SARKOZY LE COMPTE N'Y EST PAS : LOIN DE LA !
Publié le 18 Février 2009
SARKOZY LE COMPTE N’Y EST PAS !

J’ai regardé à la télévision le Président de la République relater ses décisions après la rencontre avec les organisations syndicales et le patronat.
Des broutilles inaptes à remettre la France vers la croissance et le développement.
L’emploi est absent et les salaires sont aux abonnés absents, son seul considérant c’est d’ inciter des entreprises à faire chômer partiellement ; un véritable effet d’aubaine pour certains patrons.
C’est essayer d’éteindre l’incendie sociale qui menace avec un verre d’eau.
Bien sûr, les saupoudrages sont toujours bons à prendre comme le disait à sa manière Bernard Thibault.
-Qui refuserait une baisse d’impôts ?
-Qui refuseraient que son chômage soit indemnisé à 75 %
-Qui refuserait une prime de rentrée scolaire
-Quel jeune chômeur ayant 2 mois de travail seulement refuserait les 500 euros d’indemnités décernés pour une seule fois
Mais qui peut dire que ces mesures inciteront à la reprise, à la relance ?
Personne!
Même pas lui, puisqu’il avoue que l’on est à mi-parcours de la crise, pour ensuite se contredire et avouer qu’on ne sait pas quand cela ne se terminera.
C’est 2 milliards et demi contre des centaines de milliards d’euros pour les grandes sociétés capitalistes, qui, du même coup, redressent leur profit comme l’atteste l’information de la Société Générale qui vient d’enregistrer 2 milliards de profits en 2008 après les frasques précédentes de son trader qui avait couté 5 milliards.
Le renflouement sarkozien cela a du bon pour les banquiers.
De plus, ce président des riches, n’a absolument pas touché aux cadeaux fiscaux et des 15 milliards attribués généreusement aux rentiers ayant des fonds dans les paradis fiscaux.
Pour le partage des profits, rien de palpable.
Tout cela ne fait pas le compte face à la crise qui va s’aggraver et face à la misère qui gagne toutes les couches de salariés.
Ceux qui peuvent être satisfaits ce sont les patrons et le MEDEF de Madame Parisot qui est sortie de l’Elysée visiblement rassurée : les gueux ne lui
prendront pas ses sous.
Et pour l’essentiel, c’est à dire les salaires : refus total de ce président, qui, encore une fois, compte abuser les français en indiquant qu’il pensait aux plus fragiles et à ceux qui travaillent dur et que l’heure n’était pas à augmenter le SMIC.
Donc, rien de changé dans sa ligne de conduite sinon que pour affirmer qu’il continuera ses réformes mortifères pour l’hôpital, l’école, la recherche etc.….
Après un coup de chapeau hypocrite aux fonctionnaires, il a rappelé son objectif de poursuivre la réduction des effectifs de la fonction publique.
Moins d’infirmières, moins de cheminots, de postiers, d’enseignants mais certainement plus de policiers et de soldats pour aller maintenir l’ordre capitaliste dans les départements d’outre-mer et dans le monde avec l’OTAN et les américains.
Le 19 mars, les salariés et les retraités devront être encore plus nombreux dans nos rues et une marée humaine doit déferler dans le pays pour dire au drôle de l’Elysée que cela suffit.
Bernard Lamirand