Publié le 17 Octobre 2016

HOLLANDE SUR LES TERRES DE LA LORRAINE DEFIGUREE

Triste sire, ce Hollande, se rendant sur les lieux où il a fait fermer avec l’hindou Mittal la filière fonte acier de Florange mettant fin à la production liquide de l’acier dans cette région qui a tant donné à la France pour le développement économique et industriel.

C’était comme si le criminel, toujours recherché, revenait à la dérobée sur les lieux de son forfait.

Ce coup-ci, il n’y avait pas la plate-forme où il avait clamé son amours pour les sidérurgistes de Florange et fait maintes promesses.

Son copain, l’âne Martin, n’tait pas là non plus pour l’haranguer.

Un travail, une bonne reconversion, l’a depuis ce temps éloigné du haut-fourneaux dont il jurait qu’on y toucherait.

Hollande est venu, ce matin, rasant les murs, pour dire qu’il avait sauvé le site et les emplois.

Il ne laisse que les ruines du dernier haut fourneau lorrain.

Il aurait pu inviter son comparse Sarkozy, qui, lui, avait liquidé l’aciérie de Gandrange.

Le décor était tout autre que lors de sa venue avant son élection.

Hollande n’était plus juché sur une plate forme, il était comme un larron en foire avec l’élite patronale et quelques salariés chargée de faire la claque et surtout pour la photo et le « selfy ».

Dans le ciel de Florange, au moment où le cortège présidentiel passait, même les corbeaux se fuyaient cette pompe funèbre.

Le haut- fourneau n’est plus qu’aujourd’hui qu’un lieu où la vie a cessé d’être, il n’y coule plus rien et les herbes folles finiront par cacher les souvenirs de ce que fut ce lieu de vie et d’humanité.

Mais ne désespérons pas, comme l'oiseau de feu qui renaît de ses cendres, comme ce superbe poème égyptien que je dédie à tous ceux et celles qui luttent :

Le célèbre phœnix commença son ouvrage

Par le Phœnix terrestre, ornant d'un tel plumage
Ses membres revivans que l'annuel flambeau
De Cairan jusqu'en Fez ne void rien de plus beau.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Syndicalisme

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Publié le 17 Octobre 2016

Je mets en ligne sur mon blog cette contribution collective que j'ai signé. Bernard Lamirand

 

Conférence Nationale du 5 novembre

POUR UN CHOIX CLAIR

contribution collective

 

Face à la menace qui pèse sur notre pays, face au risque de voir s’imposer les programmes ultra-réactionnaires de la droite et de l’extrême droite, et disparaître durablement les forces de progrès, les communistes ont décidé en juin dernier de construire un large rassemblement « de toutes celles et ceux qui ne veulent pas se résigner aux renoncements de ceux qui gouvernent, qui ne veulent pas de la droite et de l’extrême droite, qui espèrent contribuer à une société plus égalitaire, plus juste et fraternelle, qui veulent faire émerger une alternative à l’austérité libérale ». Où en sommes-nous ? L’évolution du débat politique confirme l’urgence de ce choix. Et pourtant, nous ne parvenons pas à construire ce rassemblement populaire et à faire émerger une candidature qui puisse lui donner une traduction politique lors de la prochaine élection présidentielle.

 

Comment sortir de l’impasse ? Menons en grand le débat sur les propositions, en rencontrant toutes les forces de progrès disponibles pour construire un projet d’avenir pour la France, sur la base des résultats de la consultation citoyenne. Mais comment faire avancer un programme sans un candidat ou une candidate, qui soit son porte-parole auprès des citoyens, et que ceux-ci puissent appuyer, sauf à leur donner à penser qu'il s'agit d'une cartouche à blanc ? Notre conférence nationale doit prendre une décision sur la candidature aux présidentielles.

 

Dans le cas contraire, on irait vers une Conférence nationale invitée à décider d'attendre jusqu'à fin janvier, date de la primaire du PS, pour seulement continuer, voire amplifier avec une pétition, notre posture de rassemblement.

Cette démarche, sans candidat, n'est-elle pas dangereuse ? Ne nous enferme-t-elle pas dans le piège du ralliement, à l'un ou à l'autre, et de l'effacement ?

 

Jusqu'en janvier, en effet, les candidats déclarés vont développer leur campagne électorale, alors que le parti communiste, si louables soient les intentions et propositions qu'il cherchera à porter, risque fort de rester inaudible sur ses idées, sans levier pour peser dans le rapport de force politique médiatique, et de contribuer à installer comme un fait accompli l'absence du PCF de la campagne présidentielle.

