DENAIN : Rafraîchir les mémoires.
Publié le 13 Décembre 2007
Je viens d'apprendre par la presse que le parti socialiste, dans le Nord, projette de briser les accords d'Union de la Gauche et de s'emparer de la municipalité à direction communiste de
Denain.
Il est bon alors de rafraichir les mémoires.
Cette municipalité, à majorité communiste, a su faire front à la pire catastrophe sociale: la perte de dizaines de milliers d'emploi en quelques années et la destruction quasi-totale de son potentiel industriel.
Usinor Denain a été détruite sciemment par les gouvernements Barre de droite, Mauroy socialiste, malgré la courageuse bataille de Gustave Ansart, Député de Denain, pour empêcher cette fermeture.
Responsable National syndical de la sidérurgie, je tiens à apporter mon soutien le plus total à cette équipe municipale dirigé par Patrick Leroy qui a dû faire face à cette catastrophe et redonner dans ces pires conditions de l'espoir et un avenir à cette ville.
Ancien membre du comité consultatif de la Communauté Européenne du charbon et de l'acier, je peux témoigner que cette fermeture a été décidé à ce niveau, dans le cadre du cartel Eurofer, avec l'accord des maitres des forges et des gouvernements de l'époque dont celui de Pierre Mauroy.
Les socialistes portent une énorme responsabilité dans cette fermeture et cette ville de Denain en porte encore aujourd'hui les stigmates avec le chômage et les emplois précaires.
De nombreux Denaisiens ont été obligés de quitter leur ville alors qu'il avaient un emploi sur place et que leur usine a été détruite sans aucune raison valable car les productions faites ont été transférées ailleurs dans des conditions plus difficiles.
Dans cette lutte pour maintenir Denain, seuls les communistes n'ont pas renoncé et ce fut un honneur pour moi de me retrouver avec ces hommes et ces femmes qui luttèrent avec autant de conviction et qui sont disparus aujourd'hui comme Gustave Ansart, Fiévez,Laurette,Chatelin, Wostovitch et bien d'autres.
Avec également des militants comme Belmire Rodriguez, Bernard Ethuin,Stanislas Soloch etc...
Cette usine de Denain pouvait être modernisée, Mauroy et le parti socialiste mirent un terme à cet espoir en fermant le train à bandes.
Ces gens là ont tué cette usine puis celle d'à coté Fives Cail.
Ils se présentent maintenant seuls, espérant pouvoir rafler la mise en récupérant les voix de la droite comme ils l'ont fait dans d'autres communes n'hésitant pas pour gagner à s'allier avec la bourgeoisie.
Je trouve cela détestable.
J'apporte donc mon soutien le plus totale à ces hommes et femmes de la municipalité dirigée par Patrick Leroy et auparavant par Arthur Brabant qui ont fait face et ont permis à la ville De Denain de se relever malgré toutes les embûches de ses ruines et d'offrir un visage d'une ville qui aujourd'hui se relève.
Je suis persuadé que tous ces travailleurs de Denain n'oublieront pas ceux qui étaient à leur coté dans les pires moments et aussi cette jeunesse qui aujourd'hui encore reçoit l'onde de choc de cette casse d'emplois.
Bernard LAMIRAND
Ancien responsable syndical de la sidérurgie.
Il est bon alors de rafraichir les mémoires.
Cette municipalité, à majorité communiste, a su faire front à la pire catastrophe sociale: la perte de dizaines de milliers d'emploi en quelques années et la destruction quasi-totale de son potentiel industriel.

Usinor Denain a été détruite sciemment par les gouvernements Barre de droite, Mauroy socialiste, malgré la courageuse bataille de Gustave Ansart, Député de Denain, pour empêcher cette fermeture.
Responsable National syndical de la sidérurgie, je tiens à apporter mon soutien le plus total à cette équipe municipale dirigé par Patrick Leroy qui a dû faire face à cette catastrophe et redonner dans ces pires conditions de l'espoir et un avenir à cette ville.
Ancien membre du comité consultatif de la Communauté Européenne du charbon et de l'acier, je peux témoigner que cette fermeture a été décidé à ce niveau, dans le cadre du cartel Eurofer, avec l'accord des maitres des forges et des gouvernements de l'époque dont celui de Pierre Mauroy.
Les socialistes portent une énorme responsabilité dans cette fermeture et cette ville de Denain en porte encore aujourd'hui les stigmates avec le chômage et les emplois précaires.
De nombreux Denaisiens ont été obligés de quitter leur ville alors qu'il avaient un emploi sur place et que leur usine a été détruite sans aucune raison valable car les productions faites ont été transférées ailleurs dans des conditions plus difficiles.
Dans cette lutte pour maintenir Denain, seuls les communistes n'ont pas renoncé et ce fut un honneur pour moi de me retrouver avec ces hommes et ces femmes qui luttèrent avec autant de conviction et qui sont disparus aujourd'hui comme Gustave Ansart, Fiévez,Laurette,Chatelin, Wostovitch et bien d'autres.
Avec également des militants comme Belmire Rodriguez, Bernard Ethuin,Stanislas Soloch etc...
Cette usine de Denain pouvait être modernisée, Mauroy et le parti socialiste mirent un terme à cet espoir en fermant le train à bandes.
Ces gens là ont tué cette usine puis celle d'à coté Fives Cail.
Ils se présentent maintenant seuls, espérant pouvoir rafler la mise en récupérant les voix de la droite comme ils l'ont fait dans d'autres communes n'hésitant pas pour gagner à s'allier avec la bourgeoisie.
Je trouve cela détestable.
J'apporte donc mon soutien le plus totale à ces hommes et femmes de la municipalité dirigée par Patrick Leroy et auparavant par Arthur Brabant qui ont fait face et ont permis à la ville De Denain de se relever malgré toutes les embûches de ses ruines et d'offrir un visage d'une ville qui aujourd'hui se relève.
Je suis persuadé que tous ces travailleurs de Denain n'oublieront pas ceux qui étaient à leur coté dans les pires moments et aussi cette jeunesse qui aujourd'hui encore reçoit l'onde de choc de cette casse d'emplois.
Bernard LAMIRAND
Ancien responsable syndical de la sidérurgie.