait à gauche le rejet de Sarkozy et un vote par défaut pour Hollande. La France est dans une situation de crise manifeste tant sur le plan économique, sociale, morale: elle est en voie d’extrémisme. Le Front national est aux portes du pouvoir, la droite classique se « lepenise », le parti socialiste et ses dirigeants accompagnent la crise, la devance, avec Hollande et Valls décidés à rompre avec une gauche de progrès pour installer un parti  libéral - démocrate à l’américaine.

    Nous avons besoin d’être présent dans ces moments là ou tout peut arriver et le pire est à notre porte :  le parti communiste dans son histoire n’a jamais baissé pavillon.

    Une candidature qui créé l’union est toujours possible mais c’est un postulat que  le candidat Mélenchon a empêché de par ses ambitions électorales personnelles.

    Pourtant des camarades pensent qu’il est le recours, malgré tout, pour rassembler autour de sa personne et gagner les élections présidentielles. C’est une opinion mais résistera t’elle à l’épreuve des faits ?

    La question que nous nous devons de porter n’est-elle pas celle-ci : peut-il, comme il le proclame, gagner les présidentielles avec la « France insoumise » ; une organisation qu’il a créé à son image et auquelle il faudrait se rallier sans condition.

    Je ne le pense pas et je ne suis pas le seul.

    D’ailleurs lui-même le pense t’il vraiment ? N’a-t-il pas d’autres buts en tête ?

    Son programme électoral est à prendre ou à laisser dit-il à l’adresse des communistes. Singulière façon d’imposer les choses à ceux et à celles qui seraient prêts à travailler avec lui.

    Ce programme n’est que celui de Mélenchon et de ses amis-es et dedans, il y a des propositions que les communistes ne peuvent accepter sinon que de se renier.

    Le programme n’est pas discutable dit-il ! Alors comment rassembler avec un homme qui a le verbe aussi autoritaire.

    Singulière façon de promouvoir la démocratie !

    Cette façon d’agir comble les adversaires d’une gauche nouvelle capable de réunir toutes les forces de progrès.  Les socialistes libéraux  savourent  cette désunion, eux, dont la peur de voir se rassembler des hommes et des femmes de progrès les obsède.

    Donc,  faut-il  y aller quand même ? Ce serait un exercice de haute voltige, nous serions pour ainsi dire sur un fil dont les amarres seraient tellement abîmées qu’elles menaceraient de se rompre avant d’arriver au bout du chemin.

    Et sauver les meubles n’a jamais été la caractéristique des communistes. Le courage politique, de tout temps a été notre marque de fabrique.

    La candidature de Mélenchon dans ces conditions comme pouvant être notre candidat ne peut que nous amener qu’à Canossa.

    Derrière ce qui est visé, c’est notre effacement.

    Regardez comment déjà, les médias nous ont déjà éliminé de la parole politique pour ces élections.

    Je ne l’accepte pas.

    Un candidat communiste s’impose donc quitte à le retirer si une possibilité existe encore de rassembler la vraie gauche.

    Bernard LAMIRAND

     

     

     

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    Rédigé par aragon 43

    Publié dans #Présidentielles 2017

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    Publié le 27 Octobre 2016

