RETRAITES DROITS DES MERES DE FAMILLE: HOLD-UP SARKOZIEN ?

Publié le 14 Août 2009

LA DROITE VEUT SUBTILISER LES DROITS A LA RETRAITE DES MERES DE FAMILLE

 

Il y a une histoire concernant les femmes et leurs droits à la retraite.

L’ordonnance n° 45-2454 du 19 OCTOBRE 1945 avait tout de suite prévu, dés l’instauration de la Sécurité Sociale, un droit à bonification.

Ce droit représentait une bonification d'un dixième pour tout assuré de l'un ou l'autre sexe, ayant eu au moins trois enfants.

Ce droit a ensuite évolué pour être consacré aux mères de famille. Jusqu'à présent, les femmes salariées du privé se voient créditer de deux ans de cotisations retraite par enfant élevé.

Le gouvernement antisocial de Sarkozy veut mettre un terme à cet acquis des femmes lié à leur maternité.

Un acquis qui provient de ce que nos anciens ont obtenu en 1945 et que dénonce régulièrement le patronat français qui avait collaboré avec l’ennemi Nazi et était discrédité pour relever la France à cette époque.

Ce patronat n’a jamais digéré cette conquête sociale et la dernière saillie nous provient de Denis Kessler, gros assureur, ancien vice président du MEDEF, et qui demandait purement et simplement d’en finir avec la sécurité sociale de la libération faisant partie du compromis entre les communistes et les gaullistes.

En le remettant en cause, le gouvernement soutirerait aux futures retraitées plusieurs milliards d’euros.

Cela fait partie de cette stratégie de miner l’ensemble de la protection sociale au plus grand profit du patronat.

L’argument trouvé par Darcos  est de considérer qu’il n’est plus tenable de discriminer les femmes dans le cadre ultralibéral de la bataille menée par la Communauté Européenne pour une pseudo- égalité des droits entre hommes et femmes.

Un tel dessein plongerait les femmes, déjà très discriminées par des salaires dans le privé, inférieurs aux hommes de plus de 25 % : discrimination que l’on retrouve à la retraite avec des femmes retraitées au minimum contributif parce que leur carrière professionnelle précaire en salaire et en annuités de travail les amène à des droits minimaux.

Il y a donc des inégalités professionnelles que Darcos et l’Europe ne veulent  pas voir : celles des salaires, de la promotion professionnelle des femmes, des annuités de travail.

C’est cette inégalité que devrait s’accaparer Darcos avant de chercher des poux aux futures femmes retraitées sur leurs bonifications de mères de famille.

Ces années de bonifications sont pour ces femmes, souvent des ouvrières victimes de licenciements à répétition, un moyen d’arriver à le retraite avec le minimum d’abattement de droit à soixante ans.

Qu’en sera-t’il demain si ce droit disparaissait :  le chômage assurément pour des centaines voir plus du million de femmes liquidées des entreprises avant l’âge de la retraite..

Ce droit est un droit spécifique à la condition de femmes, à sa maternité, il doit être maintenu et je pense même, par rapport à ceux qui considèrent que ce droit créait une inégalité hommes femmes que des bonifications pour élever des enfants devraient être accordées en plus autant aux hommes qu’aux femmes pour élever leurs enfants.

Au lieu de retirer des droits je propose d’en rajouter.

Qui payera, tout simplement le relèvement des cotisations patronales.