 

La conférence nationale doit réaffirmer notre stratégie de rassemblement. Mais elle doit aussi aller de l’avant et faire un choix : pensons-nous, comme le défendent quelques camarades, que le ralliement à Jean-Luc Mélenchon et à sa conception étriquée du rassemblement est maintenant la seule solution possible ? Ou bien choisissons-nous de proposer une candidature issue de nos rangs pour porter nos propositions, poursuivre jusqu 'au bout nos efforts de rassemblement, retirant le cas échéant notre candidat pour une candidature commune? Les communistes doivent pouvoir, sans tarder, se prononcer et choisir l’une de ces deux options.

 

Il n’y a pas de solution idéale. Mais la candidature de Jean-Luc Mélenchon n’est plus, aujourd’hui, une candidature de rassemblement. Le « populisme de gauche » n’apporte pas de solutions réelles à la crise. Un ralliement par défaut à cette candidature risque de démobiliser durablement les militants, avec des conséquences importantes sur nos campagnes, sur nos résultats aux législatives et sur nos capacités à mener les batailles dont notre peuple aura besoin dans les années à venir.

 

Une candidature issue de nos rangs, engagée dans la campagne pour porter nos propositions et poursuivre en grand nos efforts de rassemblement, peut au contraire faire bouger la situation à gauche. En donnant une visibilité nouvelle à nos propositions et à notre démarche, en permettant la mise en mouvement des militants, elle peut changer la donne du débat politique dans le pays et donner une nouvelle chance à la construction d’un rassemblement politique. Elle serait aussi un atout pour entrer le plus tôt possible dans la campagne des législatives, avec des candidatures à parité qui donnent à voir le visage du PCF d’aujourd’hui, pour gagner le plus grand nombre possible d’élu-e-s utiles au peuple.

 

Premiers signataires :

 

