TITAN LE FAINEANT

Publié le 21 Février 2013

cheminots-syndiquez-vous-z.jpgTITAN  LE FAINEANT ET LES SUPPOTS DU CAPITAL DE FRANCE INTER

Il fallait les voir se déchainer, ce matin, contre les ouvriers de Goodyear Amiens, les chroniqueurs patentés de France-Inter relayant l’idéologie dominante du coût du travail des salariés français considéré comme trop onéreux.

A vrai dire, rien d’étonnant pour ces journalistes attitrés des Echos et du Figaro, ils ont droit à affirmer la mélasse capitalistique chaque jour sur les antennes publiques alors que l’Humanité en est exclue  de présenter une alternative progressiste.

Certes, ils admettent que le patron de Titan n’y est pas aller avec le dos de la cuillère en traitant les ouvriers de fainéants, buvant du rouge, mais sur le fond ils admettent le discours tordu de ce patron de combat.

Pour eux les ouvriers de Goodyear coûtent trop cher et le tort du « syndicat fou CGT » disent-ils,  est d’avoir refusé les propositions de ce patron depuis 5 ans et d’avoir tout fait pour ne pas aller à un plan social.

Heureusement, car s’ils avaient cédé, aujourd’hui, ils seraient payé à 1 euro de l’heure si on écoute les billevesées  de ce patron pour ceux qui auraient été maintenu à leur poste ou plus précisément l’usine aurait été fermée et les brevets et le fond de commerce transférés depuis longtemps  là où Titan peut davantage plumer la main d’œuvre.

« Syndicat fou » qui défend le produire français ou « capitalisme fou » qui nous entraine dans la spirale du profit à tout prix contre les besoins sociaux à satisfaire ?  

Le choix est vite fait, ce syndicat CGT n’ a pas eu la folie de se laisser adoucir par les plans sociaux destinés à les faire mourir à petit feu avant de transférer les productions ailleurs.

Rien donc dans l’intervention de ces chroniqueurs libéraux sur cette entreprise qui fait travailler les salariés pour une bouchée de pain .

C’est tout à peine s’ils ne vantent pas Titan d’obtenir des coûts main d’oeuvre à 1 euros comme le menace Taylor, le patron de Titan,  de trouver une usine en Chine ou en Inde qui fonctionne à ces prix là.

Nous avons là, avec ce nouvel exemple,  d’un capitalisme de plus en plus hideux , celui de la quête du profit maximum à obtenir en exploitant les travailleurs au maximum et en faisant sauter tous les verrous imposant des règles sociales.

C’est le dumping social à l’échelle de la planète qui se développe sous nos yeux et les énergumènes patronaux du genre de Taylor chez Titan et de Mittal à Arcelor se multiplient en ce moment pour exploiter de manière éhontée  les travailleurs et ce genre de patrons tend à se multiplier en ce moment avec, il faut le dire, les encouragements du gouvernement français.

Celui-ci n’en fera jamais assez et la lettre de ce patron pourri, le démontre. L’accord encouragé par Hollande visant à rendre précaire le travail et le salaire et signé par le Medef, les organisations syndicales CFDT-CFTC-CGC  est une porte ouverte à toutes les dérives antisociales des patrons qui, demain, réclameront toujours plus de baisses salariales et d’avoir des salariés contraints d’accepter les saloperies de ces patrons véreux qui se permettent même maintenant de traiter les salariés de fainéants et l’on se croirait revenu au temps des cavernes sociales où le patronat avait tous les droits sur les salariés.

Les luttes actuelles démontrent que le monde du travail commence à mesurer l’ampleur de l’attaque du capital en recherche de profit maximum à l’échelle de la planète et il importe que le mouvement syndical prenne cette dimension non seulement de l’attaque mais de fourbir ses armes de classe pour contrer cette mise en concurrence des salariés à cette échelle.

Dernière chose, Monsieur Taylor considère que les ouvriers français sont des fainéants parce qu’ils ne travaillent que 3 heures par jour et le reste ils discutent, ce qui est faux évidement. Alors il serait facile de retourner l’insulte sur tous ces patrons, comme lui, qui vivent sur le travail salarié.

Marx a expliqué que le taux de la plus-value,dépend du rapport entre la partie de la journée de travail, qui est nécessaire pour renouveler la valeur de la force de travail, et le surtravail ou temps employé en plus pour le capitaliste. Il dépend, par conséquent, de la proportion dans laquelle la journée de travail est prolongée au-delà du temps pendant lequel l'ouvrier, en travaillant, ne ferait que reproduire la valeur de sa force de travail, c'est-à-dire fournir l'équivalent de son salaire le reste étant le profit réalisé par le fainéant Titan.

A bon entendeur salut.

Bernard LAMIRAND

 

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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