LA BAUDRUCHE SE DEGONFLE

Publié le 8 Janvier 2008

"On allait voir ce qu'on allait voir" .
Tout était fait pour que la conférence de presse du Chanoine Sarkozy soit connue dans le monde entier.
Un parterre de journalistes étaient là pour faire de la figuration.
Les questions étaient savamment préparées et les interrogateurs et interrogatrices étaient repérées par des argousins  de la communication et  des signes de mains parcouraient la salle pour que le micro atteigne l'endroit du lêche- botte de service.
Le chanoine était entouré de l'épiscopat gouvernemental, assis benoïtement, et attendant la fin de la messe pour aller pisser un coup.medium-Sarkozy-Annonciation.2.jpg
Trêve de plaisanterie, qu' a dit Sarkoléon?
Que des choses qui  sont à cent lieux de la vie des français et particulièrement de ceux qui souffrent de la politique de droite.Mais il a glissé quelques salôperies qu'il compte faire fructifier dans ses discours prochains:  " je vous l'avez dit, j'avais averti et c'est pour cela que vous m'avez élu".
Un simple extraits des journaux nous révèle l'ampleur de ces salôperies :

Travail et pouvoir d'achat. Le chef de l'Etat s'est prononcé pour un élargissement et une augmentation de la participation et de l'intéressement qui permettent aux salariés de toucher "la part qui leur revient dans le succès des entreprises". Il a souhaité que la participation et l'intéressement puissent s'étendre à toutes les entreprises, y compris celles qui comptent moins de 50 salariés. "Il n'est pas acceptable qu'une entreprise qui fait beaucoup de bénéfices ne récompense pas ses salariés. (...) Un doublement ou un triplement de la réserve de participation ne me choquerait pas."

35 heures. Prié de dire s'il souhaitait que cette année soit celle de la fin des 35 heures, il a répondu : "Pour dire les choses comme je les pense, oui."                                                                                                          St Nicolas et Ste Medef    


Avez- vous, ce soir, entendu et vu le sieur Sarkozy répondre à l'attente des gens sur le pouvoir d'achat ?
Non !
Rien.  Sinon, que cette déclaration autour de la participation et de l'intéressement, tarte à la crême  de tous les gouvernements de droite depuis le général de Gaulle, pour ne pas augmenter les salaires et reconnaitre les qualifications.
On sait très bien que ces primes, défiscalisées, ne subisssant pas de cotisations sociales, sont des attrapes nigauds.Car pendant ce temps là,  les salaires sont rabaissées et les salariés ont de moins en moins d'évolutions de carrière et d'indices parce que l'on reprend d'une main ce que l'on a octroyé de l'autre.
Et puis, que sont devenus les chômeurs, les érémistes, les retraités ?
Certainement, que pour lui, ce sont des privilégiés et des "propres à rien" qu'il faudrait remettre au travail.
Sarkozy n'a même pas eu une pensée pour ceux qui ne bénéficieront ni de revalorisation de leurs retraites et pension, ni de participation, puisqu'ils ne sont plus à l'entreprise.arton2317-3981e.jpg
Et puis, il y a le coup de grâce aux 35 heures.
Rappelez- vous,  "les gogos"! : vous avez voté Sarkozy, croyant que vous pourriez faire des heures supplémentaires "à tire larigot", et bien "vous êtes roulès dans la farine "!
Sarkozy va supprimer la durée légale du travail   pour la remplacer par une durée que seuls les patrons décideront dans vos entreprises en fonction, bien entendu, de leur carnet de commandes.
Vous ferez en plus du travail gratuit et des jours de pentecôte travaillés viendront, un de ces jours, se rajouter.
Qui aura alors les majorations de 25 % et de 50 % puisque ce sera le patron qui fixera par accord ou pas d'entreprise;  et à quel niveau il le fera? Je vois d'ici, vos  patrons vous dire: " messieurs et mesdames, je vous demande de faire des heures, de venir travailler quand bon me semble, mais ne me réclamez surtout pas des majorations, si vous le demandez,  vous mettrez l'entreprise en péril et je serai obligé de délocaliser.
Oui, la baudruche se dégonfle et le personnage Sarkozy apparait bien pour ce qu'il est : l'estafette du Medef et des porte feuilles des milliardiaires, qui l' aguichent à coups de voyages "gratos", dans les paradis des riches.
Cette conférence de presse ne mérite qu'une réponse: une grande mobilisation des salariés et retraités pour l'obliger à augmenter les salaires et les pensions.
Vivement que nos rues et avenues se remplissent de manifs.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #Actualités

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