MOLEX
Publié le 12 Août 2009
MOLEX ET LE PATRIMOINE FRANÇAIS INDUSTRIEL
Le journal l’humanité de ce matin nous livre une excellente analyse de ces patrons voyous et rapaces qui prolifèrent dans ce monde capitaliste.
Molex en est la preuve.
Certes nous vivons dans un monde où les échanges se font par des moyens informationnels qui n’ont plus rien à voir avec l’ancien modèle de communication et l’entreprise, les moyens de production et surtout les salariés sont aux prises avec des bouleversements rapides.
On ne peut donc revenir à la lampe à pétrole mais on doit se prémunir contre les vautours capitalistes.
Ainsi doit-on sous prétexte d’économie ouverte laisser filer un patrimoine national industriel?
Le produire français serait-il dépassé ?
La force de travail et sa qualité serait-elle à jeter à la poubelle pour satisfaire le profit ou la quête de profits plus juteux en mettant en concurrence les travailleurs et en déplaçant les productions là où cela rapporte le plus ?.
Nous avons un exemple de la pourriture de ce système avec Molex.
L’entreprise a été achetée puis pillée pour être ensuite vouée à la destruction
Les américains ont été jusqu’à venir photographier le matériel, copier le savoir faire, pour ensuite tuer l’entreprise et ses travailleurs.
Qu’a fait le gouvernement ?
Rien !
Sous prétexte de la propriété privée, Molex avec ses gardes chiourmes va même jusqu’à interdire l’accès de l’entreprises aux salariés.
Des gardes protègent le butin, les richesses créées par les salariés.
Le tribunal vient de déclarer illégal la fermeture de l’entreprise mais Molex s’assoit sur le jugement pour dire qu’il ferme définitivement.
Le drôle de l’Elysée laisse donc faire, lui qui avait, il y a pas si longtemps, vilipendé les patrons voyous et dressé ses naseaux fumants contre le capitalisme amoral.
C’est vrai, il avait promis un avenir radieux aux salariés de Gandrange, on a vu le résultat.
Pourtant, des mesures doivent être prises en urgence et notamment auprès des constructeurs automobiles français pour qu’ils fassent pression sur Molex, leur fournisseur.
Sinon, les travailler plus pour gagner plus, qui était déjà une farce électorale « du prometteux » de l’Elysée deviendra une sinistre réalité : celle (du travailler pas du tout).
S’il le faut, cette entreprise comme d’autres menacées par les voyous capitalistes (ils le sont tous) devrait être mis sous séquestre de l’Etat et continuer à produire avec ses salariés.
Chiche Sarkozy.
Bernard LAMIRAND