Joël Allain (Bas-Rhin), Albert Ancona (Pyrénées Orientales), Serge Arla (Pyrénées Atlantiques), Pierre Assante (Bouches du Rhône), Daniel Bachelet (Saône et Loire), Paule Ballut (Hts de Seine), Paul Barbazange (Hérault), Jean-Marc Barès-Crescence (Hte Garonne), Thierry Barre (Val-de-Marne), Philippe Barrière (Hautes-Pyrénées), Jean-Pierre Basset (Drôme), Patrice Beaupin (Yonne), Colette Becquet (Nord), Serge Bédrines (Paris), Amar Bellal (Paris), Dominique Ben (Nord), Maryline Bénard (Hérault),Hélène Bidard (Paris), Claude Billard (Loiret), Thibaut Bize (Doubs), Jean-Jacques Blanc (Hauts-de-Seine),Frédéric Boccara (Hts-de-Seine), Paul Boccara (Val-de-Marne), Alain Bolla (Var), Béatrice Bonneau  (Paris), Gilles Bontemps (Loire-Atlantique), Serge Borgnard  (Ille-et-Vilaine), Alain Bouchez (Lot et Garonne), Alain Boussard (Doubs), Julien Brugerolles (Puy de Dôme), Erwan Briand  (Paris), Gisèle Cailloux (Hts-de-Seine), Jean-Louis Cailloux (Hts de Seine), Michel Cerutti (Lot et Garonne), Jean Chambon (Rhône), Claude Chapet (Seine-Saint-Denis), Claudine Charfe  (Hts-de-Seine), JC Chazottes  (Hte-Garonne), Yannick Cheneau (Loire-Atlantique), Mahama Compaoré (Calvados), Christian Cordelier (Paris), Nicolas Cossange (Hérault), Pierre Daspre  (Var), Christian Debout (Nord), Yann Del Rio (Savoie), Michel Demolder (Ille-et-Vilaine), Philippe Denis (Loire-Atlantique), Roland Desloges (Val-de-Marne), Yves Dimicoli (Paris), Jean-François Dirringer (Seine-et-Marne), Denis Durand (Paris), Jean-Marc Durand (Drôme), Jean-Louis Durand (Vienne), Roland Farré (Hte-Savoie), D. Fourmy  (Hte-Garonne), Jean Robert Franco (Paris), René Fredon (Var), Pascal Gabay (Paris), Jean-Michel Galano (Paris), Jean-Michel Gama (Essonne), Benoit Garcia (Gironde), Alain Gautheron (Eure), Alain Glemet (Var), C. Gourmelin (Moselle), Roger Grévoul (Gard), Odile Grosgeorge (Val-de-Marne), Gilles Grosgeorge (Val-de-Marne), Aurélien Guillot (Mayenne), Jean-Claude Guionie (Corrèze), Florian Gulli (Doubs), Stéphane Guyard (Calvados), Jean-Pierre Hapiot (Nord), Yvan Hart (Seine-et-Marne), Alain Hénault (Hts-de-Seine), Jacky Henin (Somme), Philippe Himber (Var), Paul Huttl (Var), Pierre Ivorra (Var), Alain Janvier (Seine-et-Marne), Jean-Marie Jegou (Var), Pascal Joly (Val-de-Marne), Robert Kissous (Hérault), Victor Laby  (Paris), Pierre Lacaze (Hte-Garonne), Eliane Lacombe (Hts-de-Seine), Anne Lafaurie (Val-de-Marne), Bernard Lamirand (Oise), Françoise Landois (Pyrénées Atlantiques), Claude Laridan (Rhône), Guy Lazar (Doubs), Pascale Lebreton (Hts-de-Seine), Jean Le Duff (Ille-et-Vilaine), Fabienne Lefebvre (Val-de-Marne), Michèle Leflon (Ardennes), Sylviane Lejeune (Essonne), Gérard Le Puill (Hts-de-Seine), Didier Le Reste (Paris), Christophe Lime (Doubs), Yvette Lucas (Pyrénées Orientales), Gisèle Malaval (Aube), Henri Malberg (Paris), Roger Maly (Nord), Mitra Mansouri-Guilani (Paris), Nasser Mansouri-Guilani (Paris), Nicolas Marchand (Val-de-Marne), Georges Mati (Paris), Thierry Méot (Paris), André Meyer (Hts-de-Seine), Catherine Mills (Paris), Jérôme Moinet (Paris), Arsène Montarou (Sarthe), Raymond Monteil (Val-d’Oise), Alain Morin (Essonne), Geneviève Morin (Essonne), Jean-Pierre Morvan (Essonne), Marie-France Nardot (Lot et Garonne), Monique Nironi (Var), Bruno Odent , Alain Pagano (Maine et Loire), Nicole Pasquier (Val-de-Marne), Michel Pedussaud (Hte-Garonne), Franck Périllat (Val-de-Marne), Roland Perrier (Essonne), Christian Picquet (Haute-Garonne), Hervé Poly (Pas-de-Calais), Jean-Jacques Porcheron (Val-de-Marne), Fabienne Pourre (Val de Marne), Jean-Claude Pradeau (Yvelines), Raphaelle Primet (Paris), Yves Quignon (Nord), Yvon Quiniou (Vendée), Yvon Quintin (Nord), Jean Rabaté, Frédéric Rauch (Lot et Garonne), Denis Recocquillon  (Val-de-Marne), Jean-Pierre Richard (Doubs), Jacquy Rivoalan  (Ille-et-Vilaine), Catherine Robineau (Hts-de-Seine), Marine Roussillon (Paris), Alain Saint Patrice (Rhône), Evelyne Saliba (Paris), Roger Saliba (Paris), Pascal Sancere (Hérault), Dominique Satgé (Hte-Garonne), Guy Schmaus (Hts-de-Seine), Jean Solbes (Hérault), Michel Sturaro (Hts-de-Seine), Jean-François Téaldi  (Alpes-Maritimes), Evelyne Ternant (Doubs), Jacques Thomas  (Val-de-Marne), Adrien Tiberti (Paris), Franca Tord (Hérault), Yvon Touil (Val-de-Marne), Rémi Troadec (Loire-Atlantique), Catherine Vieu-Charrier (Paris), Maurice Wannepain (Nord), Marcel Zaidner  (Val-de-Marne), Ludovic Zanolin (Hts-de-Seine),

 

contact : choixclair@gmail.com

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #Présidentielles 2017

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Publié le 14 Octobre 2016

HOLLANDE SE CONFESSE  A JEAN JAURES

Camarade Jean Jaurès, je veux me confesser et je demande ta bienveillance révolutionnaire.

Je suis prêt à expier toutes mes infidélités politiques.

J’admets :

Que j’ai promis de vaincre la finance mais finalement je me suis vautré pendant tout le quinquennat dedans.

