MONORY UN CASSEUR DE LA SIDERURGIE FRANCAISE
Publié le 16 Avril 2009
MONORY L’AUTRE CASSEUR DE LA SIDERURGIE
Le « garagiste de Loudun » est parti.
Sans larmes ni regrets. C’est la vie..
Ce personnage n’a jamais eu le moindre remords concernant les licenciements dans la sidérurgie en 1979 : il faisait partie de ce gouvernement qui a adopté le plan de casse de la sidérurgie française.
Sarkozy a dit son admiration pour un homme qui n’avait qu’une instruction modeste et qu’il faudrait en méditer.
C’est une remarque qu’il pourrait s’employer à lui-même pour le prochain remaniement ministériel car aucun de ses ministres actuels ne sort de l’école communale.
Que dit la biographie du « camarade » René :
D’origine modeste, muni pour seuls diplômes d’un brevet élémentaire et d’un brevet industriel, René, Claude, Aristide Monory commence à travailler à l’âge de 15 ans comme apprenti garagiste dans l’atelier de son père. En 1943, refusant le Service du travail obligatoire (STO), il se cache pour échapper à la déportation et dès la Libération, reprend le garage paternel pour en faire une des concessions les plus prospères de la région poitevine...
Élu sénateur en septembre 1968, ministre de l’industrie en 1977 sous Barre le casseur de la sidérurgie, il clame n'avoir
jamais lu un livre d'économie et prône le « bon sens » comme règle de vie, puis il est nommé ministre de l’Économie...
Ministre de l'Éducation nationale de 1986 à 1988, attaché à la formation des jeunes, son mandat est marqué par de nombreuses contestations étudiantes suite au projet de réforme universitaire de
son ministre-délégué Alain Devaquet et où un étudiant, Malik Oussekine, trouve la mort le 6 décembre 1986…
Des mauvaises langues indiquent, quand il était ministre de l’économie, qu’il suivait particulièrement les évolutions du prix du pétrole et remplissait ses cuves avant les augmentations. Un prévenant le brave Monory, d’autres disent qu’il n’était pas toujours à la page et que ses déchets d’huile de vidange finissaient dans les égouts de la ville.
Comme on peut le voir, cet autodidacte ne faisait pas de cadeaux aux plus humbles.
Je citerai volontiers l’œuvre de casse qu’il a réalisé avec ses compères Giscard, Barre, Giraud concernant la sidérurgie française en 1979. Alors quand la presse bourgeoise lui envoie des éloges, je retiendrai qu’il est responsable de ce qu’est devenue la sidérurgie française qu’ils ont liquidé au point qu’aujourd’hui les dernières installations de lorraines sont menacées d’extinction. Des régions qu’il a laissées dans l’abandon le plus complet.
Alors il s’est en allé ; rencontrera t’il la-haut ceux qu’il a mis à la porte ?
Je pressens qu’il va avoir des comptes à rendre aux sidérurgistes victimes de sa politique.
Peut-être qu’il rejoindra son ami Barre qui brûle dans les hauts-fourneaux de l’éternel.
Bernard LAMIRAND