DEBATTRE DU COMMUNISME
Publié le 17 Septembre 2007
J'ai participé durant deux jours à la fête de l'humanité et j'ai rencontré des militants qui s'interrogent sur le devenir du parti communiste français.
Plusieurs débats m'ont montré que les communistes, aprés les échecs successifs depuis les années 68, cherchaient à retrouver une vrai force.
C'est bon signe.
Pas un ne considère que le communisme a fait son temps et qu'il ne représente plus un choix possible de société, bien au contraire, face à un capitalisme qui se mondialise et rend encore plus injuste ce mode de société et de production .
J'ai participé aux débats "le communisme, quel projet, quelle pertinence au XXIe siècle"; je dois dire que j'ai trouvé intéressantes les expériences en cours en amérique latine avec seulement une interrogation: le culte de personalités charismatiques, mais ce qu'ont expliqué les camarades montrent que tout est fait pour que le peuple prenne part aux décisions.
Par contre, que c'était pâle les interventions présentées par des camarades italiens et allemands pour affirmer le sens qu'ils donnaient à la participation au gouvernement Prodi en Italie et à une nouvelle organisation politique en Allemagne qui s'apparente plus à une sociale-démocratie relookée plus à gauche.
Je crains que ces camarades fassent les mêmes expériences que nous avons faites avec la gauche plurielle.
Comment peut-on, en effet, en Italie, être antilibéral et se trouvait dans un gouvernement dirigé par Prodi, un ténor de la constitution européenne du marché libre et non faussé ?
Le réponse passe-partout, d'Amato dirigeant de refondation communiste, au moment où ce même Prodi casse les retraites italiennes, a été de dire que l'union a eu au moins ce mérite d'éliminer Berlusconi.
C'est vrai, mais avec ce qui se passe en Italie en ce moment ; est-ce que le gouvernement centriste et de gauche n'est pas entrain de créer les meilleures conditions du retour de Berlusconi et des fascistes au pouvoir?
Mais le meilleur était à venir ; l'intervention de Cohen Seat, un dirigeant du PCF que j'avais apprécié lors de la campagne des présidentielles.Cohen Seat a écrit un livre ou il considére que les communistes doivent évoluer. Qui ne serait pas d'accord avec une telle affirmation?
Mais ce que j'ai ressenti à l'écouter, c'était l'idée de passer à autre chose que le parti communiste français.
Et là, je ne suis pas d'accord : pourquoi faudrait-il créer quelque chose d'autre du PCF pour envisager un projet progrèssiste du 21eme siècle?
Cohen Seat, nous parle des valises de plomb que traîne le PCF.
C'est donc le nom qui gêne ?
Un apparté: Cohen Seat pourra faire toutes les gesticulations sémantiques, rien n'empêchera demain, dans une nouvelle force de gauche, de l'accréditer cette force, du mot "anciens communistes" comme nous le voyons dans d'autres pays qui se sont débarassés du sigle par honte de leur passé.
Ce nom PCF, nous n'avons pas à en rougir ; certes nous avons connu des périodes de sectarisme mais ce parti est à mettre à l'honneur de la France; il n' a jamais touché aux libertés et il a été au coeur de toutes les batailles pour le progrés social dans ce pays.
Je me refuse à considérer ce parti comme ayant un passé pris par des valises de plomb.
Cohen Seat s'est alors défendu en mettant en avant son attachement au communisme; je ne me permettrais pas de le contredire et de mettre en cause sa bonne foi.
Le problème n'est pas là.
Ce que je conteste par contre, c'est l'idée que le parti communiste français serait à jeter au rang de l'histoire pour endosser un AUTRE HABILLAGE; celui d'une force à gauche différente du PS avec des communistes et un conglomérat dont on a vu le bazar lors des présidentielles.
Une force communiste peut très bien se retrouver dans le PCF ayant un projet et travaillant avec d'autres dans des alliances permettant d'aller au pouvoir pour vraiment transformer cette société.
Mettons de coté ce faux débat du l'appelation et travaillons à l'union de forces pour un vrai changement à gauche.
