Publié le 13 Octobre 2008

KARL MARX VIENT D’ETRE DESIGNE CE MATIN PAR L’ACADEMIE SUEDOISE POUR LE PRIX NOBEL DE L’ECONOMIE.

 

La célèbre institution, après avoir étudié les différents travaux des postulants pour l’année 2008, a considéré que tous les experts en économie se sont trompés lourdement sur les prévisions économiques.

 

Aucun n’avait pu révéler la moindre analyse des phénomènes financiers actuels.

Tous ceux qui s’étaient fait les chantres de l’économie libérale étaient disqualifiés d’office.

Le prix Nobel attribué naguère à Michael Friedman lui a été retiré pour grave erreur mettant en cause la planète entière.

 

N’ayant pu trouver d’autres candidats, l’académie suédoise s’est penchée sur le cas de Karl Marx dont on avait perdu les ouvrages du capital (trois tomes) ; ces ouvrages ont été retrouvé, ils étaient caché par la main invisible du capital.

 

L’académie, totalement accablé, a décidé à titre posthume de réparer son égarement en lui décernant le prix Nobel 2008 pour avoir été le seul à prévoir cette crise systémique du capitalisme.

Une grande cérémonie aura lieu pour lui remettre sa décoration et on annonce que tous les gueux de la planète se rendront au cimetière de Highate en Angleterre pour lui rendre hommage.

Bernard Lamirand

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 11 Octobre 2008

 L’ARNAQUE DES FONDS DE PENSION RETRAITES

 

Une chose est certaine, Denis Kessler, ancien vice président du MEDEF et grand ponte des assurances privées, aura du mal à nous expliquer avec ce qui se passe aux Etats-Unis, qu’il faut mettre un terme aux retraites par répartition, système hérité dit-il des marxistes à la libération et dont il demandait à Sarkozy sa disparition.

Pauvre Kessler, encore une fois l’histoire t’aura fait un beau pied de nez.

Cette crise financière et ses répercussions sur les retraites par capitalisation aux Etats-Unis et dans les pays anglo-saxons aura eu comme résultante d’apporter la preuve qu’avec des régimes par répartition le risque est quasiment nul.

Ambroise Croizat, Ministre communiste et créateur de la sécurité sociale et des régimes de retraites solidaires, a donc eu raison de ne pas céder et d'imposer en 1945 un système garanti avec cotisations de l’entreprise et des salariés et de mettre un terme à la capitalisation qui existait avant guerre.

Merci, encore une fois Ambroise, de ne pas avoir céder et d’avoir appliqué les dispositions du conseil national de la résistance.

La crise financière est entrain de toucher de plein fouet, dans le monde, tous ceux qui ont cru que leur retraite pouvait se jouer à la bourse en encaissant des dividendes et en oubliant que la bourse"c’était jouer sa retraite au casino".

Dans la presse américaine, le débat n’est plus seulement circonscrit à ces américains qui ont empruntés pour construire leur logement et qui ont dû quitter de gré ou de force leur logement, la controverse est maintenant vers la grande masse des travailleurs américains au sujet de l’avenir de leur retraite dans des fonds de pension où ils sont entrain de perdre gros.

Des articles de la presse américaine présentent comme une catastrophe ce qui est entrain de se produire pour les futurs retraités et les retraités : les fonds auxquels ils ont souscrit ont  perdu plus de 30% de leur valeur.

Cette presse spécialisée souligne que d’or et déjà certains de ces fonds, très connus, seront mis en faillite avant peu.

Des millions de retraités américains et anglais vont donc se retrouver « gros-jean comme devant» et sans le sou.

Ces fonds de pensions, depuis les années Reagan et Thatcher, se sont développés et répandus dans toute l’Europe et notamment dans les anciens pays socialistes.

Il serait salutaire d’en savoir un peu plus sur l’état de ces fonds et si le virus des actions véreuses ne les a pas atteint comme aux Etats-Unis.