    Conférence Nationale du 5 novembre POUR UN CHOIX CLAIR

    contribution collective Face à la menace qui pèse sur notre pays, face au risque de voir s’imposer les programmes ultraréactionnaires de la droite et de l’extrême droite, et disparaître durablement les forces de progrès, les communistes ont décidé en juin dernier de construire un large rassemblement « de toutes celles et ceux qui ne veulent pas se résigner aux renoncements de ceux qui gouvernent, qui ne veulent pas de la droite et de l’extrême droite, qui espèrent contribuer à une société plus égalitaire, plus juste et fraternelle, qui veulent faire émerger une alternative à l’austérité libérale ». Où en sommes-nous ? L’évolution du débat politique confirme l’urgence de ce choix. Et pourtant, nous ne parvenons pas à construire ce rassemblement populaire et à faire émerger une candidature qui puisse lui donner une traduction politique lors de la prochaine élection présidentielle.
    Comment sortir de l’impasse ? Menons en grand le débat sur les propositions, en rencontrant toutes les forces de progrès disponibles pour construire un projet d’avenir pour la France, sur la base des résultats de la consultation citoyenne. Mais comment faire avancer un programme sans un candidat ou une candidate, qui soit son porte-parole auprès des citoyens, et que ceux-ci puissent appuyer, sauf à leur donner à penser qu'il s'agit d'une cartouche à blanc ? Notre conférence nationale doit prendre une décision sur la candidature aux présidentielles.
    Dans le cas contraire, on irait vers une Conférence nationale invitée à décider d'attendre jusqu'à fin janvier, date de la primaire du PS, pour seulement continuer, voire amplifier avec une pétition, notre posture de rassemblement. Cette démarche, sans candidat, n'est-elle pas dangereuse ? Ne nous enferme-t-elle pas dans le piège du ralliement, à l'un ou à l'autre, et de l'effacement ?
    Jusqu'en janvier, en effet, les candidats déclarés vont développer leur campagne électorale, alors que le parti communiste, si louables soient les intentions et propositions qu'il cherchera à porter, risque fort de rester inaudible sur ses idées, sans levier pour peser dans le rapport de force politique médiatique, et de contribuer à installer comme un fait accompli l'absence du PCF de la campagne présidentielle.
    La conférence nationale doit réaffirmer notre stratégie de rassemblement. Mais elle doit aussi aller de l’avant et faire un choix : pensons-nous, comme le défendent quelques camarades, que le ralliement à Jean-Luc Mélenchon et à sa conception étriquée du rassemblement est maintenant la seule solution possible ? Ou bien choisissons-nous de proposer une candidature issue de nos rangs pour porter nos propositions, poursuivre jusqu 'au bout nos efforts de rassemblement, retirant le cas échéant notre candidat pour une candidature commune? Les communistes doivent pouvoir, sans tarder, se prononcer et choisir l’une de ces deux options.
    Il n’y a pas de solution idéale. Mais la candidature de Jean-Luc Mélenchon n’est plus, aujourd’hui, une candidature de rassemblement. Le « populisme de gauche » n’apporte pas de solutions réelles à la crise. Un ralliement par défaut à cette candidature risque de démobiliser durablement les militants, avec des conséquences importantes sur nos campagnes, sur nos résultats aux législatives et sur nos capacités à mener les batailles dont notre peuple aura besoin dans les années à venir.
