DERRIERE LE BAZAR PS SE CACHE L'HYDRE CAPITALISTE
Publié le 25 Novembre 2008
Je m’étais promis de ne pas intervenir sur les travaux du congrès du parti socialiste.
Je vais quand même le faire.
Nous assistons, en ce moment, en France, à de grandes manœuvres pour établir un nouveau paysage politique conforme aux intérêts de la bourgeoisie.
L’idée avancée par des politiciens est de créer les conditions d’une bipolarité politique dans ce pays comme le souhaitent les « canons » de la théorie des néoconservateurs.
Ces grands travaux ne sont pas nés par l’opération du Saint-Esprit : les premières initiatives en reviennent à Jospin et Chirac avec le quinquennat et la prééminence des élections présidentielles sur celles des législatives.
Bref de se sortir d’un pouvoir des chambres et de le faire vivre qu’à partir du château.
Les dernières modifications de la constitution assurent cette stratégie de délégation
de pouvoir à l’américaine avec deux partis : l’un conservateur de droite, l’UMP et l’autre à partir d’un PS réincarné en parti démocrate.Avec deux stratégies : l’une néoconservatrice et l’autre régulatrice à la marge du système capitaliste mais dans le système capitaliste comme valeur acceptée.
La bataille qui fait rage chez le socialistes attestent que c’est bien une bataille de fond et non d’une bataille d’égos qui n’est que secondaire.
Ségolène Royal est sur une ligne libérale, centriste.
Martine Aubry joue la ligne la régulation sociale d’un capitalisme qui devrait redistribuer à la marge la valeur ajoutée.
Le problème, c’est que le capitalisme est entré dans une crise durable et qu’il n’a plus la possibilité ni l’intention de partager un tant soit peu son butin.
L’agitation des médias nous montrent que ceux-ci ont choisi leurs camps : il n’y a qu’à écouter les commentaires de ces perroquets de l’idéologie dominante pour voir qu’ils rêvent d’une France ou deux partis feraient la loi comme aux Etats-Unis.
Leurs empressements à nous faire vivre pendant des semaines la campagne américaine sous tous ces aspects relèvent de la bataille idéologique pour imposer de tels choix à notre peuple.
De voir toute la nouvelle « coterie » autour de la madone de Poitiers, être invité à toutes les émissions de la télévision, indique le choix fait par le capital.
Mon propos n’est pas non plus de donner l’image de « blanche hermine » à Martine Aubry et à ses supporters dont on sait qu’ils n’ont surtout pas la volonté de combattre sur le fond le capitalisme.
Cela impose vraiment que le parti communiste français soit à la hauteur de la situation politique et qu’il ne tombe pas dans de nouvelles trouvailles, genre les fronts, mais qu’il soit porteur d’une démarche politique de classe : celle de se sortir de cette gangue de 1958 et du pouvoir personnel et de la bipolarisation politique à sens unique de la bourgeoisie.
Le rassemblement ne sera possible qu’à partir d’une identité communiste qui ne se met pas à la remorque des ex comme Mélenchon et autres qui surgiront dans ces méandres politicards que la droite organise pour tromper son monde.
Bernard LAMIRAND