Cette remarque vaut aussi pour la France où le fond de réserve, mis en place par Jospin, aurait perdu déjà plus de 20 % de sa valeur.

Vous remarquerez la discrétion à ce sujet autant à gauche qu’à droite.

Concernant les retraites complémentaires, il serait utile de vérifier où notre argent est placé. Il y a plus de 50 milliards d’euros en fonds de réserve à l’Arcoo ; une étude de 2006 faisait état d’un placement en obligations de 60% et en actions de 40 %.

Ce dernier chiffre est inquiétant, et pour l’instant, aucune indication n’est donnée sur la valeur des actions souscrites. Or, la bourse de Paris, le CAC 40, ont décroché autant sinon plus que les autres places boursières.

Quelle est la valeur actuelle de nos réserves AGIRC et ARCOO, voilà une question iconoclaste.

Une question à poser au Medef et aux syndicalistes réformistes qui gèrent ces caisses depuis le début  et ont organisé la baisse des prestations à travers des accords Arcoo et Agirc.

Les 50 milliards d’euros accumulés sont le fruit amer de ces reculades en niveau de retraites complémentaires pour les retraités qui perdent chaque année du pouvoir d’achat.

Oui, il y a des moments où il faut se rappeler des batailles menées par la classe ouvrière pour imposer des garanties.

La sécurité sociale, heureusement que nous l’avons en ce moment, malgré les coupes sombres et les attaques qu’elle subit ; nous devrions ériger en héros ces hommes et ces femmes qui ont imposés à la libération la plus belle conquête du monde du travail.

Ce bien précieux, défendons-le, face à ces requins de la finance.

Les travailleurs  américains, aujourd’hui, nous l’envie.

Alors le 16 octobre soyons nombreux dans toutes les grandes villes de France avec les retraités car ce gouvernement est toujours décidé à s’attaquer à nos retraites et à renflouer les actionnaires en diminuant le niveau des retraites et en retardant l’âge de la retraite.

 

Vive la répartition, à bas la capitalisation.

 

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 10 Octobre 2008

 

 

LES  12 CRITERES IMAGINAIRES POUR LE PRIX NOBEL DE LA PAIX  POUR CETTE ANNEE 2008

 

1° Etre anti-communiste et ne pas saquer les mouvements de libération

 

2° Avoir une vue sélective des otages (inadmissibles dans tous les cas).

 

3° Avoir ses entrées au Vatican

 

4°Préparer une future béatification ou entrer dans les ordres vaticanesques

 

5°Apprécier le Dalaï-lama et ses bonzes réactionnaires (peut-être une retraite dans une lamaserie pour être à l’abri)

 

6° Etre l’ami (e) du nain de jardin et de tous les redresseurs de torts bien rémunérés des médias

 

7° Faire partie de la bourgeoisie internationale

 

8° Préférer l’ordre autoritaire ou dictatorial comme moindre mal

 

9° Posséder un bon compte en banque et avoir mis son pognon de coté avant la crise

 

10° Avoir profité de la solidarité (indéfectible) pour faire ensuite le bras d’honneur à certains de ses soutiens ( les communistes)

 

11° Bénéficier du parrainage des pires réactionnaires de son pays qui eux exécutent et ne gardent pas

 

12° Remettre sa prime de la paix au journal le plus réactionnaire de France (lequel ?)

 

 Qui sera le récipiendaire ce jour :   Devinez et faite un commentaire ou rajoutez des critères

 

 

Bernard Lamirand

 

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 6 Octobre 2008

 

 

LE KRACHT ?

 

A 20 heures, l'indice Dow Jones était en chute d'environ 7 %, soit une baisse de plus de 700 points. A Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 9,04 %, sa plus forte chute depuis sa création.

Partout les valeurs reculent voire s’effondrent.

Le système est gangrené.

Les communistes l’ont dit depuis bien longtemps ; je me rappelle d’écrits de Boccara sur la financiarisation de l’économie : les conséquences de la crise financière sur l’économie réelle sont entrain de se vérifier.