    Une candidature issue de nos rangs, engagée dans la campagne pour porter nos propositions et poursuivre en grand nos efforts de rassemblement, peut au contraire faire bouger la situation à gauche. En donnant une visibilité nouvelle à nos propositions et à notre démarche, en permettant la mise en mouvement des militants, elle peut changer la donne du débat politique dans le pays et donner une nouvelle chance à la construction d’un rassemblement politique. Elle serait aussi un
    atout pour entrer le plus tôt possible dans la campagne des législatives, avec des candidatures à parité qui donnent à voir le visage du PCF d’aujourd’hui, pour gagner le plus grand nombre possible d’élu-e-s utiles au peuple.
    Signataires au 26 octobre 2016      (contact : choixclair@gmail.com)
    Jean-Claude Achard (Puy-de-Dôme), Bernard Adrian (Meuse), Florinda Albéro (Paris), Joël Allain (BasRhin), Thierry Alory (Savoie), Albert Ancona (Pyrénées Orientales), Henri Arcoutel (Hte Garonne), Serge Arla (Pyrénées Atlantiques), Pierre Assante (Bouches du Rhône), Robert Auzeby (Hérault), Claude Averty (Maine et Loire), Paul Azavant (Paris), Daniel Bachelet (Saône et Loire), Rodolphe Balensi (Hts de Seine), Jasmin Baleste (Hérault), Paule Ballut (Hts de Seine), Paul Barbazange (Hérault), Jean-Marc BarèsCrescence (Hte Garonne), Corinne Barre (Val de Marne), Thierry Barre (Val-de-Marne), Philippe Barrière (Hautes-Pyrénées), Jean-Pierre Basset (Drôme), Boris Battais (Maine et Loire), Stéphane Bauer (Val d'Oise), Pascal Bavancove (Pas de Calais), Hervé Bayle (Var), Patrice Beaupin (Yonne), Michel Becco (Var), Auguste Bechler (Haut Rhin), Daniel Beck, Colette Becquet (Nord), Evelyne Bédrines (Paris), Serge Bédrines (Paris), Amar Bellal (Paris), Dominique Ben (Nord), Maryline Bénard (Hérault), Bernard Benat, Michel Berdagué (Paris), Monique Bernard (Hts de Seine), Jean-Marie Bernardi (Var), Patrick Bertu (LoireAtlantique), Laurent Beuvain (Somme), Michel Bianco (Bouches-du-Rhône), Hélène Bidard (Paris), Claude Billard (Loiret), Thibaut Bize (Doubs), Sandra Blaise (Vosges), Jean-Jacques Blanc (Hauts-de-Seine), Dany Blasco (Lot-et-Garonne), Frédéric Boccara (Hts-de-Seine), Paul Boccara (Val-de-Marne), Alain Bolla (Var), Béatrice Bonneau  (Paris), Gilles Bontemps (Loire-Atlantique), Dominique Borelly (Hts de Seine), Serge Borgnard  (Ille-et-Vilaine), Serge Boucheny (Paris), Alain Bouchez (Lot et Garonne), Pierre Boudet (Ille et Vilaine), Claire Boulet (Nièvre), Alain Boussard (Doubs), Annette Boussinot (Lot-et-Garonne), Claude Bouy (Var), Patricia Brenon (Finistère), Angèle Brest (Bouches du Rhône), Antonin Brest (Bouches-du-Rhône), Erwan Briand  (Paris), Julien Brugerolles (Puy de Dôme),  Marc Bruyère (Loire), Michel Bulcourt (Gard), Gisèle Cailloux (Hts-de-Seine), Jean-Louis Cailloux (Hts de Seine),, Jean-Michel Carretero (Bouches-duRhone), Serge Castex (Hte Garonne), Franck Caugant (Val de Marne), Pierre Caumont (Htes Pyrénées), Pierre Caussé, Jean-Claude Cauvin (Alpes de Hte Provence), Michel Ceruti (Lot et Garonne), Jean Chambon (Rhône), Robert Chambonnet, Claude Chapet (Seine-Saint-Denis), Marc Chapuliot (Loir et Cher), Claudine Charfe  (Hts-de-Seine), Fanny Chartier (Hts de Seine), Ana Chavanat (Indre et Loire), JC Chazottes  (HteGaronne), Yannick Cheneau (Loire-Atlantique),Gérard Chenuet (Hts de Seine), Pablo Chirossel (Val de Marne), Maurice Cialdella (Haut-Rhin), Liberto Civit (Corrèze), Jocelyne Clarke (Paris), Emile Clet (Var), Mahama Compaoré (Calvados), Christian Cordelier (Paris), José Cordon (Paris), Hervé Corzani (Essonne), Nicolas Cossange (Hérault), Francis Coudoux (Yvelines), Martine Croquette (Hte Garonne), Georges Cukierman (Val de Marne), Henri Cukierman (Val d'Oise), Hicham Dad (Hts de Seine), Pierre