JOUYET LE POURVU
Publié le 20 Février 2009
JOUYET LE POURVU
Cet individu était l’invité de France-Inter ce matin.
A l’entendre, j’en avais la nausée.
J’avais déjà eu la nausée, quand ce personnage ami de Jospin, membre de son cabinet, participait à cette impuissance de la gauche plurielle à défendre les salariés victimes des licenciements boursiers comme LU.
La nausée aussi de ces technocrates, sortis des grandes écoles, abreuvés d’études pour faire prévaloir la société du fric.
Il s’est défendu de se faire du fric dans son nouveau poste de président de l’Autorité des marchés financiers (AMF).Pour lui, il n’aurait que les conditions de son prédécesseur.
Mais ces conditions étaient magnifiques.
Il va en jouir.
Des postes dont on se demande pourquoi les rétributions sont si grasses pour le travail accompli.
L’AMF (Autorité des marchés financiers : qu’est ce que cette autorité ?
Je laisse parler son président sortant sur les raisons de son existence, Michel Prada, c’était en 2004 : Côté missions, la principale sera de garantir tout à la fois l’efficience et l’intégrité des marchés financiers.
L’efficience, « leur (les marchés) aptitude technique à remplir au mieux, en termes de coût, de délai et de sûreté les fonctions d’échanges entre demandeurs et offreurs de capitaux ».
Leur intégrité, c’est à la fois « la pertinence, la transparence et l’accessibilité de l’information qui irrigue les marchés et nourrit les décisions des acteurs, et la loyauté comme l’équité dans les rapports entre ces acteurs au regard du jeu de leur compétition, comme au regard des relations des forts aux faibles »).
Au total donc, la mission de l’AMF c’est de protéger l’épargne investie en produits financiers, de s’assurer de la qualité des informations transmises aux investisseurs et de veiller au bon fonctionnement des marchés financiers. De plus, l’AMF a un véritable rôle dans la réglementation, le contrôle et la sanction de la profession d’analyste financier.
Alors ces gens-là ont-ils été ignares et donc incompétents face à la crise.
Certainement pas !
Tout simplement, ils sont payés pour assurer la marche d’une économie financière et les agissements de ces spéculateurs genre Murdoof font partie des réalités du libéralisme et de ce marché libre et non faussé qu’ils ont à défendre et dont ils se sont satisfaits sans rouspétance pourvue que la paye tombait.
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Voilà des postes de présidence qui sont offerts à ces grands commis qui hantent nos palais et sont toujours à la recherche du hochet de la société dominante qui leur offrira le meilleur gîte et le meilleur couvert.
Je pense qu’on devrait leur demander de rembourser les sommes mirobolantes qu’ils ont reçues.
Et le plus gros, c’est que l’arrivée de Jouyet se fait avec une augmentation fulgurante de sa paye, décrétée par le ministre du budget Woerth.
Et l’homme, pas du tout complexé, nous a parlé à France Inter ce matin, de tous ces paradis fiscaux où les milliardaires s’en mettent plein les poches (sauf lui qui n’a eu que les conditions de son prédécesseur).
Et quand on lit son blog on y trouve ce que sont ces personnages complètement déconnectés de la vie réelle des gens : ils vivent dans leurs cocons. Je le cite lors de ses adieux comme responsable des questions européennes :
« Maintenant, il faut partir. Mon CDD s'achève. C'est sans doute plus difficile de quitter un gouvernement que d'y rentrer ».
En guise de CDD, les travailleurs qui viennent d’être viré par les amis de Jouyet apprécieront. En effet le nouveau CDD de Jouyet lui permettra de vivre confortablement ce qui n’est pas le cas des citoyens lambda actuellement.
Nous les attendons dire actuellement qu’il est impossible d’augmenter les salaires.
Bien sûr, eux ne se sentent pas concernés.
A eux le fric.
Leur fidélité au système capitaliste vaut bien de telles rémunérations.
Nous osons espérer qu’ils n’aillent pas placer leurs pactoles dans les paradis fiscaux. Si cela était le cas, attention, n’allez pas chez les banquiers Suisses, ce sont des mouchards, ils viennent de révéler les comptes des milliardaires américains.
Bernard LAMIRAND