BONUS N'EN JETEZ PLUS LA COUR EST PLEINE
Publié le 25 Mars 2009
BONUS N’EN JETEZ PLUS LA COUR EST PLEINE
Ah les fripons, ils se dépêchent de toucher leur bonus avant que le drôle de l’Elysée arrête les frais par décret, faute d’avoir pu obtenir un règlement à l’amiable avec le MEDEF.
Voilà où nous a conduit cette politique en faveur des friqués qui se payent ainsi des parachutes dorés depuis des années sans que les hypocrites, qui étaient hier à Saint-Quentin, lèvent le petit doigt.
Ainsi, nous apprenons ce soir, que selon Mediapart le PDG de la société, Gérard Mestrallet, s'est vu attribuer 830.000 stock-options (valeur estimée: 7,7 millions d'euros!), et le vice-président et directeur général délégué, Jean-François Cirelli, 300.000 avec le feu vert de l'état.
Des méritants ces gens-là, ils ont privatisé et fait exploser les compteurs à Gaz concernant la facturation des braves gens.
Nous comprenons mieux pourquoi ces deux fortunés ont oublié de baisser les tarifs du gaz aux usagers en plein hiver.
Nous comprenons mieux pourquoi ces individus, avec l’aide de Sarkozy, qui était auparavant contre, ont privatisé GDF.
Nous apprenons aussi que le crédit agricole, qui vient de recevoir la manne de l’état, a attribué pour sa filiale 50 millions à se partager entre 800 cadres.
D’autres PDG, auparavant, s’étaient octroyé des sommes phénoménales, autant sous les gouvernements Jospin, Chirac et Sarkozy.
Ainsi voici quelques exemples en euros :
MORIN VALEO 3,2 MILLIONS POUR LA RETRAITE
MILER DEXIA 3,7 MILLIONS POUR DEMISSIONNER
TCHURUK ALCATEL 6,0MILLIONS POUR PARTIR
FORGEARD EADS 8,0 MILLIONS DEMISSION
BERNARD CARREFOUR 29,0MILLIONS DEPART RETRAITE
+ 9,8 MILLIONS D’INDEMNITES
WEINBERG PINAULT 5,3 MILLIONS
Tout ceci en dehors des énormes salaires et des stocks options que ces messieurs se confectionner eux-mêmes.
Et plein d’autres viendront, dont on connaitra bientôt les noms avec les assemblée générales de société pour les comptes 2008.
Tout cela, au moment où les licenciements se multiplient et où des entreprises se cassent la figure à cause des « conneries financières » de tout ce monde de riches qui dirigent ce pays.
Cela dit, en d’autres temps, est-il normal que des gens de cette espèce puissent avoir de telles rémunérations ?
Non…
C’est un maraudage légalisé.
Ils se servent.
C’est cela qu’il faut interdire.
Voilà ces dirigeants d’entreprises, de grosses entreprises du CAC 40, comme celle de la société générale avec son PDG « Bouton d’or » ; je l’ai baptisé ainsi, qui se rémunèrent eux-mêmes et ont ce pouvoir exorbitant de prendre dans la caisse les fruits du travail de milliers de salariés.
Qui pourraient mériter de tels émoluments ?
Personne !
Cette caste, c’est celle qui fêtait la victoire de Sarkozy au Fouquet. C’est celle qui place son pognon dans les paradis fiscaux.
La ficelle est un peu grosse quand l’hôte de l’Elysée joue les chevaliers blancs à Saint Quentin ; ces parachutes dorés il les protège avec bouclier fiscal.
Dire qu’il faut protéger tous les français concernant l’impôt en ne prélevant pas plus que 50 % est une mascarade.
Peut-on comparer un salaire entre 2 et 5000 euros avec ces centaines de millions d’euros que s’octroient ces grands patrons.
Pour eux, il faut tout prendre au dessus de la valeur de 8 SMIC.
Et s’ils partent ailleurs, on trouvera toujours des gens plus corrects et compétents qui prendront leur place.
Les indispensables peuplent les cimetières.
Dernière chose, les sommes indiquées ne comprennent pas d’autres prestations de ces messieurs, qui collectionnent un nombre considérable de jetons de présence dans les conseils d’administration où se retrouvent tous ces rapaces.
Bernard LAMIRAND