C’est cela qui fait paniquer les bourses.

Que vaut alors la régulation prônée aussi bien par la droite que le parti socialiste ?.

Rien !

Sinon que d’alimenter encore et toujours la sphère financière comme un tonneau de danaïdes.

Ce qui se passe maintenant, c’est le château de cartes qui s’écroule ; les malandrins de l’économie capitalistes, comme des charognards, s’emparent des bons morceaux et dépouillent les cadavres de leurs confrères de toute leur argenterie.

Regardez cette bataille bancaire, c’est une bataille entre requins qui a commencé ;  et ils en ont rien faire des régulateurs, trop occupés à dépouiller leurs victimes ;  et d’après des experts, cette bataille n’est pas prête de s’arrêter, et certains d’ailleurs, y mettent de l’allant pour que les faillites se multiplient et qu’ainsi une sélection se fasse des meilleurs avec l’aide des états et du FMI.

Le cas de Fortis est exemplaire :BNP Paribas c’est un vautour du capital depuis longtemps et il a sévi particulièrement dans le passé avec le comité des forges.

On dit que l’histoire ne se répète pas mais ici elle bégaye.

Marx, en d’autres temps a pu décrire ce monde de la jungle capitaliste.

C’est une crise systémique, elle entraine de facto une récession économique avec le cortège de suppressions d’emplois qui vient de commencer à grande ampleur aux Etats-Unis et qui se propage ailleurs.

Il s’agit pour le capitalisme de s’en sortir et de recréer les conditions du profit dans une quête dramatique pour lui parce qu’il ne peut plus combattre efficacement la baisse tendancielle du taux de profit.

C’est cela qui doit être porté à l’attention des travailleurs, de se saisir de ce qu’engendre le capitalisme et les gâchis considérables qu’il est obligé de faire pour se maintenir comme système dominant.

Des choses simples peuvent être dites, comme par exemple ces centaines de milliards de dollars qui vont pour lubrifier les rouages capitalistes et ne sont d’aucune utilité pour répondre à la vie des gens ;  c’est de l’argent dilapidé alors qu’avec ces milliards mis dans l’économie réelle, dans le social, permettrait en ce moment à toute la planète de vivre mieux, de manger à sa faim, de se soigner du sida, de protéger la planète, de créer des logements pour tous etc.

Du communisme quoi !

Et puis ce soir, j’ai vu avec un grand plaisir, mes camarades de Sandouville recevoir comme il se devait « le bouffon de l’Elysée », le chevalier blanc de Toulon changeant et rechangeant de monture à chaque contrecoup de la bourse pour n’être plus qu’un pantin qui organise comme il peut la défense d’un système qu’il nous disait amoral encore hier.

Bateleur il l’est, et les prolétaires de Sandouville avec leur CGT, celle qu’on aime parce qu’elle a montré que Sarkozy ne pourra plus faire ses shows dans les usines avec des travailleurs qui lui font la claque et s’en tirait à bon compte.

Demain, soyons nombreux, dans les manifestations pour un travail décent et vendredi prochain à la grande manifestation des travailleurs de l’auto au salon.

Faisons en sorte que dans le monde se lève la riposte dans l’unité ; gagnons là.

Des luttes s’engagent, encourageons les, fomentons-en, et ce sera dix fois mieux que de dénigrer la CGT à la manière de ces généraux qui n’offraient que de belles envolées et ne brandissaient  que leurs sabres de bois face à l’adversaire.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 4 Octobre 2008

 

 

 

 

 

Branle-bas de combat cet après midi à l’Elysée pour la réunion du directoire capitaliste de l’Europe.

Sarkozy recevait.

Il s’agissait de sauver les meubles de l’Europe du marché libre et non faussé et cacher cette bien triste affaire : des amis financiers libéraux américains et européens avaient fait les cons ;  il fallait voir comment  et  par quels subterfuges on pouvait leur sauver la mise et faire payer la note à tous les prolétaires européens.

