BONUS OU SALAIRES ?

Publié le 6 Août 2009

SALAIRES OU BONUS ?

 

Le capitalisme ne peut plus s’affubler d’être le modèle idéal et irremplaçable.

La crise systémique, loin d’être terminée, même si elle bénéficie d’une  accalmie sur le plan financier mais pas sur le plan économique et social, l’a définitivement rangée au rayon d’un système qui n’a plus sa raison d’être dans un monde où les technologies modernes obligent à plus de transparence, à plus de justice sociale, à plus de démocratie.

L’enjeu est donc bien la répartition des richesses créées entre les producteurs.

Ceux-ci sont ignorés par les possédants.

Ainsi, en pleine crise, après avoir réclamé la manne des états capitalistes, après avoir bénéficié de grandes largesses avec des fonds représentants des centaines de milliards de dollars ou d’euros, le système, comme une machine infernale, repart dans la course au profit, dans la spéculation et dans l’attribution de bonus, de parachutes dorés, de fric gagné en volant les petites gens de leurs économies, d’impôts nouveaux pour renflouer les caisses en prenant sur les contribuables ce que l’on ne veut plus prendre sur le capital.

Bien sûr, dans cette course au profit, dans cette bataille de requins, il y a des morts sur le terrain, des cadavres capitalistes entrainant dans leur sillage de la misère et du chômage, mais comment ne pas voir que ce système n’a plus sa raison d’être.

Les bonus des traders de la banque BNP Paribas ne sont que la partie visible et non immergée d’un immense iceberg de la rente au détriment du travail et de ceux qui créent les richesses réelles et non spéculatives.

Mais emparons-nous de cette bave capitaliste que sont les bonus, de ce milliard remis à quelques individus, prémisses d’autres milliards qui viendront s’accumuler demain dans les poches des gros actionnaires de ces sociétés qui délocalisent à tour de bras pour se rendre là où la main d’œuvre est la moins chère possible.

Des centaines de Molex existent en Europe et comme des avions renifleurs, cherchent chaque jour, les lieux et les endroits où ils pourront faire trimer des hommes et des femmes pour un bol de riz et s’emparer de leur travail payé au lance-pierre.

Oui, mettons en exergue, cette différence entre ce milliard provenant de nos impôts, des agios que nous payons à ces banquiers retors et nos bas salaires, nos retraites qui se rapetissent comme une peau de chagrin, de cette obole des caisses d’épargne à 1,25 % pendant que les capitalistes profitent de nos économies pour les placer et se donner des rapports au centuple de ce que l’on nous rétribue en épargne.

Bonus ou salaires, notre choix est tout fait, celui du paiement du prix de la force de travail dans ce système.

Une grande bataille doit s’engager autour du salaire et de la reconnaissance de la qualification professionnelle.

La vraie rémunération du travail c’est celle d’une grille de classifications avec un prix du point réel.

La rémunération à la tête du client doit cesser.

Il faut mettre un terme à tout cet attirail de primes, de rentes, d’intéressement, de participation, de stock-options, de parachutes dorés.

Le salaire doit devenir l’élément fondamental du partage de la richesse créée avec l’autre partie, les investissements.

Pour y parvenir, il faut revenir à la remise aux mains de la nation des principales activités financières et bancaires ainsi que les grands groupes travaillant pour la collectivité comme l’eau, la poste, l’électricité, les transports et le secteur de la distribution des marchandises.

J’en appelle à une grande bataille, à la rentrée, pour les salaires et les retraites.

Le parti communiste français doit se placer en tête de cette grande lutte.

Interdisons les licenciements.

Interdisons les rentes et bonus aux parasites de la société.

Interdisons aux actionnaires de s’en mettre plein les fouilles.

Oui que ça pète à le rentrée…..

 

Bernard LAMIRAND 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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