Daspre  (Var), Michel Dauba (Lot), Roger De Andrade (Morbihan), Viviane Debarge (Drôme), Christian Debout (Nord), Raphaël Debû (Rhône), Gilles Delbos (Val de Marne), Yann Del Rio (Savoie), Michel Demolder (Ille-etVilaine), Philippe Denis (Loire-Atlantique), Alain Depoilly (Val de Marne), Roland Desloges (Val-deMarne), Sylvie Digny (Ardèche), Yves Dimicoli (Paris), Jean-François Dirringer (Seine-et-Marne), JeanClaude Disses (Pyrénées-Atlantiques), Yvan Donnat (Bouches-du-Rhône), Thierry Doulaud (Essonne), Jean Dréan (Finistère), Denis Durand (Paris), Jean-Marc Durand (Drôme), Jean-Louis Durand (Vienne), Maeva Durand, Daniel Ernoult (Sarthe), Gilles Ernoult (Maine et Loire), Michèle Ernoult (Sarthe), Claudine Escanes (Marne), Roland Farré (Hte-Savoie), Pierre Faucon (Hte Vienne), Béatrice Fillios (Val de Marne), Serge Flaconneche (Hte Vienne), Pierrette Forest (Bouches-du-Rhone), Gilles Figuères (Hts de Seine), Martine Fort (Corse du sud), Luc Foulquier (Bouches-du-Rhone), D. Fourmy  (Hte-Garonne), Jean Robert Franco (Paris), René Fredon (Var), Pascal Gabay (Paris), Jean-Michel Galano (Paris), Jean-Pierre Galaup (Essonne), Daniel Gallo (Seine et Marne), Jean-Michel Gama (Essonne), Benoit Garcia (Gironde), Alain Gaulon (Val de Marne), Alain Gautheron (Eure), Jean-Louis Giraudou (Val de Marne), Alain Glemet (Var), Michaël Goardou (Isère), C. Gourmelin (Moselle), Roger Grévoul (Gard), Odile Grosgeorge (Val-de-Marne), Gilles Grosgeorge (Val-de-Marne), Jean-Yves Guezenec (Côtes d'Armor), Mireille Guezenec (Côtes d'Armor), Jacques Guiard (Charente Maritime), Odile Guignon-Cauvin (Alpes de Hte Provence), Aurélien Guillot (Mayenne), Jean-Claude Guionie (Corrèze), Florian Gulli (Doubs), Stéphane Guyard (Calvados), Annie Guyomarch (Val de Marne), Pierre Guyomarch (Val de Marne), Thierry Guyon (Lot-et-Garonne), Jean Hager (Val de Marne), Jean-Pierre Hapiot (Nord), Yvan Hart (Seine-et-Marne), Georges Hassomeris (Rhône), Jack Havraneck (Seine-et-Marne), Thomas Heams (Paris), Alain Hénault (Hts-de-Seine), Jacky Henin (Somme), Philippe Himber (Var), ,Gabriel Holard-Sauvy (Val de Marne), Paul Huttl (Var), Navid Hussein-Zaïdi (Yvelines), Pierre Ivorra (Var), Louis Jan (Saône et Loire)), Alain Janvier (Seine-et-Marne),
    Maurice Jarre (Savoie), Jean-Marie Jegou (Var), Pascal Joly (Val-de-Marne), Elie Jousselin (Paris), Michel Julien (Corrèze), , Christian Jutel (Eure), Marie-Stéphanie Kaczmarek (Somme), Jean-Pierre Kahane (Essonne), Robert Kissous (Hérault), Victor Laby  (Paris), Pierre Lacaze (Hte-Garonne), Eliane Lacombe (Hts-de-Seine), Anne Lafaurie (Val-de-Marne), Eliane Laggiard (Bouches-du-Rhône), Marie José Lagunas (Hérault), Bernard Lamirand (Oise), Françoise Landois (Pyrénées Atlantiques), Jean-Marc Langlais, Ivan Lanta (Pyrénées-Atlantiques), Paule Lanta-Menahem (Pyrénées-Atlantiques), Claude Laridan (Rhône), JeanClaude Laveron (Aude), Guy Lazar (Doubs), Pascale Lebreton (Hts-de-Seine), Janine Lecler (Var), Armand Lecoq (Hérault), Monique Lecoq (Hérault), Jean Le Duff (Ille-et-Vilaine), Fabienne Lefebvre (Val-deMarne), Michèle Leflon (Ardennes), Sylviane Lejeune (Essonne), Jacky Lelarge (Val de Marne), Nicolas Lemoine (Hts de Seine), Gérard Le Puill (Hts-de-Seine), Didier Le Reste (Paris), Michel Lespagnol, Annie Levi-Cyferman (Meurthe et Moselle), Christophe Lime (Doubs), Yvette Lucas (Pyrénées Orientales), Mario Luchin (Côte d'Or), Jean Magniadas (Paris), Patrick Mainguene (Ille et Vilaine), Gisèle Malaval (Aube), Henri Malberg (Paris), Roger Maly (Nord), Mitra Mansouri-Guilani (Paris), Nasser Mansouri-Guilani (Paris), Bertrand Mantelet (Rhône), Marion