Je préfère voir les richesses créées contribuer au renforcement de la protection sociale que de finir dans le tonneau des danaïdes des spéculateurs et de ceux qui dilapident des milliards dans cette crise financière.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Y
En vous lisant, je savais que la discussion pourrait se poursuivre et qu'elle serait intéressante, j'en suis très heureuse et au plaisir de vous lire plus avant,CordialementYL
Répondre
A
<br /> <br /> bONJOUR<br /> <br /> <br /> Vous trouverez une suite à notre correspondance par cette réponse que j'ai mise également sur mon blog. Merci pour l'attention que vous portez à mes articles et l'on peut, poursuivre, quand<br /> vous le souhaitez l'échange.<br /> <br /> <br /> Amicalement BL<br /> <br /> <br /> EGALITE HOMMES FEMMES<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Avec les menaces qui planent sur les droits consécutifs à la maternité des femmes d’avoir des bonifications concernant leurs retraites, il est utile de revenir sur la déclaration universelle<br /> des droits de l’homme et donc de la femme.<br /> <br /> <br /> Quand est-ce que cette déclaration sera appliquée par les états et en particulier par la France et l’Europe.<br /> <br /> <br /> Le sieur Sarkozy et son aide de camp Darcos, au lieu de sauter sur l’occasion que donne un jugement de tribunal français qui se réfère insidieusement aux règles minimalistes dites<br /> discriminantes concernant l’égalité hommes femmes de la communauté européenne, feraient mieux de mettre en œuvre cette déclaration universelle.<br /> <br /> <br /> Il est vrai qu’elle a été faite à un moment particulier (la libération des peuples opprimée par les fascistes) et que depuis, les dirigeants libéraux lui donnent une interprétation restrictive<br /> et tentent de gommer des avantages particuliers au grand bénéfice des patrons.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il est toujours bon de la remémorer : en voici quelques extraits.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Déclaration universelle des droits de l’homme Paris, le 10 décembre 1948<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Article 1<br /> <br /> <br /> Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de<br /> fraternité.<br /> <br /> <br /> Article 22 Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels<br /> indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque<br /> pays.<br /> <br /> <br /> Article 23<br /> <br /> <br /> 1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.<br /> <br /> <br /> 2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.<br /> <br /> <br /> 3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par<br /> tous autres moyens de protection sociale.<br /> <br /> <br /> 4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.<br /> <br /> <br /> Article 24<br /> <br /> <br /> Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.<br /> <br /> <br /> Article 25<br /> <br /> <br /> 1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins<br /> médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de<br /> perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.<br /> <br /> <br /> 2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciale. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection<br /> sociale.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’ai volontairement repris des extraits de la déclaration universelle des droits de l’homme et donc de la femme.<br /> <br /> <br /> Cette partie de la déclaration stipule bien ce que les Etats doivent remplir comme tâches : l’égalité entre les hommes et les femmes en matière de salaires et de protection sociale.<br /> <br /> <br /> Ce texte précise aussi les conditions de la maternité et de l’enfance et le droit à une aide spéciale, ce que le législateur a rempli après 1945 en donnant des droits nouveaux aux femmes<br /> concernant la maternité par des congés maternité, par des soins particuliers, par un suivi de la femme et de l’enfant et aussi avec un regard sur la vie au travail et par conséquence ses droits<br /> en matière de travail et de retraite.<br /> <br /> <br /> Les 2 ans par enfant ne sont donc pas une opération du Saint-Esprit.<br /> <br /> <br /> L’égalité ne veut pas dire noyer tout le monde dans des circulaires minimales comme le veut l’Europe mais tenir compte des conditions des individus (es) et en particulier des sexes.<br /> <br /> <br /> Va-t-on alors considérer, de la même façon,  que le droit des femmes à être suivies médicalement pendant la maternité est une clause discriminatoire entre les hommes et les femmes….<br /> Ridicule.<br /> <br /> <br /> Autre chose est la garde des enfants, le désir d’un parent homme ou femme de cesser son activité professionnelle pendant un certain temps pour élever son enfant et d’avoir droit, homme ou femme,<br /> au même  traitement en matière de protection sociale et de retraite.<br /> <br /> <br /> C’est pourquoi je propose que ce droit rajoute des trimestres de cotisations pendant la période de cessation du travail.<br /> <br /> <br /> Concernant la femme, « ces chevaliers noirs » de l’égalité, ferait bien de commencer par balayer devant leurs portes : ce sont des profiteurs des femmes au travail dans les pires<br /> conditions qui hurlent à l’égalité, à la discrimination,  et il ne leur viendrait pas à l’esprit que la première chose à faire c’est de respecter la déclaration universelle des droits de<br /> l’homme en commençant par ne pas discriminer la femme au travail.<br /> <br /> <br /> Messieurs les exploiteurs des femmes commencez par vous mettre en règle avec la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.<br /> <br /> <br /> Sarkozy, Darcos et tutti quanti Chiche.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bernard LAMIRAND<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
A
J'ai lu avec attention votre commentaire.Je vais m'en inspirer pour pousser plus loin la réflexion.Pas ce jour mais dans la semaine prochaine.Sincèrement  BL
Répondre
Y
Bonjour,Je tombe sur cet article qui m'interpelle un peu.Il faut rappeler que jusqu'à présent, seules les femmes assurées sociales bénéficiaient d'une majoration de leur durée d'assurance vieillesse d'un trimestre pour toute année durant laquelle elles ont élevé un enfant, dans la limite de 8 trimestres (c. séc. soc. art. L. 351-4), à condition d'avoir personnellement assumé la charge effective et permanente de l'enfant (c. séc. soc. art. L. 521-1).Pourquoi cette remise en cause soudaine? En réalité, le gouvernement actuel n'en a pas eu l'initiative. Désormais, les pères de famille peuvent aussi prétendre à cette majoration de durée d'assurance.C'est la Cour de cassation qui a considéré, en effet, que le bénéfice de cette majoration et la différence de traitement entre hommes et femmes qui en résulte est incompatible avec l'article 14 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. Dès lors, un homme qui a élevé ses enfants dans les mêmes circonstances doit pouvoir bénéficier de la majoration de durée d'assurance prévue par l'article L. 351-4 du code de la sécurité sociale.Aussitôt la CNAV, compte tenu du coût supplémentaire pour l'assurance vieillesse qu'engendre cette décision, a prévenu que les conditions d'ouverture du droit à majoration et le nombre de trimestres attribués devront être modifiées.Il s'agit peut-être d'un recul malheureux socialement parlant, mais on est loin du hold up décrit, vous ne croyez pas?
Répondre