DARCOS ET LE CHOMAGE
Publié le 7 Juillet 2009
DARCOS : APRES LA CASSE DE L’EMPLOI DANS L’ENSEIGNEMENT DARCOS S’ATTAQUE A LA CASSE DE CENTAINES DE MILLIERS D'EMPLOIS SALARIES
Nous avons hérité
d’un ministre du travail et de l’emploi que l’on pourrait aisément baptiser de chef du personnel chargé de préparer les licenciements et plans sociaux.
Il est débordant de déclarations et d’annonces qui, tout compte fait, encouragent les patrons à profiter de l’aubaine de la crise pour virer le maximum de salariés de ce pays.
La dernière déclaration en date : la hausse du chômage.
L’individu, après avoir sévi et acquis une renommée de licencieur dans l’éducation nationale, s’est vu attribué le portefeuille du travail et de l’emploi.
Vaste fourberie de ce ministère censé s’occuper du travail et de l’emploi.
Cet individu nous annonce ainsi, à peine arrivé, qu’il s’attend à ce que l’année 2009 soit une année de hausse du chômage, je cite la dépêche de Reuters : « La France pourrait compter 800.000 chômeurs supplémentaires sur l'ensemble de l'année 2009, estime le ministre du Travail, Xavier Darcos ».
D’autres sources indiquent que le taux de chômeurs dépassera les 10 %.
Vers des records.« Travailler plus pour gagner plus » remplacé par « licencier plus pour profiter plus »
Ainsi, l’arrivée de ce ministre licencieur coïncide avec l’intensification des fermetures d’entreprises, les licenciements, la mise en place de l’emploi précaire (RSA) qui viendra ajouter une note de plus à la précarisation des travailleurs de ce pays.
Donc une main d’œuvre corvéable et jetable à merci.
Pendant ce temps, on continue de nous faire croire que ce gouvernement travaille pour l’emploi et la relance de l’économie.
En réalité, les centaines de milliards d’euros partis en fumée à partir des Etats-Unis, qui ont affectés les banques puis les financiers et leurs actionnaires, ce sont les travailleurs et les retraités qui sont entrain de les rembourser par des emplois supprimés et toujours plus de travail pour ce qui reste et dans n’importe quelle conditions, y compris le travail du dimanche, par des bas salaires de surplus rétribués en fonction d’un travail à durée déterminé, et des retraités qui voient leur pension se réduire par des revalorisations insuffisantes.
Cela est proprement scandaleux quand on apprend que des dizaines de milliers de gros rentiers viennent de se voir remboursés leur impôts payés quand ceux-ci dépassent 50 % du revenus (bouclier fiscal) : La loi TEPA prévoit en effet un coût budgétaire de 810 millions d’euros pour 235.000 bénéficiaires potentiels du bouclier à 50%.
Parmi ces 235.000 contribuables, 18.000 personnes soumises à l’ISF percevraient à elles seules 564 millions d’euros de remboursement, dont un millier qui se partageraient 250 millions.
Plus que jamais, s’impose le besoin de luttes de grandes dimensions pour s’opposer à ce véritable racket des salariés et des retraités.
Rendez-vous début septembre pour une rentrée sur les chapeaux de roue.
Bernard LAMIRAND