CAPITALISME EN CRISE :PENSONS MARX
Publié le 4 Juillet 2009
CAPITALISME EN CRISE : NOTRE BOUSSOLE, LA PENSEE MARX
L’humanité, notre journal de classe, publie chaque semaine « l’humanité des
débats » : un moment prisé de lecture à travers les idées développées.
Je m’en sers pour mes articles.
Je trouve cependant que ces contributions deviennent trop le fait d’acteurs du monde économique, social, environnemental, philosophique nonobstant la pensée de Marx comme manière de saisir le monde dans toute sa dimension réelle.
Ainsi, ce samedi, plusieurs intervenants font apport sur la démocratie économique.
Les crises, comme dit Claire Villiers, et elle les cite : écologiques, sociales, financières auquel le capitalisme serait tout compte fait englué.
C’est ce que je ressens à travers ses écrits.
Quel égarement !
C’est ceci dit normal venant d’une personne qui a une autre pensée que le nôtre.
Le problème c’est que la pensée Marx n’est pas développée dans ce débat sur la démocratie économique.
C’est le capitalisme qui engendre toute cette misère d’abord sociale, puis certainement écologique et financière.
Remettre les choses en leur place, ce n’est pas revenir en arrière ni arrêter le progrès.
La planète nécessitera effectivement d’avoir un développement plus harmonieux et plus respectueux, non seulement de la nature, mais surtout des êtres humains qui la composent.
Cette nature sera protégée que si les hommes se respectent, s’entraident, se solidarisent et rejettent non pas la productivité mais la surexploitation d’être humains qui vivent un nouvel esclavage que ne dénoncent pas les écologistes rivés à leur écologie naturiste.
Je regrette que dans l’humanité des débats, sur cette question de la démocratie économique, les communistes n’aient pas eu voix au chapitre en tant que tels.
La démocratie économique commence sur le lieu de travail.
Il faut trouver les formes d’intervention des salariés dans ces entreprises où les décisions sont prises que par des actionnaires avides de profits comme le dit à sa façon l’intervenant d’AXA.
Je suis persuadé qu’il faut reconquérir ce terrain de l’entreprise que les communistes ont abandonné sous l’ère de Robert Hue pour je ne sais quelle raison obscure.
Reconquérir ce terrain de l’entreprise pour non seulement contester les objectifs des grands groupes et des multinationales mais pour proposer du développement durable à partir des besoins des populations.
J’aurais aimé entendre des camarades communistes sur cette démocratie économique qui ne peut se voir seulement sous l’angle du débat mais des idées à développer pour dépasser le capitalisme.
Cela revient à remettre sous un jour nouveau la bataille idéologique dans tous les lieux de travail et de montrer qu’il y a une différence fondamentale entre le capital et le travail et que celle-ci ne peut se limiter à voir quatre crises, comme le dit Claire Villiers, dans un système capitaliste mais bien la crise fondamentale et systémique du capital.
Sinon, le capital peut s’arranger pour durer en nous beurrant d’écologie, d’équité sociale, de respect de la nature et de l’individu pour cacher ce qu’il est : un voleur et un usurpateur.
C’est bien pour cela que le communisme a toutes les raisons de ne pas se diluer dans des mollusques invertébrés et d’être lui-même tout en travaillant, bien sûr, avec d’autres, les alternatives.
J’espère, dans ce sens, que notre parti va reprendre le fil de ses propres initiatives car nous avons besoin de grands initiatives communistes en ce moment.
Par exemple, pour la préparation des régionales avant d’établir contenu et alliance, pourquoi pas des forums PCF* avec tous les communistes pour décider de notre stratégie.
Bernard LAMIRAND
* Le meeting « Front de gauche » hier à PARIS est l’exemple contraire ; n’est-on pas entrain de nous habituer à réfléchir que Front de Gauche ?