IMPOTS DEUX POIDS ET DEUX MESURES

Publié le 1 Septembre 2009


 

 

IMPOTS DEUX POIDS DEUX MESURES

 

Ca y est : les feuilles d’impôts tombent.

Une façon de nous rappeler que l’automne va bientôt arriver et que les feuilles mortes se ramassent à la pelle.

Mes impôts fonciers, la taxe d’habitation, mes revenus retraite, je suis obligé de les déclarer chaque année.

Pas moyen de m’en extirper comme chaque brave citoyen en règle avec la république.

Je suis dans l’ordinateur de la direction des impôts et je ne puis fuir car mes seuls revenus sont ceux de ma retraite que les caisses déclarent automatiquement sans du reste me demander mon avis.

Pas moyen de m’échapper.

Et puis je ne veux pas m’échapper, je suis un républicain, un français, un travailleur honnête en retraite, qui veut payer sa côte part comme tout le monde pour une France de partage et de solidarité.

Je veux payer ma côte part, dis-je, comme tout le monde : est- ce vrai que tout le monde est à la même enseigne ?

Non, il y a des resquilleurs.

Des fraudeurs, nous dit le Ministre Woerth, qui doit connaître un certain nombre de ces fuyards, de ces boucaniers du magot qui ne veulent pas déclarer leurs revenus alors que moi je suis obligé de le faire comme tous bons citoyens respectant la république.

Ces filous, ont le portefeuille bien garni, parmi eux on trouvera  certainement des stars, des sportifs, des PDG, des traders, ils nous donnent chaque jour des leçons d’exemplarité auxquelles nous devrions nous contraindre pour le bien de tous, qui prônent l’esprit de sacrifice, qui pleurent sur les charges sociales.

Ils ont toutes les possibilités pour dissimuler leurs gros  revenus que l’ordinateur des impôts ne récupérera  jamais dans sa bécane.

Vous les voyiez souvent dans les médias, dans les journaux bien pensants, ils occupent les écrans ces robes du fric bien placés : ils sont zen, sympathiques, conviviaux ;  on leur donnerait le bon dieu sans confession.

3000 mauvais français dénoncés par quelques banquiers suisses ont ainsi pris la poudre d’escampette pour ne pas payer leur quote-part alors qu’ils profitent de l’Etat, d’entreprises où ils s’attribuent des stocks options, des actions gratuites, des bonus à la pelle.

Regardez : pour soutenir leur paquet d’action en péril dans les banques, ils ont obtenu des ponts d’or en milliards d’euros pour redresser leurs comptes bancaires par l’Etat Sarkozien.

On nous dit 3000 pour 3 banques sur plus de 297 en Suisse qui ont craché le morceau ;  et les autres ?

On parle de 4000 milliards dans la cassette d’Harpagon.

Une cassette, qui si elle était retrouvé totalement redresserait sans coup férir la caisse de la sécurité sociale et de l’Etat.

Et puis on nous dit que les plus gros poissons ne sont pas près d’être attrapés.

Notamment ceux qui voyant arriver la menace ont exporté illico leur magot de Suisse dans les paradis fiscaux hors Europe.

Monsieur Woerth, s’il veut être le Zorro de la fraude fiscale, pourrait au moins exiger tout de suite que les banques françaises livrent les noms de ces heureux détenteurs de comptes exotiques dans des banques qui portent des noms bien français.

Je serais  prêt, dans ces conditions, à lui remettre le lasso d’honneur à la mairie de Chantilly.

 

Bernard LAMIRAND

 

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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E
2 poids 2 mesuresj'aimerais bien avoir la liste d enoms mais certains doivent etre trop sensiblesbonne soirée
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