Tournons une page du même livre et ouvrons un nouveau chapitre de ce livre qui s'écrit depuis le congrés de Tours.
Bernard LAMIRAND
Plusieurs débats m'ont montré que les communistes, aprés les échecs successifs depuis les années 68, cherchaient à retrouver une vrai force.
C'est bon signe.
Pas un ne considère que le communisme a fait son temps et qu'il ne représente plus un choix possible de société, bien au contraire, face à un capitalisme qui se mondialise et rend encore plus injuste ce mode de société et de production .
J'ai participé aux débats "le communisme, quel projet, quelle pertinence au XXIe siècle"; je dois dire que j'ai trouvé intéressantes les expériences en cours en amérique latine avec seulement une interrogation: le culte de personalités charismatiques, mais ce qu'ont expliqué les camarades montrent que tout est fait pour que le peuple prenne part aux décisions.
Par contre, que c'était pâle les interventions présentées par des camarades italiens et allemands pour affirmer le sens qu'ils donnaient à la participation au gouvernement Prodi en Italie et à une nouvelle organisation politique en Allemagne qui s'apparente plus à une sociale-démocratie relookée plus à gauche.
Je crains que ces camarades fassent les mêmes expériences que nous avons faites avec la gauche plurielle.
Comment peut-on, en effet, en Italie, être antilibéral et se trouvait dans un gouvernement dirigé par Prodi, un ténor de la constitution européenne du marché libre et non faussé ?
Le réponse passe-partout, d'Amato dirigeant de refondation communiste, au moment où ce même Prodi casse les retraites italiennes, a été de dire que l'union a eu au moins ce mérite d'éliminer Berlusconi.
C'est vrai, mais avec ce qui se passe en Italie en ce moment ; est-ce que le gouvernement centriste et de gauche n'est pas entrain de créer les meilleures conditions du retour de Berlusconi et des fascistes au pouvoir?
Mais le meilleur était à venir ; l'intervention de Cohen Seat, un dirigeant du PCF que j'avais apprécié lors de la campagne des présidentielles.Cohen Seat a écrit un livre ou il considére que les communistes doivent évoluer. Qui ne serait pas d'accord avec une telle affirmation?
Mais ce que j'ai ressenti à l'écouter, c'était l'idée de passer à autre chose que le parti communiste français.
Et là, je ne suis pas d'accord : pourquoi faudrait-il créer quelque chose d'autre du PCF pour envisager un projet progrèssiste du 21eme siècle?
Cohen Seat, nous parle des valises de plomb que traîne le PCF.
C'est donc le nom qui gêne ?
Un apparté: Cohen Seat pourra faire toutes les gesticulations sémantiques, rien n'empêchera demain, dans une nouvelle force de gauche, de l'accréditer cette force, du mot "anciens communistes" comme nous le voyons dans d'autres pays qui se sont débarassés du sigle par honte de leur passé.
Ce nom PCF, nous n'avons pas à en rougir ; certes nous avons connu des périodes de sectarisme mais ce parti est à mettre à l'honneur de la France; il n' a jamais touché aux libertés et il a été au coeur de toutes les batailles pour le progrés social dans ce pays.
Je me refuse à considérer ce parti comme ayant un passé pris par des valises de plomb.
Cohen Seat s'est alors défendu en mettant en avant son attachement au communisme; je ne me permettrais pas de le contredire et de mettre en cause sa bonne foi.
Le problème n'est pas là.
Ce que je conteste par contre, c'est l'idée que le parti communiste français serait à jeter au rang de l'histoire pour endosser un AUTRE HABILLAGE; celui d'une force à gauche différente du PS avec des communistes et un conglomérat dont on a vu le bazar lors des présidentielles.
Une force communiste peut très bien se retrouver dans le PCF ayant un projet et travaillant avec d'autres dans des alliances permettant d'aller au pouvoir pour vraiment transformer cette société.
Mettons de coté ce faux débat du l'appelation et travaillons à l'union de forces pour un vrai changement à gauche.
Tournons une page du même livre et ouvrons un nouveau chapitre de ce livre qui s'écrit depuis le congrés de Tours.
Bernard LAMIRAND