LE PARTI SOCIALISTE A T'IL CHANGE ?

Publié le 5 Janvier 2008

Un débat existe sur la nature exacte du parti socialiste et son évolution depuis le congrés de Tours où les socialistes  ont choisi de garder la vieille maison comme le disait si bien Léon Blum.
Sans entrer dans l'historique du PS depuis sa création (SFIO), avec ses tendances réformistes et révolutionnaires, marxistes, il est nécessaire en ce moment de se rafraichir un peu la mémoire.
Parler de cette dérive actuelle du PS, ce n'est pas "inventer l'eau chaude" et de renvoyer d'un revers de la main  quelque chose qui n'a rien d'original.
Ce parti a une histoire, elle est faite "d'aller et de retour "entre des périodes où le réformisme qui le caractérise se confond avec les idées dominantes de la bourgeoisie du moment - c'est le cas actuellement , et des périodes où il rallie les idées progressistes: ce fut le cas en 1936, plus difficilement en 1945, pris entre deux feux : le communisme de la résistance et le gaullisme.
Et puis, cette période des années amenant l'union de la gauche sur un programme commun de gouvernement traçant une voie vers une transformation de la société.
Cette période vit encore dans nos inconscients, alors que le PS avec Mitterand, l'a transformé en ce résultat que nous connaissons aujourd'hui : un pays qui s'est enfoncé dans la crise du systéme capitaliste et qui a créé les conditions  d'une Europe libérale cassant tous les acquis sociaux.
Je dis cela à grands traits, cela mériterait certainement approfondissements et critiques, mais ce que je veux souligner, c'est bien que cette nature du PS a évolué constamment et qu'il joue "les caméléons" en fonction des situations bougeantes de la société.
Donc le PS et son eau chaude, comme le disait un camarade pour qui j'ai beaucoup d'estime, est en constante recherche de placement opportuniste.
Alors peut- on faire alliance avec les socialistes ?
Je l'ai souligné, dans un précédent article, en ce moment  les divergences sont profondes avec la direction du PS sur tous les sujets de société, et je ne vois pas, y compris pour des élections municipales, les points de convergences possibles sauf de prendre de grandes décisions sur la gestion des caniveaux.
Des camarades me parlent de nos principes de classe recherchant l'unité; tout à fait d'accord , mais ces points de recherche d'unité doivent se faire dans la clarté et pas seulement sur  la répartition  des responsabiltés et la place qu'occupe chaque formation dans la  liste.Les gens s'en foutent de cela.
Ce qui doit compter c'est un contrat de législature comme on dit et que chacun le respecte.
J'ai encore en mémoire, les discours tonitruants du PS concernant la fiscalité locale , départementale, régionale face à  une droite qui refile les  impositions à ce niveau et nous avons vu les socialistes  alourdir l'impôt des petits revenus.
Alors cela, moi, j'en veux plus.
On est communiste avec  nos valeurs et on ne les lâche pas au premier vent.
C'est pour ces raisons que le peuple a du mal à voir la différence quand on se  rallie, bon gré mal gré  à toutes les turpitudes socialistes de gestion.
Et puis, on me rabâche les  moins de 2 % de MGB aux présidentielles; j'ai l'impression que cela arrange ceux qui voudraient bien, à travers ces résultats qui s'enchainent les uns aux autres, faire la démonstration que le temps du PCF est fini et qu'il faudrait se rallier à des gauchistes invétérés où à des socialistes gérant en bon père de famille les intérêts du capital.
Et bien, de cela, j'en veux pas, et j'en ai marre de voir mon parti avaler sans cesse des couloeuvres et se faire bouffer par les enzymes gloutons socialistes.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

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