JEUNESSE TROMPEE, NON RECONNUE, VOLEE ...
Publié le 26 Avril 2009
LES JEUNES SACRIFIES (ES) SOUS L'AUTEL DU PROFIT
Le drôle de l’Elysée se demande comment il va gérer au mieux de ses intérêts politiques les centaines de milliers de jeunes qui vont sortir de l’école d’ici les vacances pour trouver un travail.
Ils ne trouveront pas de travail.
Cela peut-être explosif.
Un mélange détonnant peut se produire avec la cohorte de centaines de milliers de jeunes précaires qui sont actuellement lourdés des entreprises à la cadence de 3000 licenciements par jour.
Sans jouer les « cassandre », plus d’un million d’emploi auront été passé à la guillotine de Sarkozy et consorts et dedans les jeunes en seront les principales victimes avant la fin de l’année.
Alors, le manipulateur, tout en rendant service à la dame patronnesse du Medef qui a besoin de chair fraiche, gratuite et obéissante, essaye d’enrôler les jeunes dans le trou noir des stages bidon.
Son dernier show, dans le Val d’Oise, avec plus d’un milliard et demi d’argent frais pour la formation fait partie des farces et attrapes. Ce fric ira directement dans l’escarcelle des patrons et en particulier des plus gros ; et les agences de l’emploi, revues et corrigées par le MEDEF, auront à les convoyer chez les habituels profiteurs de main d’œuvre gracieuse.
On peut mieux comprendre l’aubaine qu’a représenté la crise financière pour le capital en se débarrassant massivement des jeunes en CDD dés les premiers jours de la crise pour les troquer par des jeunes stagiaires, offerts par Sarkozy et ne coutant rien ou peu au patronat..
Ces apprentissages à l’entreprise, dont on nous rabat les oreilles depuis longtemps, nous connaissons : la plupart du temps ce sont des formations sans emploi à la clé à la fin du contrat ; ce n’est pas nouveau. L’apprentissage préconisé par le drôle pour des jeunes bourrés de connaissances serait à mourir de rire si derrière ne se cacherait pas la plus vaste filouterie : le travail gratuit ou presque des jeunes.
J’en connais qui sont très qualifiés et à qui on va redemander de faire de l’apprentissage : ils iront compléter leur formation dans les fast-foods ou remplacer les immigrés pour la cueillette des prunes et des fraises.
N’est-il pas scandaleux de voir des jeunes vivre que de stages et d’emplois précaires jusque la trentaine parfois.
Encore un moyen d’abaisser le prix de la force de travail.
Voir par exemple le ou la diplômé (e) en informatique, qui de stage en stage pendant des années a acquis une expérience, devoir encore faire de la formation est une blague. Ces jeunes devront trimer uniquement à la production pour soi-disant mettre le pied à l’étrier pour un salaire dérisoire et pour remplir le tiroir caisse des nantis.
Voilà la raison : permettre aux amis de Mme Parisot d’avoir une main d’œuvre jeune et gratuite, profitable, qui les délivre en même temps des cotisations sociales, des charges comme ils disent.
Pour d’autres, les jeunes des banlieues, ils devront continuer de se contenter d’aller laver les patates et les éplucher chez les restaurateurs avides d’une main d’œuvre à bon compte.
La vraie formation ne peut avoir lieu que si celle-ci est liée à un vrai contrat de travail et un salaire correspondant à la qualification correspondant à leur diplôme et l’expérience acquise.
Des millions de jeunes actuellement dans notre pays vivent très mal cette situation : le drôle de l’Elysée, l’insipide de Matignon, la dame patronnesse du Medef en sont les responsables.
Je souhaite que nous tous les adultes et les anciens, dont je suis, d’aider ces jeunes à ne croire qu’à la lutte pour avoir tout de suite un vrai emploi stable et bien rémunéré.
Le 1er mai, incitons la jeunesse à dire son ras-le-bol.
Bernard LAMIRAND