Marchand (Val de Marne), Nicolas Marchand (Val-de-Marne), Monique Marconis (Hte Garonne), Bernadette Marmorat (Marne), Jean-Marie Martin (Val de Marne), Georges Mati (Paris), Gérard Mattera (Haute Marne), Nicolas Maury (Rhône), Christophe Mentuy (Lot-etGaronne), Thierry Méot (Paris), Jean-Claude Méry (Bouches du Rhône), André Meyer (Hts-de-Seine), Catherine Mills (Paris), Sandrine Minerva (Hérault), Jean-Jacques Mirande (Lot-et-Garonne), Gordana Mitrovic (Marne), Anne Moal (Seine St Denis), Jérôme Moinet (Paris), Arsène Montarou (Sarthe), Cécile Montava (Val de Marne), Raymond Monteil (Val-d’Oise), Alain Morin (Essonne), Geneviève Morin (Essonne), Jean-Pierre Morvan (Essonne), Marie-France Nardot (Lot et Garonne), Jacky Nicolas (Corrèze), Bernadette Niess (Territoire de Belfort), Joël Niess (Territoire de Belfort), Monique Nironi (Var), David Noël (Pas de Calais), Gérard Novak (Ille et Vilaine), Bruno Odent , Alain Pagano (Maine et Loire), Aline Parmentier (Ht Rhin), Jean-Louis Paron (Meurthe et Moselle), Nicole Pasquier (Val-de-Marne), Michel Pedussaud (Hte-Garonne), Santiago Pensabene (Val de Marne), Franck Périllat (Val-de-Marne), Roland Perrier (Essonne), Camille Pettex (Paris), Nora Pettex (Paris), Christian Picquet (Haute-Garonne), Christian Piganiol (Cantal), Christian Poirson (Meurthe-et-Moselle), Didier Polidor (Seine Maritime), Hervé Poly (Pas-de-Calais), Christiane Pontal, Eugène Ponticaccia (Hérault), Jean-Jacques Porcheron (Val-de-Marne), Jean Portejoie (Htes Pyrénées), Nadine Poulain (Gironde), Yannic Poulain (Gironde), Fabienne Pourre (Val de Marne), Jean-Claude Pradeau (Yvelines), Jean-Paul Primet (Val de Marne), Raphaelle Primet (Paris), Jean-Luc Prioul (Ille-et-Vilaine), Yves Quignon (Nord), Yvon Quiniou (Vendée), Yvon Quintin (Nord), JeanLouis Raach (Nièvre), Jean Rabaté, Piero Rainero (Finistère), Jean-Pierre Rambaud (Drôme), Frédéric Rauch (Lot et Garonne), Denis Recoquillon  (Val-de-Marne), Régis Régnault (Pyrénées Atlantiques), JeanLouis Remande (Orne), Michel Renouf (Var), Danielle Richard (Haute Savoie), Jean-Pierre Richard (Doubs),Claire Riou (Hts de Seine), Jocelyne Riou (Seine St Denis), Jacquy Rivoalan  (Ille-et-Vilaine), Catherine Robineau (Hts-de-Seine), Jean-Michel Roche (Drôme), Victor Rodrigues (Côte d'Or), Helène Romian (Seine-St Denis), Jean-Pierre Roume (Cantal), Marine Roussillon (Paris), Alain Saint Patrice (Rhône), Evelyne Saliba (Paris), Roger Saliba (Paris), Maurice Salles (Gers), Jean-Claude Salomon (LoireAtlantique), Pascal Sancere (Hérault), Jacqueline Sanson (Val de Marne), Daniel Sario (Hérault), Dominique Satgé (Hte-Garonne), Vincent Savalli (Gard), Francis Schmaus, Guy Schmaus (Hts-de-Seine), Frédéric Scibor (Pyrénées Atlantiques), Jean-Pierre Servant (Val de Marne), Martine Simon (Aisne), Jean Solbes (Hérault), Françoise Soury (Hts de Seine), Patrick Staat (Val de Marne), Michel Sturaro (Hts-de-Seine), Laurette Tartivel (Val de Marne), Jean-François Téaldi  (Alpes-Maritimes), Evelyne Ternant (Doubs), Jacques Thomas  (Val-de-Marne), Adrien Tiberti (Paris), Franca Tord (Hérault), Yvon Touil (Val-de-Marne), Alain Tournebise (Paris), Joë Triché (Aube), Rémi Troadec (Loire-Atlantique), Jean-Paul Vandenweghe (Nord), Gérard Venel (Bouches-du-Rhone), Robert Verbrugghe (Vienne), Jean-Didier Vermenot, Frédéric Vialle (Hte Vienne), Catherine Vieu-Charrier (Paris), Francis Virlouvet, Maurice Wannepain (Nord), Gautier Weinmann (Pas de Calais), Roland Weyl (Val de Marne), Albert Wilkowski (Côtes d'Armor), Jeannine Zaidner (Val de Marne), Marcel Zaidner  (Val-de-Marne), Ludovic Zanolin (Hts-de-Seine),

