PCF SOYONS NOUS MEMES
Publié le 18 Avril 2009
FRONT DE GAUCHE AVEC LE PCF QUELLE DYNAMIQUE ?
Nous sommes en campagne électorale à moins de 50 jours des élections européennes.
Je ne la sens pas cette campagne.
Evidemment la droite a toutes les raisons de minimiser cette élection et de faire en sorte qu’elle ne soit pas une sanction de sa politique.
La clarté manque.
La gauche est divisée mais elle l’était lors du référendum sur la constitution européenne ; et cela ne nous a pas empêché de mener en tant que communistes une campagne active et à faire bouger les choses au point que le non a triomphé largement.
Le fait d’être inséré dans une alliance front de gauche devrait nous permettre d’être offensif en tant que communistes pour faire en sorte que soit condamné largement par le peuple toute la politique mené par la droite et Sarkozy depuis le référendum.
Avant de parler projet européen à des gens qui souffrent de cette politique européenne libérale, il faut contester cette Europe du capital si on veut être compris.
C’est dit avec beaucoup trop de retenue.
Les sondages, à quelques semaines des élections, montrent que nous ne décollons pas malgré cette union sous un front de gauche avec Mélanchon et quelques NPA unitaires en déshérence.
5 % ce n’est pas à la hauteur de nos ambitions.
Besancenot recule en ce moment passant de 12 % à 7 %. Cela veut dire quelque chose : l’anticapitalisme de boutique n’est pas crédible.
Toujours à gauche, le parti socialiste réalise des scores minables : 22 %. Il est sanctionné lui aussi mais pour d’autres raisons : son implication dans toutes les politiques européennes libérales.
Les écologistes recueillent 10% avec Cohn Bendit et avec le faux jeton Bové ; il est évident que lorsque l’on ne voit pas clair à gauche, notamment dans les couches populaires, on a tendance à s’abstenir ou à voter pour des listes people genre Tapie il y a quelques années ou écolo aujourd’hui.
Cela montre bien que le vrai débat n’est pas engagé, et qu’il tarde, et que les communistes sont trop timorés en haut pour mener une vraie bataille contre les méfaits du capital que subissent concrètement dans chaque foyer les travailleurs.
Je ne mets pas en cause l’alliance « front de gauche » (c’est fait, c’est fait). Par contre je pense que nos dirigeants, barricadés dans une tactique positiviste sur l’Europe pour demain, se trompent de bataille.
Le peuple ne se déplacera qu’en fonction de déposer un bulletin dans l’urne contre ceux qui ont bafoué son vote non de la constitution et des méfaits du libéralisme avec la crise qu’ils subissent de plein fouet.
Les gens en ont marre de cette Europe qui leur défait leur emploi, leurs salaires, leur protection sociale.
C’est cela qu’il faut pointer en premier lieu avant de parler projet.
Je pense même que le projet n’est pas lisible dans cette mélasse actuelle.
Ces élections ont lieu en plein moment où nous pouvons démontrer, nous les communistes, les dégâts de ces politiques européennes et en particulier de ces partis qui les ont conduits à cette crise qui fait tant de mal et qui provoque tant de nouvelles injustices.
Nous avons élu une nouvelle direction pour cela, malheureusement sa discrétion est absolue, ses interventions manquent de chaleur humaine, de persuasion, de contenus politiques forts.
Je serai tenter de dire « Marchais revient » ; le brave camarade Georges aurait certainement eu un comportement plus offensif et nous aurions pu mener une bataille communiste pour ces élections européennes tout autre, une bataille aux accents populaires.
Mais on me dira parmi les experts: populiste !… : Foutaise…!
Ok, ne faisons pas parler les morts ; c’est simplement un parallélisme avec l’absence d’aujourd’hui
Bon, pas de nostalgie, il nous revient d’être des militants offensifs et déterminés et de prendre appui sur ce qui se passe pour que les français fassent de ce vote, un vote sanction.
C’est cela l’enjeu.
Les communistes de base sont dans le front de gauche et ils se dévouent, c’est l’engagement pris,
mais soyons nous-mêmes !
Pour cela il faut une direction communiste qui impulse une vraie campagne et que l’adversaire tout désigné soit Sarkozy et l’Europe des patrons.
Mettons leur un bonne plumée, non de …..
Bernard LAMIRAND