Que j’ai eu de mauvaises fréquentations durant mon mandat de président de la République avec les patrons du CAC 40, notamment ceux qui ont tant de sous dans les paradis fiscaux.

Que J’ai trompé mes électeurs en me liant avec Angéla Merkel.

Que j’ai fait ma lune miel avec Angela le jour de ma prise de fonction et lui ai promis à Berlin de tromper mes électeurs et électrices.

Que je me suis donné à elle avec délectation, au fouet du libéralisme à Bruxelles, elle me familiarisait à la Deutsche-Bank dès que je faisais des écarts vers la gauche.

Que j’ai fréquenté les quartiers les plus méprisables du coté du Luxembourg, à Zurich :  j’ai fumé du dollar et me suis injecté de la collaboration de classe avec le patron Gattaz.

Que j’ai  fait frapper des braves gens qui manifestaient contre la loi travail avec ma ministre du chômage El-Khomry.

Que je me suis compromis avec un Berger, qui, avec ses moutons de panurge, me demandait de paitre dans les pâturages du MEDEF, ce que j’ai fait.

Que j’ai pris dans la caisse France de quoi graisser les pattes du patronat pour le cirque du CAC 40 qui ne m’a même pas remercié.

Que j’ai utilisé une arme antidémocratique et antisociale, le 49/3, pour réaliser la politique libérale de mon gouvernement.

Que j’ai, avec les Anglais, établi un mur à Calais fait de grillage et de barbelés pour empêcher des pauvres errants et leurs enfants de franchir le tunnel.

Que j’ai menti à ma gauche, j’ai fait croire que j’étais encore un socialiste alors que je bricolais avec le capital depuis bien longtemps.

Enfin, je regrette d’avoir embauché un suppôt du capital, le dénommé Valls, dont je savais qu’il n’a jamais été un militant de gauche mais une pièce rapportée du système capitaliste, avec quelques gesticulations, ressemblant à l’Espagne du temps du franquisme, quand il donne des coups de menton et des coups aux manifestants CGT avec ses CRS.

J’implore, Jean Jaurès, ton pardon et ta miséricorde !

Je suis prêt à réciter autant de fois qu’il me reste de jours à vivre : j’ai trompé la classe ouvrière, j’ai trompé la classe ouvrière etc. etc.….

Propos recueillis par un lanceur d’alerte….

 

 

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #HUMOUR

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Publié le 14 Octobre 2016

JUSTICE DE CLASSE : VOUS AVEZ DIT JUSTICE DE CLASSE

Comme d'habitude, je mets en ligne ce texte de mon ami et camarade Denis.

BILLET DUR DU PÈRE DENIS

374 ans après, Il n'est que temps de poursuivre LA FONTAINE pour avoir cherché « à jeter le discrédit sur des décisions juridictionnelles »
Le Syndicat de la Magistrature, le Gisti et la Ligue des droits de l'homme ont comparu le 12 Octobre 2016 devant le tribunal correctionnel de Paris pour ce délit.
L'affaire remontait à une décision de Mars 2015 tendant contester l'âge d'un jeune Malien considéré par celle-ci comme n'étant pas mineur compte tenu « notamment de son allure et de son attitude »
Les trois organisations avaient rédigé un communiqué de presse dénonçant un « raisonnement doublement fallacieux »
Il me revient en mémoire la fable de LA FONTAINE, les animaux malade de la peste publiée en 1678 et sa morale : « Selon que vous serez puissant ou misérable    Les jugements de Cour vous rendrons blanc ou noir »
J'ai aussi le souvenir d'une période où j'étais invité à des conférences à l'École Nationale de la Magistrature à Bordeaux et où je m'étais inquiétté de l'origine sociologique des auditeurs. Une étude de l'INSEE portant sur les années de 1975 à 1979 inclue et sur 1000 auditeurs montrait que la profession des pères était pour 70%des cadres supérieurs et moyens et des professions libérales et pour pour 12% d'ouvriers et d'employés. Ce n'est certes pas suffisant pour parler de justice de classe mais cela peut expliquer certaines incompréhentions .
Cette dernière période a été marquée par des déclarations violentes mettant en cause la crédibilité des syndicalistes et contre des travailleurs en lutte traités de voyoux, d'autres trainés en justice et licenciés pour faute lourde pour une chemise arrachée, mais je n'ai pas entendu que des poursuites aient été engagées contre le grand patronat ou des PME pour leurs déclarations !
C'est ainsi que le capitalisme est grand
Père Denis

