EUROPEENNE C'EST PARTI POUR LE PCF ET LE FRONT DE GAUCHE

Publié le 18 Février 2009

JACKY HENIN DANS L’OISE

 

Hier soir j’ai participé à la première rencontre organisée par le PCF de l’Oise avec les communistes pour préparer les élections Européennes.

Jacky, candidat officiel pour notre circonscription, qui va du Nord de la France à la Normandie en passant par la Picardie, avait fait le déplacement avec plusieurs étapes dans des lieux de travail et des entreprises où les travailleurs ont décidé de se battre contre les fermetures et les plans de licenciement.

Jacky est un battant, cela se sentait dans son intervention.

Celle-ci, bien argumentée, est un véritable outil pour aller au débat.

J’ai apprécié.

Elle devrait être remise à tous les communistes de l’Oise ; c’est un avis.

Jacky Hénin, dans un style qui lui est propre, a fait un tour d’horizon de la situation que nous connaissons de cette politique européenne libérale qui nous a amené à ce désastre, perceptible bien avant la crise américaine, et que nous dénoncions déjà lors du référendum sur la constitution européenne.

Il l’a fait en le mettant dans le réel et le quotidien des gens comme on dit.

Après avoir mis l’accent sur la situation des gens : la misère, le chômage, des personnes acculées au désespoir et qui ne peuvent plus subvenir à leurs besoins vitaux, Jacky a porté l’acte d’accusation de ce capitalisme qui s’en est mis plein les poches et qui entend aujourd’hui réduire les salaires et l’emploi pour se sortir de sa crise.

A travers ses propos, nous pouvions discerner le type de campagne à mener prés des gens à partir de leurs soucis quotidiens : une façon de faire sur le terrain, dans les quartiers et les entreprises y compris en utilisant les moyens de communication moderne, par exemple par le courrier électronique et les blogs.

Des méthodes aussi pour aller à la rencontre de ceux qui nous sont proches d’opinion et de les prioriser dans notre bataille pour qu’ils aillent voter.

Evidemment la crise, ses répercussions, sa durée, ses conséquences ont été traitées.

Le député européen Jacky Hénin a montré tout le mal qu’il pensait de cette Europe libérale et qui continue, chemin faisant, à poursuivre cette doctrine qui vient de montrer toute sa nocivité.

Sarkozy trompe son monde dit-il.

Il nous a aussi exposé que les députés européens pouvaient peser dans la bataille pour empêcher certaines mesures comme celle de la circulaire Bokelstein ou encore la durée maximale de travail à 68 heures par semaine.

Une utilité donc d’avoir des députés communistes au parlement Européen.

On est aussi revenu sur le rôle de Sarkozy tant en France que dans son mandat de président européen. Ce qu’il fait en ce moment pour faire face à la crise, c’est de faire croire qu’il faut changer pour ne rien changer nous dit Jacky.

C’est une bonne définition, il a tapé dans le mille.

Le fond de l’affaire est donc de diminuer les salaires, de peser sur l’emploi pour relever le taux de profit pour repartir et de le cacher derrière un capitalisme moralisateur.

Une blague ; c’est moi qui le dis.

En fait, Sarkozy, nous explique Jacky, dans son idée de moraliser le capitalisme, a plutôt baissé le pantalon devant les patrons qui ne se  sont engagé à rien malgré les dizaines de milliards qui leur ont été accordés par l’Etat. (Voir Peugeot qui reçoit des milliards et qui le lendemain annonce des suppressions d’emplois et du chômage)

Il rajoute, tout est fait pour nous faire croire que cela va repartir, qu’ils sont entrain d’en créer les conditions, ils mentent, personne ne peut dire jusque quand cette crise va durer,  cela craque  de partout en Europe et notamment dans les pays les plus libéraux, ceux dont on avait mis en avant ce libéralisme notamment lors de la constitution Européenne.

Des pays qui s’étaient spécialisés dans la finance et qui avaient abandonné l’industrie comme la Grande Bretagne.

Tous les travailleurs de ces pays là souffrent encore plus en ce moment et la France, elle souffre aussi,  mais elle a encore des protections comme la sécurité sociale qui amorti le choc mais pour combien de temps.

Des protections sociales bien utiles en ce moment et que l’Europe libérale exige et exigeait leurs disparitions pour faire place au marché et à la libre concurrence.