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    Rédigé par aragon 43

    Publié dans #PCF

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    Publié le 25 Octobre 2016

    Une intervention qui mérite attention sur le plan syndical. Philippe a mis le doigt sur le fait que des syndiqués CGT peuvent être pris dans la nasse FN. C'est montrer que nous ne sommes pas immunisés face à toutes les attaques racistes et xénophobes qui se développent dans le pays et plus largement dans le monde face à ce capitalisme qui sait utiliser la misère humaine et se donner y compris les pires idéologies pour empêcher les travailleurs de s'unir. Oui, à Chateaubriand, le dire là, dans ce lieu où des militants de la CGT ont été abattus par la bête immonde et par ses sous fifres du FN de l'époque était un appel à lutter contre les haines et la montée fasciste. A nous les militants de combattre ces thèses les plus vils dans les entreprises et l'intervention de Philippe mérite d'être lue et étudiée dans nos organisations syndicales.

    Bernard LAMIRAND

    Voici l'intervention in-extenso de Philippe Martinez

    Intervention Philippe Martinez 75e anniversaire massacre Châteaubriant
     
    Mesdames, Messieurs, chers amis, chers camarades,
     

    Nous sommes réunis aujourd’hui pour rendre hommage aux 27 camarades tombés sous les balles allemandes à Châteaubriant le 22 octobre 1941.  A travers eux, ce sont toutes les femmes et tous les hommes qui entrèrent en résistance, c’est-à-dire qui refusèrent de se plier au nouvel ordre hitlérien ou vichyste, que nous célébrons aujourd’hui.  Résister. A l’origine de ce mot, il y a l’idée de « se tenir en faisant face », ou encore celle de « tenir tête ». Nos camarades assassinés à Châteaubriant étaient de ceux qui « savent conjuguer le verbe résister à tous les temps », pour reprendre une formule chère à notre camarade Georges Séguy, résistant lui-même et disparu récemment. Avec courage, ces hommes et femmes d’engagement se sont dressés contre ceux qui voulaient anéantir leurs idéaux, leurs espérances. Il y a un an, ici même, je soulignais la dette qui était la nôtre vis-à-vis de ces militants exemplaires. C’est cette dette qui motive notre présence aujourd’hui et qui nous pousse à œuvrer pour que ne s’efface pas des mémoires qui étaient ces camarades et quel était le moteur de leur engagement.  Réaffirmons-le d’emblée : la CGT n’acceptera jamais que soit effacée ou tronquée cette histoire. J’en prends une nouvelle fois l’engagement ferme devant vous. Mais travailler contre l’oubli ne suffit pas. Il y a un autre impératif, qui nous oblige tout autant, certainement davantage encore. Cet impératif, Guy Môquet le formule en toute fin de la lettre qu’il adresse à ses parents juste avant d’être assassiné. Vous connaissez probablement cette dernière phrase : « Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27, qui allons mourir ! ».  Oui, soyons dignes d’eux ! C’est une obligation morale. Comment ? En poursuivant le combat qui a été le leur, celui qui a occasionné leur sacrifice.  Car, hélas ! - nous ne pouvons d’ailleurs que le déplorer - ce combat n’est pas mort. La « bête immonde » est bien vivante. Chaque jour un peu plus, elle gagne en force et menace. Ce monstre, rappelons-le, est né dans l’entre-deux-guerres. Il est le détestable fruit des souffrances durables nées du premier conflit mondial, de la crise économique des années 1930 et des nombreux scandales de la République de l’époque. Dans ce terreau fertile, les
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    forces réactionnaires et nationalistes prennent leur essor et s’appuient sur un antisémitisme, un anti-communisme et un anti-républicanisme virulents. Une extrême-droite conquérante bouscule alors le paysage politique des années 1930. Les succès de Mussolini en Italie et d’Hitler en Allemagne autorisent toutes les ambitions. Aux côtés de l’Action française et des anciennes ligues nationalistes et antisémites nées au moment de l’Affaire Dreyfus émergent d’authentiques partis fascistes comme le Faisceau de Georges Valois ou le Parti populaire français de Jacques Doriot. Je pourrai parler également des Croix de Feu du colonel de la Rocque qui battent régulièrement le pavé, et de bien d’autres encore. Ce mouvement connaîtra un aboutissement : Vichy et la révolution nationale. Vous savez quelles conséquences cela aura. C’est contre cette vague de fond que se sont battus nos 27 camarades assassinés à Châteaubriant. Tous avaient en mémoire, et en tiraient d’ailleurs très certainement fierté, l’union des forces de gauche rendu possible face à la menace fasciste lors de la brève expérience du front populaire. La CGT, fut dès le 12 février 1934 aux avant-postes du combat antifasciste. Réunifiée en mars 1936, elle prit une part active, malgré les atermoiements gouvernementaux, dans la défense de la République espagnole agressée par une coalition fasciste.  L’histoire n’a pas manqué de le démontrer. La haine de l’autre, « la France aux Français », a la fâcheuse tendance à réapparaître au moment des grandes crises. Ce fut le cas dans les années 1930, nous l’avons vu ; avant cela, ce fut aussi le cas avec le Boulangisme ou au moment de l’affaire Dreyfus ; après la Seconde Guerre mondiale, cette haine de l’autre s’exprima avec intensité pendant la décolonisation. On le voit bien, notre histoire est rythmée par ces périodes difficiles, souvent ponctuées d’évènements dramatiques, au cours desquelles « un nationalisme fermé », pour reprendre l’expression de l’historien Michel Winock, celui du repli sur soi, « présente ses successifs avatars comme un remède ». C’est la peur qui domine ces moments, l’affrontement identitaire, l’obsession de la décadence et du complot. La nation doit alors éliminer les intrus : juifs, immigrés, révolutionnaires, francs-maçons, etc. Il faut nettoyer la France de ce qui fait sa diversité, sa richesse. Nous vivons actuellement une crise majeure, qui a plusieurs facettes : économique, sociale, écologique, démocratique, etc. Cette crise profonde, le capitalisme en est le principal responsable. Pour masquer ses responsabilités, l’oligarchie capitaliste ne lésine pas sur les moyens.  Elle a ainsi mis en scène le fameux « choc des civilisations ». En effet, la guerre froide achevée, il fallait trouver un nouvel ennemi pour l’Occident. Ce nouvel ennemi, c’est le musulman.  Celui-ci trouvé, il convient de braquer sur lui tous les projecteurs.  La crise s’aggravant, une sorte de paranoïa collective nourrie par une obsession de l’étranger peut dorénavant s’installer. C’est ce que nous vivons aujourd’hui. Triste répétition de l’histoire. L’emballement actuel d’aujourd’hui est saisissant. Ainsi, nous serions face à des hordes de migrants envahissant les rues de nos villes et de nos villages. Ainsi, le port d’un maillot de bain, le fameux « burkini », menacerait le pacte républicain. A la télé, à la radio, dans la presse, ce discours est martelé jusqu’à la déraison.
     