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 13 Octobre 2016

LES SALAIRES ET LE BURKINI

Pierre Ivorra chronique dans "L'Humanité" du mercredi 12 octobre :

Les salaires et le Burkini
Si le taux de marge des entreprises, c’est-à-dire le profit obtenu rapporté à l’activité, est, selon l’Insee, en net redressement, notamment grâce au CICE, si le nombre d’assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune a augmenté de 20 % depuis 2012, illustrant ainsi l’enrichissement d’une petite minorité de la population, on ne peut pas dire autant pour les salaires. L’institut de la statistiqu...e et des études économiques a publié une série d’études éloquentes sur le sujet même si elles s’arrêtent à 2014.
Il apparaît ainsi que le salaire moyen en euros constants a baissé de 0,8 % en 2012, de 0,7 % en 2013, de 0,2 % en 2014 dans la fonction publique d’Etat ; de 0,5 % en 2012, de 0,1 % en 2013, avant de progresser d’un maigre 0,8 % en 2014 dans la fonction publique territoriale. Il s’agit d’une politique délibérée conduite par la droite et le gouvernement actuel. Le point d’indice des fonctionnaires a en effet été gelé par Nicolas Sarkozy à la mi-2010 permettant ainsi d’économiser 7 milliards d’euros sur leur dos depuis, les gouvernements de François Hollande se gardant bien de le « dégeler ». La récente décision, à forte odeur électorale, de relever ce point de 0,6 % en 2016 et d’autant en février 2017 ne compensera pas la perte subie.
Le secteur privé est à peine un peu mieux loti. Le salaire net moyen y diminue de 0,4 % en euros constants en 2012, de 0,3 % en 2013, avant de se redresser de 0,6 % en 2014. La France compte aujourd’hui un peu moins de 4 millions de smicards, soit près de 18 % des salariés. Pour l’Insee, le niveau de vie médian de la population française dans son ensemble « stagne depuis le début de la crise en 2008 ». Sacré bilan ! Cela d’autant que le nombre de chômeurs a lui augmenté de 1,2 million depuis l’élection de François Hollande.
On ne s’étonnera pas qu’en matière de salaire la France soit à la traîne comparée aux autres pays avancés de l’Union européenne. Selon les données d’Eurostat, l’organisme statistique européen, notre pays avec un salaire mensuel moyen de 2 604 euros par mois est derrière l’Allemagne (2 620 €), la Belgique (2 956 €), le Danemark (3 600 euros), le Luxembourg (3 913 €), la Finlande (3 094 €), la Suède (3 286 €), le Royaume Uni (2 795 €), la Norvège (4 403 €), la Suisse (5 103 €). Ouf !
On comprendra que le sujet est un peu plus important que celui du Burkini qui a pu être porté par quelques femmes cet été sur les plages françaises et qu’il mérite, avec l’emploi, la formation, l’éducation, la finance, l’environnement, la démocratie, l’Europe, … d’être l’un des sujets majeurs des prochaines échéances électorales.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #ECONOMIE

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Publié le 12 Octobre 2016

LA FRANCE ACCUEILLANTE  EXISTE

Je viens de découvrir l'intervention de Thomas Legrand sur France inter. Je la reproduis. Ce n'est pas tous les jours que l'on ait une version favorable aux migrants. Bernard Lamirand

Objet: La France accueillante existe !

Ce matin, vous revenez sur la répartition prévue des réfugiés de la jungle de Calais dans des centres d’accueil à travers la France.Thomas Legrand France Inter

Oui, parce que le prisme du débat public sur cette question est tristement déformant. Bien sûr, la presse nationale relaie toutes les manifestations (une vingtaine jusque-là), jamais massives, d’habitants, souvent accompagnés de leurs élus locaux pour refuser que s’installent sur leur commune des CAO ou des CADA. Les CAO sont des Centres d’Accueil et d’Orientation de migrants. De toutes petites unités qui regroupent, pour la plupart, moins de 20 migrants, c’est-à-dire 3 ou 4 familles. Il en existe déjà 164 en France, 3000 migrants y sont installés pour 4 mois. 5000 y sont déjà passés depuis novembre dernier. Les CADA hébergent, eux, des demandeurs d’asile. Des centres qui vont de 40 à 200 places dans des plus grandes villes. Depuis la prise de position très hostile de Laurent Wauquiez sur le sujet, beaucoup d’élus locaux, sur les terres desquels l’Etat a repéré des bâtiments, relaient ou organisent la contestation. Des militants d’extrême droite vont même (dans des cas plus isolés) jusqu’à dégrader les bâtiments sélectionnés. Il ne s’agit pas de bâtiments municipaux… Jusqu’ici les préfectures n’ont eu à procéder à aucune réquisition. Les communes n’ont rien à débourser, et ce sont des associations comme France Terre d’Asile qui gèrent les centres pour le compte de l’Etat.

