BAS : UN COUP BAS AUX PERSONNES AGEES
Publié le 8 Août 2009
2EME JOURNEE DE SOLIDARITE POUR QUI ?
Philippe Bas, l’ancien ministre de la santé de Jacques Chirac et de Raffarin aurait trouvé la solution adéquate pour les personnes âgées concernant le financement d’un
cinquième risque que Sarkozy veut mettre en place.
Une deuxième journée de solidarité payée par le travail gratuit aux patrons par les salariés.
Son argumentation s’appuie sur un constat évident : beaucoup de personnes âgées n’ont plus et n’auront plus les moyens de financer leur présence dans des maisons de retraites dépassant les 1800 euros voir plus avec des pensions de 1200 euros et les enfants auront de plus en plus de difficultés à mettre la différence du fait qu’ils aident aussi les petits enfants au chômage.
Un constat qui montre, dans l’argumentation de Bas, un terrible aveu : les politiques gouvernementales de la droite en matière de retraite et celles des jeunes générations entraînent inexorablement à la pauvreté et à l’incapacité des générations à satisfaire leurs besoins de vie.
Voilà où a conduit cette politique d’abaissement des salaires et par ricochet celle des retraites.
Alors, il ne restait qu’à cet individu de sortir de la sécurité sociale le risque dépendance et de le mettre comme un risque à part.
Derrière cet objectif se préfigure les assurances privées pour se payer demain des maisons de retraites et des aides prestations autonomie dépendance.
Le sieur Bas, veut récidiver en même temps, la journée de solidarité dont on sait l’impopularité chez les travailleurs parce qu’elle oblige à un travail gratuit pour le patron d’une journée par an.
Derrière cette proposition de Philippe Bas, on peut sentir poindre l’objectif sarkozien : imposer un cinquième risque par la seule cotisation d’une journée supplémentaire de travail gratuit et en même temps la compléter par des assurances privées.
Ce serait une solidarité pour les portefeuilles des assureurs assurément.
Françoise Vagner, secrétaire générale de l’Union Confédérale CGT a bien fait de réagir immédiatement et de dénoncer le « coup Bas » en déclarant que le financement de la dépendance doit reposer sur la sécurité sociale et les cotisations sociales des salariés et des entreprises qui, elles, doivent cotiser plus..
Bernard LAMIRAND