FETE DE L'HUMANITE
Publié le 11 Septembre 2009
MA FETE DE
L’HUMANITE
Je n’ai pas loupé une fête de l’humanité depuis que je suis arrivé en Picardie, venant du Nord, pour devenir responsable CGT de la sidérurgie au moment des luttes de Denain et de Longwy.
Cette fête, je l’attends comme un moment de débats pour trouver enfin une ligne politique claire autant au PCF que sur le devenir de la gauche.
Plusieurs lieux me semblent utiles pour parfaire cette clarté.
J’irai d’abord au forum social où toute une série de débats auront lieu sur les luttes à cette rentrée sociale et je serai particulièrement attentif au devenir industriel de notre pays et aux solutions à apporter face à cette crise qui sert aussi à resserrer encore plus le collet de la surexploitation des salariés.
De même concernant la sécurité sociale et le devenir des retraites.
J’attends de cette fête de l’huma que l’accent soit mis sur la jeunesse et l’emploi.
Il me semble que l’un des points qui devrait marquer l’horizon politique à gauche et singulièrement au PCF est l’emploi de cette jeunesse que le patronat et la droite sacrifie pour les intérêts boursiers.
Le débat sur la crise avec Dimicoli et le ministre des boursiers, le sire Woerth de Chantilly, vaudra aussi le coup d’œil.
Je l’ai dit dans un blog précédent, j’éviterai de me trouver à l’endroit où Frédéric Miterrand ira faire ses envolées.
J’attends beaucoup du débat sur le devenir la gauche.
Il ne peut passer que par un PCF faiseur de propositions nouvelles pour le progrès social avec un programme qui permet de dépasser ce vieux capitalisme qui ne cesse de nous entrainer vers l’abime.
Et ce n’est pas en empruntant les voies de la décroissance que l’on s’en sortira.
J’attends un projet communiste national pour les régionales à discuter avec les partenaires politiques progressistes.
Un front de gauche élargi au premier tour devrait être notre ordre de bataille.
Je crains que ne soit pas retenue une telle démarche. Les arrangements régionaux pourraient prendre le pas sur une perspective politique nationale pour que l’on se sorte de toute cette politicaillerie qui entraine tant de gens du peuple à douter d’une telle perspective.
J’irai voir aussi mon camarade Alain Bocquet pour lui acheter son bouquin « Un Marx et ça repart ».Alain je le connais depuis longtemps, j’étais au bureau fédéral du Nord du temps qu’il en était secrétaire fédéral. Dommage que Marchais ne l’a pas proposé pour le remplacer ; on ne réécrit pas l’histoire, c’est vrai, mais je pense que l’on aurait évité pas mal de déboires avec ceux et celles qui ont entrainé notre parti dans la mélasse actuelle.
Pour sûr qu’avec Alain on aurait un candidat à la hauteur des enjeux actuels pour les présidentielles.
En voilà au moins un qui n’est pas honteux de son parti et de son histoire.
Bernard LAMIRAND