Mais dites-vous, une fois installés, ces centres ne posent aucun problème…

Et c’est ça l’évènement inattendu, exceptionnel même compte tenu de l’ambiance désastreuse dans laquelle les tenants du déclinisme déprimés placent le débat public. Depuis novembre – n’en déplaise à ceux qui, à gauche, pensent que la France est avant tout raciste, ou ceux qui, à droite, estiment que nous sommes au bord de la guerre civile à cause des immigrés- aucun incident avec les migrants n’est à déplorer dans aucun centre… bien au contraire, rien que des manifestations de solidarité, de fraternité. Ce n’est pas une vision idyllique, c’est le rapport précis qui remonte des préfectures et de la presse locale qui est d’ailleurs pleine de ces histoires d’entraide, de cours d’alphabétisation, d’échanges de services, de retraités volontaires qui organisent des activités, de familles qui s’invitent. Une grande banderole « Allex village solidaire » orne le clocher d’Allex, ce petit bourg drômois. Ce n’est pas une exception. Plus de 1000 maires ont proposé, d’eux-mêmes, des locaux, de nombreux comités d’entreprise offrent leurs bâtiments de colonies de vacances par exemple pour quelques mois. Sur les 164 communes qui hébergent des CAO, 77 sont de gauche ou écologistes, 68 sont de droite et 19 sans étiquette, donc la solidarité est très bien répartie. Ce qui est remarquable, c’est la généralisation de l’accueil, plutôt que du refus. L’hostilité se manifeste toujours avant, jamais une fois les migrants installés, pour l’instant du moins. Les participants à la primaire de la droite, dont les thèmes de controverse envahissent le débat public, ont une lourde responsabilité dans l'image faussée de peur, de repli, que certains d’entre eux diffusent et qui, pour l’instant, ne correspond pas, pour surprenant que ce soit, à la réalité de ce terrain, qu’ils invoquent pourtant à longueur de meetings.

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #MIGRANTS

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Publié le 12 Octobre 2016

UN ARTICLE ANCIEN TRES DEMANDE : JE LE REPASSE

 

DIALOGUE ENTRE UN BOURGEOIS REPU ET UN CHOMEUR

 

Le chômeur passe devant une villa luxueuse située sur un superbe site au bord de l'océan.

 

Le bourgeois se détend dans son transat et regarde ce passant en déshérence.

 

-Le chômeur : Comment avez-vous fait pour avoir une telle demeure et avoir tant de sous?

 

-Le bourgeois : Je l'ai gagné en travaillant mon ami !

 

-Le chômeur : Moi aussi j'ai travaillé depuis l'âge de quatorze ans, mais depuis la crise, je suis en chômage et j'ai été mis dehors de mon logement par mon propriétaire.

 

-Le bourgeois : C'est le sort, le destin, tout le monde ne peut être logé à la même enseigne. Je suis désolé pour vous.

 

-Le chômeur : Si j'ai bien compris, c'est le hasard qui m'a mis au chômage et vous ce sont vos astuces pour gagner de l'argent qui vous a permis de faire fortune !

 

-Le bourgeois : J'avais avant de faire fortune un travail enrichissant, je mettais à la porte des salariés en surnombre, j'étais bien payé pour cela ; peut-être que je suis celui qui a signé votre lettre de licenciement ? J'ai placé l'oseille gagnée dans la spéculation financière et mes stock-options m'ont rapporté beaucoup, et pour tout vous dire, je me suis augmenté régulièrement à vos dépens en prenant sur votre part salariale.

.

-Le chômeur: Si j'ai bien compris, votre demeure luxueuse a été payée grâce à mon licenciement ?

 

-Le bourgeois : Bien sûr, mais que croyez-vous, la vie est ainsi faite, il faut des riches et des pauvres, c'est inscrit dans les tables de la loi. C'est donc équitable, chacun est à sa place.

