DE LA DELATION A LA REPRESSION

Publié le 16 Mai 2009

 

 

DELATION, INQUISITION, REPRESSION.

 

Quand la France va mal, les serviteurs du capital qui la dirige, ne trouvent que  comme parade la violence d’état.

Plus encore quand ce pays est victime de la filouterie des privilégiés qu’il faut protéger devant la colère des masses.

Ce qui vient de se produire avec les salariés de GDF, raflés comme au temps de l’occupation, montre la dérive actuelle vers un régime autoritaire.

Des petits « Mussolini », l’air matamore, sont entrain de toucher par petites touches aux fondamentaux de la république.

Tout est à eux et ils se permettent bien des choses en ce moment.

La délation comme au plus beau temps de la STASI, où l’on se permet d’appeler à la dénonciation de son voisin s’il héberge un sans papier.

Le mouchardage avec la nouvelle loi HADOPI qui va poursuivre celles et ceux, jusque dans le secret de leur ordinateur. Ils pourront fouiller et ouvrir le courrier électronique et demain, pourquoi pas, notre boite aux lettres personnelle.

L’inquisition, celle de nous mettre partout des caméras pour surveiller nos faits et gestes.

L’école et l’université où les policiers font irruption sous prétexte de violences à réprimer et donc de discipline à assurer.

Des kapos vont maintenant surveillaient les élèves et bientôt les professeurs à l’école. L’on parle de remettre la blouse grise à chaque élève et pourquoi pas la boule à zéro.

Le directeur de l’hôpital va devenir le policier des toubibs et infirmières.

Tout cela n’a qu’un but réprimer les colères, les mécontentements, les luttes et ceux que le régime pousse à bout.

La violence qu’ils veulent réprimer c’est la leur.

C’est leur monde violent, celui de leur injustice,  celui qui amène des jeunes à se rebeller, à ne plus avoir de repères et parfois à faire des bêtises.

Autre violence, la répression d’état pour pérenniser un système capitaliste à bout de course et qui a besoin d’ordre pour survivre et défendre le vol légal que représentent ces milliards que certains se votent dans les conseils d’administration.

Quand on voit les coups de menton du drôle de l’Elysée, de la pète-sec bourgeoise du ministère de l’intérieur ; il y a de quoi se rebiffer quand ils s’en prennent à des hommes et des femmes qui luttent pour leur emploi.

Un carreau cassé, une corbeille à papier renversée, un ordinateur par terre, et les voilà prêts à mettre au pilori les « salopards en casquette ».

Que vaut ces quelques détériorations quand ceux qui crient comme des orfraies contre ces petites atteintes laissent enlever ou détruire des outils de production par les multinationales.

Des banques viennent de dilapider des centaines de milliards d’euros : pour eux, le glaive de la justice de classe n’est pas passé par la garde à vue, la mise en examen mais par de nouveaux milliards pour récompenser leurs saloperies.

Oui, il y a de quoi se révolter.

Victor Hugo, revient, nous avons besoin de toi.

La canaille n’est pas dans les rues et dans les locaux syndicaux, elle est au pouvoir.

 

 

Bernard LAMIRAND

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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