    Le contexte est favorable pour que surgissent de nouveaux « monstres ».
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    En Europe, droite et extrême-droite se disputent le terrain de la xénophobie et de l’ordre moral. L’offensive politique est manifeste, si puissante qu’elle n’épargne même pas la gauche. En Hongrie, en Belgique, aux Pays-Bas, en Suède et dans bien d’autres pays européens, on observe la montée et la banalisation d’organisations populistes xénophobes et nationalistes. En France, le Front national est né de la crise des années 1970. Cette crise ne faisant que s’accroître, le FN a lui aussi étendu son influence. Ces dernières années, il a montré une étonnante capacité d’adaptation. Il faut reconnaître que ses principaux dirigeants peuvent multiplier les tours de passe-passe, sans ressentir trop de gêne. En l’absence de doctrine cohérente, ils sont capables de soutenir tout et son contraire.  Ce qui caractérise avant tout le FN, malgré la dédiabolisation entreprise et la volonté de le rendre « républiquement compatible », ce sont ses discours sur l’identité nationale et sur la préférence nationale. Le rejet de l’autre domine la pensée frontiste. Pourtant, l’entreprise de séduction est puissante. Le FN séduit, et de plus en plus largement, jusque dans nos rangs Il énonce des idées simples, souvent simplistes d’ailleurs, qui plaisent dans la période socialement difficile que nous traversons. Sur la question sociale, il n’hésite pas à puiser dans nos propres cahiers revendicatifs.  Le FN se définit lui-même comme « un parti national et social », ce qui n’est pas sans rappeler la définition que donnait Jacques Doriot au milieu des années 1930 de son parti, le Parti populaire français.  Un écho bien désagréable. Marine Le Pen veut le pouvoir, elle y croit fermement et, dans ce but, construit son chemin avec habilité.  Non ! - soulignons-le une nouvelle fois - la « bête immonde » n’est pas morte.  Aujourd’hui, comme hier, il faut combattre le nationalisme autoritaire et démagogique porté par l’extrême droite. La CGT a ce combat dans son ADN. Ses principes internationalistes et de solidarité entre les travailleurs ont été le moteur d’une lutte menée de longue date. Son expérience antifasciste, héritée des combats de l’entre-deux-guerres et des années noires, est réelle. Cette montée des extrêmes doit faire l’objet d’une analyse critique rigoureuse et être combattue sans relâche.  Non ! Il ne doit y avoir aucune place pour le racisme, la xénophobie et le chauvinisme dans nos sociétés. La CGT a relancé en 2014 une véritable campagne contre les idées nauséabondes de l’extrême droite et contre l’influence qu’exerce le Front national, notamment sur les salariés.  L’histoire montre que l’extrême droite a souvent pris en compte, à fin d’instrumentalisation, les difficultés sociales pour élargir son audience auprès des travailleurs. Cela entre dans sa stratégie de conquête.  Mais ces idées extrêmes ne sont pas portées par le seul front national et les attaques voire les insultes fusent également contre le syndicalisme et singulièrement contre la CGT rendue responsable de tous les maux. Ses militants sont réprimés, licenciés, traduits devant les tribunaux et menacés de prison. Le capital a toujours eu des ressources et des alliés pour fuir ses responsabilités et diviser le monde du travail.
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    On a beau dire que l’histoire ne se répète pas, notre combat doit donc s’accentué. Il est essentiel et fait de nous les dignes héritiers de nos 27 camarades assassinés, ici-même, il y a 75 ans. J’observe, dans l’assistance d’aujourd’hui, de nombreux jeunes ; de jeunes militants mais aussi des scolaires. Nous comptons bien entendu sur cette jeunesse pour mener ce combat. Elle est une principale des victimes de la crise. Mesdames, Messieurs, chers amis, chers camarades, Je tiens à remercier les animateurs de l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt pour leur persévérance et toute l’énergie qu’ils déploient pour organiser cet évènement et faire vivre la mémoire de ce qui s’est passé ici. Que le souvenir des 27 continue d’imprégner notre action militante, et qu’il nous aide à construire un monde futur plus juste, plus humain.
     