 

-Le chômeur: Mais pourquoi en serait-il toujours ainsi. Vous vous vautrez dans votre transat, alors que moi, qui suis très fatigué des conditions de travail et d'une vie de SDF maintenant. Je n'ai même pas le droit de pouvoir m'asseoir dans un lieu reposant comme le vôtre, qui, tout compte fait, m'appartient puisqu'il est le résultat de votre brigandage. Je trouve cela injuste car vous n'avez créé aucune richesse et moi, usé par le travail, je dois vivre dehors près de chez vous en vous regardant profiter de la vie.

 

-Le bourgeois : Mais pourquoi devrais-je partager avec vous. Je vous le répète, c'est le destin, c'est la chance, chacun peut y parvenir s'il a du courage. Si vous êtes errant, c'est parce que vous le voulez bien et le patronat a raison de faire en sorte que les prestations sociales diminuent car cela vous encourage à ne rien faire.

 

-Le chômeur : du courage ! J’en ai !  Mais vous, vous en avez profité en me volant la part que je méritais par mon travail salarié, et puis, ensuite, pour faire davantage de profit vous m'avez éliminé du travail ; comment voulez-vous que mon courage serve à quelque chose si vous vous emparé des richesses créées et que nous n'en avons plus que les miettes ?

Vous me devez réparation !

 

Le bourgeois s'énerve alors : « Ici, mon ami, c'est une propriété privée, c'est un bien qui m'appartient, voilà tout, et je vous défends de songer à me le reprendre ».

 

-Le chômeur: Je n'ai pas l'intention de vous demander de partir, mais simplement de m'abriter dans votre luxueuse demeure ainsi que mes amis et camarades que vous avez licencié et volé.

 

Sur ce, le propriétaire ferma à double tour son immense grille en fer forgé, mis ses molosses dans la cour, installa des caméras de surveillance, fit passer les vigiles toutes les heures pour vérifier si des intrus ne rôdaient pas autour de sa propriété.

 

Au fait, dans cette société capitaliste, n'est ce pas ce qui se passe en ce moment où le système se cadenasse pour conserver et faire grandir son magot et créer des lois répressives pour empêcher le peuple de reprendre ce qui lui a été pris.

 

Bernard Lamirand

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 10 Octobre 2016

LA CONSULTATION COMMUNISTE FAISONS EN CONNAITRE LES RESULTATS

PCF : MEDIAS ABSENTS SANS MOTIF RESULTATS DE LA CONSULTATION QUE DEMANDE LE PEUPLE

Quelle belle initiative qu’a réalisé le Parti communiste français en organisant et en publiant ce samedi 8 Octobre les résultats de sa consultation citoyenne sous le titre évocateur « Que demande le peuple ».

J’ai participé à la rencontre qu’a organisé le PCF à ce sujet dans mon département de l’Oise et je vous adresse les éléments recueillis que vous trouverez sur mon blog http://www.oise-bernardlamirand.fr/2016/10/la-grande-consultation-citoyenne-du-pcf.html.

J’ai remarqué, me semble t’il, qu’aucun grand média n’assistait à cette présentation. Ceux-ci étaient plus occupés à courir après les déblatérations des batteurs d’estrade de la droite, du FN, du parti socialiste et de tout candidat déjà déclaré dans la course à l’échalote.

Ce que demande le peuple n’a rien à voir avec ce piteux débat actuel où s’amoncellent chaque jour farces et attrapes des « narcisses » de la politique.

Eux seuls ont le droit de paraitre pour la bonne cause de cette cinquième république décadente faite pour annihiler l’expression du peuple.

Ce matin, l’essentiel de l’actualité dans les médias reposait non pas sur la consultation des communistes (complètement ignorée) mais sur l’élection d’un président aux Etats-Unis avec comme base le coté « crapoteux » de Trump, mis en selle par la « médiocratie » américaine.

A les entendre, cette élection serait le summum de la démocratie auquel chaque citoyen du monde devrait se référer et donc de s’en tenir à l’élite formée dans les grandes écoles capitalistes.

Chaque jour, les envoyés spéciaux, nous décortiquent ainsi les élections américaines, trop c’est trop comme dit un proverbe, et nous voyions bien comment tout est fait pour rendre impossible tout projet alternatifs au système capitaliste et ne parler que de la faconde de ces personnages chargés d’endormir les peuples pour appliquer les mesures nécessaires à la survie du système.

C’est ce qui se passe aussi pour les élections en France et l’on voit tour à tour les candidats du bocal patronal se mettre à plat ventre pour paraitre en s’appuyant sur leurs propres nuisances pour apparaitre comme les sauveurs suprêmes.

