Retraite et santé; l'américanisation
Publié le 19 Septembre 2007
Le président de la république met en oeuvre le projet du Medef.
Il existe une véritable collusion au plus niveau entre lePrésident de la république et les intérêts particuliers du MEDEF.
Toutes les décisions sur le plan des droits sociaux que veut prendre Sarkozy- car il s'agit de véritables ukases-sont manifestement celles du programme revendicatif du patronat.
Emploi: projet de séparation à l'amiable indique le Medef; Sarkozy optempère avec la remise en causs des droits de licenciements et du paiement des indemnités chômage.
Santé: en finir avec les cotisations dites patronales, Sarkozy acquiesce et promeut la mise en place de l'assurance privée pour les problèmes d'autonomie et de dépendances.
Rajoutons les franchises.
Retraites: Madame Parisot, la patronesse insiste depuis un certain temps pour que l'âge de la retraite soit celui des autres pays européens "65 ans voire 67 ou 70 ".Sarkozy se précipite alors pour toucher aux régimes spéciaux et annoncer son objectif de fixer la retraite à 65 ans par le biais de pénalisations si le salariés s'avise de la prendre avant.
Ces décisions vont dans le sens de l'américanisation du droit social.
Aux Etats-unis, les salariés doivent se payer eux-mêmes leur protection sociale et évidemment celui qui a les moyens a droit à la meilleure protection sociale et aux meilleurs soins en matière de santé.
Des millions de personne pauvres sont aujourd'hui sans droit dans ce pays.
C'est ce qui nous pend au nez si les réactions des travailleurs ne sont pas à la hauteur de l'enjeu que constitue les acquis de 36-45-68; car il s'agit de cela que vise Sarkozy pour le compte du patronat.
Alors, il faut le dire aux salariés et aux retraités de ce pays, Sarkozy n'est pas votre ami; derrière son idéologie du bon sens et de l'équité et ses frappe dans le dos, c'est le coup de poignard antisocial.
Chacun peut dejà faire le calcul de ce qu'il perdra en pouvoir d'achat à travers les remises en cause sociales, elles se traduiront par des dépenses nouvelles que la solidarité prenait en compte.
Le syndicalisme a décidé de se mobiliser et j'apprécie la décision des cheminots de commencer par une journée de gréve en octobre.
A mon avis, il ne faut pas laisser les cheminots seuls dans cette bataille, elle concerne tous les travailleurs et retraités de ce pays.
Sarkozy, semble t'il aurait des sondages favorables pour mener à bien cette casse des droits sociaux et du travail; la lucidité nous oblige à ne pas être ignorant de cela et du matraquage idéologique actuel pour oppposer les travailleurs entre eux et les mettre en conccurrence négative sur leurs avantages et désavantages réciproques.
Un grand débat est necessaire pour rétablir la vérité; organisons le vite.
Bernard LAMIRAND
Il existe une véritable collusion au plus niveau entre lePrésident de la république et les intérêts particuliers du MEDEF.
Toutes les décisions sur le plan des droits sociaux que veut prendre Sarkozy- car il s'agit de véritables ukases-sont manifestement celles du programme revendicatif du patronat.
Emploi: projet de séparation à l'amiable indique le Medef; Sarkozy optempère avec la remise en causs des droits de licenciements et du paiement des indemnités chômage.
Santé: en finir avec les cotisations dites patronales, Sarkozy acquiesce et promeut la mise en place de l'assurance privée pour les problèmes d'autonomie et de dépendances.
Rajoutons les franchises.
Retraites: Madame Parisot, la patronesse insiste depuis un certain temps pour que l'âge de la retraite soit celui des autres pays européens "65 ans voire 67 ou 70 ".Sarkozy se précipite alors pour toucher aux régimes spéciaux et annoncer son objectif de fixer la retraite à 65 ans par le biais de pénalisations si le salariés s'avise de la prendre avant.
Ces décisions vont dans le sens de l'américanisation du droit social.
Aux Etats-unis, les salariés doivent se payer eux-mêmes leur protection sociale et évidemment celui qui a les moyens a droit à la meilleure protection sociale et aux meilleurs soins en matière de santé.
Des millions de personne pauvres sont aujourd'hui sans droit dans ce pays.
C'est ce qui nous pend au nez si les réactions des travailleurs ne sont pas à la hauteur de l'enjeu que constitue les acquis de 36-45-68; car il s'agit de cela que vise Sarkozy pour le compte du patronat.
Alors, il faut le dire aux salariés et aux retraités de ce pays, Sarkozy n'est pas votre ami; derrière son idéologie du bon sens et de l'équité et ses frappe dans le dos, c'est le coup de poignard antisocial.
Chacun peut dejà faire le calcul de ce qu'il perdra en pouvoir d'achat à travers les remises en cause sociales, elles se traduiront par des dépenses nouvelles que la solidarité prenait en compte.
Le syndicalisme a décidé de se mobiliser et j'apprécie la décision des cheminots de commencer par une journée de gréve en octobre.
A mon avis, il ne faut pas laisser les cheminots seuls dans cette bataille, elle concerne tous les travailleurs et retraités de ce pays.
Sarkozy, semble t'il aurait des sondages favorables pour mener à bien cette casse des droits sociaux et du travail; la lucidité nous oblige à ne pas être ignorant de cela et du matraquage idéologique actuel pour oppposer les travailleurs entre eux et les mettre en conccurrence négative sur leurs avantages et désavantages réciproques.
Un grand débat est necessaire pour rétablir la vérité; organisons le vite.
Bernard LAMIRAND