FRONT DE GAUCHE ET COMMUNISTE
Publié le 5 Mai 2009
PAS DE MIC MAC POLITIQUE
Pendant que les travailleurs subissent de plein fouet les effets de la crise du système capitaliste, que croyez-vous que font certains politiciens de
gauche ?
Des postures…
Besancenot se prend pour le nouveau stratège des luttes et prépare ses prochaines élections présidentielles.
Aubry se cantonne dans la malfaisance sarkosienne mais adopte le programme social-libéral européen qui est une des causes principales de la crise.
Buffet… inconnue au bataillon… mais ce n’est pas sa faute, c’est celle des médias qui ne l’invitent pas et qui ont décidé de faire le black-out sur le PCF.
Les verts et le moustachu des causses Bové (ex-anti-libéral), entrainés dans l’engrenage de l’Europe du capital sous la direction de Cohn-Bendit, zélé défenseur de la constitution européenne de Giscard, chantent comme les coqs sur un tas de fumier leur reniement et leur acceptation de cette Europe des riches.
Laguiller est égale à elle-même… n’en parlons plus.
Mélanchon, qui, subrepticement, devient le porte parole unique du front de gauche et anticipe la suite à donner à ce front de gauche qu’il voit comme un futur die-linke : c’est sa prestation sur canal-plus dimanche dernier.
Et pendant ce temps, Bayrou peut prospérer et se donner une posture avec son livre où il attaque le drôle de l’Elysée et pour couronner le tout, la grippe mexicaine devient le sujet numéro un : nous voyons les cochons d’Egypte être poursuivis comme coupables sous l’œil des caméras.
Les millions de personnes qui crèvent du sida en Afrique, les enfants qui meurent de faim dans le monde, c’est de la rigolade par rapport à ces gens qui s’enrhument et s’angoissent devant le moindre toussaillon.
Plein de contre feux sont ainsi brandies par les perroquets de Sarkozy pour que cette campagne électorale européenne on en parle le moins possible et que l’on évite que le bon peuple fasse des rapprochements avec les saloperies sarkosienne de la crise.
Nicoléon va même jusqu’à mettre en selle le crétin Dieudonné à qui on accorde la priorité des médias.
Par contre, la crise et la responsabilité de tous ceux qui ont prôné le libéralisme depuis des années et qui nous faisaient la leçon concernant notre archaïsme de refuser l’Europe du marché libre et non faussé, sont ignorées.
Autre exemple, le déni de démocratie de cette droite qui a foulé au pied le vote non des français à cette Europe du capital.
Le panier de la ménagère qui devient de moins en moins rempli.
Les moyens de santé qui deviennent insuffisants pour les français.
Et puis, il est plus important de nous parler du mariage du roitelet comte de Paris qui s’est dépucelé à la cathédrale de Senlis avec uns assistance ou l’on voyait les belles toilettes de ces dames richissimes et de tous ces monarques venues faire bombance du coté de Chantilly avec la bénédiction de Woerth, qui, pour cette occasion, n’a pas envoyé de CRS pour mater les aristocrates.
Oui, un bric à brac, voilà ce que peut ressentir ceux qui luttent et ne voient pas une gauche créant de la perspective.
Alors il nous reste le vote pour le front de gauche avec des communistes qui veulent bâtir une perspective autre que la course à l’échalote présidentielle.
Cette campagne électorale menons-là sur le terrain des idées, sur l’échec du capitalisme, sur sa nocivité et sur nos propositions, bien entendues.
Soyons le relais politiques des luttes actuellement engagées et de cette unité syndicale qui met tant de monde dans nos rues.
Les communistes, avec leur identité, peuvent faire crever le mur du son d’une autre Europe en votant front de gauche et communiste.
Allons à la rencontre des gens, c’est notre seule moyen d’expression.
Pour la circonscription du Nord, nous avons une liste avec à se tête Jacky Hénin qui configure cette démarche.
Bernard LAMIRAND