PRIMAIRES SCENARIO A L'ITALIENNE
Publié le 24 Août 2009
PRIMAIRES UN SCENARIO A L’ITALIENNE
On sait ce que cela a donné et cette union a
consolidé la droite et démoli totalement les forces de progrès de ce pays.
C’est cela qui est recherché en France : en finir avec cette réalité française d’une vie politique marquée par le courant révolutionnaire et le parti communiste.
En finir aussi avec tout ce qui s’est construit à partir du marxisme et notamment de ces conquêtes sociales, premiers pas pour dépasser le capitalisme.
Les socialistes, toujours prêts au compromis quand il s’agit de conserver une hégémonie, sont donc attirés par le discours d’un nouveau compromis entre la droite et eux à partir de l’abandon de ce clivage gauche droite et l’acceptation d’un capitalisme qui aurait gagné la partie et qu’il faudrait seulement accompagner à la marge.
Alors ils acceptent ce jeu biseauté : des primaires pour annihiler toutes autres représentations politiques progressistes à partir d’un candidat plébiscité pour réduire à leur plus simple expression toute autre possibilité à gauche.
Fabius, celui qui s’était élevé contre la constitution européenne, vient donc de rentrer dans le rang, s’il l’avait d’ailleurs quitté en affirmant sur Europe 1 ses choix :
"Les primaires sont devenues inévitables, c'est-à-dire qu'il est devenu inévitable que ce ne soient pas simplement les militants socialistes mais un ensemble beaucoup plus vaste, disons des gens de gauche, qui votent pour le prochain candidat", a dit Laurent Fabius.
"Les primaires vont introduire un changement massif : désormais c'est l'opinion qui fait le parti", a-t-il ajouté.
Le décor est donc planté.
Ces messieurs les socialistes n’ont qu’en tête la course à l’échalote de la présidentielle et les Fabius, Strauss-Kahn, Delanoé, Royal et autres acquiescent à l’idée présentée par Cohn Bendit d’une alliance allant jusqu’au centre droit et d’un candidat choisi dans ce cadre pour aller affronter l’autre tenant d’une autre ligne bourgeoise et plus à droite.
La ligne pour tous ces politiciens de droite et sociaux démocrates : que rien ne change et que le jeu politique deviennent de plus en plus binaire : voilà l’objectif.
Un système à l’américaine dont Sarkozy, Bayrou et l’énarchie socialiste sont d’accord.
Le parti communiste ne peut rester dans l’expectative.
Et puis, occupons- nous de la rentrée : d’en faire un grand moment de débats et de luttes face aux difficultés des travailleurs alors que Sarkozy va conforter les banques et les financiers qui, actuellement, se frottent les mains : spéculer à la bourse c’est à nouveau l’enrichissement assuré pour les plus riches.
Bernard LAMIRAND