LES GRANDS PATRONS DU CAC 40 SE SERVENT DANS LA CAISSE
Publié le 12 Février 2008
LES GRANDS PATRONS DU CAC 40 SE SERVENT DANS LA CAISSE
Ainsi les patrons des plus importants groupes du CAC 40 ont reçu chacun en valeur médiane 6,175 millions d'euros de rémunération totale en 2007, selon une étude HayGroup.
Ces sommes, nous dit la Présidente du Medef, Madame Parisot, ne sont pas exagérées si on veut rémunérer le talent.
Quel talent ?
Celui qui consiste à délocaliser, à créer les conditions d’une profitabilité maximum pour les actionnaires, à mettre des hommes et des femmes en chômage, à abaisser l’industrie et l’économie française et à faire en sorte que depuis plus d’une décennie la croissance se traîne avec ces individus en dessous des 2 % en moyenne ?
Talent ou incompétence ?
Par contre qu’en est-il du talent des salariés et de leurs compétences professionnelles ?
Pour affirmer cette paye des profiteurs, la tenancière de la maison patronale estime que ces revenus sont virtuels et qu’ils viennent d’en prendre un coup avec les stocks-options du fait de la baisse des cours de bourse.
De qui se moque t’on ?
Des travailleurs et des retraités assurément !
Voilà un patronat pingre avec les travailleurs, qui se sert dans les caisses en s’octroyant dans la même année 40 % d’augmentation alors que le salariés et les retraités ont vu pour la plupart leur salaire et leur retraite stagner, voire baisser.
Quels talents ont-ils ces messieurs, quand par exemple Monsieur Bouton « d’or » Président de la Société Générale s’octroie 10 millions d’euros selon la revue le Capital en 2006 ?
Voilà un individu qui préside une banque qui vient de perdre presque 7 milliards d’euros dans des opérations spéculatives et qui se voit ainsi récompenser pour bons et loyaux services.
Alors Madame Parisot nous indique que ce sont les conseils d’administration qui décident de la rémunération de ces hauts dirigeants, mais elle ne dit pas que c’est une caste qui décide de puiser
dans les caisses et qui se partagent le magot dans les divers conseils d’administration auxquels ils participent ; vérifiez ; ces gens là vous les retrouvez dans de multiples conseils
d’administration.
Quand les PDG, les administrateurs patronaux et les actionnaires ont passé, ils ne restent plus que des miettes pour ceux qui durant toute l’année ont dû vendre leur force de travail pour un prix dérisoire.
Les français voient ainsi que « l’argent il y en a » comme disait Georges Marchais, mais qu’il est accaparé par les puissants de ce régime de profiteurs.
C’est scandaleux, au moment où l’on vient d’apprendre que les caisses de retraites, dominées par les patrons du Medef, viennent de décider de faire mieux que le régime général qui avait relevé les retraites de 1,1% en début d’année en poussant la plaisanterie à 1,13 % au 1er avril.
Un ridicule ajustement qui va certainement en rajouter à la colère des retraités d’être ainsi grugés pendant que certains s’en mettent pleins les poches.
Bernard LAMIRAND