Et Jacky de souligner toutes les attaques actuelles, notamment celles de la santé particulièrement.

Le débat a ensuite porté sur notre campagne.

Pour ma part, j’ai souligné le moment des élections européennes en juin : nous serons au cœur de la crise avec des centaines de milliers de chômeurs en plus.

Donc, dans une situation sociale particulièrement grave mais aussi dans une période où les luttes prennent de l’ampleur comme le 29 janvier ; il y avait un avant 29 janvier et on est dans un après 29 janvier ; les cartes ont changées de mains.

Toutes les raisons d’être proche des problèmes que vont rencontrés les travailleurs en cette période et d’épauler leurs luttes.

J’ai souligné que d’autres décisions que celles prises par Sarkozy sont possibles et que le discours qu’ils nous ont  tenu pendant des années,  « que l’on ne pouvait rien faire, parce que dépendant des lois européennes  empêchait toute décisions propres à notre pays » ; les mesures prises pour le capital font litière de cela et montre que d’autres mesures pour nos services publics, la protection sociale, les salaires et les investissements créateurs d’emplois durables peuvent être prises tout de suite.

J’ai rappelé aussi les impasses à gauche de la gauche.

J’ai regretté le temps passé à persuader Besancenot qui, manifestement, n’en éprouvait aucun désir. Nous le savions.

C’était un secret de polichinelle.

Si je suis pour une liste commune de tous les progressistes constructifs, j’ai tenu à dire que dans cette campagne, le PCF se devait d’exister.

Nous ne sommes pas des sociaux démocrates de gauche radical mais des communistes.

Mélanchon lui n’hésite pas à mettre son nouveau parti en avant. Les autres vont en faire tout autant : les socialistes, le NPA, lutte ouvrière.

Concernant l’Europe, notre campagne, comme l’a dit souligné Jacky Hénin n’est pas une campagne contre l’Europe mais pour une autre Europe.

Il faudra l’expliquer car beaucoup de travailleurs ont une idée de rejet.

C’est important si nous voulons mobiliser et entrainer tous ceux qui souffrent de cette Europe du capital pour faire du positif et pour aller voter.

Il faudra bien faire la part des choses et ne pas dire de conneries comme celles que j’ai entendu lors du référendum sur la constitution européenne comme quoi l’Europe avait bien commencé avec le traité de la Communauté Européenne du charbon et de l’acier en 1951 (dixit Wurtz et MG Buffet).

J’ai rappelé que cette Europe de l’acier était un cartel sous commandement du plan Marshall destiné a relancé les productions et à détruire les capacités de production ne répondant pas aux critères de profit. Le plan Davignon, présenté il y a trente ans, pour sauver la sidérurgie Européenne en cassant des centaines d’Usines sidérurgiques en Europe et des centaines de milliers de sidérurgistes, a abouti à ce qu’aujourd’hui l’acier Européen est entre les mains d’un flibustier de la rente, l’hindou MITTAL qui n’en a que faire des Sarkozy et consorts.

Bref une bonne réunion, avec des propositions crédibles, une volonté de faire sur le terrain, un désir d’unité et de rassemblement sans appauvrir notre identité.

Je fais confiance en cela à notre candidat « tête de liste Jacky » en attendant de connaître les autres candidats.

Un dernier mot, j’ai apprécié l’intervention d’Alain Blanchard et notamment cette reprise de Marx que le capitalisme sait faire payer chèrement aux travailleurs les crises qu’il génère lui-même.

Une raison de ne pas accepter des arrangements à la marge comme le proposera ce soir Sarkozy.

Cela réclame le souci de prendre en compte dans notre réflexion que c’est l’Afrique qui souffre le plus rajouté t’il : je suis OK.

A mon avis, nous serions courts, si dans ces élections nous ne prenions pas en compte cette misère du monde qui est entrain de nous éclater à la figure à l’exemple de ce qui se passe dans les Antilles et en particulier en Guadeloupe mais aussi à Madagascar.

Et puis il y a le Moyen-Orient, L4afghanistan et l’Otan auquel Sarkozy veut nous réintégrer : plein de sujets graves en pleine élections européennes.

Il faudra faire de la politique.

Comptons sur nous-mêmes car il ne faut rien attendre de ces médias qui ont décidés de nous ignorer et de faire comme si on n’existait pas.

 

Bernard LAMIRAND

 

 

 

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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