PCF OISE A L'OFFENSIVE
Publié le 4 Septembre 2009
PCF OISE POUR L’OFFENSIVE
Hier soir s’est tenu
l’assemblée des communistes de l’Oise.
Nous étions environ 70 participants (à mon avis un peu plus nombreux que l’an passé).
L’introduction fut présentée par notre secrétaire fédéral Thierry Aury qui a fait un exposé très politique et très utile pour situer les enjeux
Des camarades ont trouvé qu’il avait été trop long, moi je trouve que son intervention a permis un échange sur la situation, de confronter nos opinions, d’échanger et de voir comment agir dans un pays tourmenté par la crise (en particulier dans notre département de l’Oise qui subit une saignée en matière d’emploi).
Discours très élaboré sur le sens de notre combat, de nos alliances, de notre unité interne et évidemment quelques difficultés pour des jeunes camarades nouvellement adhérents à notre parti a saisir toute la compréhension d’une telle réflexion.
C’est là notre « talon d’Achille » ; ces jeunes, ont peut toujours s’esclaffer autour de leur incompréhension de notre discours si ceux-ci n’ont pas la connaissance et le débat nécessaire pour saisir tous ces enjeux.
Et cela pose évidemment la question de la formation des nouveaux adhérents à partir de leur cellule.
Tenir alors un langage que notre discours leur est incompréhensible est une chose, conforter l’idée qu’il faut en rabattre pour se faire comprendre en est une autre, celle-là est très dangereuse : ce serait la pire erreur.
Le phénomène télé réalité amène à ce genre de comportement que l’on se fait « chié » à réfléchir et qu’il vaut mieux être spontané.
Terrible culture idéologique du moins disant, visant à fabriquer des hommes et des femmes conformes à la société et à l’idéologie dominante….
Mais ceci dit notre parti a besoin de prendre la jeunesse tel qu’elle est, mais ce n’est pas en confortant le simplisme mais l’accessibilité que l’on fera avancer les choses.
Débat donc très intéressant et j’ai beaucoup apprécié l’analyse commise par Alain Blanchard sur la situation actuelle sur le plan politique et les attaques de la droite sarkosienne autour de la démocratie locale auquelle le pouvoir s’apprête à toucher pour une droite contrôlant toutes les structures démocratiques de ce pays.
Et puis cette situation faite à la jeunesse, en premier lieu sur l’emploi.
La bataille de l’emploi a été au cœur du débat avant toute espèce de pensées concernant les enjeux électoraux des régionales.
Un emploi plutôt que des primes, un emploi avec un lien fort avec les conditions de travail qui se dégradent et qui amènent des hommes et des femmes à être victimes de pressions psychologiques extrêmes.
Des patrons assassins de par la pression qu’ils exercent sur les travailleurs a-t-il été dit.
Je partage.
Pour ma part j’ai avancé l’idée d’une initiative communiste sur l’emploi, les salaires et les retraites ; les communistes, dans cette crise du système, sont les seuls à présenter de vraies alternatives au capitalisme. __
Puis est venu, une discussion autour des élections régionales. Pour ma part, j’ai précisé que j’avais apprécié les travaux de l’université d’été de Boucau et la mise au point de Marie George Buffet concernant les primaires et le rejet de toutes alliances avec le modem dans les listes régionales. De même l’objectif de listes Front de gauche élargies à des militants progressistes et syndicalistes.
J’attends que les communistes soient en premier lieu décisifs quand à la démarche d’union et son contenu et j’ai indiqué que la conférence des sections devrait, à mon avis, être le lieu de décision nationale évitant les tentations à géométrie variable selon les régions.
Evidemment cela doit se construire à partir d’un programme et d’engagements à respecter de la part de ceux qui s’allieront au premier tour.
Viviane Claux, responsable du groupe communiste au conseil régional, a dressé une première esquisse du bilan régional avec des points positifs auxquels les communistes ont mis leurs marques et aussi les limites avec un président Socialiste englué dans la crise et son accompagnement.
Et puis, il y a les péripéties de la division des communistes avec le départ de Maxime Gremetz dans un groupe à part.
Nous avons été nombreux à dire qu’il fallait dépasser cette situation.
Qu’il fallait donner de l’espoir comme l’ont dit avec force Loïc et Denis, que les communistes doivent être en première ligne d’un rassemblement pour une gauche de progrès et que ce rassemblement ne pouvait pas ignorer Maxime et les camarades communistes qui sont avec lui.
Bien sûr, il y a des règles communes à respecter, des engagements à tenir mais c’est valable aussi pour les socialistes qui n’ont guère tenu les engagements de la liste d’Union de la Gauche.
J’ai donc apprécie la teneur de cette rencontre, des objectifs de luttes que l’on se fixe, de ce travail communiste dans l’Oise et des résultats obtenus lors des élections européennes avec la la liste « Front de gauche » où nous n’avons pas perdu notre identité.
Le conseil national va se réunir ce week-end, j’espère qu’il tiendra compte de l’avis, me semble t’il majoritaire des communistes, de se présenter partout au premier tour sous les couleurs d’un front de gauche élargi.
Un camarade a dit dans le débat : « et pourquoi pas viser à être en tête au premier tour », il a raison, soyons offensif, donnons de l’espoir à gauche.
Un bon résultat des listes front de gauche au premier tour dans toutes les régions de France ne peut que permettre des engagements clairs et solides pour le second tour pour battre la droite.
Semaine Prochaine, tous à la fête de l’humanité.
Bernard LAMIRAND