Dans ces conditions, évidemment, le PCF est ignoré et le peuple est prié de se plier à la ritournelle du quinquennat, élections primaires en sus où défilent les prétendants.

La place des travailleurs est donc superbement ignoré sauf pour considérer qu’ils doivent se serrer la ceinture comme le disent en cœur les candidats de la droite et la fée carabosse du FN en oubliant pas les défroqués socialistes.

Et pourtant, hier, les expressions recueillies, les réponses de citoyens aux questionnaires remis ne faisait aucun doute : le peuple en a marre de ce marigot politique et veut que l’on discute des salaires, de la réduction du temps de travail, de l’éducation des enfants, d’un vrai travail, d’un logement, d’égalité femmes hommes, d’une Europe des travailleurs et non du capital et des multinationales et je on pourrait allonger la liste des besoins affirmées par ceux et celles qui souffrent de ce système et qui rejettent l’idée que les immigrés en serait les responsables comme l’attestent les réponses des interrogés.

Ils affirment que la république doit être changée et que celle de 1958 n’est faite que pour bafouer leur vote et imposer des politiciens à la solde du libéralisme.

Voilà pourquoi le monde du travail est mis de coté car il ne saurait y avoir aucune parole venant contredire et le 49/3 disent-ils, arme d’un dictat constitutionnel à enlever.

De même, pourquoi est mis en avant un Front National dont on sait qu’il n’a aucunement l’intention de servir la cause du travail mais plutôt de rendre la vie au travail plus dure et plus venimeuse à travers le racisme, la xénophobie, la délation, le rejet de l’autre, du voisin, et rendre impossible le vivre ensemble et le faire ensemble à l’entreprise comme dans la cité.

Le dernier exemple nous vient de cette expropriation du secours populaire à Hayange par un maire FN puant de haine envers les pauvres et les communistes.

Alors il reste aux communistes à relever le défi et prendre comme on dit le bâton de pèlerin pour organiser la discussion avec les citoyens dans tous les lieux de rencontre possibles ou à domicile car la présence communiste peut apporter clarification et projets pour l’avenir.

Les résultats de la consultation sont à mettre en débat pour établir ce projet communiste dont Pierre Laurent a précisé les grandes lignes.

Comme je l’ai dit précédemment, d’ici les élections, bien des choses peuvent se produire et surtout si nous y mettons le carburant de la lutte et les projections des « baveux médiatiques» seront démenties et les querelles des égos dépassées par les événements que nous saurons créer en vivant ensemble et en luttant ensemble.

Il n’y a donc pas le feu de prendre position pour une candidature communiste et apparaitre dans la course au titre. Notre présence sera utile au moment voulu et en fonction de la situation politique, si notamment une candidature de rassemblement ne peut se dégager tenant compte de notre projet émanation de notre consultation.

Pierre Laurent a raison de soulever le danger d’une alliance de la droite (que je qualifie de pétainiste), pour détruire ce que les travailleurs ont mis plus d’un siècle pour construire des droits sociaux dans ce pays.

L’essentiel, pour l’instant, c’est une campagne communiste sur son projet et une implication de tous les communistes et je pense que ceux et celles qui ont rempli le questionnaire attendent un parti communiste à l’offensive pour parler de leur vie et de leurs revendications.

C’est surement le meilleur moyen de sortir du concours de beauté actuel, des harangueurs et des tapageurs, des pétainistes et des fachos, qui peuplent les médias actuellement.

Que renaissent rapidement « les nuits débout », que le mouvement social poursuit son combat contre la loi El-Khomry, pour barrer la route à ceux et celles qui ne cherchent que le pouvoir et le quant à soi et surtout en rester à accompagner dans sa crise systémique le capitalisme.

Que les vraies questions soient donc posées dans la période qui vient et que le monde du travail choisisse son camp, celui du progrès social.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #pcf

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Publié le 8 Octobre 2016

Chacun et chacune, là où il est peut aider au vote CGT dans les petites entreprises, les commerces, l'artisanat et les professions libérales.

Un petit mot, une discussion, une rencontre avec les amis-es dans nos familles etc... c'est un acte syndical. C'est aussi l'occasion de débattre avec eux de leurs droits au moment où ceux-ci vont être percutés par la loi El-Khomry dont il s'agit de l'abroger.

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

Publié dans #CGT

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Publié le 8 Octobre 2016

Rédigé par aragon 43

Publié dans #PCF CONGRES

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