LA DROITE RENFLOUE LES BANQUIERS AVEC LES LIVRETS DE CAISSE D'EPARGNE
Publié le 12 Avril 2009
LES SALOPERIES DE LA DROITE
Parfois, dans la banalité des informations stéréotypées, on ne fait pas attention à des saloperies que l’on vous glisse insidieusement.
C’est le cas pour les livrets de caisse d’épargne.
Des livrets que s’accaparent actuellement les banquiers.
Ces livrets d’épargne, de ceux qui ne spéculent pas, vont être dévalisés pour rendre service aux dits spéculateurs.
I, 75 % au lieu de 2,5 % et en sachant qu’il y a peu le taux était de plus de 4%.
Ces messieurs vont se servir et ils placeront l’argent récupérés à des taux au-dessus: on connaît la musique.
Un vol.
Je dirai un kidnapping.
La bourgeoise Lagarde dépouille ainsi les petites gens.
Que dit ce gouvernement des riches pour se défendre :
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« Christine Lagarde annonce que le taux du livret A sera fixé à 1,75 % à partir du 1er mai 2009. Cette décision contribuera à un meilleur financement de l’économie française et aux objectifs du plan de relance. Un levier pour relancer l’économie Le taux du livret A constitue un taux directeur pour l’épargne réglementée et par conséquent pour de nombreux dépôts. La baisse du taux du livret A se traduira par une diminution des conditions d’emprunt pour les entreprises et pour les ménages. Cette baisse contribuera à renforcer les effets sur l’économie de la baisse du taux directeur de la Banque centrale européenne qui s’établit aujourd’hui à 1,25 %. La baisse du taux du livret A permettra également de contribuer au plan de relance de l’économie en offrant de meilleures conditions de financement pour la construction et la réhabilitation de logements sociaux…. Le pouvoir d’achat des épargnants préservé Avec une inflation à 0,3 %, soit le niveau le plus bas enregistré depuis juin 1999, la fixation du taux du livret A à 1,75 % préserve le pouvoir d’achat des épargnants, et l’attractivité du livret A, parfaitement liquide, exonéré d’impôt, garanti par l’Etat et disponible depuis le 1er janvier 2009, dans l’ensemble des agences bancaires. |
Reprenons un par un les arguments déversés par la droite.
La baisse du taux du livret A se traduira par une diminution des conditions d’emprunt pour les entreprises et pour les ménages.
C’est vrai, les conditions d’emprunts seront moins élevées pour les emprunteurs. Mais qui va en profiter, évidemment ceux qui ont puisé dans les caisses, se sont payés des stocks options, ont besoin aujourd’hui d’argent frais à bas prix pour renflouer leurs comptes bancaires. En fait, on s’attaque à la petite rémunération des épargnants et l’on évite de toucher aux mirifiques dividendes qui viennent de s’attribuer par exemple Total. Les actionnaires pourront continuer à toucher de forts dividendes sans que l’on les frappe aux portefeuilles ; par contre, celui qui a un livret d’épargne, n’a droit à aucune modeste rétribution de ses économies.
Meilleures conditions de financement pour la construction et la réhabilitation de logements sociaux
De qui se moque-t-on ? Ainsi l’on compte piquer le petit loyer d’argent des épargnants pour financer le logement social. En tant ordinaire, avant la crise, l’argent déposé dans les caisses d’épargne servait pour investir dans le logement social en particulier et les taux d’épargne étaient nettement plus élevés. Peut-croire que ces fonds vont être attribué pour le logement social quand on sait que maintenant toutes les banques peuvent ouvrir des comptes caisse d’épargne et que l’argent qu’ils auront à leur disposition ira de moins en moins au logement social. C’est une fumisterie de plus.
Si j’ai bien compris cette affirmation, le livret de caisse d’épargne ne doit plus être vu que comme une simple préservation du capital des épargnants. Donc aucun loyer de l’argent. Même pas un petit pourcentage. Les actionnaires ont le droit de se goinfrer avec des dividendes supérieurs à 15 % voir plus et le petit épargnant, ce qu’il peut espérer c’est le maintien de son pouvoir d’achat par rapport à un indice des prix tronqué.
Avec une inflation à 0,3 %, soit le niveau le plus bas enregistré depuis juin 1999, la fixation du taux du livret A à 1,75 % préserve le pouvoir d’achat des épargnants
Bande de pillards.
Cet indice, pour les petite gens, ne représente pas leurs dépenses qui sont bien plus élevées que ce 0,3 % que l’on exhibe pour montrer qu’ils ne perdent rien. Allons voir dans les magasins, les prix ne cessent d’augmenter en ce moment. Et puis, parlons de l’électricité, du chauffage, des transports publics, des légumes qu’on achète et qui deviennent hors de prix, parlons aussi, en ce moment du gaz et du fuel qui repartent à la hausse, parlons de nos petites pensions qui ne seront revalorisées que de 1 % au 1er avril et les salopards nous ont pris la période de janvier à Avril en retardant la réévaluation.
A tous ces gens, ces petits prévoyants, qui n’épargnent pas pour se faire un bon compte en banque, mais pour s’assurer d’une poire pour la soif, en cas de besoin, où encore comme ces vieilles personnes pour assurer leurs vieux jours où leur enterrement, c’est dégueulasse Madame Lagarde du Capital et Monsieur le drôle de l’Elysée de s’en prendre à eux.
Le premier mai nous serons nombreux à défiler pour s’opposer à vos saloperies et brandir nos pauvres livrets de caisses d’épargne, pour ceux qui en ont encore un, en vous disant bas les pattes, cet argent ne vous appartient pas et nous refusons qu’il aille rejoindre le torrent croupissants des milliards attribués à vos amis capitalistes.
Bernard LAMIRAND