Il y avait la chancelière Angela Merkel, Silvio Berlusconi, Gordon Brown pour un mini-sommet surnommé « G4 » et le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et celui de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Tous ceux qui nous ont mis dans ce merdier.

Ce G4 a bien travaillé pour ce monde de requins (il est permis de penser que nos banquiers, après une petite remontrance, on leur réduira leurs parachutes dorés) pourront continuer à vaquer à leurs occupations favorites, la spéculation, puisque les contribuables mettront la main à la poche pour payer leurs frasques.

Sarkozy, toujours en délire avec l’argent public (voir son train de vie à l’Elysée), lui qui accusait les banquiers de sa vindicte, ne voulait plus voir qu’un capitalisme d’entrepreneur.

Comme si que le capitalisme est entrepreneur, il est avant tout profiteur.

Notre « sauveur » a ainsi tronqué le capitalisme moralisateur de sa harangue de Toulon pour celui d’entrepreneurial.

Le capitalisme peut donc dormir sur ses deux oreilles, les mousquetaires européens ne lui a donné qu’une pichenette ; « surtout ne recommencez plus ».

Et puis, nous avons comme clou de l’après midi, le prestigieux directeur du FMI venu porter son diagnostic et sa feuille de soin à l’Elysée ; « arrangez vous et coordonnez vous pour le marché » ; le GI US Strauss-Kahn, le socialiste pourvu, ne pouvait faire autrement que de lécher les bottes de ses maitres qui l’avaient désigné pour ce poste mirifique et bien payé.

Et après une petite larme pour les épargnants, le tour est joué : chaque état mettra de l’argent pour renflouer les banquiers libéraux.

Mais qui va alors payer la facture ?

Pas les actionnaires !

Et si les épargnants, les gros certainement, ont eu toutes les délicatesses du G4, il n’en sera pas de même pour les salariés et les retraités européens à qui on demande de la sueur et des larmes et de ranger au placard toute revendications.

Avec Sarkozy et les pékins du G4 une nouvelle formule a vu le jour : travaillez plus pour gagner moins pour renflouer les actionnaires et les banquiers

Le 7 octobre doit être une journée de lutte pour que partout dans le monde les travailleurs se dressent contre ce capitalisme destructeur.

 

Bernard LAMIRAND

 

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 4 Octobre 2008

 

 

 

 

HALTE-LA

 

Nos élites nous prennent-ils pour des demeurés ?

 

Et voilà qu’il se dit : « oyez -oyez braves gens, avec une telle situation économique, récessive, on ne peut plus envisager des augmentations de salaires » ; « tenez le pour dit et rentrez dans le rang » ; voilà le discours que l’on est entrain de nous distiller  en ce moment alors que les nantis ont cassé la baraque et pris le pognon pour le planquer dans les iles paradisiaques.

 

Nous voyons bien où ils veulent en venir : nous faire payer chèrement leur crise pour repartir d’un bon pied et se refaire du fric avec notre épargne.

 

Depuis le discours de Toulon, de qui vous savez, s’est  déclenchée une sorte de thérapie de choc pour nous enfoncer dans le crâne qu’il faut maintenant payer la note et faire amende honorable devant le capital en sacrifiant encore un peu plus de ce qu’il nous reste de garanties sociales.

 

Evidemment un message destiné qu'aux travailleurs.

 

Du tout va bien madame la marquise de « la Lagarde du capital » qui nous disait, il y a quelques jours encore que l’économie française n’avait rien à voir avec l’Américaine et que nos banques étaient en mesure de tenir le coup. Nous avons eu ensuite la mise en condition pour appeler à la responsabilité de chacun et à "du sang et des larmes"; pour emprunter le fameux discours de Churchill.

 

Ils sont quand même gonflés tous ces scélérats du capital et ceux qui nous ont vantés les mérites du libéralisme à travers la constitution européenne du marché libre et non faussé.

