REGIONALE A GEOMETRIE VARIABLE ?

Publié le 3 Juillet 2009

REGIONALES  A GEOMETRIE VARIABLE ?

 

Je remets cela aujourd’hui après mon coup de gueule d’hier (voir article) en apprenant que dessous le manteau, certains s’agitaient par des appels pour choisir la meilleure façon de préserver leur petite place en fonction  d’hypothèses politiciennes de reconduction pour les élections régionales.

J’ai souligné l’importance de se sortir d’un débat opportuniste.

D’envisager clairement un débat avec le peuple pour constituer un programme régional et des engagements à tenir et quelle alliance mettre en place.

J’ai pris connaissance de la déclaration faite à l’issue de la rencontre entre le Parti de gauche et le PCF et je cite des extraits :

« Le Parti de gauche a fait état des conclusions de son CN pour des listes autonomes de large rassemblement de l’autre gauche au premier tour. Ces listes auront pour ambition d’être en tête de la gauche à l’issue du premier tour, moyen le plus sûr pour faire des régions des « boucliers régionaux » capables à la fois de s’opposer à la politique de Sarkozy et de mettre en œuvre des mesures portant une logique de rupture avec la logique capitaliste et le productivisme. Au 2ème tour, hors tout accord avec le Modem, le PG a rappelé qu’il aurait pour préalable d’empêcher toute victoire de la droite ».

« Le parti communiste français a rappelé que dans le cadre de la poursuite et de l’élargissement de la démarche du front de gauche, il entendait tout faire pour empêcher la droite de reconquérir des régions, pour créer les conditions de majorités politiques clairement ancrées à gauche sur des projets nettement plus combatifs que ceux mis en œuvre depuis six ans, pour renforcer dans ces assemblées l’influence et l’autorité d’élues et d’élus au service de tels projets ».

Rien dans cette déclaration, sur une quelconque implication des travailleurs pour établir une vraie démarche de gauche.

Le parti de gauche en reste à : « une logique de rupture avec la logique capitaliste ». Du Bla-bla-bla. C’est dans toutes les savantes déclarations préélectorales de gauche plurielle que l’on oublie dans les régions le lendemain des élections.

C’est la même chose pour le PCF qui, lui, en reste à « des majorités clairement établies à gauche sur des projets nettement plus combatifs ».Là, on ménage les camarades qui ne veulent pas quitter les listes socialistes. Ailleurs c’est pour ne pas froisser les plus radicaux.

Ainsi se trame en coulisse, au sommet des appareils, des projets qu’il nous faudra accepter et ensuite de porter.

Ou va-t-on dans de telles conditions, nous les communistes, si on ne sait pas sur quel pied danser et qu’on laisse les danseurs faire des ronds de jambes sur la piste.

Ce n’est pas la conception adoptée par le congrès du PCF qui s’en remet à ses adhérents pour décider de la démarche et des alliances nécessaires à gauche.

Je suis inquiet.

Je sens en particulier, dans la déclaration concernant la position du PCF, l’absence d’une ligne claire concernant le projet et l’alliance et Mélenchon me parait plus nette. Je serai même en droit de me poser la question d’une volonté de ne pas trancher entre les différents cas de figure au premier tour et de jouer à tel endroit liste d’union avec les socialistes, à tel autre endroit liste front de gauche et aussi liste communiste.

Une tactique de géométrie variable pour marauder à tous les râteliers.

J’y sens l’électoralisme, la délégation de pouvoir, l’auberge espagnole.

Je souhaite, en tant qu’adhérent communiste, un débat large de tous les adhérents (es) et une décision de ceux-ci applicable à tous.

D’autre part, je souhaite un bilan des élus communistes dans les appareils régionaux et de la façon dont leur mandat s’est déroulé. Je le dis d’autant plus que je suis dans une région où les communistes se sont divisés et séparés en plusieurs groupes et même une secrétaire fédérale a choisi de quitter les communistes pour devenir une bonne gérante de la sociale-démocratie en Picardie. Un autre (pas des moindres) a été éliminer du PCF et continue sa propre voie tant à la région qu’à l’assemblée nationale ou il siège comme député avec les communistes, le parti de gauche et les verts dans le même groupe. Comprenne qui pourra.

Peut-être le verra t’on dans une liste de large union régionale picarde (front de gauche),  puisqu’il siège au nouveau national avec les mêmes.

Il me semble donc que la direction du PCF doit créer les conditions d’un débat des communistes à la rentrée pour définir sur quel projet on peut établir des listes d’union à gauche et de le faire coïncider avec les luttes actuelles et la situation des citoyens qui va empirer.

Les régions sont au cœur du dispositif Sarkozien pour faire payer la crise et pour renflouer le capital. Va-t-on avoir à nouveau des poncifs régionaux socialistes qui vont continuer à allouer des crédits à des capitalistes qui licencient et délocalisent ensuite ?

Des exemples me font penser que dans certains endroits des communistes se battent mais que d’autres laissent aller les choses par discipline majoritaire.

Va-t-on indéfiniment accepter des transferts d’activités avec des impôts nouveaux pour les contribuables salariés et retraités.

Voilà toutes les questions posées et que je souhaite voir trancher dans un débat national et surtout pas par un état-major dont le rôle est d’aider à ce que la démarche de notre congrès d’implication des communistes, des travailleurs, de la population dépassent cette énarchie politique dont nous souffrons nous aussi. (Voir Languedoc Roussillon).

Bernard LAMIRAND

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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C
Bernard salut,Très bien, je suis totalement d'accord avec ton analyse. C'est à chaque fois la même chose on avance pas. Le PCF est dilué dans une nébuleuse ou l'on est aseptisé, par des "débats", au nom bien sûr de la "démocratie". Total au bout du compte toutes les tendances sont à l'ouvrage dans le parti pour aller vers des alliances, comme en Italie, ou en Allemagne, et l'on voit bien se planter le décor... Il faut batailler pour imposer le PCF et son identité ! 
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B
<br /> Merci Claude pour ton commentaire.<br /> Il me semble que la direction se dirige vers une sorte de géométrie variable pour les régionales du fait de ces petits duchés où certains en font qu'à leur opportunisme.<br /> La direction du parti doit mettre entre les mains des communistes la décision d'établir les bases d'un projet régional progressiste, les engagements à partir d'un contrat de législature et à partir<br /> de là les alliances. Personnellement, je suis pour une décision nationale à respecter par toutes les fédérations à partir du projet, des engagements à respecter et cela peut comprendre davantage<br /> que le front de gauche; par exemple comme je l'ai souligné dans d'autres blogs: le PCF, le parti de gauche, la gauche unitaire, des socialistes opposés au social-libéralisme de leur parti, des<br /> syndicalistes.<br /> Au deuxième tour, si nécessaire, une liste d'union ne peut être réalisé que sur un contrat excluant le modem.<br /> Dans cette dimension, il faut que les communistes soient maitres de leur décision et ne soient pas à la merci des ambitions de quelques notables qui tiennent à garder leur poste.<br /> Si l'on va dans cette direction, il n'y a pas de risques de tomber dans le genre italien.<br /> Je rappelle que pour moi le front de gauche n'est pas un parti, que demain une alliance éventuelle à gauche plus large que le front ne sera pas non plus un parti comme je souligne aussi que je ne<br /> vois pas l'avenir du PCF comme solitaire bégayant le NPA dans une sorte d'Aventin.<br /> Amitiés à vous deux Bernard<br /> <br /> On oublie pas que l'on s'est fixé rencart à la fête de l'humanité<br /> <br /> <br />