SARKOZY : UN ZORRO OU UN SERVITEUR DU CAPITAL ?
Publié le 23 Janvier 2009
SARKOZY LE ZORRO DU CAPITALISME MORAL OU LE SERVITEUR DES GRANDES FORTUNES
On
allait voir ce qu’on allait voir. Dans son discours à Toulon, et dernièrement dans ses vœux au monde économique, le président de la république est parti en guerre contre le capitalisme
immoral.
Comme si le capitalisme tout au long de son existence aurait eu des vertus morales.
C’est le vol avaient dit les premiers révolutionnaires : celui de se servir sur le bête qui travaille.
Celui de l’exploitation et de la surexploitation de la force de travail, qu’elle soit physique ou intellectuelle.
Pendant des années, ces messieurs et Sarkozy en particulier, nous ont dit qu’il n’y avait plus d’argent dans les caisses pour faire face au social.
Le patronat croulait soi-disant sous les charges.
Que la meilleure façon de donner du travail et du pouvoir d’achat, c’était une économie débarrassée de contraintes insurmontables.
Une grande théorie vit le jour : « les profits d’aujourd’hui feront les emplois de demain ».
Le summum fut atteint avec le traité européen de Giscard d’Estaing, de la concurrence libre et non faussée.
Les socialistes tombèrent à pieds joints dedans, ils ne s’en sont pas encore relevés.
L’enrichissement des riches ferait par ricochet des petits chez les pauvres nous disait-on et le bonheur des peuples serait au bout.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Le capital est en crise durable. Pas une crise bancaire, une crise grave du système qui devient fou. Les fortunes spéculatives amassées ont conduit à un trou noir dont on demande aux travailleurs de le combler.
Sacrifiez-vous nous dit le bedaud de Matignon.
Alors le discours moralisateur de Sarkozy que vaut-il, comme le travailler plus pour gagner plus ?
Au rang des farces et attrapes certainement !
Le petit laborantin du capital nous sort ainsi sa mixture : exiger des grands banquiers et des grands patrons qu’ils ne touchent pas leur bonus en 2009.
C’est bien, discourront les gogos, mais les autres et j’en fais partie diront que « c’est riquiqui ». Pas de quoi affoler le grand capital qui continuera à spéculer avec les centaines de milliards attribués.
Mon camarade Alain Bocquet, député, a interpellé mercredi le premier ministre à ce sujet et celui-ci s’en ai tiré avec une pirouette devant l’argumentation présentée et qui était mesurée : interdire en 2009 tout dividende, tout stocks options, toute augmentation de salaires et de primes de départ pour tout ces fouteurs de crise que sont ces spéculateurs et tricheurs et faire en sorte que tous les travailleurs ne perdent ni leur emploi ni leur salaires dans cette période.
Au lieu de donner de l’argent aux riches le donner aux salariés.
Je ne prendrai qu’un exemple : celui du nouveau maitre des forges Mittal qui va encaisser plus de 2 milliards pour sa famille alors qu’il fait chômer les sidérurgistes et met en place actuellement un plan de licenciements et de fermetures d’installations.
Pourtant, le petit autocrate de l’Elysée, bombant le torse il y a un an à Gandrange Rombas, se faisait fort de mettre à la raison Mittal.
Encore un coup de menton pour rien.
Des milliards actuellement sont donc distribués à toutes ces banques et ces grandes entreprises sans aucune vérification que celle ridicule de le menacer de na pas avoir leurs sucettes s’ils prennent leur bonus.
Punir le capitalisme aurait pourtant mérité une autre affectation de ces milliards qui sont entrain d’être gaspillés pour renflouer les milliardaires.
Pas exemple, en dehors du plan présenté par le PCF et que j’approuve, Sarkozy aurait pu doter la sécurité sociale d’une somme de 15 milliards pour rééquilibrer la balance et permettre à tous les français la gratuité des soins médicaux.
J’aurais aussi intervenu à cette cérémonie de vœux pour exiger de tous ces patrons aucun licenciement et aucune mesure de chômage et le maintien des intérimaires ou encore leur embauche en contrat CDI.
Certains diront t’exagère, ce n’est pas crédible ; et alors des milliards qui vont aller dans le tonneau des danaïdes ce serait plus crédible ?
Alors, n’hésitons pas à débattre sur ce que j’appellerai dans cette crise :
« des deux poids deux mesures » le tout pour le capital et rien ou peu pour le
travail.
Le 29 janvier, amorçons la pompe de la révolte et d’une riposte qui va aller en s’accentuant pour se débarasser de cette droite de M ……
Bernard LAMIRAND