DES "CONTINENTAL" IL VA Y EN AVOIR DE PLUS EN PLUS

Publié le 23 Avril 2009

CONTINENTAL : LES DONNEURS DE LECONS

 

Ce matin, en lisant l’humanité, je découvre avec colère que le PDG de Dexia vient de s’offrir de sommes fabuleuses et que le PDG assureur Kessler, ancien vice président du MEDEF vient de toucher 2 millions et  81350 euros pour 2008.

Les « salopards en chapeau haut de forme » des conseils d’administration des grands groupes multinationaux peuvent dormir sur leurs deux oreilles, ils ont le secours assurés par les tenants du pouvoir de la république.

Eux n’iront certainement pas casser les carreaux des sous-préfectures et ne séquestreront pas quelques fondés de pouvoirs.

Depuis les vitres cassées à la Sous-préfecture de Compiègne et quelques ordinateurs endommagés, les cris d’orfraies assourdissent nos oreilles citoyennes.

On dirait un scénario bien préparé.

Ou tout au moins, on saute sur l’occasion pour bouffer « du salopard en casquette » : ces prolétaires qui ont le toupet de se révolter.

Et bien sûr, (sauf l’humanité) tous les moyens audio- visuels traitent de cette affaire comme un acte insupportable.

L’acte insupportable : c’est celui de mettre à la porte des salariés qui n’ont aucune responsabilité dans les frasques bancaires.

L’acte insupportable : c’est de voir ces milliards remis aux banquiers pour redresser les portes-feuilles des gros actionnaires.

L’acte insupportable : c’est plusieurs millions de français qui n’ont plus les moyens de vivre de leur emploi et de leurs salaires,  Monsieur Fillon.

Pourtant, en d’autres occasions, nous n’avons pas entendu des procureurs, comme Fillon, flétrir les déversements de purins dans les cours de sous préfecture par des agriculteurs de l’organisation agricole ami de la droite.

Bien sûr, le saccage d’une sous préfecture est un acte qu’on ne voudrait pas voir.

Mais n’est ce pas une colère qui doit s’exprimer quand vous êtes devant un mur ; j’ai connu cela, il y a trente ans avec les sidérurgistes de Denain qui n’avaient plus que ces actes là pour se faire entendre.

Mais n’est-ce-pas un cri d’appel au secours à cette république qu’ils ont tant au cœur et qui ne les reçoit pas avec les mêmes égards que les nantis des banques et de la finance.

Ces Sous-préfecture, ces lieux de la république sont-ils  encore des lieux d’écoute de tous ses citoyens ?

Il y a eu de la colère face à un sous-préfet qui n’a pas voulu les recevoir, la colère devant un chargé de mission de l’Elysée qui n’a pas eu le temps pour eux mais certainement le temps d’examiner les désidératas de Monsieur l’administrateur de bien de X.

Quand le fleuve de l’injustice est à ce point bloqué, il faut toujours que cette eau qui devient tumultueuse trouve un endroit  pour jaillir.

Oui, il va y avoir de plus en plus de grabuge si ce gouvernement ne s’occupe que des riches et des nantis, des banques et des conseils d’administration.

Les cris d’orfraies ne sont que des vociférations de ces profiteurs qui veulent faire taire toutes velléités « des salopards en casquettes » pour mieux les dépouiller.

Alors sur le plan politique, que de simagrées pour dire que c’est pas bien, que c’est illégal, mais que c’est compréhensible ;  et la palme revient à ce parti socialiste qui manque de courage pour affirmer son soutien à ces lutteurs qui ne font que défendre leur emploi, leur pain, leur famille, leur vie.

Alors le 1er mai soyons nombreux dans les cortèges syndicaux à manifester contre cette politique d’insécurité sociale.

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Bernard LAMIRAND

 

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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