LE RAPPORT MOREAU

Publié le 14 Juin 2013

LE RAPPORT MOREAU

LE RAPPORT MOREAU SUR LES RETRAITES

Quelques idées avant que ne soit connu le rapport que doit déposer ce matin Yannick Moreau au premier ministre sur les retraites.

Un rapport qui n’est plus qu’un secret de polichinelle.

Tout le monde sait ce qu’il y a dedans.

Allongement de l’âge de la retraite, de la durée de cotisations, désindexation des pensions et retraites, calcul pour la fonction publique et les régimes spéciaux de la retraite sur les 10 meilleures années au lieu des 6 derniers mois d’activité, augmentation de la CSG pour les retraités par alignement sur les cotisations des actifs, suppression de l’abattement des 10 % pour ces mêmes retraités etc.

Voilà les principales mesures préconisées.

Avec cela, le rapport pense réunir les conditions pour ne plus avoir de déficit d’ici 2020.

C’est une attaque en règle contre le système de répartition.

Il retardera, s’il est appliqué, les départs en retraite d’au moins 3 ans en plus sur la loi de 2010 pour les générations à venir, il réduira le niveau des pensions, il entrainera des problèmes de santé pour des personnes devant continuer à travailler jusque 70 ans pour ceux ayant eu des carrières hachées par le chômage et la précarité.

C’est un appauvrissement général pour le monde du travail déjà touché par les baisses de salaires.

C’est aussi une accélération du chômage pour les séniors de 55 à 70 ans car ils se trouveront pour la plupart dans des situations d’inemployabilité.

Pendant ce temps, le patronat exulte et en demande encore plus.

Les « renards de l’assurance » se frotte les mains. Ils auront de quoi faire pour compléter les retraites insuffisantes et pour mettre en place des complémentaires santé pour ceux qui auront les moyens de se les payer par leurs propres deniers.

Vous ne verrez aucune mesure pour contraindre le capital à payer davantage de cotisations sociales où alors quelques centésimaux symboliques.

L’ennemi pour ce rapport est donc le coût du travail.

Il faut surtout pas toucher au grisbi.

Le coût du capital est protégé.

La concertation qui doit suivre sera pour nous indiquer qu’il faut faire des sacrifices justes.

Justes les sacrifices quand le capital et les dividendes en sont exonérés ?

Foutaise !

Il ne reste que la lutte pour faire comprendre à ce gouvernement qu’il fait fausse route.

Les cheminots viennent d’ouvrir les hostilités, les aiguilleurs du ciel aussi, de même demain les travailleurs de la santé.

Dans les entreprises du privé, il est temps de ne plus en rester à l’acculement, la meilleure façon de réagir est le cahier de revendication salarial.

Augmenter les salaires, c’est faire rentrer de l’argent dans les caisses pour payer nos assurances maladies, nos allocations familiales, notre retraite. bref notre salaire socialisé.

Un bon salaire, une qualification reconnue, voila les vraies solutions pour l’emploi et notre protection sociale solidaire.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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