CRISE LE MONDE DU TRAVAIL REAGIT
Publié le 5 Avril 2009
CRISE : LE MONDE DU TRAVAIL REAGIT
Le G20, qui s’est réuni à Londres, n’a apporté aucune lueur d’espoir aux travailleurs du monde entier qui ont à supporter seul la plus grande crise que le système capitaliste ait connu.
Des centaines de milliards vont être répartis pour les nantis.
Rien ou peu pour les travailleurs jetés à la rue par le système capitaliste.
Seule perspective : le chômage et la baisse de leur revenu.
Le FMI servira pour renflouer les gros navires capitalistes que sont les multinationales.
Face à cela, les travailleurs ne restent pas les bras croisés.
Après les manifestations en France du 29 janvier et du 19 mars où des millions de salariés et de retraités ont exprimé leurs désaccords face aux mesures prises à leur encontre, dans d’autres pays des initiatives se prennent.
En Italie, plusieurs millions de personnes ont défilé ce week-end dans les rues des grandes villes, dernièrement en Irlande des manifestations similaires ont eu lieu.
D’autres initiatives organisées par la confédération européenne des syndicats vont se dérouler dans les prochaines semaines.
En France, un grand premier mai se prépare.
L’unité des syndicats apparaît comme la bonne alternative pour faire bouger les choses.
Tout porte à croire que rien n’est inéluctable et que les travailleurs peuvent faire monter la pression à un tel point que des grandes initiatives mondiales syndicales peuvent être prises.
La confédération internationale syndicale (CSI) ne peut rester l’arme au pied.
Elle ne peut s’accommoder des quelques apitoiements que les chefs d’états du G20 ont procuré à ceux qui souffrent de la crise.
Une organisation syndicale internationale nouvelle, que j’ai salué lors de sa naissance, a un rôle à jouer autre que celui seulement de dénoncer les atteintes aux libertés syndicales dans le monde, ce que je ne remets aucunement en cause, mais elle a un rôle majeur par ces temps de crise mondiale du système et d’être la voix des travailleurs du monde entier.
Des centaines de millions de personnes sont jetés dehors des entreprises, pour eux c’est la misère, la faim, les maladies, la mort qui les guette.
Cela ne concerne plus seulement les pays pauvres, ce qui nous vient des Etats-Unis où chaque mois plus de 600000 emplois sont supprimés montre l’étendue des dégâts et la nécessité de réaction forte du monde du travail au niveau international.
Un mouvement syndical qui place l’homme en tête de ses combats ne peut rester dans l’expectative.
Pourquoi pas demander une session extraordinaire de l’organisation international du travail (OIT) qui siège à Genève sur la situation faite aux travailleurs du monde pour exiger des mesures autres que celles décidées par les fortunés du G20 ;
Je verrai bien une journée internationale du 1er mai organisé par le CSI dans tous les pays y compris là où le syndicalisme est proscrit.
J’attends aussi de mon syndicat CGT qu’il se fasse force de propositions à ce niveau.
Des centaines de millions de travailleurs et de retraités qui manifestent et exigent la satisfaction de leurs revendications en matière d’emploi, de salaires et de retraites seraient alors un acte fort unissant les travailleurs du monde entier face à cette crise dont ils n’ont pas à faire les frais.
Que vive un grand premier mai mondial.
Bernard LAMIRAND