LE PARTI N'EST PAS CUIT
Publié le 13 Décembre 2007
Compte rendu de Bernard Lamirand à l’Assemblée extraordinaire des sections PCF les 8 et 9 Décembre à La Défense.
Comme délégué de ma section de Montataire j'ai participé à l'assemblée générale extraordinaire du PCF les 8 et 9 Décembre 2007 à la Défense, cette ville nouvelle où siège les grandes
sociétés multinationales, dans un décor de verre, avec des tours immenses et représentant ce qui se fait de mieux au point de vue architecture contemporaine.
Une assemblée où nous étions une délégation représentant les sections de l'Oise.
Nous sommes arrivés, après avoir déjeuner, dans la salle de réunion où se pressaient déjà de nombreux délégués.
Nous avions tous une zone, la nôtre était marron et une table de 10 personnes numérotée 3.
Rien à dire à ce moment, l'assemblée commence alors par l'accueil fait par le président et il passe la parole à Olivier Dartigolles chargé de présenter l'introduction.
Une introduction qui me semble être assez partisane d'un parti qu'il faudrait tellement le changer que d'autres hypothèses seraient de meilleures nature.
J'en reste là sur ce rapport accueilli assez froidement par l'assistance me semble t'il.
Le président indique alors l'inscription pour prendre la parole et annonce d'emblée les 10 premiers inscrits ; je sursaute car j'attendais gentiment pour m'inscrire la fin du rapport
introductif.
Colère de ma part, quand j'arrive au secrétariat pour m'inscrire, de voir la pile d'inscriptions déjà sur la table et alors je ne me fais plus d'illusions sur la possibilité de prendre la
parole.
Je me rattraperais dans les ruches, nom donné à ces groupes d'une dizaine de personnes par table, qui discuterons le soir de différents thèmes.
Pour ne pas y revenir, je dirai que notre groupe, à part un camarade, s'est prononcé pour l'existence du PCF à la condition qu'il évolue et se démocratise davantage qu'il ne l'est
aujourd'hui.
Toute la première journée fut ponctuée par des interventions insistant sur le devenir du PCF et de son existence.
D'autres interventions suggéraient le contraire et l'organisation d'une nouvelle force politique à gauche mais ces interventions étaient manifestement minoritaires.
Le dimanche matin était consacré au mandat à donner pour travailler toutes les questions abordées par les délégués et en particulier: la riposte face à Sarkozy, le capitalisme mondialisé,
les questions internationales, le rassemblement et le devenir du PCF.
Ce débat avec des micros disposés dans chaque partie de la salle s'est donc engagé après des apports très riches qui ont été proposés et qui montre la vitalité des
communistes de se placer au niveau des enjeux et d'être en harmonie avec la société d'aujourd'hui.
Puis vint le débat sur le mandat à donner et là les interventions reprirent « de plus belle » pour défendre l'existence de ce parti.
Je suis intervenu tout de suite après une mise au point de Marie George Buffet qui commençait à s'impatienter devant la teneur du débat et quelques interventions excessives de la part de
camarades manquant de nuances.
Je suis intervenu concernant plusieurs points: l'existence du PCF, retrouver notre place dans les lieux de travail où mon amendement fut retenu et retirer des expérimentations dont je pressentais
la volonté de certains de continuer à travailler en douce d'autres alternatives que le PCF.
Le débat fut chaud et il y avait certainement la volonté affichée par certains de laisser plus qu'ouvertes les différentes alternatives.
Marie George Buffet après bien des palabres, que l'on voyait à la tribune, trouva alors la porte de sortie en acceptant que l'attachement au PCF devient l'attachement politique au PCF et
représente ainsi mieux le désir de l'assemblée des délégués.
De même pour l'expérimentation, remise à sa place, et retrouver notre place sur les lieux de travail.
Les votes furent alors sans surprise puisque ceux-ci ne mettaient plus en cause l'existence du PCF mais au contraire construisaient un avenir au PCF à condition qu'il se révolutionne comme l'a
indiqué Marie George Buffet dans ses conclusions.
Bref, j'aurais encore beaucoup de choses à dire mais il me semble que cette assemblée ne s'est pas terminée par aucune décision. Les délégués ont manifestement changé le cours des choses en
exigeant que les communistes se mettent au boulot tout de suite avec leur parti et que le congrès prochain sans fermer la discussion se prépare dans les luttes.
Finalement, cette rencontre dont je doutais de l'utilité à rempli son rôle: redonner de la vigueur à un PCF tourmenté par ces échecs et ses divisions.
Enfin, un petit mot, notre délégation de l'Oise était fraternelle, nous avons passé deux jours ensemble et j'ai découvert des camarades que je ne connaissais que de vue pour certains et cela
montre que nous aurions intérêt à la fédération à susciter davantage les conditions d'un travail politique plus conséquents d'échanges,de formation et de fraternité.
Bernard LAMIRAND délégué de la section de Montataire