NICHES FISCALES
Publié le 11 Août 2009
La
Cigale et la fourmi
La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
« Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'oût, foi d'animal,
Intérêt et principal. »
La Fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
« Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
--Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
--Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien ! dansez maintenant. »
Jean de LA FONTAINE
Cette fable de La Fontaine résume bien ce capitalisme qui s’est enrichi à crédit et qui a dansé dans le bal des spéculateurs et des paradis fiscaux et qui voudrait aujourd’hui rafler la mise de ce qu’il reste de nos petits moyens dans cet hiver de la crise.
Eh bien ! Dansez maintenant dit la Fontaine à ces profiteurs.
En apprenant ce matin que ce gouvernement de « nantis » préparait une saignée en direction des niches fiscales, je me suis dit, que la cigale sarkosienne s’apprêtait à marauder les quelques réductions des gens du peuple ; de ces fourmis que nous sommes.
Par exemple, ce que nous retranchons de nos impôts pour les dons et les cotisations syndicales.
Evidemment, après avoir tant donné aux banquiers et aux multinationales (des centaines de milliards d’euros) il faut bien trouver de l’argent frais pour continuer la frénésie de l’argent facile pris sur le dos des contribuables et surtout des salariés et retraités que ce soit par l’impôt et surtout par la baisse des salaires et des retraites.
Cette droite montre bien qu’elle n’a que le souci de son portefeuille d’actions à remplumer : d’ailleurs le CAC 40 manifeste en ce moment une fièvre spéculative qui en dit long sur les hold d’up en cours sur les pauvres et les démunis que nous sommes..
Certes,dans le budget de l’Etat, il est important d’y trouver l’équilibre et de réduire la dette qui porte surtout sur des sommes fabuleuses d’intérêts à verser chaque année aux préteurs qui ne sont que des banques capitalistes. Une des premières actions, serait, à mon avis, par rapport à la dette et aux intérêts immenses à payer chaque année, de ne plus payer ces intérêts, qui, comme chacun le sait, vont enrichir le gousset des financiers qui prêtent notre argent que l’on dépose chez eux souvent sans aucun intérêt.
Je suis pour l’annulation des dettes de l’Etat à l’égard de grandes entités financières qui ont mis à sac l’économie.
Je suis aussi pour remettre en cause immédiatement le bouclier fiscal dont bénéficient toutes les plus grandes fortune de ce pays.
Sarkozy, commence par annuler les 15 milliards de cadeaux fiscaux à ta classe !
Bernard LAMIRAND