PREMIER MAI SYMBOLE D'ESPOIR
Publié le 3 Mai 2009
UN PREMIER MAI SYMBOLE D’ESPOIR
Plus D’un million de personnes ont manifesté le premier mai 2009.
C’est extraordinaire.
Jamais, depuis la libération de la France en 1945, nous n’avions connu de premiers unitaires comme celui-là.
Toutes les organisations syndicales étaient présentes.
Quelques choses de précieux pour la suite à donner aux actions en cours contre la politique menée par la droite et le patronat à l’encontre des travailleurs et des retraités.
J’ai participé à la manifestation de Creil. Habituellement les premiers mai à Creil sont discrets, quelques centaines de manifestants tout au plus.
C’était réjouissant de voir plus de 1500 personnes venant des usines, de la fonction publique, des services publics, manifester dans les rues de Creil.
Les slogans sur les pancartes marquaient le ras le bol de cette politique en faveur des riches.
Les revendications pour l’emploi, les salaires, les retraites marquaient la volonté de tous de ne pas se laisser duper par les propos mensongers du gouvernement.
La volonté aussi de ne pas être les dindons de la farce capitaliste en crise.
Ce lundi, les organisations syndicales vont à nouveau se réunir pour préparer d’autres moments de luttes unitaires pour faire céder le barrage capitaliste à nos revendications.
J’ose espérer que l’unité continuera à présider la suite des événements et que toutes ces organisations syndicales resteront unies et en lutte comme les dix doigts de la main.
Qu’elles ne se laisseront pas déposséder de la conduite de la lutte par des agités qui viennent pour détourner la lutte pour leurs chapelles politiques.
A ce sujet j’apprécie avec beaucoup de respect l’attitude des communistes et du front de gauche soutenant mais ne prétendant pas diriger la lutte, notamment celles des travailleurs de Continental dans l’Oise.
Comme le disait récemment Bernard Thibaut pas besoin de simili-syndicat et je rajouterai pas de coucous dans le nid de la lutte.
Chacun à sa place.
Le syndicat pour la lutte des salariés.
Les politiques de gauche pour une alternative progressiste et là il y a du boulot à faire.
Pour terminer, en dehors du grand soir, qui n’a jamais existé, la droite et le patronat seront battus qu’à la condition que dans toutes les entreprises les salariés se bougent encore plus et déterminent leur action en toute connaissance de cause.
C’est l’espoir de ce grand premier mai 2009.
Bernard LAMIRAND