    Je vous remercie.

     

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    Rédigé par aragon 43

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    Publié le 20 Octobre 2016

    Il est encore temps de changer le cours des choses

    LA ROSEE DU MATIN COMMUNISTE

    Rêvons en  un matin clair et dégagé

    D’un ciel affranchi  après une nuit de  moiteur

    Et d’une  longue obscurité pleine d’aigreur

    Qu’apparait enfin dans la rosée de la félicité

     

    Que finissent ces moments répugnants

    Ou règne putréfaction et émoluments

    Ou larves  dessinent leurs crottes et traces

    Qui va pouvoir leur dire cela en face

     

    Le cours de l’eau  coule sous les ponts

    Et continue à voir naviguer les sombres barques

    Celles remplies de boue et d’infects limons

    Qui déposent indument coches et marques

     

    Les grenouilleurs coassent dans les étranges lucarnes

    Une bête immonde blondasse les incarne

    Un vieux têtard cafouilleux a perdu peau et Macaron

    Un  pélodyte maquignon déverse son égo à foison

     

    Quelques vielles grenouilles décharnées dans la mare

    Font chaque soir  assaut de coups de menton

    Mais la rosée du matin rend bave bien en retard

    Dans les chemins les oiseaux augurent autre orchestration

     

    Dans le jour qui se lève débarquent les abeilles

    Leurs  bourdonnements montent et sont sans pareil

    Dans  les pétales communistes elles butinent pour la révolution

    Et dans France de demain viendra  le miel de l’émancipation  

     

    Bernard LAMIRAND

     

     

     

     

     

     

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    Rédigé par aragon 43

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