 

Ainsi, Fillon et ses comparses nous tiennent maintenant le discours de l’unité nationale face au danger qui nous guette : la crise économique, la récession et son enchaînement l’austérité.

Et ces Messieurs de la droite d’ergoter, toute cette journée, pour frapper les esprits dans une joute sémantique sur : est-on en récession ou notre situation est-elle récessive avec force de chiffres et d’indices du PIB.

 

Le tout pour faire admettre qu’il n’y aura pas de salut en dehors de se serrer la ceinture.

Et d’ajouter, pour bien frapper la conscience, que de telles pertes financières nous acculent inéluctablement à réduire notre train de vie, qu’on en a pour plusieurs années pour redresser la situation économique.

 

Et toujours ces messieurs, je parle de ces courtisans experts de la bourgeoisie, de nous signaler qu’avec une croissance zéro, il est inutile de penser que le pouvoir d’achat pourrait être maintenu  ces prochaines années.

 

Cette crise serait donc du pain béni pour appeler tous les salariés et retraités à l’union sacrée de l’actionnaire au salariat pour sortir le capitalisme de la M….

.

Bref, au lieu de s’en prendre au capital, nos gouvernants comptent évidemment nous faire payer leur crise qu’ils ont engendrés et de nous présenter la facture .

 

Quand je dis halte-là, c’est pour signifier qu’il nous faut tout de suite répondre à cette bataille idéologique et il ne saurait être question de mettre en sourdine nos revendications.

 

Comme nous ne sommes pas des demeurés, et que nous savons très bien que cette stratégie ne vise qu’à nous faire payer les dommages faits par tous ces actionnaires et banquiers crapuleux, nous avons toutes les raisons de nous mobiliser partout pour les salaires et les retraites.

Le 16 octobre tous les retraités, à l’appel des organisations syndicales et d’associations de retraités organisent des manifestations dans tout le pays, c’est une première réaction pour s’opposer à cette union sacrée de la rente et du salariat que l’on voudrait nous imposer.

Plus de cent cinquante mille retraités vont manifester ce jour là dans toute la France.

 

Je pense qu’ensuite, et après la journée internationale sur le travail décent du 7 octobre, que nos confédérations syndicales devraient se réunir et décider d’une grande action de masse pour dire non à cette politique d’austérité et exiger, pour relancer l’économie, une forte revalorisation des salaires et des retraites :  en 1968 nous leur avons imposé des hausses considérables des rémunérations.

 

L’unité nationale, c’est celle des travailleurs et d'un syndicalisme rassemblé face à ce capitalisme escroc.

 

Bernard LAMIRAND

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Rédigé par aragon 43

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Publié le 2 Octobre 2008

LE PARTI COMMUNISTE SOLIDAIRE DES RETRAITES  

 

 

Au moment où le gouvernement renfloue les banques d’affaires, la mobilisation des retraités met en lumière la dégradation, de leurs conditions de vie

 

Cet appauvrissement ne date pas d’aujourd’hui. Sa racine se trouve dans les multiples plans et « réformes »de la droite pour réduire le niveau des pensions aussi bien dans le secteur privé que public. A ce rythme, d’ici une trentaine d’années, les retraites du régime général représenteront moins de 50% du dernier salaire d’activité.

Tous les retraités du régime général de la sécurité sociale ont par exemple, perdu près de 20% de leur retraite depuis les décrets Balladur Veil de 1993 indexant la revalorisation des prestations retraites sur l’indice des prix et non plus sur l’évolution du salaire moyen.

 

Ce recul de civilisation touche déjà de manière dramatique les plus fragiles d’entre nous :    ceux qui n’ont pas de pension complète, victimes de la précarité du travail de ces dernières décennies.         

De plus, notre pouvoir d’achat subit les coups de boutoir des augmentations des dépenses incompressibles telles les loyers, le chauffage, l’alimentation et surtout le coût des soins médicaux –forfaits et déremboursements- qui deviennent inabordables au point qu’une enquête récente révèle un accroissement rapide du nombre des retraités qui renoncent à certains soins pourtant nécessaires.

 

Le président de la république, lors de sa campagne électorale avait promis monts et merveilles  pour les retraités; il a fait illusion. Pour sa première année de mandat, la perte en pouvoir d’achat des pensions s’aggrave de 2%

 Le ministre du travail et de la sécurité sociale vient d’annoncer une revalorisation de la pension de réversion destinée aux veuves et veufs également inférieure au coût de la vie pour ces personnes vivant souvent seules.

Le « minimum contributif » évolue selon les situations personnelles entre 584,48€ et 638,68€ par mois. Qui peut vivre avec cela ?

 

A toutes les demandes des salariés ou retraités, ce gouvernement n’a cessé de nous dire, que les caisses étaient vides alors que des centaines de milliards d’euros sont actuellement dilapidés et remis aux banquiers pour éponger les frasques spéculatives auxquelles ils se sont livrés.

Comme les communistes ne cessent de le répéter : L’argent existe donc !

 

 Il est le fruit du travail des salariés et ne doit pas servir à préserver les privilèges des riches, des gros actionnaires. Il doit être consacré à des dépenses utiles et en premier lieu à répondre aux besoins des retraités, parmi les plus touchés par la politique sarkosienne.

 Un rapport de la sécurité sociale vient d’indiquer qu’un point supplémentaire de revalorisation des pensions et retraites est égal à 1,25 milliards d’euros. Nous sommes donc très loin des sommes astronomiques accordées aux banques et aux rentiers. Cet argent sera plus utile à notre économie et à sa croissance qu’à renflouer leurs portes feuilles

 

Le PCF préconise deux mesures urgentes :

 -une revalorisation immédiate de toutes les retraites et pensions, le minimum contributif fixé au niveau du SMIC et toutes les pensions de réversions relevées à 75 %.

-L’abandon de la revalorisation des retraites en fonction des prix pour revenir à l’indexation sur les  salaires.

 

Reforme Fillon 2003 : Echec total !

 

 Analysant les effets de la réforme de 2003, la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse, bien qu’en termes « politiquement corrects » en dresse un bilan accablant. Il suffit pour s’en convaincre de citer quelques passages du N° 54 de sa revue « retraite et société »

 

L’impact sur l’emploi des seniors.

«La faible progression réelle du taux d’emploi des 55-64 ans amène à s’interroger sur les modalités d’évaluation des effets sur l’emploi des seniors et sur le degré de cohérence, de maturité et de pertinence des diverses mesures »

 

Minimum contributif

Après avoir noté les effets « limités et éphémères » de la réforme, on explique que « les répercutions de la réforme du minium contributif sont complexes et variables La revalorisation exceptionnelle de 6% du minimum contributif effective en 2006 n’a augmenté la pension moyenne des bénéficiaires du dispositif que de 3% »

 

 Réversion.

 « La réforme récente a quelque peu brouillé la vision du dispositif en faisant de la pension de réversion plutôt une prestation de veuvage »

 

Evolution des pensions

Curieusement la CNAV fait silence sur la dégradation du pouvoir d’achat des retraites depuis 2003, ce que tous les retraités ont pourtant constaté. Par contre elle confirme ce que les organisations syndicales et nous-mêmes disons depuis longtemps : « pour les assurés qui ont pris leur retraite entre 1994 et 2003, la réforme de 1993 (Balladur,ndlr) se traduit par une pension réduite d’environ 9% par rapport à une pension calculée sans prise en compte de la réforme »

Et la CNAV prévient benoîtement que cette question « pourrait devenir cruciale lors des prochains rendez vous, lorsque les effets combinés des réformes de 93 et 2003 joueront à plein »

 

 Comment s’étonner après cela que J. Chérèque se sente « enfumé» ?

 

   

 

 

 

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Rédigé par aragon 43

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